01 mai 2012

Quatrième de couverture - un brin de (muguet) de lectures...

livres-20pile1.jpgSaluant d'un jour de repos la traditionnelle fête du travail (et du muguet) de ce mardi 1er mai, je vous propose la revue de presse d'ouvrages parus en ce mois d'avril  - mon retard de lecture ne peut pénaliser votre appétit de nouveautés - et à paraître en ce délicieux mois de mai....

La sélection que je vous propose est opérée au départ des communiqués de presse, transmis par les gracieux éditeurs. J'espère pouvoir revenir plus amplement sur l'une ou l'autre des publications suivantes:

 

Parutions d'avril

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Basée sur l'histoire vraie du premier Indien diplômé de Harvard, une formidable fresque historique, pleine de passion, d'amitié, de spiritualité et d'aventures, sur la confrontation des cultures amérindienne et puritaine dans l'Amérique du XVIIe siècle.


Inspirée de la vie du premier Indien diplômé de Harvard en 1665, une formidable fresque, pleine de passion et d'aventures, sur la confrontation entre spiritualité amérindienne et puritanisme des premiers colons.

Élevée dans le calvinisme le plus pur, Bethia Mayfield, fille de pasteur, se sent à l'étroit dans sa vie. Dotée d'un esprit vif, d'une curiosité sans bornes, elle n'aspire qu'à une chose : se voir offrir la même éducation que les hommes.
Pour tromper l'ennui, la jeune fille arpente les terres sauvages de Martha's Vineyard. Un jour, son chemin croise celui d'un jeune Indien Wampanoag.
Une rencontre incongrue, premier pas vers une amitié aussi inébranlable que secrète. Alors que Bethia lui apprend des rudiments d'anglais et de catéchisme, le jeune homme, rebaptisé Caleb, l'initie aux rites et croyances de sa tribu.

Recueilli peu après par les Mayfield, Caleb est envoyéà Harvard pour y recevoir l'éducation qui lui permettra de convertir son peuple. Mais peut-on jamais renier ses origines ?

Bonne conscience chrétienne, racisme primaire et préjugés moraux, au fil du journal de Bethia se dessine l'histoire d'une tragique utopie américaine, d'un monde déchiré entre deux rives.

L'autre rive du monde, Geraldine Brooks (traduit de l'américain par Anne Rabinovitch), roman, 5 avril 2012, Ed. Belfond, 384 pp, 21 e

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9782226240064m.jpgMartin Harris avait deux passions : sa femme et une plante. Je suis seul aujourd'hui à pouvoir les sauver. Mais comment protéger une femme lorsqu'on est traqué sans relâche par les services secrets ? Et comment libérer une plante médicinale volée aux Indiens d'Amazonie par le numéro un mondial des cosmétiques ? Une plante qui pourrait guérir des milliers de malades et qui, victime d'un brevet exclusif, ne sert qu'à fabriquer la plus chère des crèmes antirides.»

Avec son art du suspense et son humour féroce, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans le destin fascinant d’un tueur repenti qui, par amour, reprend le combat de l’homme dont il avait usurpé l’existence.
Bien au-delà du thriller, l’auteur d’Un aller simple et de Hors de moi explore les territoires hallucinants de l’identité, les ressources cachées de l’inconscient, le pouvoir de la passion face au cynisme aveugle des multinationales qui gouvernent le monde.

Double identité, Didier van Cauwelaert, roman, Albin Michel, avril 2012, 250 pp, 19,5 €

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arton74.jpg"Imaginez un monde où les femmes ont toujours eu le pouvoir. Deux représentants du sexe faible, les hommes, se heurtent à la domination féminine. Enfermés dans leur position d’objet de désir, ils enchaînent déboires et désillusions. Cette planète où les rapports sont inversés révèle avec plus d’éclat encore l’absurdité de nos conventions…
Comédie désopilante, Roman à l’eau de bleu épingle les travers d’une société où les hommes d’extérieur veulent rentrer à la maison, où la maternité est le rouage central du système. À contre-courant du politiquement correct, cette percutante fiction sociale donne à rire et à réfléchir.
Elle fallait le faire."

Note de l'éditeur: "Epuisé depuis 5 ans, ce premier roman ambitieux et hilarant a été largement remanié par Isabelle Alonso pour cette nouvelle édition

Roman à l'eau de bleu, Isabelle Alonso, roman, Ed. Héloïse d'Ormesson, avril 2012 (édition remaniée), 384 pp, 18 €

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 leviathan_tome_2_01.jpgUn thriller au ton sombre, où les mythologies les plus obscures s'invitent dans "notre quotidien pour symboliser l'exploration de l'inconscient, la perte des repères et la folie.

Plusieurs heures après avoir été aspiré dans les eaux glaciales de l'Antarctique, le corps de Michael Petersen, le chercheur en biologie marine de Léviathan, est inopinément découvert, échoué sur une grève, par les employés de la base polaire. Contre toute attente, le naufragé a survécu, mais il semble plongé dans un profond coma. Le verdict des médecins est aussi troublant qu'énigmatique : Michael Petersen est en train de rêver. Une autre circonstance défie l'entendement : une troupe d'orques, non loin du rivage, paraît veiller sur le miraculé.

Ces faits inexplicables ont manifestement un sens précis pour le Comité, dont la surveillance s'exerce sans relâche autour de l'innocent chercheur. Les agents de la puissante organisation secrète s'empressent pour tirer Michael de sa léthargie peuplée de visions, et le réinstaller au centre de son petit monde familier. Pourquoi tant de prévenance envers un modeste père de famille, chez ceux qui se targuent d'ignorer l'altruisme ? Et quelle corrélation faut-il établir entre les rêves de Michael et les tentatives d'homicide qui ciblent subitement, les uns après les autres, les membres de son entourage ?
Alors que Masha, initiatrice de la quête dans Léviathan, engage désormais une partie défensive dans son rôle d'épouse, le FBI s'invite dans le jeu en la personne d'Andrew Leon. Tout semble désigner Michael, à la personnalité notoirement fragile et clivée, comme l'auteur des crimes en série qui visent son cercle familial. Mais l'enquêteur, en mathématicien que l'invisible n'effraie pas, entrevoit une autre hypothèse, capable de faire vaciller même un esprit aussi solide que le sien. D'autant qu'elle rejoint les données produites par un système de mesure des manifestations de l'énergie mentale, dont il est le génial concepteur."

 Leviathan - La Nuit - vol., Lionel Davoust, thriller - Don Quichotte, avril 2012, 480 pp, 22 €

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"Été 1493. Rodrigo Borgia, désormais Alexandre VI, est pape depuis près d'un an. Hantée par les fantômes de son passé, Francesca, qui a joué un rôle crucial dans son ascension au trône de Saint-Pierre, doit à présent faire en sorte qu'il y reste. Étant l'empoisonneuse de la plus tristement célèbre et de la plus dangereuse des grandes familles italiennes, cette maîtresse de la mort va affronter moult périls, intrigues et duperies qui menacent d'éteindre la lumière de la Renaissance.
Alors que le danger l'encercle de toutes parts, Francesca élabore un plan désespéré, mettant sa propre vie en danger. Elle va se confronter à la folie d'un homme bien décidé à détruire tout ce qu'elle s'est engagée à protéger. Des cryptes cachées de la Rome du XVe siècle à ses rues grouillantes, pleines de sensualité et de traîtres, Francesca va se battre contre ses propres démons pour déjouer un complot visant à détruire les Borgia, à s'emparer du contrôle de la chrétienté et à plonger pour toujours le monde dans les ténèbres."

Francesca - La trahison des Borgia - Tome II,  Sara Poole, roman, MA éditions,  avril 2012, 420 pp, 20 €

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 Parutions qui parsèmeront  le (joli) mai

 Mercredi 2 mai

c_est_beau_une_ville_la_nuit_01.jpgRéédition de l'autofiction de Richard Bohringer, C'est beau une ville la nuit (parue en 1988, chez Denoël et au cinéma)

"C'est beau une ville la nuit n'est pas à proprement parler un roman autobiographique, mais bien plutôt l'écriture d'une errance et d'une quête. « Une balade, l'oeil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit de la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances. » Ce livre est un fragment d'itinéraire de l'homme Bohringer avant même que les écrans renvoient cette image d'une « gueule » de cinéma et que celle-ci s'impose par la forte présence d'un comédien dont les valeurs personnelles ne se réduisent pas à sa profession et au narcissisme qu'elle entretient.
Ouvert aux autres et amoureux de l'amitié, Richard Bohringer, grand lecteur de Cendrars, de Kerouac ou de London, sait donc que la raison même de l'écrivain est de mythifier la réalité de la vie, de dire vrai même dans l'imaginaire puisque «
la réalité dans tout cela, ce sont les faits, les gens non pas tels qu'ils sont mais tels qu'on les vit. C'est la règle du jeu. La seule avec laquelle il est acceptable de jouer. »

C'est beau une ville la nuit, Richard Bohringer, aurofiction, Flammarion, mai 2012, 160 pp, 12 €

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 Jeudi 3 mai:

 

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Extrait: « Je marchais au gré des rues. Je me dis que j’avais cru faire du journalisme, que j’avais cru aimer quelqu’un, mais non, j’avais marché dans un paysage de fantômes. J’étais venu à Rome, j’avais croisé de belles femmes, je m’étais gorgé d’histoires imaginaires à propos de chaque visage, j’avais écouté des conversations dans les cafés et les magasins. Je n’avais rien compris. »

Un journaliste parisien est envoyé par sa rédaction à Rome, pour les funérailles de Jean-Paul II. Il résidera chez son correspondant local, mais rien ne se passera comme prévu.

Avec sensualité et mélancolie, Jacques-Pierre Amette  [ NDLR: prix Goncourt  2003 pour La Maïtresse de Brecht ]nous invite dans une Rome de fantasmes et de rêveries, pour évoquer le temps qui passe et les relations inabouties."

Liaison romaine, Jean-Pierre Amette, roman, Albin Michel, mai 2012, 150 pp, 15 €

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"Douglas Kennedy au pays de l'argent. Dans la lignée d'Au pays de Dieu et d'Au-delà des pyramides, un voyage à travers les places financières du monde pour une étude drôle et piquante sur notre rapport à l'argent. Loin des clichés, porté par la plume géniale de Kennedy, un document qui n'a rien perdu de son actualité, bien au contraire...

L'argent nous définit. L'argent nous tente et nous effraie. L'argent trouble notre sommeil et nous fait bondir hors du lit chaque matin. L'argent crée la pagaille mais qu'y a-t-il de plus passionnant que l'immense pagaille humaine ?

Quand il entame la rédaction de Combien ?, Douglas Kennedy a trente-cinq ans, pas un sou en poche et serait bien incapable de discuter actions ou investissements.
Mais s'il n'est pas un as de la finance, Kennedy est le plus fin des observateurs. Car après tout, écrire sur l'argent, n'est-ce pas écrire sur la condition humaine ?
Et notre explorateur des âmes d'entamer un périple dans les grands bastions de l'argent : New York, Singapour, Londres. Mais aussi les nouvelles places émergentes : la Bourse de Casablanca, sorte d'annexe du souk ; Sydney et ses salles de marchéà la Star Trek ; et la toute jeune Bourse de Budapest qui passe brutalement du communisme à l'économie de marché.

Autant de rencontres, cocasses ou désabusées, pour une comédie humaine passionnante autour du rôle central qu'occupe l'argent dans nos vies.
Car aujourd'hui plus que jamais, en avoir ou pas, là est la question..."

Combien?, Douglas Kennedy, traduit de l'américain par Bernard Cohen, Belfond, mai 2012, 312 pp, 21 €

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"Dès leur entrée au cours de théâtre le plus prestigieux de Londres, les élèves sont fixés : ils paieront très cher leur intégration à l’élite de la scène. Car au Drama Arts, on n’apprend pas seulement à jouer la comédie, on apprend à devenir un Acteur, à Etre…
Nell, trop ronde et peu sure d’elle, se demande si elle jouera jamais autre chose que les servantes, et sait qu’elle ne peut rivaliser avec toutes ces jolies filles aux longues jambes qui ne doutent de rien, comme la très douée et sublime Charlie. L’ambitieux Dan n’a qu’une chose en tête : jouer Hamlet, et séduire Jemma la rebelle… Dès leur sortie de l’école et durant les années suivantes, ces jeunes acteurs vont être confrontés à l’univers destructeur des auditions absurdes, des agents injoignables, des caravanes miteuses, des premières tape-à-l’oeil, derrière lequel se cachent (mal) la misère et la solitude extrême du quotidien.
Nul mieux qu’Esther Freud, ex-actrice et femme d’acteur, pouvait peindre avec autant d’empathie ce monde impitoyable, entre enfer et paradis."
 
La bonne étoile, Esther Freud, roman, traduit de l'anglais par Dominique Kugler, Albin Michel, mai 2012, 432 pp,
21,9 €
 
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Lundi 7 mai:
 
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"On ne choisit pas ses enfants. On ne choisit pas non plus vraiment sa femme. On ne choisit pas grand-chose quand on est Vincent. Sauf sa revanche.
Ce jour-là, Vincent pense avoir gagné le pactole : en misant tout sur Vendredi 13, un canasson qui porte bien son nom, il gagne une petite fortune mais aussi le coeur d'une éblouissante inconnue, Léa.
« Je l'ai rencontrée alors qu'elle avait à peine plus de trente ans. Il lui a fallu six mois pour tordre ma vie dans un sens déplorable, un an pour me faire arrêter à sa place (elle était enceinte, la pauvre), et huit ou dix mois supplémentaires pour me présenter Violette à ma sortie de prison. Ma première prison, ma première fille. » Et Vincent est loin d'avoir touché le fond."
 
Paris mutuels, Jean-Marie Laclavetine, éditions la branche, coll. vendredi 13,  mai 2012, 150 pp,15 €
 
 
 
Le mercredi  9 mai
 
Une nouvelle enquête de M. de Mortagne, attendue par les nombreux (z'ont raison)  fans d'Andrea H. Japp:
 
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 "Royaume de France, début du XIVe siècle. Hardouin cadet-Venelle a été contraint de reprendre la charge de bourreau de son père, devenant à son tour M. Justice de Mortagne. La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s'il n'en tire aucune « satisfaction ». Et puis, un jour, tout bascule : il exécute une innocente. Se sentant pour la première fois complice de meurtre, il décide de faire, désormais, « vraie justice » lui-même.
Dans ce deuxième opus de ses enquêtes et aventures, il doit élucider pourquoi Henriette, fille aînée et préférée du seigneur sous-bailli Arnaud de Tisans, devenue moniale à l'abbaye des Clairets, est retrouvée étranglée à la porte du monastère. Crime crapuleux, sans doute, puisqu'on lui a dérobé les aumônes qu'elle avait collectées. Chargé d'enquêter, Hardouin commence à trouver l'attitude de la mère abbesse, Mme de Gausbert, étrange. En dépit de son chagrin, de sa magnifique réputation, celle-ci semble peu désireuse de les voir interroger ses filles. Pourquoi donc ? Parce que ce meurtre conduit vers d'autres ? Et que vient faire dans cette histoire Mahaut de Vigonrin, accusée d'empoisonnements ?
Il devra menacer, brutaliser, faire chanter pour que justice soit faite. Malheureusement, la justice est implacable et ceux qui la désirent doivent s'attendre à n'être jamais récompensés."
 
Les Enquêtes de M. de Mortagne, bourreau - tome II: En ce sang versé, Andréa H. Japp, roman, Flammarion, mai 2012, 364 pp, 21 €
 
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"« Tu vas mourir du coeur en même temps que cinq autres personnes ».

Telle est l'étrange phrase que prononce Anna, la nièce de Noam Beaumont, alors qu'ils jouent ensemble. Une phrase étrange dans la bouche d'une enfant de 3 ans. Terrible, incongrue et effrayante pour ce célibataire de 35 ans obnubilé par son travail, obsédé par la mort, sujet à des angoisses dont il ne sait si elles relèvent d'une crise de la quarantaine précoce ou du drame vécu lorsque lui-même était enfant.
Dès lors, Noam est obnubilé par une seule question : quand mourra-t-il ? Une psychologue aux méthodes singulières l'assure que les propos de sa nièce recèlent une vérité reposant sur une théorie connue : la « prophétie des innocents ». Selon cette approche mystique, les prophètes ont disparu car les forces qui gouvernent le monde ne trouvent plus d'êtres suffisamment purs pour porter leurs paroles ; seuls les enfants et les handicapés mentaux possèdent, parfois, ce don. Dès lors, une incroyable course contre la montre s'ouvre pour Noam : trouver les cinq autres personnes programmées à disparaitre en même temps que lui. Mais seule la découverte-révélation du cinquième nom, à la fin de sa quête, indiquera le sens de la prophétie d'Anna. Une aventure qui le conduira, aux limites de sa raison, là où la vie peut prendre fin... et où l'amour peut renaître "
 
Si tu existes ailleurs, Thierry Cohen, roman, éd. Flammarion, mai 2012, 336 pp, 19,9 €
 
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 jeudi 10 mai
 
mon_pere_c_etait_toi_01.jpgÀ 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d'un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d'ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.
 
Mon père, c'était toi?  Vincent Pichon-Varin, roman, Le Cherche-midi, mai 2012, 272 pp, 17 €

06:34 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 mars 2012

Quatrième de couverture

Ce joli mois finissant nous invite à soumettre à votre appétit, vacances de printemps aidant, quelques menus de lecture, basés sur les communiqués de presse que j'ai reçus.

drogues_store_01.jpg« Un monde sans drogue n'existe pas. » Ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues.
Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d'héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d'acide ? Que l'État français a vendu de l'opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ? Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants... les drogues font partie de notre quotidien, qu'il s'agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés. Qu'est-ce qu'une drogue ? Qu'est-ce qui différencie une drogue illicite d'une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s'attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.
De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d'Air Cocaïne, Guerres de l'opium, Salles de shoot ou Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Café, Pécho... ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues, aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique.
Après quarante ans d'une guerre mondiale à la drogue qui n'a empêché ni l'envol de la consommation ni la prospérité des mafias, des questions se posent au plus haut niveau. Faut-il considérer les consommateurs de drogues illicites comme des délinquants ? Les enfermer ? Ou les traiter comme des malades que la société doit protéger d'eux-mêmes ?
Partout dans le monde, le débat fait rage, dépassant les clivages politiques traditionnels."

Drogues Store, Arnaud Aubron, essai, Editions Don Quichotte, mars 2012, 400 pp, 19,9 €

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La collection Vendredi noir s'en v,  grandissante, avec

Givre noir, Pierre Pelot,polar, Editions La Branche, mars 2012, 184 pp, 15 €

L'argument: givre_noir_01.jpg

"Mado aime Dustin, qui aime Nell, que chérit Stany. Mais Mado n'est pas du genre à se laisser faire.
Même à 23h, la chaleur n'en finit pas de faire bouillir les cerveaux. On pourrait croire que tout commence ce soir-là, ce vendredi 13 caniculaire où Mado ramène Dustin à la maison, un jeune type à l'air franchement voyou. On pourrait croire aussi que Mado a un sérieux béguin pour Dustin, tant elle le protège des piques de Stany, son mari.
Mais il y a Nell, la renversante Nell, la nièce de Mado et Stany. C'est elle qui comprend la première que quelque chose cloche. Que Dustin n'est pas celui qu'on prétend. Que sa chère tante Mado a concocté une danse savante et macabre pour le quatuor en ébullition. Et que Stany pourrait bien y rester, comme feu le premier mari de Mado... Nell n'a qu'à tirer sur le fil pour que la vérité se déroule. Impitoyable et cynique."

 

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Et , en cette extrême fin de mois:

le_chien_de_don_quichotte_01.jpgLe chien de Don Quichotte, Pia Petersen, polar, 29 mars 2012, 222 pp, 15 €

L'argument: "Hugo est porte-flingue. Mais Hugo veut faire le bien... quelle galère !
La lecture d'un livre a bouleversé la vie d'Hugo, ainsi que le chiot qu'il a récupéré lors de sa dernière mission. Sa décision est prise, il ne veut plus tuer, il veut faire le bien. Mais comment s'y prendre quand on est chef de la sécurité d'une multinationale et porte-flingue de son patron ?
Perdre cette sale habitude de dézinguer à tout-va n'est en effet pas simple depuis que le patron d'Hugo a déclaré la guerre à un groupuscule de hackers militants qui se fait appeler « Vendredi 13 » et qui a la fâcheuse manie de siphonner ses comptes en ligne..."


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Ce mercredi 28 mars signe la parution conjointe, auprès des Editions Horay de quatre recueils, farcis de perles, pétries de verve, dont nous ferons la chronique, au feuilleton de la semaine prochaine..

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05:15 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 février 2012

Quatrième de couverture

livres-20pile1.jpgNe quittons pas février - heureusement allongé d'une journée - sans vous offrir, en guise de "quatrièmes de couverture" un survol et les communiqués de presse de quelques parutions de ce début d'année passées entre mes mains....

 Paru le 5 janvier

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Culture. Etat d'urgence, d'Olivier Poivre d'Arvot, Ed. Tchou, 150 pp, 9,95 €

"Le livre (communiqué de presse) :

Dans les années trente, en pleine dépression, l'Amérique de Roosevelt invente le New Deal, investit massivement dans la création, et assure ainsi la relance économique en même temps qu'une domination culturelle dont le Vieux Monde fait toujours les frais. Sur fond de crise et de révolution numérique, la France peut-elle encore, tête de pont d'une Europe bien timide, relever le défi, faire le pari de l'investissement et de la croissance et inventer une nouvelle donne culturelle ?
Oui, assure Olivier Poivre d'Arvor dès lors que la culture redevient au coeur d'un projet politique, comme François Mitterrand l'a incarné, un véritable choix de civilisation.

Ce New deal à la française passe par quelques axes forts : un investissement massif dans l'éducation aux arts et à la sensibilité, un pacte entre science, technologie et culture, un soutien accru à la création et une ouverture aux expressions du monde. Mais également par une plus grande démocratie culturelle, une implication retrouvée des citoyens dans l'appropriation de leur fabuleux patrimoine comme par une gouvernance pleinement assurée par les territoires.

Une certitude ressort de cet essai engagé : avec 1% de la population mondiale, une globalisation à grande vitesse et le spectre de la crise qui s'abat sur elle, la France ne se distingue désormais plus que par sa culture, sa langue, sa capacité à mener la guerre douce de l'influence, le soft power. Réveillez-vous les politiques ! A trop tarder et à préférer l'héritage des anciens à l'audace des nouvelles générations, notre pays est menacé, à très court terme, de perdre son avantage. L'état d'urgence est proclamé.

L'auteur

Olivier Poivre d'Arvor, philosophe de formation, écrivain et diplomate, a été, dix années durant responsable de la politique culturelle extérieure du Quai d'Orsay. Il est aujourd'hui directeur de la station de radio France Culture.

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Paru le 10 janvier:

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Astrid et Veronika, Linda Olsson, trad. de l'anglais par Mélanie Carpe, roman, Ed. l'Archipel, 272 pp, 19,95 €

"Veronika, écrivain, la trentaine, quitte la Nouvelle-Zélande pour revenir en Suède, son pays natal, afin de se reconstruire et d'y achever son roman.
Elle loue une maison isolée en pleine campagne, avec pour seule voisine une vieille dame, Astrid, une octogénaire qui vit en quasi-ermite et l'observe s'installer avec retenue.
Au fil des saisons, les deux femmes nouent pourtant une amitié improbable qui va bouleverser leur vie. Par petites touches, elles se racontent les drames de leurs vies et leurs inavouables secrets.
Ce faisant, elles se libèrent du poids du passé et, surtout, réussissent à se souvenir des belles choses qu'elles croyaient oubliées à jamais : un sourire, une musique de Brahms, la beauté de l'amour...
Ce roman sensible et délicat, servi par une belle prose, s'attache à la vie de deux femmes recluses dans leur solitude qui s'ouvrent de nouveau au monde."

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9782350871813.jpgParu le 12 janvier

Je vais beaucoup mieux que mes copains morts, Viviane Choucas, roman, Editions Héloïse d'Ormesson, 176 pp, 17 €

 On ne disparaît pas impunément d’une maison de retraite avec des pensionnaires qui ont pris la poudre d’escampette. La jeune Blanche, animatrice de l’atelier d’écriture, complice malgré elle, le sait bien. L’improbable gang en cavale est mené par un petit bout de femme en fauteuil roulant, une septuagénaire qui perd gentiment la boule, et deux papis flingueurs armés d’un pétard et d’une canne de mousquetaire. Ces vieux-là gardent le poing levé et sont décidés à faire danser encore un peu le monde sous leurs pieds.

Une utopie du troisième âge, dont les héros ne sont ni sages ni assoupis. Subtil, drôle et désinhibé, Je vais beaucoup mieux que mes copains morts insuffle un ébouriffant vent de liberté, à rebours des préjugés.

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Paru le 26 janvier:

L'été de l'ours, Bella Pollen, roman, traduit de l'anglais par Florence Bertrand, Ed. Belfond, 420 pp, 21.5 €

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"Poignant, bourré d'émotion et de poésie, un roman au charme particulier, qui oscille entre rire et larmes. Une oeuvre lumineuse, dont la lecture captive autant qu'elle réconforte.

Après le décès aussi soudain qu'inexpliqué de son époux, haut diplomate anglais, Letty Fleming prend une décision : fuir l'ambassade de Bonn en pleine guerre froide et s'installer avec ses trois enfants sur une île d'Écosse.
Mais la distance n'y fait rien, Letty ne peut se détacher de ces questions : son mari était-il vraiment le traître qu'on lui a dépeint ? Et quelles menaces rôdent autour des siens ?
Comblant les silences de leur mère et l'absence de leur père, les enfants, eux, tentent de reconstruire leur vie. Tandis que la douce Georgie découvre les joies de l'amour, la terrible Alba passe son chagrin et ses nerfs sur son jeune frère. Hypersensible, doté d'une imagination sans bornes, Jamie envoie des bouteilles à la mer en songeant à celui qui ramènera leur père...

Arpentant les plages et la lande désolées, un ours solitaire rêve de liberté et d'une âme à sauver..."

 

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Paru le 2 février :

51c-uh8rgtL._SL160_AA115_.jpgLe Diable de Radcliffe hall, de Stéphanie des Horts, Ed Albin Michel, 296 pp, 19,5 €

Introduite chez les Radcliffe et une aristocratie  pour le moins déjantée, la jeune , richissime et américaine héritière Maisie Kane découvre une Angleterre d'après-guerre ..fascinante.

"Il est des choses immuables. Ainsi des meurtres dans les manoirs anglais. Ils ont toujours lieu le week-end"

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Auprès des Editions Weyrich:

Le lait de la terre, Alain Bertrand, roman coll. "Plumes du coq", février 2012, 192 pp, 14 €

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Résumé (communiqué de presse):

Charles quitte Bruxelles pour vivre dans un village d’Ardenne. Il espère y trouver le calme, le bon air et une nature souveraine. Mais les vieux clichés ne résistent pas au choc des rencontres et à la colère du monde agricole.
Car rien ne se passe comme prévu…
Certes, Maria cultive des escargots, et Jules sonne de la trompe de chasse, et André engloutit des casiers d’Orval pendant que le gros Louis circule à bord de son tracteur.
Mais il y a Irène, la fermière aux cheveux roux et le cortège de menaces qui pèsent sur l’agriculture traditionnelle…
La crise du lait contraint les paysans à déverser des tonnes de matière première dans les champs…
Dans son style tout de délicatesse et d’impertinence, Le lait de la terre constitue à la fois un roman d’amour et une plongée sans concession dans un monde rural.

 

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 Les Années plastique, André-Joseph Dubois, roman, coll. "Plumes de coq", février 2012, 232 pp, 15 €

Résumé (C.P)

Ils avaient cru changer le monde, ces « jeunes gens » des années soixante... Pour Franklin, Hélène, Alice et les autres, ces Années plastique ont les formes d’un monde neuf où les séductions de la société de consommation le disputent aux élans de l’engagement tiers-mondiste, féministe ou structuraliste.

Portrait à la fois drôle et tendre de la jeune génération d’une époque où tout semblait permis, Les Années plastique est un roman vif et caustique sur l’éternelle comédie de vivre. En Wallonie, par exemple. Et pourquoi pas à Liège ?

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Paru le 9 février:

Le dernier contrat, Olivier Maulin, roman, Ed. La Branche, coll. "vendredi 13", 192 pp, 15 €

le_dernier_contrat_01.jpg"Dans un futur étrangement proche, un prêtre révolutionnaire et un tueur à gage en préretraite jouent ensemble aux redresseurs de torts nationaux.
Laminée par une crise économique et politique sans précédent, la France est plongée dans le chaos.
Frère-la-Colère, un moine charismatique et exalté, émerge de la confusion, fédérant bientôt les rebelles de tout le pays pour renverser le pouvoir en place et hâter l'effondrement général. Prêt à tout, Frère-la-Colère engage un tueur à gages, un pro sur le retour, dépressif et alcoolique. Son contrat : assassiner le président de la République le samedi 14 juillet, pendant le défilé. L'avenir de la Rébellion ne dépend plus désormais que d'un seul homme... "

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C'est avec plaisir que je joins aux extraits des communiqués de presse, le message d'un de nos visiteurs, Patrick Manoukian, relatif à l'ouvrage, Le Temps du voyage, qu'il publie aux Editions Transboréal,

Le+temps+du+voyage.jpg" Petite pratique de la nonchalance dans l'art de voyager J’ai sûrement été le seul beatnik de l’époque à avoir traversé tous les Etats-Unis d’Est en Ouest en trois jours de stop non-stop pour assister au festival de Woodstock et m’apercevoir, en arrivant en Californie, que le festival s’ouvrait le jour même sur la côte Est à vingt kilomètres à peine …de mon point de départ. Mais depuis j’ai couru le monde et, comme vous le savez, les voyages déforment heureusement la jeunesse. Je suis alors devenu adepte du « Temps du voyage», et je vous en confie les secrets dans cette « Petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l’étape », essai chaleureux et lumineux sur une autre façon de voyager Morceaux choisis pour vous : « C‘est le temps qu’on leur accorde qui rend les choses belles (…) L’idée me vint alors qu’il pouvait en être de même pour les voyages. Il devait y avoir des voyages que le voyageur, par sa façon de voyager, rendait heureux. Heureux qui comme Ulysse…Peut-être l’attention et le temps que nous devrions porter à chacune de nos étapes pourraient-ils en changer la nature, et faire d’elles des moments privilégiés capables de transformer l’esprit même du voyage. » « Il n’y a pas pire étape que celle qui ressemble à l’idée qu’on s’en faisait. Pour voyager heureux, il faut voyager surpris, c’est-à-dire ne pas avoir de but pour saisir, à chaque instant, l’occasion d’une halte imprévue » « Contrairement au touriste en visite, ou plus généralement au voyageur organisé qui cherche à retrouver ce qu’il s’attend à voir, le voyageur nonchalant qui fait étape n’est pas curieux de ce qu’il cherchait, mais plutôt de ce qu’il trouve. » « Voyager côte à côte, marcher ensemble, régler son pas l’un sur l’autre, se parler en regardant la même route…depuis longtemps je ne m’assieds plus face aux gens mais à leur côté. Ce simple détail suffit souvent à changer l’émotion des rencontres (…) Côte à côte, on a toujours l’impression que l’horizon, au loin, rapproche les vies parallèles. Face à face, en revanche, la présence de l’un marque physiquement la limite de l’autre. (…) Assis côte à côte à regarder un même événement ou un même paysage, on partage un regard différent sur une même chose. Assis face à face, le regard devient un jugement et une mesure de l’autre… » « Le voyageur n’est pas vierge de toute culture, et celles qu’il aborde ne sont vierges que pour lui. Nous promenons tous avec nous notre monde en bandoulière… » « Comme nous buvions du thé au lait salé, l’image m’est venue d’une émotion qui infuse en nous comme un thé dans l’eau bouillante. Le monde c’est l’eau, le thé c’est nous. Seul ce qui sort de notre moi le plus intime donne sa couleur et son goût au monde qui nous entoure. C’est en cela que chaque voyageur fait un voyage différent. » Le Temps du Voyage , de Patrick Manoukian Editions Transboréal - 96 pages / 8 euro www.transboreal.fr"

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A paraître en ce mois de mars, de foire du livre de Bruxelles et du salon du livre de Paris

le_refugie_et_l_exile_01.jpgLe Rescapé et l'Exilé, Stéphane Hessel, Elias Sanbar, essai, Don Quichotte éditions, 1er mars 2012, 192 pp, 16 €

Le livre (C.P)
"Que peut-on dire de nouveau sur un conflit plus que centenaire, déjà amplement documenté et étudié, et dont les paramètres de solution sont aujourd'hui connus et reconnus par l'ensemble de la communauté internationale ?
Stéphane Hessel et Elias Sanbar se sont d'emblée accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l'actuelle impasse (en se fondant chacun sur sa propre expérience pour expliquer son engagement et son évolution quant à l'approche de ce long et douloureux conflit), et s'interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent ainsi au cours de leur dialogue, dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit, à commencer par la création de l'État d'Israël en 1948, dans un contexte géopolitique de guerre froide évidemment particulier, et la disparition de la Palestine. Croisant leurs regards, ceux de deux hommes d'origines, de générations et de formations distinctes, les auteurs relatent d'abord leurs guerres de 1947-1948, conséquence du vote du partage par l'ONU en novembre 1947, et de la proclamation de l'État d'Israël en mai 1948.

Le premier, Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté à Buchenwald, était à l'époque diplomate en poste au siège de l'ONU à New York ; il explique pourquoi il était favorable à la création d'Israël : « Nous pensions que cette grande religion avait cessé de disposer de lieux où ils auraient été vraiment chez eux. » Face à « la barbarie nazie, perçue comme la quintessence du mal, la réponse adéquate [la création d'Israël] devenait une quintessence du bien [...] et c'est ce qui fait que tous ceux qui s'y opposaient se retrouvèrent dans le camp du mal. » D'où son soutien net et franc à la décision de l'ONU. En outre, le projet sioniste avait cela de fort qu'il présentait la création de l'État d'Israël en Palestine comme une restauration d'un État préexistant, mais disparu. Cette mythologie du retour des Juifs dans leur terre historique a faussé la donne dès le départ : puisque les Juifs rentraient chez eux, après bien des malheurs, les Palestiniens devaient partir.
Elias Sanbar, quant à lui, n'était encore qu'un enfant, né à Haïfa un an seulement avant la guerre. Il s'est aussitôt retrouvé, avec les siens, sur les routes de l'exil. « Je ne pouvais concevoir que cette chose qui se soit passée si loin [l'extermination des Juifs d'Europe par le régime nazi et ses complices] ait pu justifier mon exil, le fait que, moi, je me trouvais à Beyrouth et pas chez moi. » À cette époque, les Palestiniens n'existaient pas pour le monde occidental, il n'y avait, dans cette région, que des Jordaniens, des Libanais ou des Syriens. De plus, les territoires cédés aux Juifs étaient des colonies de l'empire britannique, puissance coloniale de la région. Selon cette idée, qu'Elias Sanbar analyse comme une sorte de myopie, les Arabes de Palestine, colonisés par l'empire britannique, ne faisaient pas de concession puisque seuls les Britanniques pouvaient céder une partie de leurs territoires. C'est pourquoi, paradoxalement, ce conflit a permis au peuple palestinien de s'affirmer, obligé qu'il était de défendre avec virulence son existence, son identité et surtout son nom, pour sortir de l'oubli où on l'avait plongé et qui a facilité la dépossession de leur terre, considérée dès lors comme vide : « Nous sommes des disparus, nous ne sommes pas des occupés. » Le peuple palestinien n'était en effet pas occupé, mais chassé, puis réfugié dans les pays arabes des alentours. Et, de fait, un peu oublié dans le contexte de la guerre froide et des pressions, ce qui a permis à Israël de poursuivre son expansion. La Palestine des premières années de guerre était vécue comme « un trou noir ». « Si l'on voulait résumer le mouvement de libération national palestinien, c'est un combat acharné pour retrouver une visibilité et réimposer la présence de son nom : Palestine, Palestiniens. C'est fait. » La Palestine est en effet définie par les résolutions 242 et 338.

Hessel et Sanbar s'attardent sur la suite du conflit, qu'ils recadrent dans la situation du Proche-Orient dans les années cinquante et soixante, avec l'avènement de Nasser, en revenant sur les différents textes de loi, traités, conventions, résolutions, etc. qui l'ont jalonné et qui, espèrent-ils, finiront par être appliqués. Ils analysent le subtil découpage du territoire entre 1948 et 1967, conduisant à la guerre des Six Jours – qui coïncide avec le vingtième anniversaire d'Elias Sanbar, qui raconte la mort de son père, d'une crise cardiaque, deux jours après la défaite de Karameh, en mars 1968. Puis viennent l'occupation et la colonisation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem-Est, la naissance de la résistance palestinienne, après la déroute de 1967, et la mise sur le devant de la scène du terrorisme, le déclenchement et le blocage du processus de paix, malgré, de la part des Palestiniens, la reconnaissance des Israéliens, mais non pas d'Israël, et la proposition, en 1969, alors que tout le monde est en guerre, d'un projet de vie en commun, hélas très vite suivie, en 1970, du fameux Septembre noir, puis, en 1973, la guerre de Kippour.
Les deux hommes s'attachent à retracer les changements d'attitude du monde extérieur, notamment avec les deux intifadas, différentes dans leur nature et leurs effets : la première, faisant apparaître les images d'enfants se battant à coups de cailloux face à des chars israéliens, a largement contribué au changement d'opinion qui s'est opéré en faveur des Palestiniens. La seconde, en revanche, a eu moins d'impact, puisqu'elle mettait à l'oeuvre des hommes en armes.
De son côté, Stéphane Hessel dit que, lui aussi, a changé d'opinion et explique les raisons qui l'ont conduit à reconsidérer son soutien inconditionnel à Israël après 1967 et la guerre des Six Jours quand, selon lui, l'argument de légitime défense brandi par Israël ne tient plus : « Là, ce n'était plus l'État d'Israël né d'une décision de l'ONU en 1947, d'une décision de partage et de la guerre de 1948, mais c'était un État qui, quelques mois après l'annexion de Jérusalem, capitale éternelle d'Israël, annonce l'annexion du Golan syrien, donc se situe en dehors de la légalité internationale. » Il pointe ainsi du doigt l'impunité d'Israël qui se fait jour à l'époque (et dont le pays a conscience et joue à l'envi) ainsi que son arrogance : Israël ne suit aucune des décisions de l'ONU qui oeuvre pour la résolution pacifiste du conflit et se place, en continuant à coloniser des territoires d'une main tout en signant des traités de paix de l'autre, dans l'illégalité par rapport au droit international. Plus tard, ce sont les liens d'Israël avec les oligarchies financières du monde entier, leur mainmise sur le conflit, qu'ils aiguillent selon leur convenance, qui indignent Stéphane Hessel : « Je n'avais pas soupçonné la force extraordinaire de nos vrais ennemis, qui sont des oligarchies financières et économiques pour lesquelles ce qui compte, c'est de pouvoir continuer de faire des profits », notamment des conflits.
Pour les deux auteurs, la question qui se pose, fondamentalement, c'est de savoir si Israël veut vraiment la paix : sa demande d'homogénéité politique à la Palestine, préalable à toute réconciliation, qu'eux-mêmes ne connaissent pas (il suffit de voir les mouvements radicaux dont les élus siègent à l'Assemblée israélienne) jette un doute sérieux sur leur sincérité. Mais, surtout, ils s'interrogent sur la possibilité même de cette paix, quand plusieurs générations
ont été élevées dans la peur du voisin arabe malintentionné, face auquel la seule solution proposée est de rester soudés, en votant massivement pour le parti colonisateur au pouvoir en Israël.
Toutefois, Israël n'est pas le seul objet d'interrogation : Stéphane Hessel et Elias Sanbar doutent si un État palestinien, même petit, est possible, même si le peuple a déjà accepté que leur État ne recouvrira qu'une petite partie (22 %) du territoire historique de leur patrie – ce qui, il faut le rappeler, est une énorme concession.
Pour conduire leur réflexion, ils analysent les notions clefs, nécessaires pour comprendre ce conflit, toujours en résonance avec quelques grands questionnements du monde contemporain : que signifie le partage d'un territoire ? Peut-on comparer les malheurs de deux peuples ? Faut-il accorder les mêmes droits aux victimes et à leurs descendants ? Comment un peuple peut-il se définir sans terre ? Un État réside-t-il simplement dans ses institutions ? Qu'est-ce que la souveraineté d'une nation ? Où finit la résistance, où commence le terrorisme ? La violence peut-elle être légitime ? Si elle est légitime, est-elle utile pour autant ? Y a-t-il un bon et un mauvais usage de la mémoire ? Quels sont les liens que le politique doit entretenir avec l'éthique ?
En analysant les causes du conflit et les éléments qui, jusqu'à présent, ont empêché les négociations d'aboutir, Stéphane Hessel et Elias Sanbar parviennent à trouver encore des raisons d'espérer. C'est qu'ils considèrent que la solution doit advenir de l'extérieur, tout comme le conflit a d'ailleurs été souvent entretenu par le monde extérieur défendant ses intérêts plutôt que le bien public. Un changement de vision s'impose donc. Les grandes puissances du monde moderne doivent tout d'abord abandonner leur lâcheté politique, qui consiste à ne pas dépasser le stade du « les torts sont partagés, il y a des méchants partout, que pouvons-nous faire ? »
Ils en appellent à sortir le conflit de son caractère exceptionnel, relayé par l'Occident, de bataille pour une terre sainte, trop lourd à porter, à refuser de prendre en considération les « sensibilités » des parties en jeu, qui ne devraient rien avoir à faire avec la négociation d'un traité de paix, et prônent un retour à la banalité. À cette condition seulement la justice pourra être la même pour tous, Israël sortira de son impunité et de son arrogance. Selon Elias Sanbar, « les Palestiniens ne doivent pas être chargés d'une mission impossible, qui est celle de réconforter les Israéliens et les Juifs en général de ce qui leur est arrivé. Personne n'arrivera à le faire », car le traumatisme est trop lourd. Aussi Stéphane Hessel et lui choisissent-ils de considérer la guerre israélo-palestinienne telle une banale dispute de territoires, comme le monde en connaît tant d'autres.
Sur la possibilité même d'un État palestinien, ils posent comme préalable le retrait des colonies en Cisjordanie, comme cela a été déjà le cas à Gaza. Ils préconisent surtout de travailler à former une région forte, à l'intérieur de laquelle tous les pays auraient un rôle à jouer et où Israël et la future Palestine pourraient vivre ensemble sereinement, comme cela fut le cas pour la France et l'Allemagne après la guerre de 1945, où la construction de l'Europe a facilité les rapports des deux pays. Surtout, il faut continuer à réclamer de petites choses concrètes, pour permettre un bon voisinage, envisageable même avant la réconciliation.
Elias partage ainsi l'espoir de tout son peuple, qui, dit-il, même après la Naqbah (l'expulsion massive des Palestiniens de leur pays), y compris quand ils se sont retrouvés hors de leurs frontières, n'a jamais voulu se résoudre au fait que leur situation de déplacés soit définitive : ils ne peuvent se l'imaginer, leur terre n'est pas pour toujours perdue. Il assure également, si l'on en doutait, que dans la société palestinienne, ce n'est pas la haine qui est à l'oeuvre, seulement une réaction normale face à l'adversité. Stéphane Hessel en appelle au réveil du peuple israélien, qui ne doit pas perdre la foi en un avenir heureux et rayonnant du judaïsme. Mais pour ce faire, Israël doit renoncer à sa politique meurtrière et arrogante qui, un jour, risque de devenir irréparable : « L'impunité, c'est une chose, mais la respectabilité, c'en est une autre. » Ainsi l'auteur d'Indignez-vous envisage-t-il une solution dans la foulée du printemps arabe : le réveil du peuple israélien, qui sortirait de la peur du monde extérieur entretenue par leurs dirigeants mal intentionnés : « Je crois que la solution ici, comme au Soudan Sud ou en Birmanie, dépend de la prise de conscience parmi les citoyens du monde et les politiques que les citoyens du monde sont prêts à mettre à la tête de leur État, d'une vision nouvelle, harmonieuse et équilibrée, [...] avec un droit international fort. » Un mouvement poético-culturel, en d'autres termes, pour fonder un monde harmonieux et équilibré.

Hommes de culture, férus de poésie et de musique, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent aussi dans ce livre le cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l'avenir qui exige, au-delà de la conclusion d'un traité de paix, une véritable réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, et plus généralement entre Juifs et Arabes.

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pangee_01.jpgPangée, Alexandre Grondeau, roman,  Ed. La Lune sur le Toit Editions, 1er mars 2012, 352 pp, 18 €

Le livre (C.P.)


"Pangée, trente ans, n'aime pas la religion. Il moque les croyants, leur foi, leurs rituels, et déteste plus que tout les Églises et leurs clergés. Il décède et se retrouve, à sa grande surprise, admis au Paradis, où il débute une série d'incroyables découvertes. Imaginez plutôt un jardin d'Eden que l'on a oublié d'entretenir depuis 2000 ans, des anges qui s'enivrent pour oublier leur asexualité, une absence totale d'autres élus avec qui partager l'éternité, l'incroyable réalité de l'enfer et un Créateur qui ne veut plus s'occuper de l'humanité. Le jeune homme refuse son sort quand il apprend qu'il est le premier à être admis depuis plus de deux mille ans et qu'il n'y a Ici-Haut ni femmes, ni compagnons, personne à qui confier ses espoirs de vie éternelle. Allant de surprise en surprise, il entame une longue quête et réalise qu'il ne pourra compter que sur lui-même, que Dieu existe ou non"

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une_vie_sans_gluten_01.jpgUne vie sans gluten,  Delphine de Turckheim, témoignage, E. Tchou, 1er mars 2012, 144 pp, 14,95 €

 

« Si le docteur Jacob n'avait pas trouvé ce que tu avais, tu serais probablement morte avant six ans... Je n'avais guère prêté attention à l'intensité de cette phrase ni à sa signification, lourde de sens, jusqu'à ce que je rencontre les parents d'un enfant intolérant au gluten, il y a quelques années. Des parents [...] si impuissants devant cette « maladie, allergie » qu'ils m'ont presque sauté au cou de soulagement lorsque je leur ai dit que, moi aussi, j'étais intolérante depuis ma naissance. »

Note de l'éditeur
Ce récit vibrant d'une jeune femme qui se bat au quotidien contre la maladie coeliaque, apporte un message d'espoir et des réponses concrètes aux malades comme à leur famille pour accomplir le geste le plus simple au monde, mais incontournable et vital : s'alimenter. La preuve que l'on peut vivre presque normalement avec cette lourde pathologie. Une énergie à toute épreuve et un bel exemple de courage, un baume au coeur de tous ceux que la maladie entrave dans leur vie de chaque jour."
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ciel-seraing-1c.jpg
Les éditions M.E.O  publient deux romans, ce 1er mars, premier jour de la Flb,
 
1. Ciel Seraing,  premier roman de Frédéric Bozidar ( 144 pp - 16 €), polar, basé sur la découverte d'un manuscrit anonyme , Chonique d'une enquête inachevée", qui met en scène une série de meurtres, commis  d'une "arme droit sortie des mangas japonais" . Le commissaire Mario Vukonic est ainsi plongé "dans les arcanes de la mondialisation, du grand banditisme international en col blanc et de leurs sbires fanatiques."
 
2. La mendiante, de Drazen Katunarié, traduit du croate par Gérard Adam ,  (roman, 208 pp, 18 €), "inversion contemporaine du mythe d'Orphée où la femme est la musicienne, précipitée en enfer par celui-là même qui  s'imagine vouloir l'en arracher."
 
mendiante-1c.jpgLes Editions M.E.O seront présentes à la Foire du Livre de Bruxelles (1-5 mars)
 
Je vous fixe rendez-vous, demain, pour le premier jour de la Foire et la publication du coup de coeur de lecture de notre gagnant(e).....

05:10 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17 janvier 2012

Une mère, une fille - au rendez-vous des mamans

agenda.jpgIl arrive que votre blog préféré déroge à sa vocation purement culturelle pour vous proposer quelque rendez-vous d'agenda hautement estimable.... Le concept du nouvel espace intergénérationnel Une mère, une fille (Paris) , créé par Caroline et ..sa fille, Eugénie nous paraît intéressant, nous qui sommes passionnées par les correspondances mère - fille qui unirent notre chère marquise à Françoise de Grignan, George Sand à Solange, Colette à Sido et Bel-Gazou, pour ne citer que ces célèbres épistolières. 

Réunissant dans un même espace un dépôt-vente de vêtements pour enfants, une boutique de jouets, un salon de thé et des ateliers artistiques, l'espace se fait, ce jour, le théâtre d'un (bien) heureux événement: la sortie et mise à jour 2012 des célébrissimes J'attends un enfant et J'élève mon enfant, de Laurence PERNOUD (Editions HORAY) :  

cart2.jpg Au programme du jour et du communiqué de presse : " des ateliers ludiques, une déco féérique et des cadeaux magiques pour un après-midi unique!"

L'occasion d'un coup double qui permettra de découvrir, outre un nouvel espace, la mise à jour (annuelle) de l'"incontournable" guide des jeunes mamans.

Les nouveautés des éditions 2012 -2013 intègrent des questions - brûlantes - d'actualité, tels les risques encourus par l'usage des téléphones portables, produits d'entretien, cosmétiques, l'immédiat après-accouchement, les soins à apporter à la prime enfance de votre chérubin, le tout présenté de façon claire, structurée, éminemment pratique.

" Parce que la naissance d'un bébé est aussi celle d'une maman"...

AE

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J'attends un enfant, Laurence Pernoud, éd. 2012-2013, mise à jour sous la direction d'Agnès Grison, Horay, janv.2012, 480 pp, 29,5 €

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J'élève mon enfant, Laurence Pernoud, éd. 2012-2013, mise à jour sous la direction d'Agnès Grison, Horay, janv.2012, 500 pp, 30,5 €

06:07 Écrit par Apolline Elter dans Agenda, revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13 janvier 2012

13e de couverture

13 janvier est jour spécial à plus d'un titre.

Ne me demandez pas de les énumérer, vous aurez la subtilité de ne pas ajouter au poids - résolûment léger - des années celui de vos encouragements.

L'occasion rêvée pour revêtir un manteau de bonnes intentions et sceller les boutons des lectures qui se profilent pour les semaines de janvier. Je vous en livre les arguments sur base des communiqués de presse reçus. Les opinions politiques exprimés dans ceux-ci n'engagent pas celles, impénétrables,  du blog. Sa vocation étant exclusivement culturelle, consensuelle, conviviale...

Certaines lectures  feront l'objet d'une chronique voire d'un billet de faveur. Les ouvrages seront présentés au cours des réunions fixées sous le toit rougeoyant de notre Pavillon de la Littérature.

A tout seigneur, tout honneur, la collection..vendredi 13 (éditions la branche) publie, ce 8 janvier, Freaky Fridays,  un polar, "clin d'oeil au cinéma de genre", sous la plume de Brigitte Aubert:

 freaky_friday_01.jpg

 "Quand une tranquille sexagénaire reprend du service et règle ses comptes avec le passé...
Par un beau vendredi 13, Mamie Hélène, veuve depuis peu, apporte une tarte à ses voisins. Concert de détonations, corps sanguinolents, elle est témoin du massacre aussi expéditif que sophistiqué de toute une famille. Alors qu'elle tente de fuir, l'un des tueurs la surprend.

C'est le début d'une traque effrénée.
Pour sauver sa peau – et s'amuser un peu – Mamie Hélène n'a d'autre solution que de renouer avec son ténébreux passé... Se révèle alors une sexagénaire pas comme les autres, corrigeant les truands comme elle monte les blancs en neige : avec un solide coup de poignet et le goût du travail bien fait."

Freaky Fridays, Brigitte Aubert, polar, Editions la branche, coll. "vendredi 13", janv.2012, 222 pp, 15 €

 

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Parution, ce 12 janvier, aux éditions Héloïse d'Ormesson du roman de Viviane Chocas, Je vais beaucoup mieux que mes copains morts,

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"La vieillesse ne plaide pas coupable

Dans une maison de retraite, au sein de la campagne normande, les pensionnaires ont pris la poudre d’escampette. La jeune Blanche, animatrice de l’atelier d’écriture, complice malgré elle, le sait bien. L’improbable gang en cavale est mené par un petit bout de femme en fauteuil roulant, une septuagénaire qui perd gentiment la boule, et deux papis flingueurs armés d’un pétard et d’une canne de mousquetaire. Ces vieux-là gardent le poing levé et sont décidés à faire danser encore un peu le monde sous leurs pieds.

Une utopie du troisième âge, dont les héros ne sont ni sages ni assoupis. Subtil, drôle et désinhibé, Je vais beaucoup mieux que mes copains morts insuffle un ébouriffant vent de liberté, à rebours des préjugés.

Je vais beaucoup mieux que mes copains morts, Viviane Chocas, ée. Héloïse d'Ormesson,  romab, janvier 2012,
176 pp, 17 €

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  « Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser, et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu'est-ce qui m'avait pris de dire aussi vite à Léa : j'ai embrassé une autre femme ?
La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et ses mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m'avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ?
Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l'espace d'un court moment, ou même d'un temps plus long, aimer deux personnes à la fois ? »

Après le succès de Fais-moi oublier, un nouveau roman d'amour, celui d'une femme tiraillée entre Léa, celle qu'elle aime, et l'envoutante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.

A cause d'un baiser, Brigitte Kernel, roman, éd. Flammarion,  janv. 2012, 366 pp, 18 €

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"A l’Institut des sciences naturelles, une anthropologue se penche sur l’examen de stigmates osseux et tente d’en interpréter le sens. En mission dans les Balkans pour étudier les squelettes des victimes de massacres perpétrés durant la guerre, elle creuse une terre meurtrie etl’exhumation des corps se double bientôt de l’exhumation de soi…"

 

Les Veilleurs de chagrin, Nicole Roland, roman, Actes Sud, col. " Un endroit où aller", janvier 2012, 232 pp, 18,9 €

 

  [NDLR]: Auteur de Kosaburo 1945 (voir chronique en vitrine du blog), Nicole Roland se vit décerner le prix (mérité) Première 2012. A suivre donc...

 

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"Dans les années trente, en pleine dépression, l'Amérique de Roosevelt invente le New Deal, investit massivement dans la création, et assure ainsi la relance économique en même temps qu'une domination culturelle dont le Vieux Monde fait toujours les frais. Sur fond de crise et de révolution numérique, la France peut-elle encore, tête de pont d'une Europe bien timide, relever le défi, faire le pari de l'investissement et de la croissance et inventer une nouvelle donne culturelle ?
Oui, assure Olivier Poivre d'Arvor dès lors que la culture redevient au coeur d'un projet politique, comme François Mitterrand l'a incarné, un véritable choix de civilisation.

Ce New deal à la française passe par quelques axes forts : un investissement massif dans l'éducation aux arts et à la sensibilité, un pacte entre science, technologie et culture, un soutien accru à la création et une ouverture aux expressions du monde. Mais également par une plus grande démocratie culturelle, une implication retrouvée des citoyens dans l'appropriation de leur fabuleux patrimoine comme par une gouvernance pleinement assurée par les territoires.

Une certitude ressort de cet essai engagé : avec 1% de la population mondiale, une globalisation à grande vitesse et le spectre de la crise qui s'abat sur elle, la France ne se distingue désormais plus que par sa culture, sa langue, sa capacité à mener la guerre douce de l'influence, le soft power. Réveillez-vous les politiques ! A trop tarder et à préférer l'héritage des anciens à l'audace des nouvelles générations, notre pays est menacé, à très court terme, de perdre son avantage. L'état d'urgence est proclamé. "

Culture, état d'urgence, Olivier Poivre d'Arvor, essai, éd. Tchou, janvier 2012, 150 pp, 9,95 €

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Aux éditions Albin Michel, Virginia et Vita,

Nouvelle édition du roman que Christine Orban publiait, en 1990, sous le nom de Christine Duhon (Une année amoureuse de Virginia Woolf), 

"En 1927 Virginia Woolf habite avec son mari éditeur Leonard à Monk's House. Elle vient de publier La promenade au phare et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire."

Virginia et Vita, Christine Orban, roman, éd. Albin Michel, janvier 2012, 240 pp, 17 €

 

 

A paraître..........

- Le 18 janvier

 Aux Editions Jc Lattès,  Apologie des petites corvées, d'Anne de Chalvron,

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"Longtemps on a pensé que le ménage était une corvée secrète et un peu honteuse, réservée aux personnes de basse condition. Le voici qui sort de son cagibi . Nombreux(ses) sont ceux et celles qui aujourd’hui le vivent de façon positive, pour eux mêmes, pour le bien être de leur famille ou tout simplement parce qu’ils n’ont jamais tant aimé leur maison. Delphine: « Repasser me vide l'esprit. » Juliette: « Je le fais pour eux : ils le méritent bien. » Hubert: « Je suis toute la journée devant l'ordinateur alors, c’est bon de plonger les mains dans l’eau tiède de la vaisselle. » Lora : « Je fais participer ma fille, elle adore.» Le ménage : une activité pas si bête que ça ? Aujourd’hui, même les stars en parlent sans complexe. Passer l'aspirateur permet à Cate Blanchett de « garder les pieds sur terre », et Sophie Marceau le compare à la danse parce que « ça passe par le corps ». Décompresser, aimer, se ressourcer, séduire, partager, puiser son inspiration, passer le temps… Pour enfin « repartir à neuf » voilà autant de raisons d’aimer son ménage. Une activité que les professionnels ( journalistes, psychologues, sociologues, architectes, historiens d’art, romancier(ères), cinéastes…) adorent assaisonner à leur façon... Tout est bon décidément quand il s’agit de se protéger du monde ambiant, d’exprimer sa liberté et de garder le pouvoir. Alors, à vos balais !"

 

 

Apologie des petites corvées,  Les plaisirs secrets du ménage, Anne de Chalvron, essai, Editions Jc Lattès, janvier 2012, 228 pp, 12,5 e

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 - le 19 janvier, la_suspendue_de_la_republique_01.jpg

 "Menaces de mort, intimidations, cambriolage suspect, incendie, suspension, calomnies, réintégration, exclusion temporaire pour manquement au devoir de réserve, on peut l'écrire sans risque : Omerta dans la police n'a pas laissé indifférent ses lecteurs, et a fait enrager le ministère de l'Intérieur.
Et si, officiellement, la place Beauvau s'acharne sur Sihem Souid, en coulisses, le ministre a dépêché ses émissaires. La Suspendue de la République révèle tout des négociations secrètes, des rendez-vous discrets avec l'institution.
Symbole du courage civique, l'auteur a suscité un vaste mouvement parmi nombre de ses collègues qui ont tenu à témoigner, dans ce livre, du calvaire quotidien qu'est devenu pour beaucoup d'entre eux leur métier. Des ravages suscités par la politique du “chiffre”, qui transforme tout fonctionnaire en machine à compter les bâtons et déshumanise les relations avec les citoyens au point d'entraîner certaines dérives
Sihem Souid incarne la possibilité pour chacun de s'opposer à l'arbitraire et de résister."

La suspendue de la Répulbique, Sihem Souid (Préf. Stéphane Hessel), essai, ed. du Cherche-Midi, janv. 2012, 200 pp, 17 €

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 "Une présidence entachée par les affaires politico-financières : l'affaire Bettencourt (évasion fiscale, dons illicites aux politiques) ou l'affaire Lagarde/Tapie (une justice qui s'efface pour permettre à l'homme d'affaires d'empocher plus de 400 millions d'euros).
Une présidence entachée par les scandales de ses ministres : les conflits d'intérêts d'Éric Woerth, les condamnations pour racisme de Brice Hortefeux, les libertés prises avec l'argent public par Alain Joyandet et Christian Blanc... Une présidence qui a révélé sa vraie nature idéologique avec l'indécent débat sur l'identité nationale, suivi de l'ignoble discours de Grenoble stigmatisant les Roms et les Français d'origine étrangère.
Autant d'indignants épisodes qui ne doivent pas cacher la faillite économique du pays : la dette abyssale de la France n'est pas la conséquence de la crise financière, mais bien plus le fruit d'une politique de gaspillage engendrée par le bouclier fiscal, la multiplication des niches et autres abaissements d'impôts. La Cour des comptes elle-même en a fait le constat. Et pourtant... C'est pour éponger ce gaspillage que les services publics sont démantelés, que 50 % des fonctionnaires partant à la retraite ne sont pas remplacés, que plus de 50 000 postes ont été supprimés dans l'Education nationale, que les mutuelles santé seront surtaxées... Cette présidence est aussi celle de la casse sociale."
 

Finissons-en! Faits & Gestes de la Présidence Sarkozy (vol. 2),  essai, Mediapart  (collectif) sous la direction d'Edwy Plenel, janvier 2012, 400 pp, 19,9 €

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- Le 23 janvier

Aux éditions du Panthéon, Lucien, de Bernard Saint-Paul

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« L'amour avait un prix, celui de la fatigue. C'était il y a quinze ans, c'était vite passé. Aujourd'hui il vivait dans une banlieue chic, dans un Ouest Parisien peuplé d'incontournables, de dentistes friqués et d'avocats de stars, un paradis surfait pour bourgeois conformistes, un havre d'apparat pour nouveaux enrichis, et naviguait, perdu, entre deux tentations: l'envie d'être célèbre, le besoin d'être vrai. »

Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne. La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l'aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie?

 

 Lucien, Bernard Saint-Paul, roman,  éditions du Panthéon, janvier 2012292 pp, 18,5 €

24 décembre 2011

Quatrièmes de couvertures - spécial Noël - quelques belles parutions

f3025c85.jpgTrès estimés visiteurs,

Je ne veux quitter l'année, déjà bien écoulée, sans vous évoquer quelques beaux et intéressants ouvrages passés en mes mains, dont le thème pourrait vous plaire. Je n'ai pas encore eu le temps de les lire  tous mais reviendrai sur certains, début 2012.

En attendant, je vous en livre l'argument, extrait de ma lecture  ou des communiqués de presse des éditeurs, assorti de quelques commentaires perso...

Que votre sapin vous comble d'un très joyeux Noël familial.

Et de mon amitié,

Apolline Elter

 [Communiqué de presse ]: sahara.jpg" Du massacre de la mission Flatters en 1881 jusqu'à l'exposition coloniale de 1931, ce livre donne à lire un demi-siècle de présence française dans le Sahara, à travers les destinées exceptionnelles de trois hommes aux ambitions paradoxales : Ernest Psichari (1883-1914), Hubert Lyautey (1854-1934) et Charles de Foucauld (1858-1916). Une histoire déjà ancienne qui n'a cependant rien perdu de son actualité comme le montre le récit émouvant de ces vies tendues entre esprit de conquête et libération individuelle.

Petit-fils d'Ernest Renan, Ernest Psichari trouve sa voie en s'engageant dans l'armée, au grand étonnement des jeunes gens de sa génération, avant d'avoir dans le désert mauritanien la révélation de l'appel de Dieu.
Militaire d'aspiration royaliste, esthète, rebelle à l'occasion, Hubert Lyautey se réalise dans la grande aventure du développement colonial de la République française en Algérie, puis au Tonkin et à Madagascar, avant de « pacifier » le Sud Oranais et de devenir Résident général au Maroc. Il sera fait maréchal de France en 1921.
Fils de famille, soldat aux moeurs dépravées, Charles de Foucauld trouve sa vocation au contact de l'Islam qui lui révèle une certaine spiritualité : faisant voeu de pauvreté, souhaitant ardemment « avoir la dernière place », il s'installe dans le Hoggar où il prépare son grand dictionnaire touareg. Il meurt assassiné à Tamanrasset en 1916"

 [Ndlr]: un ouvrage superbement illustré, relation de trois destins exceptionnels, qui ont marqué, de leur empreinte, l'Histoire de la région. AE

L'appel du Sahara, Judith Brouste et Pierre Brulé, essai, beau livre, Editions Place des Victoires, novembre 2011, 160 pp (100 illustrations), broché, 19,95€

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 1850678975.jpg2011 consacrait également la parution d'un nouvel ouvrage de Vincent Leroy, spécialiste de notre royauté, focalisé sur la princesse Astrid et les nombreuses fonctions, souvent méconnues, que celle-ci assume.

Une princesse qui séduit par sa simplicité :  "Honnêtement, je ne me sens pas princesse. Je suis une femme. Je suis une mère et je réagis comme une mère. L'avantage , comme princesse, c'est que je peux compter sur des collaborateurs exceptionnels. Et comme mère, sur ma famille et un mari exceptionnel" confiera Astrid de Belgique à un(e) journaliste dans un des nombreux extraits repris par Vincent Leroy.

Empreint d'objectivité respectueuse, l'auteur signe ici un très beau portrait.

Apolline Elter

La princesse Astrid de Belgique, Vincent Leroy, biographie, Editions Imprimages, 2011, 108 pp, 8 € (en vente sur le site de l'éditeur)  

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 51o9Cd07aDL._SS500_.jpgPas encore lu car je viens de le recevoir... l'ouvrage de Michel de Decker, quatrième d'une collection qui a fait l'objet de recensions sur ce blog (12 lettres qui ont changé l'Histoire (Christian Bouyer) , 12 femmes d'orient qui ont changé l'Histoire Gilbert Sinoué)   promet d'être croustillant.

Je vous en livre l'argument, extrait du site des Editions Pygmalion et vous reviens sur le sujet en 20...12.

"Histoire de douze femmes qui ont bouleversé des existences : c'est autour du corset d'Isabeau de Bavière que se sont ourdies les grandes trahisons de la guerre de Cent ans, celui de Mata Hari fut criblé de balles lors de la Première Guerre mondiale, Marthe Richard avait souvent ouvert le sien avant de fermer les maisons closes,..."

 12 corsets qui ont changé l'Histoire, Michel de Decker, essai, Ed. Pygmalion, octobre 2011, 384 pp, 19,9 €

f3025c85.jpgsecrets-d-histoire-tome-2-de-stephane-bern-893168120_ML.jpgLe premier tome m'avait passionnée... - il est parsemé  de post-it -  le deuxième paraît aussi passionnant qui, tiré de l'émission de France 2 et du souffle enthousiaste de conteur de Stéphane Bern nous le secret de 34 mystères inédits de l'Histoire: de la malédiction de Toutankhamon à la disparition d'Antoine de Saint-Exupéry en passant par l'Affaire des poisons, de sombres assassinats, complots et festivités de tous genres...

Pas de doute, un ouvrage à dévorer

AE

Secrets d'Histoire 2, Stéphane Bern, essai, Albin Michel, oct 2011, 356 pp, 24 €

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l_evangile_des_assassins_01.jpg [ Communiqué de presse]: "Qui aurait intérêt à faire disparaître des chercheurs spécialisés en paléographie ? C'est à résoudre cette énigme que s'attelle l'inspectrice Heather Kennedy. Elle va découvrir rapidement l'objet commun de leurs études : les manuscrits de la Mer Morte.
Leo Tillman avait une femme et trois enfants. Ils vivaient heureux jusqu'au jour où, rentrant de son travail, il a trouvé la maison vide et un mot : « Ne nous cherche pas ». Devenu mercenaire, il n'a de cesse de retrouver sa famille.
Les deux enquêtes vont rapidement se rejoindre. Voici Tillman et Kennedy tentant d'échapper à de sinistres assassins qui se réclament les descendants de Judas. Rien n'empêchera ces anges déchus de préserver le secret des manuscrits qui pourrait changer la face du monde... un secret qui entoure la mort du Christ.
L'Evangile des Assassins est un thriller captivant et riche d'enseignements, le premier à s'intéresser à ces textes anciens et profondément mystérieux."

L'Evangilef3025c85.jpg des Assassins, Adam Blake, thrillee, MA Editions, novembre 2011, 474 pp, 19,9 €

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Appréciée de notre blog pour la qualité historique et de suspens de ses polars historiques et culinaires, (notamment, le superbe Meurtre au potager du Roy, voir chronique sur ce blog) Michèle Barrière nous revient, en cette fin 2011 avec le premier volet d'une saga culinaire et criminelle qui se déroule à la cour de François Ier.

A suivre sans hésitation....

Le sang de l'hermine, Michel Barrière, roman, Ed. JC Lattès, novembre 2011, 350 pp, 18 €

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 Elle vient de nous parvenir entre les mains, la "petite anthologie savoureuse de l'esprit à table" concoctée par Laurent Mariotte, chef et animateur de plusieurs émissions-TV et le journaliste Marc Pasteger. Traquant les (bons) mots jusque dans leur chair, ce dernier avoue éprouver "un vrai plaisir à cuisiner autrui."

Et les compères de convier Sacha Guitry, Napoléon, Curnonsky, Mary Welsh et son célèbre Bloody Mary, Alexandre Grimod de la Reynière...à la table d'un facétieux festin verbal et des formules assaisonnées de personnages qui n'avaient pas leur langue en poche.

"Sacha Guitry sort de mauvaise humeur d'un restaurant: " Le vol-au-vent, c'était du vol, il n'y avait que du vent!"

Et toque. Petite anthologie savoureuse de l'esprit à table, Laurent Mariotte et  Marc Pasteger, Albin Michel, novembre 2011, 182 pp

 

f3025c85.jpgLes premières aurores de l'an 2012 se revêtiront de 3 parutions poétiques, auprès des éditions M.E.O:

A savoir:

thomassettie-enjambees.jpgEnjambées, - Poèmes en mouvement, Monique Thomassetie, 2.1.2012, 140 pp (+ illustrations de l'auteur), 18 €

suivi, ce même 2 janvier, de

thomassettie-vertige.jpgVertige ascendant; suivi d'Au creuset de mes tourbillons, Monique Thomassettie 116 pp, (+ illustrations de l'auteur) 17 €

 et du recueil de Luc Baba:

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 Tango du nord de l'âme et 30 vilains petits poèmes, Luc Baba, 2.01.2012, 96 pp, 14 €:

" Tu sais les flaques d'eau

N'ont pas la marée haute

Une marée basse échouée contre un mur

L'homme  de l'avenue regarde la dérive

D'une peau

De mandarine

Car c'est Noël déjà!"

25 novembre 2011

Quatrièmes de couverture

 

FrnLe mois de novembre s'en va (déjà...) finissant

Il nous faut, d'une revue de presse

Vous révéler quelques parutions passées entre nos mains

A défaut de nos yeux

 

Parutions et arguments extraits des sites des éditeurs:

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« Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu’ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu’à une chose : grandir, monter le plus haut possible. »


Depuis son enfance, Bastien a toujours vécu dans la forêt. Pour lui, les arbres vivent, parlent,
rêvent. Ils veulent renouer avec le ciel. Il en connaît tous les mystères, tous les sortilèges, qu’il révèlera à sa petite-fille gravement malade, venue se réfugier auprès de lui. Pour Bastien, elle est comme une forêt fracassée par l’orage. Mais il ne doute pas de sa guérison s’il se bat à ses côtés et partage ses secrets.


Dans ces pages qu’irriguent la magie et la force des arbres, c’est tout le sens de la vie humaine
que pose Christian Signol. Traversées du souffle de la Grande Histoire, des forêts blessées par
les tempêtes et des légendes immémoriales, elles révèlent un monde de beauté, inconnu et
superbe, au pouvoir salvateur.

Au coeur des forêts, Christian Signol, roman, Albin Michel, oct 2011, 316 pp, 21,5 €

 

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" Ce livre accompagne son nouvel album éponyme (XIII BIS Records/Warner) et ses cinquante ans de carrière qui seront aussi l'occasion d'une série de concerts, notamment au Casino de Paris le 21 novembre 2011
Après l'important succès de La Maison d'en face par Nicoletta, les éditions Florent Massot proposent Mister D, livre d'entretiens entre l'un des chanteurs les plus apprécié du public et Sam Bernett, animateur vedette de RTL et Europe 1 (auteur notamment des biographies de Jim Morrison, de Johnny Hallyday, et de Eddy Mitchell). Cet ouvrage révèle le vrai Dick Rivers et offre un panorama sans langue de bois du monde musical et du PAF ainsi que les portraits très émouvants de ses amis Francis Cabrel, Coluche ou Alain Bashung.
Enigme pour certains, caricature pour d'autres, Hervé Fornéri, né à Nice le 24 avril 1946, a créé Dick Rivers le 24 avril 1961, le jour de ses quinze ans. Cinquante ans au service du rock and roll, des Chats Sauvages à Mister D. Arrivé troisième dans l'ordre d'apparition sur la scène rock française en 1961 après Johnny Hallyday et Eddy Mitchell, Dick conservera cette image « du troisième » durant toute sa carrière, y compris auprès des journalistes, quel que soit le classement de ses succès dans les hit-parades. Il a souffert de ces longs moments sans exposition et en souffre encore. Il raconte, sans amertume.
Car Dick Rivers est hors système, il n'est jamais rentré dans le moule du showbiz français et des habitudes de ses homologues. Dick Rivers n'a pas de clan ou de producteurs vedettes. Il trace son chemin en solitaire. Fidèle au rock et à ses choix musicaux – sans concession – il n'est ni auteur ni compositeur : c'est un interprète fier de l'être. Dick dépend donc des chansons qu'on lui propose. Les passages à vide de sa carrière n'ont pas été prétextes à sauter sur les modes et les tendances.

On découvre ici un Dick Rivers solide et sincère ; mais aussi fragile et frustré, pudique et honnête, égocentrique et agaçant, égoïste et généreux, tendre et macho. Les entretiens évoquent sans retenue sa carrière, sa vie privée, ses femmes et amours, des erreurs, des défauts, des ratages et des embellies, du passé et de l'avenir. Il se livre sincèrement au jeu de la vérité."

Dick Rivers, Mister D - Entretiens avec Sam Bernett, éd. Florent Masson, oct. 2011,  192 pp, 19,9 €

 

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les_dolce_01.jpg"Les aventures de la dernière famille de magiciens au monde.
New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s'approprier les sous-sols de la planète, développe l'idéologie d'un âge d'or à venir pour l'usage exclusif d'une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l'humanité ordinaire. L'humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas de gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?
Seuls des êtres très particuliers, dont l'existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s'opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu'une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce.


Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l'heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l'école. C‘est la fin d'un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu'une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféreraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l'aïeul, véritable bible des âges passés, n'a plus toute sa tête.


Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l'abri et inconscients des enjeux planétaires qu'engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n'avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d'un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d'agir à distance sur la matière. Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l'errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant."

Les Dolce. La route des magiciens Frédéric Petitjean, tome 1, Ed. Don Quichotte, oct 2011, 538 pp, 19,9 €

 

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Diane Rauscher-Kennedy, née en Angleterre de parents Anglo-Saxons et d'horizons aussi différents que célèbres, a vécu son enfance au sein d'une famille aristocratique qui vivait d'une façon déjantée. Et puis un jour, tout bascule ! Son univers s'effondre et elle doit faire face à la réalité d'une nouvelle vie difficile, mais qui lui permettra de réaliser qu'elle a tant gagné en perdant tout...

Note de l'éditeur
Les Carnets d'une bourgeoise déchue nous plonge dans l'aventure incroyable de Diane Rauscher-Kennedy, les histoires farfelues sur sa famille, sa vie de femme au foyer et son manque total de respect des bienséances et des codes des grandes familles. Armée de sa plume humoristique, elle nous concocte un récit d'une vie de grandeur matérielle mais aussi de profonde misère morale et sentimentale... Un récit autobiographique qui lui permet aussi de balancer quelques vérités bien dérangeantes sur un ton malicieux...

L'auteur
Épouse, mère et femme d'intérieur pendant plus de 40 ans elle voit sa vie basculer à 60 ans et en 24 heures chrono ! Elle devient alors artiste peintre, spécialiste des catastrophes les plus inimaginables... Particulièrement culottée et avec un sarcasme décapant, elle raconte dans ses mémoires son enfance de conte de fée et les incroyables tribulations auxquelles elle a su faire face avec humour et ironie.

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"L'affaire Flamenco, dont l'intrigue se déroule entre Paris, Sichuan et Dakar, raconte l'histoire d'un lieutenant français d'origine sénégalaise, Mbaye, chargé de mener l'enquête sur le meurtre d'une jeune danseuse de Flamenco retrouvée sans vie sur le pas de sa porte. Une affaire à première vue assez banale, d'autant plus que le copain de celle-ci s'est mystérieusement évaporé. Pourtant, les premiers indices semblent conduire aux plus hautes instances de l'Etat...

Note de l'éditeur
À travers ce roman, l'auteur nous dépeint sans réserve une toile réaliste de la société française. Une intrigue parfaitement ficelée, un « colonel » controversé, des agents secrets méticuleux, un lieutenant de police ordinaire, des personnages bien campés et un style percutant font de ce roman un excellent polar dont le rythme est habilement soutenu.
L'affaire Flamenco est plus qu'un simple roman policier, il est aussi une invitation au voyage au pays de la Téranga et à la découverte de la culture sénégalaise." 
 
L'affaire Flamenco. une tache sur le tee-shirt, Richard Joffo, thriller, Phoenix Press International, 222 pp, 19 €
 
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francesca_01.jpgRome, été 1492. Une époque troublée pour la chrétienté, qui s'est rendue coupable quelques mois auparavant de promulguer l'édit décrétant l'expulsion de tous les Juifs d'Espagne. Mais la cité éternelle s'émeut moins de leur sort que de celui du pape, Innocent VIII, dont on dit qu'il est mourant. Cette nouvelle attise pourtant davantage les ambitions qu'elle ne suscite la prière.
Au service de la famille des Borgia depuis toujours, Francesca apprend la mort de son père (l'empoisonneur attitré de la famille) dans des circonstances douteuses. Commence alors pour elle une quête de vengeance, qui la pousse à prendre la suite de son père.
Ses recherches vont lui faire découvrir que l'expulsion des Juifs d'Espagne n'est que le prélude à des actes plus monstrueux encore et que le pape, à la santé déclinante, compte bien autoriser depuis le Vatican. Il s'agit à présent de le neutraliser, tout en aidant Rodrigo Borgia, son maître, à être élu pape par le conclave.
 
 

Francesca. Empoisonneuse à la cour des Borgia, Sara Poole, roman, ma éditions, novembre 2011, 416 pp, 19,9 €

 

07:00 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 octobre 2011

Quatrièmes de couverture

Le mois d'octobre va  s'achevant -

Revue de presse de quelques ouvrages passés entre mes mains, dont je vous livre l'argument - tentant -  faute d'avoir pu les découvrir plus amplement,...

Je le regrette amèrement...

 

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"Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ?Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même.Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…"

 

Le Turquetto, Metin Arditi, roman, Actes Sud, août 2011, 288 pp, 17,5 €

 

 

Premier roman:   Dans l'Ouest américain au début du XXe siècle et en Angleterre de nos jours, l'histoire poignante d'un secret de famille courant sur plusieurs générations. Une véritable saga littéraire, portée par une construction subtile et une écriture délicate. L'Héritage ou comment le choix d'une vie peut avoir des répercussions aussi douloureuses qu'insoupçonnées.


 

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"L'Ouest américain au début du XXe siècle et la vieille aristocratie anglaise de nos jours, deux époques pour évoquer le destin d'une famille brisée par les non-dits. Un premier roman à l'écriture délicate, dans la lignée d'une Kate Morton ou d'une Maggie O'Farrell.

Quand elles étaient enfants, Erica Calcott et sa soeur Beth passaient toutes leurs vacances à Storton, le manoir de leur grand-mè

re Meredith. Jusqu'au jour ou leur cousin Henry disparaît, brisant d'un coup la famille et plongeant Beth dans une intense dépression.

Vingt-cinq ans plus tard, Meredith vient de mourir et les soeurs Calcott reprennent le chemin de leur enfance. Tandis que Beth s'enfonce davantage dans la souffrance, Erica entreprend de trier les affaires de leur aïeule et tombe sur une photo de leur arrière-grand-mère Caroline avec un petit garçon dans les bras. Qui est-il ? Et, surtout, qu'est-il devenu ?

 


Erica décide de fouiller l'histoire de ses ancêtres, et notamment celle de Caroline. Elle est loin d'imaginer qu'elle s'apprête à mettre au jour leur véritable héritage, un secret si douloureux que quatre générations plus tard, les soeurs Calcott en portent encore le fardeau..."

L'Héritage ,  Katherine Webb, roman, traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter, Belfond, oct.2011, 423 pp, 22 €

 

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"Le royaume de France, au début du XIVe siècle. M. Justice de Mortagne, de son nom Hardouin cadet-Venelle, est le cadet d'une famille de bourreaux.

La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. À la mort de son frère aîné, il est contraint de reprendre la charge de bourreau, devenant à son tour M. Justice de Mortagne. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s'il n'en tire aucune « satisfaction ». Après tout, ce n'est pas lui qui a prononcé la sentence... Jusqu'au jour où, en place publique, M. Justice de Mortagne sangle au poteau du bûcher une jeune femme, Marie de Salvin, jugée coupable d'avoir gravement calomnié un noble en l'accusant de viol. La culpabilité de Marie ne fait aucun doute dans l'esprit d'Hardouin. Pourtant, quand il apprend qu'elle disait la vérité, il se sent pour la première fois complice de meurtre. Combien en a-t-il ainsi commis, par le passé, en refusant de les voir ?


Rétablir la justice devient alors une nécessité. Le désir de rédemption, son urgence, mais aussi un lien naissant, particulier et confidentiel avec Dieu poussent Hardouin à enquêter sur d'anciennes exécutions – dont celle de Marie – et à s intéresser à chaque nouveau condamné. Sa nouvelle mission: rétablir la vérité et condamner les vrais coupables.

Les enquêtes de M. de Mortagne- Bourreau Tome 1 - Le Brasier de justice, Andrea H.Japp, roman, oct .2011, 416 pp, 21 €


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"Mayfair, Londres, été 1911. Lord et lady Rotherfield s'apprêtent à recevoir la haute société anglaise dans leur somptueuse demeure de Berkeley Square, pour le bal des dix-huit ans de leur fille Victoria. Artiste, idéaliste mais décidée à faire un beau mariage, la jeune fille ne veut pas manquer son entrée dans le monde. Pourtant, elle est en colère. Sa soeur Evangeline, vingt ans, a disparu. Dans la matinée, celle-ci s'est rendue à l'une de ces abominables réunions de suffragettes dont elle n'est toujours pas revenue. C'est Julian, le frère aîné, qui la retrouve enfin derrière les barreaux d'une sordide prison de Bermondsey, l'un des quartiers ouvriers de l'East End où couve la révolte. Julian n'apprécie guère le comportement de sa soeur, lui, l'héritier de la dynastie, prisonnier d'une vie qu'il n'a pas choisie mais dont il assume les contraintes par sens du devoir. Il ne comprend pas plus Edward, son frère cadet, qu'il juge égocentrique et inconscient. Homme à femmes, charmant dilettante et passionné d'aviation, Edward a des dettes de jeu. Pour les honorer, il doit remporter le premier prix d'une course d'aviation et vaincre son plus grand rival, le Français Pierre du Forestel, un jeune homme aussi séducteur et fantaisiste que lui.
Tous appartiennent à l'élite de leurs pays, et tous sont fiers de leurs héritages ancestraux, confiants dans leur avenir. Mais peu décèlent les failles qui sont déjà apparues dans leur mode de vie. En Angleterre, l'aristocratie a entamé son déclin depuis trente ans, des réformes sapent son pouvoir politique et économique alors que le pays est agité par des émeutes. En France, la vieille noblesse, affaiblie, n'est déjà plus aux commandes et subit de plein fouet les mutations d'une société moderne, traversée notamment par la laïcisation violente née de la loi de Séparation des Églises et de l'État. Guidés par les mêmes principes d'honneur et de devoir, les uns et les autres vont affronter le cataclysme d'une guerre qui sera aussi leur chant du cygne. Et ce sera alors aux femmes, parmi les ruines de leurs illusions, de réinventer un monde nouveau."

Dernier été à Mayfair, Thesesa Révay, roman, oct 2011,  éditions Befond, 480 pp, 21 €

 

couvL0852.jpgLorsque mon jeune fils reconnu la « vierge à l’enfant », accomplie selon celle de mon maître Rogier Van der Weyden, il la loua comme on bénit, la grâce chevillée au corps.

Père j’étais devenu, offrant mon art, mon savoir, mes entrailles. Le patrimoine sur terre comme au ciel.

L’esprit porte les âmes bienveillantes afin qu’elles témoignent au-delà du temps, par l’art, la prière, inséparables des actes posés justes et droits.

Ainsi sent-on la beauté du monde, de l’œuvre quotidienne à l’enfance. Aimer, éduquer, élever, accomplir. Tel est l’ouvrage des maîtres, des pairs, du berger.

Un berger,  Christian Guignard, essai, ée. Baudelaire, sept 2011, 240pp, 18 €


Que les vacances vous donnent goût et joie de ces lectures

AE



 

 

07:34 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13 octobre 2011

Vendredi 13

 

Parution triple, ce jeudi 13 octobre, aux Editons La Branche et Agora Films d'une nouvelle collection de romans,

Vendredi 13

13 romanciers déclineront autour de cette date fétiche des récits destinés à une adaptation audiovisuelle.

Trois publications entament le bal, à savoir:

Close-Up, de Michel Quint, L'arcane sans nom, de Pierre Bordage et ...Samedi 14, de Jean-Bernard Pouy.

En voici les arguments, extraits du site de l'éditeur.

 

close_up_01.jpg

"Au Quolibet, dans un cabaret miteux de Lille, Miranda fait un numéro humoristique de voyance. Un soir, elle reconnaît dans le public un important promoteur qui lui a causé du tort autrefois. Décidée à se venger, elle lui prédit sa mort avant le vendredi 13. L'homme est très vite victime d'une tentative de meurtre. Poursuivi, il se réfugie auprès de Miranda pour qu'elle lui prédise le danger a tout instant. Elle se retrouve à le protéger, à risquer sa vie pour ce type qu'elle hait et dont elle souhaite la ruine."

Close-Up, Michel Quint, polar, Editions La Branche, coll. vendredi 13, 208 pp, 15 €

 

 

 


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"Sahil, jeune déserteur de l'armée afghane, réfugié à Paris, est recruté pour exécuter une jeune femme, un vendredi 13. Se rendant compte qu'il est victime d'une machination, Sahil va peu à peu se retrouver embarqué dans une folle équipée, en compagnie d'une adoratrice de Satan et d'une fillette Rom mystérieuse, pourchassé par des Russes qui ont vendu leurs âmes au Diable."

 L'arcane sans nom, Pierre Bordage, polar, Editions La Branche, coll. vendredi 13, 224 pp, 15 €

 

 

samedi_14_01.jpg

Alors que Maxime s'était rangé des voitures et retiré à la campagne, voilà que, sous prétexte que ses voisins sont les parents du nouveau ministre de l'Intérieur, les CRS viennent lui chatouiller les arpions et piétiner son potager. Mais on ne réveille pas impunément un ancien terroriste à la retraite! Surtout un vendredi 13.

Samedi 14, Jean-Bernard Pouy,  polar, Editions La Branche, coll. vendredi 13, 176 pp, 15 €



07:33 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12 octobre 2011

Petit guide des transports à l'usage du trentenaire amoureux

9782916499574FS.jpgUn recueil de sept nouvelles, "sept portraits de Loana Brens" l'amour de jeunesse que le narrateur retrouve, trentenaire installé dans une vie  de famille souriante, entouré d'enfants et d'une femme aimante.

Précipité dans une conversation dont il ne perçoit qu'un interlocuteur, le lecteur est entraîné dans une quête amoureuse dont il ne saisit pas la fin.

"Quelques émois géographiques à travers la rétine sensible d'un trentenaire sans souci - à part Loena, Llona, Luna, Lowina, Elvina, et cette quête idéale de la moitié manquante, omniprésente, envahissante.."

AE

Petit guide des transports à l'usage du trentenaire amoureux, Manu Causse, nouvelles, Ed. D'un Noir si Bleu, sept 2011, 216 pp, 16,5 €

23 septembre 2011

Quatrièmes de couverture

Septembre a tant bien entamé sa carrière que l'automne vient d'entrer sans frapper.

Les parutions s'amoncellent sur mon  bureau, chatouillant le plafond, de leurs piles altières.

Un constat: je ne pourrai assouvir tous mes appétits de lecture.

Afin de ne pas brimer votre attente, je vous propose quelques quatrièmes de couverture de ces ouvrages passés en mes mains et vous invite cordialement à m'adresser la chronique des lectures qui vous auront séduits.

" Chassé parcouv-cleo-1C.jpg sa femme, le narrateur quitte le domicile conjugal pour arrêter sa voiture quelques mètres plus loin. Dans son hébétude survient le souvenir d'une vieille amie de son père, qui a marqué toute son enfance d'une empreinte ambiguë et a sans doute conditionné l'adulte qui'l est (si peu) devenu.

A la lumière de ce personnage, toute une vie défile en pagaille, depuis les premiers vagissements durant la guerre de 40  jusqu'à cette trahison d'une autre femme, cette plongée dans le marasme psychique, ce meutre dont on peut se demander s'il a vraiment eu lieu ou n'était qu'un fantasme.."

Madame Cléo, Michel Joiret, roman, M.E.O éditions, sept.2011, 166 pp, 17 €

 

 

 

 

 

Parution ce 21 septembre de :

 

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 "1860. Après trois mille ans d'histoire, le Céleste Empire s'effondre.
Seul le Maître peut encore venir à bout des maux qui le rongent. Pour détruire ce vice empereur de Chine qui conteste son pouvoir, l'impératrice Ts'eu-hi va utiliser le plus terrifiant des poisons : l'amour.


Sacrifier l'Empire ou sauver celle qu'il aime, le Maître n'a pas d'autre choix. En essayant de sortir de ce piège machiavélique, il va entraîner Yuna, sa fille, dans la plus bouleversante des épopées.
Des guerres de l'opium à l'incendie du palais d'Été, et à la révolte des Boxers, les derniers soubresauts du Céleste Empire racontés par une femme qui, au soir de sa vie, entreprend de dire toute la Chine en une histoire si vraie qu'elle en paraît incroyable."

A l'encre de Chine. Livre 1, roman, Christian Lejalé, roman, Ed. Imagine, sept 2011, 210 pp, 15,5€

(Le livre 2 est prévu pour le 24 janvier 2012)

 

 

Parutions, ce 22 septembre de :

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Écrit par un ancien bandit - surnommé "le diable" Jean-Claude Kella a suivi l'ascension classique du petit délinquant avant de monter à Paris et rejoindre le Milieu - le récit véritable d'un hold-up d'anthologie. 146 millions de francs dérobés, dont 139 sont encore dans la nature.

Quatrième de couverture:

" Toulon, décembre 1992. Il y a Manu, l'homme sans histoire, qu'un groupe d'individus contraint un jour de participer à un casse d'envergure. Pourquoi lui ? Parce qu'il est vigile à la Banque de France. On a pris sa femme et son jeune enfant, on lui a passé une ceinture d'explosifs à la taille, et le voilà plongé dans un monde effrayant, dont il devient sans l'avoir voulu le maillon essentiel : il ouvrira aux truands les portes de la banque.


Et puis il y a Marc, le cerveau du hold-up, qui a monté l'opération et la dirige de l'extérieur, mais nourrit depuis le début le sentiment qu'elle va mal tourner. Il s'obstine pourtant, sans savoir pourquoi, jusqu'au moment où il ne peut définitivement plus reculer.


Hold-up est le récit d'une machine infernale. Ou comment des hommes et des femmes se trouvent pris dans un engrenage qui finit par les dépasser. Dans l'espace confiné de la banque, le temps est suspendu, les relations exacerbées : chacun des protagonistes cherche à protéger ses intérêts, tout en nouant avec les autres des liens empreints à la fois de respect et de haine. Mais tous les personnages ont beau s'agiter dans leur bocal, le ressort de la tragédie est bandé et nul ne peut plus arrêter le cours de l'histoire. Dans ce témoignage fiction où les regards des deux héros, Manu et Marc, sans cesse se croisent et se répondent, Jean-Claude Kella démonte, avec l'habileté du romancier et la précision de l'ancien braqueur, un casse monumental.

Hold Up, Jean-Claude Kella, essai, Ed. Don Quichotte, sept 2011, 238 pp, 16,9 €

 leviathan_01.jpg

"Il est des révélations auxquelles l'esprit humain ne saurait se frotter sans chanceler.

1984, aux larges des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête hivernale, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés de cette catastrophe, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître sous ses yeux.


2011, Los Angeles. Michael, devenu adulte et père d'un petit garçon, est un homme tempéré et attaché à ses responsabilités familiales. Pourtant, il nourrit à l'égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l'appréhension et la culpabilité d'abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l'Antarctique. L'occasion pour lui de consolider sa position au sein de l'unité scientifique du professeur Briard et, plus obscurément, de surmonter enfin ses phobies.


Il ignore cependant que sa quête personnelle va avoir des répercussions inattendues au sein d'une puissante organisation secrète, dont il ignore jusqu'à l'existence : le Comité... et chez l'un de leurs agents : Megan, sa femme.


Car Megan, alias Masha, mène de son côté un triple jeu. Épouse aimante et mère du fils de Michael, elle cache, sous une activité professionnelle envahissante qui lui sert de façade, un tempérament de guerrière. Chargée par le Comité de veiller à la bonne marche d'une machination dont elle est complice, elle oeuvre pour un complot dont l'enjeu, l'objet et le principal adversaire ne sont autres que son mari. Les directives sont claires : le chercheur, auprès de qui elle a été placée pour l'encadrer strictement, ne doit jamais atteindre l'Antarctique.

Note de l'éditeur

Une aventure scientifique, surveillée par des êtres dont les pouvoirs transcendent les capacités humaines, et qui suscite d'anormales inquiétudes dans un cercle de pouvoir occulte. Une paradoxale histoire d'amour entre mari et femme qui ne sont ni l'un ni l'autre ce qu'ils paraissaient être. Leur mariage est fondé sur une double trahison mais chacun a besoin de l'autre pour progresser. Le premier volet d'une trilogie, intitulée Léviathan, à la jonction du thriller et du roman initiatique"

Léviathan.  La chute (vol. 1), Lionel Davoust, thriller, Ed. Don Quichotte, sept .2011, 404 pp, 19,9 €

 

Paru ce 14 septembre

nouvelles_petites_lecons_d_economie_pour_ceux_qui_doutent_des_promesses_qu_on_leur_fait_01.j_1.jpg"Une campagne présidentielle, c'est un festival de publicités mensongères. Chaque candidat y va de sa promesse pour séduire sa « clientèle » ou en appâter une nouvelle. Pour ceux qui doutent de ce qu'on leur raconte, ces Nouvelles Petites Leçons sont là pour y voir clair. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est faux ? L'économie ne ment pas. Mais elle a ses contraintes. Ceux qui les ignorent exposent le pays à de sérieux déboires. Voyez la Grèce, le Portugal...
Beaucoup de réformes sont possibles. Encore faut-il qu'elles soient cohérentes. Encore faut-il qu'elles tiennent compte des réalités européennes et mondiales. Avec le talent de pédagogue qu'on lui connaît et son expertise de l'actualité économique, Jean-Marc Sylvestre explique les changements dans lesquels nous sommes pris. Il démonte les utopies dangereuses – la démondialisation, la décroissance, le nationalisme, la xénophobie, la sortie de l'euro. Il donne les clés pour comprendre les enjeux, notamment européens et franco-allemands, devant lesquels se trouvera celui ou celle que les Français éliront.
Ces Nouvelles Petites Leçons sont un outil de décryptage des discours politiques et offrent un « Quiz de la cohérence » des affirmations économiques en période de campagne présidentielle. Grâce à cet ouvrage, les lecteurs pourront faire leur choix en connaissance de cause."

Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait, Jean-Marc Sylvestre, Document, Editions Flammarion, septembre 2011, 360pp, 18 €

Paru le 15 septembre

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"Le 12 mai 2011, John Demjanjuk, 91 ans, a été jugé coupable de complicité dans l'extermination de 28 060 Juifs en tant que gardien du camp de Sobibor, en Pologne. Condamné à 5 ans de prison, il est sorti libre du tribunal, après l'énoncé du verdict. Ce procès historique s'est ouvert le 30 novembre 2009 à Munich. C'est sans doute le dernier grand procès d'un criminel nazi.

Condamné à mort en Israël en 1988, sur la base d'accusations selon lesquelles il aurait été gardien au camp de Treblinka, John Demjanjuk a été acquitté en 1993 par la Cour suprême israélienne en raison de doutes sur son identité. De retour aux États-Unis, il fit l'objet d'un nouveau procès en 2001 pour avoir servi dans des camps, avant de se voir déchu de sa citoyenneté américaine.
Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-onze ans, il a été condamné par le parquet de Munich pour complicité dans le meurtre de 28 060 personnes, cette fois au camp de Sobibor. L'ancien ouvrier automobile de Cleveland a nié jusqu'à la fin de son procès les charges à son encontre, affirmant avoir été simple soldat dans l'Armée rouge et prisonnier parmi tant d'autres dans un camp nazi à partir de 1942.
L'affaire Demjanjuk est la première action judiciaire en Allemagne contre un « trawniki », ces gardiens de camps recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques. Jusqu'alors, la justice internationale avait poursuivi les têtes pensantes du régime hitlérien – Goering, Hess –, avant de s'attaquer à ses cadres – Eichmann, Papon –, puis aux hommes de terrain, gradés et soldats SS. En condamnant Demjanjuk, elle reconnaît la responsabilité des plus bas exécutants, sans lesquels l'entreprise d'extermination n'aurait pu fonctionner à une telle échelle.
Ce livre retrace le dernier grand procès du nazisme. L'occasion pour l'Allemagne d'écrire l'une des ultimes pages d'une histoire commencée il y a plus de soixante ans avec le procès de Nuremberg."

Le Dernier Procès, Nicolas Bourcier, Document, Don Quichotte Éditions, sept.2011, 312 pp, 18,9€

 

9782714450067.gif"La vie de Carlo Botero, instituteur à la retraite, s'égrène lentement : tous les matins, ce même réveil solitaire, ces discussions absconses avec Staline, son chat, et la lecture du journal, cette longue-vue braquée sur un monde qu'il ne comprend plus.
Et puis, un jour, comme pour l'arracher à sa torpeur, sa fille Stella dépose un revolver sur sa table.
Chargé de la débarrasser de Pepito, son misérable époux, Botero erre dans les rues sombres de Turin. Jusqu'à ce que son chemin croise celui de Raffaele Cardoso. L'homme vient de Calabre pour réaliser une promesse...
Unis par l'infortune, l'intellectuel turinois et le rustre calabrais vont se confronter, se jauger, s'apprécier et entamer ensemble une danse macabre qui n'est autre qu'un formidable élan de survie..."

Note de l'éditeur: La redécouverte d'un roman magistral, par l'une des plus grandes signatures de la littérature italienne d'après-guerre. Dans le Turin crépusculaire et décadent des années 1970, un périple bouleversant, fait d'ombre et de lumière, une magnifique réflexion sur le courage de vivre et de mourir

Mon fère italien, Giovanni Arpino (trad. de l'italien par Nathalie Bauer), roman, Belfond, 228 pp, 16,5 €

 

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"Des paysages grandioses de l'Himalaya à la nouvelle Lhassa ressuscitée dans le Colorado, des monastères tibétains dévastés par l'invasion chinoise aux somptueux sommets du Ladakh indien, un roman palpitant qui allie aventure au bout du monde, trahison amoureuse et douloureuse quête d'identité.

À Vancouver, Daniel, pilote d'hélicoptère, est inquiet pour sa fille Rosie. Tourmentée par le récent divorce de ses parents, celle-ci fait des cauchemars dans lesquels son père court un terrible danger.
Alors qu'il essaie tant bien que mal de la rassurer et de lui redonner un équilibre, Daniel, qui se croyait orphelin, reçoit une incroyable nouvelle : son père est bien vivant et le réclame à son côté.
Au chevet du vieil homme, Daniel se voit confier une mission qui le conduira aux portes du lointain Tibet, à la recherche d'un mystérieux bouddha d'or très convoité. Au coeur d'un voyage aussi fascinant que périlleux, Daniel va prendre tous les risques pour accomplir son destin et découvrir enfin le secret de ses origines..."

 

Note de l'éditeur: Des forêts canadiennes aux montagnes tibétaines, la quête d'un homme confronté aux exceptionnels dons de voyance de sa petite fille et à un passé dont il ignore tout. Secrets de famille explosifs, courses poursuites haletantes et voyages à l'autre bout du monde, un roman d'aventure palpitant sur les liens du sang.

 

La petite fille aux nuages noirs, Kitty Sewell (trad. del'anglais par Pascale Haas), roman, Belfon, sept.2011, 400p 21,5 €



05:44 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 août 2011

Le secret du masque maya

9782258086463FS.jpgProfitons des quelques derniers jours  - hélas - de nos Estivales de l'Ermitage pour évoquer un roman, paru le 7 juillet, aux Editions des Presses de la Cité.

En voici l'argument (aimablement communiqué par l'éditeur):

"Conservatrice au département des antiquités égyptiennes du Louvre, Nicole Pascal est appelée à expertiser un trésor mis au jour au Mexique, sur lequel des inscriptions mayas ont été découvertes. Nicole comprend rapidement que celles-ci mènent au masque de jade qui, selon la légende, renfermerait l'ensemble des pouvoirs et des connaissances des dieux mayas. La légende dit aussi que le masque ne reviendra aux mains des hommes que lorsque les dieux auront jugé le moment opportun. L'interprétation complexe du calendrier maya sera donc déterminante pour calculer la date à laquelle cet événement aura lieu. Pour résoudre cette énigme, Nicole devra affronter bien des périls dans une jungle luxuriante où les frontières entre l'homme et l'animal semblent parfois s'estomper..."
 
L'auteur: Juan Martorell est né à Madrid. Après avoir enseigné la géologie à l'Université, il a créé une entreprise d'art graphique.

07:05 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

10 juin 2011

Revue de presse de la semaine

 Un thriller  à vous mentionner, en notre revue de presse de la semaine. L'actualité se fait plus calme : vous m'en voyez -provisoirement - ravie.

L'argument:

"Huit jours avant le solstice d'été, un homme est massacré sur le site antique de Stonehenge, au cours d'un sacrifice à glacer le sang, devant une assemblée de fidèles cagoulés. Quelques heures plus tard, l'un des plus célèbres chasseurs de trésors du monde se suicide dans son manoir. Il laisse à son fils, l'archéologue Gideon Chase, avec lequel il était brouillé, une mystérieuse lettre. Formant équipe avec une intrépide policière du Wiltshire, Gideon ne tarde pas à découvrir une société secrète – une antique légion internationale entretenant depuis des millénaires le culte de Stonehenge. Avec à sa tête un nouveau chef charismatique et impitoyable, la secte accomplit maintenant des sacrifices humains rituels dans une terrifiante tentative pour percer le secret des pierres. Truffé de codes et de symboles, parcouru d'un suspense sans relâche et de détails fascinants sur l'histoire d'un des lieux les plus mystérieux du monde, Les héritiers de Stonehenge est un thriller à succès capable de rivaliser avec le meilleur de Dan Brown." (communiqué de presse)

La note de l'éditeur:

"Le genre du « conspiracy thriller » s'est déjà attaqué à Léonard de Vinci, à l'Atlantide et aux pyramides – mais jamais, jusqu'à présent, à Stonehenge. Construit autour d'un concept rivalisant avec les plus importants ouvrages du genre, ce roman éblouira quiconque s'intéresse à l'un des mystères les plus fascinants du monde."

Les héritiers de Stonehenge, Sam Christer, Traduit de l'anglais par Véronique Gourdon, thriller, Ma Editions,
mardi 7 juin 2011, 19,90€ / 456 pp

06:36 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18 mai 2011

Revue de presse de la mi-mai

L'actualité littéraire ne déchante pas qui m'invite à vous proposer en ce mi-mai notre traditionnelle revue de presse de la fin du mois. Ces livres, passés en mes mains,  dont je vous..livre déjà les notes d'éditeur espérant  pouvoir vous rendre compte, par la suite,  d'une lecture plus personnelle.

Trois parutions conjointes - ce 5 mai-  aux Editions Don Quichotte:

1. resistances_01.jpgPour Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, la démocratie, patrimoine universel, ne s'arrête pas aux frontières du monde occidental.

La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'État de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ?
Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l'homme ne s'appliquent pas facilement à l'Asie, l'évolution de la Birmanie vers la démocratie n'a rien d'évident. Ce n'est pas l'avis d'Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l'homme ont valeur universelle. Loin d'un apprentissage de la démocratie, c'est d'un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n'ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie.
Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue « un rôle extrêmement important (...) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée. »
Le respect quasi unanime manifesté à l'endroit d'Aung San Suu Kyi n'a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues. Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu'une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu'Aung San Suu Kyi – favorable au maintien des mesures existantes – partageait leurs conceptions.

Résistances. Pour une Birmanie libre. Info Birmanie et Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, essai, éd. Don Quichotte, mai 2011, 190 pp, 11,9€

2.les_110_propositions_1981_2011_01.jpg

À la veille du 30e anniversaire du 10 mai 1981, date fétiche de la victoire de la gauche, et de la présidentielle de 2012, les « 110 propositions » fonctionnent comme un révélateur.

Avec le Programme du Conseil national de la Résistance, rédigé en 1944, ou le Programme commun de la gauche, élaboré au début des années 1970, les « 110 propositions » préparées par le PS pour la présidentielle de 1981 constituent une étape majeure dans l'histoire de la gauche et dans les projets de transformation sociale qu'elle a proposés au pays.
Ces propositions, qui tendaient à engager un vaste plan de relance ou à nationaliser une partie des grands moyens de production, de la banque jusque dans l'industrie, les voilà, avec trente ans de recul, qui font office de miroir.
Il suffit de les prendre une à une pour s'en convaincre. Quelles que soient les maladresses, les hypocrisies ou les habiletés qui ont présidé à leur élaboration, elles portaient une part du rêve. Comme Les Jours heureux – titre sous lequel a été publié le Programme du CNR – a fait rêver la France résistante.
Dans ces « 110 propositions », il faut donc, aujourd'hui, se replonger.
À leur lecture, en effet, on mesure à quel point, en trois petites décennies, le monde a radicalement changé. Adieu les politiques de relance, la défense des services publics, le relèvement des minima sociaux, du salaire minimum... Article par article, on voit à quel point l'État a reculé face aux marchés. À quel point aussi les politiques publiques ont été appauvries et le modèle social démantelé. Pour quiconque fait le va-et-vient entre hier et aujourd'hui, elles permettent de mesurer l'ascendant que le capital a pris sur le travail, les formidables flexibilités et précarité que le monde du travail a subies.
Du même coup, l'effet de miroir est encore plus important. Alors que la gauche avance vers la présidentielle de 2012 dans une situation inquiétante de division, alors que les socialistes sont minés par des sensibilités innombrables et tout autant d'ambitions individuelles, la plate-forme socialiste a cette autre utilité. Même si certaines ont vieilli quand elles ne sont pas devenues obsolètes, les « 110 propositions » permettent aussi d'apprécier ce que sont devenus les socialistes. Les rêves que quelques-uns continuent de porter, défendant encore certaines de ces « 110 propositions », même amendées. Ou les renoncements auxquels d'autres ont au contraire cédé. Car si les socialistes espéraient jadis « changer la vie », c'est la vie qui, trop souvent, les a changés.

Les 110 propositions 1981-2011, Manuel critique à l'usage des citoyens qui rêvent encore de changer la vie, Document, Don Quichotte Éditions, mai 2011,  9,90 €, 168 pp.

3.foot_01.jpg

Un dictionnaire rock, historique et politique du football.
Le Donqui Foot passe en revue tout ce qui relie l'histoire du ballon rond à l'Histoire des hommes, depuis le jour où les premières règles en furent posées. Grâce à de multiples entrées, il illustre les trois siècles que le football a traversés : le XIXe, celui du « people's game » aristocratique, devenu sport ouvrier et populaire ; le XXe des footballs nationalistes qui évoluent en sports de masse mondialisés ; enfin, le XXIe du « foot business », cette discipline dont les outils, les équipements et la représentation sociale n'ont plus rien à voir avec les origines.
De « Ajax » à « Zoff » en passant par « Maradona », « Best », « Cruyff », « OM », mais aussi par des prismes inattendus comme « Chaussure », « Cocaïne », « Église », « Entreprise », « Femmes », « FLN », « Ouvriers », « Palestine », « Syndicats » ou « Grève », ce dictionnaire aussi vulgarisé qu'érudit dessine l'histoire et la contre-histoire du football moderne : d'un perpétuel va-et-vient entre le pied et l'esprit, alliant enquêtes inédites et récits édifiants basés pour certains sur des entretiens rares (Michel Hidalgo ou Roger Lemerre), il rend compte des liens entre microcosme du terrain et macrocosme du monde. Et permet d'aborder les rapports que le ballon rond entretient avec les guerres, les luttes contre la colonisation et l'esclavage, les nationalismes, le racisme et l'antiracisme ; mais aussi avec le rock, les avancées technologiques, la science, les luttes salariales, ou encore avec la « pipolisation ».
Qui se souvient de la courte guerre qui opposa le Honduras au Salvador à la suite d'un match de foot ? Qui connaît l'histoire d'Adidas ? L'itinéraire des footballeurs ouvriers de Sedan ? Le drame de Ray Kennedy, l'un des meilleurs footballeurs anglais ? Qui se rappelle Djamel Zidane, Salah Assad et l'épopée algérienne qui finit en tragédie ? Qui sait la vraie histoire de la conception d'un maillot ?
Dans des articles précis et souvent originaux, le passionné revivra des instants connus, mais trouvera aussi cocasseries et informations inédites ; le profane, lui, découvrira un monde insoupçonné d'allégresses collectives, de tragédies et de légendes.

Le Donqui Foot, Dictionnaire rock, historique et politique du football, Document,Don Quichotte Editions,  mai 2011, 496 pp, 19.90 €

Aux Editions, Monéveil, nouveau recueil de poésies de Monique Thomassetie, illustré de croquis et reproductions d'oeuvres picturales de l'auteur:

images.jpg

Un point de sonorité, Un passage palpite 


Monique Thomassetie publie un nouveau recueil de poésies.

                        Et le feuillage au printemps

A la fois reprend

de la plume et du poil

Un point de sonorité.Un passage palpite, Monique Thomassetie, recueil, Monéveil, mai 2011.

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Comme promis, également,  nous publions les propos d'un visiteur du blog envoyés par voie de mail:

Il concerne l'ouvrage, Les corps indécents, (Edilvre 2009)

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"Un livre qui ne laisse vraiment pas indifférent..."Les corps indécents"

(...)Cet ouvrage, très pudique malgré les apparences, vient d'être sélectionné coups de coeurs de la plus grande bibliothèque de Belgique à Bruxelles. Il est aussi coups de coeurs des lecteurs de la bibliothèque municipale de Chirens (France). Plusieurs articles de Presse très élogieux... des milliers et des milliers de consultations internet. Un record ! Merci de faire profiter vos lectrices de cet opus (si elles sont romantiques) et vos lecteurs (même s'ils le sont un peu moins). Bien à vous, GJ Raybaut

Coups de coeur des lecteurs et des bibliothécaires Corps indécents (Les) / Guy Jean Raybaut Edilivre, 2009. - 156 p. Livre passionnant qui retrace beaucoup de valeurs et en plus une belle histoire d'amour.

 J'ai eu la chance de rencontrer l'auteur durant mes dernières vacances à Menton ; ce livre reflète parfaitement sa personnalité. Brigitte

C'est vrai que la couverture de ce livre prête à confusion. Le titre aussi. Somme toute, la nudité peut être considérée comme un symbole de pureté. On ne franchit pas les portes d'un musée pour se rincer l'oeil. Honni soit donc qui mal y pense. L'écriture est sublime, jamais vulgaire, toute en finesse, toute en nuances. Un travail d'orfèvre d'une élégance rare. Que du bonheur ! Les considérations générales sur les travers de notre société apparaissent en filigrane. Elles sont pertinentes et judicieuses. Ce livre bouscule les us et coutumes comme, par ailleurs, la cécité de bien des décideurs responsables. La prise de position en faveur du rétablissement de la peine de mort pour les assassins-tortionnaires d'enfants va donner lieu à bien des controverses. L'islamisation galopante de la France, la prévisible disparition de notre belle culture française, la paupérisation massive de l'Europe ou même le stress au travail vont faire polémique. (C'est sûrement déjà le cas au vu des nombreux sites et commentaires qui signalent - ou font l'éloge - de cet ouvrage). Un récit sobre mais précis qui force la réflexion et l'admiration. Les dernières pages (descente vers la plage de la jeune héroïne, à peine vêtue d'une étoffe légère de ballerine, la nuit, sous les étoiles) semblent sorties tout droit d'un film de Luchino Visconti, tellement c'est beau. Ce livre, délicatement romantique, est le genre d'ouvrage qui ne quitte plus ma table de chevet. Lire et relire des pages et des passages d'une écriture aristocratique pour simplement rêver... et s'enivrer. Elise

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 Paru fin mars, aux Editions Don Quichotte:

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Un ouvrage qui entend dénoncer les dérives du présidentialisme.

Note de l'éditeur: " Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une Présidence de la République, c'est que la République soit aux mains du Président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d'une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d'exception devenu la norme. (....) La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l'onction, pas la conviction.

(...)A chaque revers des oppositions du moment, qu'elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu'elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l'excès d'un Président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l'agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d'autorité contrainte dans ses velléités d'indépendance, système médiatique coincé entre l'oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
(...)Pour refonder, enfin, une République démocratique et sociale. Sociale parce que démocratique.
Aurons-nous, enfin, le courage qu'ils n'ont pas ou plus ? Puisse ce livre y aider."

Le président de trop, Edwy Plenel, essai, Ed. Don Quichotte, mars 2011, 516 pp, 19,9 €

06:21 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 avril 2011

Revue de presse - parutions d'avril et de tout début mai

La fin du mois s'annonce et notre "traditionnelle" revue de presse d'ouvrages que nous n'avons - hélas - pas eu l'occasion de lire encore...

Quelques extraits des communiqués de presse, afin de ne pas vous priver de leur dégustation.

"Imaginez qu'avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal.
Imaginez qu'une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d'entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer.
Imaginez que, arrivé dans votre appartement, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l'autre pour vous assurer d'être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière votre porte, à l'affût du moindre bruit dans la cage d'escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde chez vous. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention.
Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu'il pleuve.
Bienvenue dans l'univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu'à ce qu'un soir elle fasse une mauvaise rencontre..."

Elizabeth Haynes est analyste criminelle pour la police britannique. Comme ton ombre est son premier roman.

Comme ton ombre, Elizabeth Haynes, polar, traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter, Presses de la Cité, avril 2011, 462 pp, 20,8 €

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"Les livres de voyage n'ont jamais été aussi nombreux, mais il est un sujet que les voyageurs les plus fameux n'abordent pas facilement, c'est celui des rencontres amoureuses... Si les grands bourlingueurs sont enclins à raconter les dangers de leurs périples, ils restent très discrets sur leurs liaisons exotiques. Rien ne se prête mieux pourtant aux amours fulgurantes que les voyages à l'autre bout du monde, là où personne ne vous connaît...
Ce livre est à la fois un essai sur l'amour au temps des voyages et le recueil de 15 histoires vraies montrant les formes extrêmes que peut prendre la passion amoureuse, lorsqu'on est de passage en terre étrangère. Dans la première partie du livre, l'auteur passe en revue les grands noms de la littérature de voyage qui ont vécu ou relaté leurs liaisons au fil des siècles, de Stevenson à Nicolas Bouvier, et livre ses réflexions sur le sujet. Les récits de la seconde partie du livre mènent le lecteur de l'océan Pacifique à New York, de l'Islande à la Namibie, en passant par Téhéran, les Samoa ou le lac Titicaca.

Note de l'éditeur:
L'art de ce livre est de prendre deux des plus vieux sujets du monde, le voyage et l'amour, pour les présenter sous un jour nouveau. Quinze voyageurs (journalistes, libraire, officier, professeur, publicitaire...) racontent un moment puissant qui a marqué leur vie, lorsque, à l'autre bout du monde, tout est soudainement devenu possible.

L'auteur
Née en Tunisie, Yaël König arrive en France à l'âge de huit ans. Elle s'installe avec sa famille en Anjou, où elle passe son adolescence. Passionnée dès l'enfance par l'écriture, premier prix de poésie à 16 ans, elle ne cessera jamais d'écrire. Après des études de Lettres, d'Anglais et de Psychologie, elle enseigne la Littérature à Angers, à Nice et en région parisienne. Dans le même temps, elle anime des émissions littéraires à la radio : RCJ, Radio J, Radio Île-de-France, RCN et Radio Côte Sud. Elle vit également quelques années à Londres et à Amsterdam où elle publie des chroniques littéraires dans Los Muestros et Israël Magazine. De retour en France, elle devient directrice de la collection Terra Hebraïca (éditions Romillat), directrice éditoriale aux éditions de l'Archipel et dirige la maison d'édition Raphaël. Elle est l'auteur de sept romans, deux livres jeunesse, d'un document sur la pédophilie (paru en 2004) et a récemment dirigé un essai sur l'affaire Ilan Halimi.

 Les Amours de voyage, Yaël Kônig, récits, éditions Yago, avril 2011, 264 pp, 18 €

 

A paraître en ce tout début mai, aux éditions M.E.O - Notes de l'éditeur:

arton203.jpgPremière oeuvre de Marie Niyonteze (d'origine rwandaise), ce récit autobiographique décrit son arrestation atbitraire au Rwanda en 1990, son séjour et accouchement à la prison de Ruhengeri et en d'autres lieux de détention, l'exécution de son frère et de nombreux autres Tutsis et Hutus, le massacre de sa famille en 1994, son retour semi-clandestin au Rwanda aux fins de rendre hommage aux dépouilles des siens et de les enterrer selon la tradition..

 

 Retour à Muganza, Récit d'un avant-génocide, Marie Niyonteze, éd. M.E.O, mai 2011, 94 pp, 15 €

 

 

 

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Poète reconnu et primé à de multiples reprises dans toute l’ex-Yougoslavie,
Zilhad Ključanin
a publié avec Shéhid sa première œuvre en prose.
Elle a été suivie de nombreuses autres, l'auteur ayant désormais abandonné son poste de professeur de littérature étrangère aux universités de Bihać, Tuzla et Zenica pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

"Capturé par les tchetniks, enfermé dans un camp de concentration, égorgé au cours d’une tentative d’évasion, le narrateur prend sa tête sous son bras et se met en route vers sa terre natale, où il pourra la déposer.
Il est devenu shéhid, mort pour la foi.
Chemin faisant, les souvenirs affluent : de son enfance à Trnova, petit village musulman qui fait de la résistance passive à la marche triomphale vers le socialisme, où religion, merveilleux, légendes et superstitions s’intègrent au quotidien le plus trivial, nous offrant une galerie d’anecdotes cocasses et de personnages truculents ; de la saga familiale séculaire ; de l’invasion des ultranationalistes, ex-voisins, amis, compagnons de travail fanatisés, qui, en 1992, massacreront tous les villageois, inventant pour chacun d’eux un supplice inspiré de ses qualités, ses défauts, ses manies…
Roman de témoignage et cri de révolte, tantôt picaresque et tantôt déchirant, passant de la chronique ethnologique à l’Histoire, du sourire à l’horreur, de la nostalgie à la rancœur, de la tendresse à une violence effroyable, de l’érotisme à la foi revivifiée par la souffrance.

"Shéhid" est un des ouvrages les plus lus (trois éditions en bosniaque, plusieurs traductions dont certaines en cours) dans la Bosnie-Herzégovine de l’après-guerre. Il est également un des plus controversés, l’auteur étant traité d’intégriste par certains et vilipendé, si ce n’est menacé, comme impie par les intégristes"

 Shédid, Zilhad Kljucanin, roman, traduit du bosniaque par Spomenka  Dzumhur et Gérard Adam, M.E.O éditions, mai 2011, 278 pp, 23 €

 

 

06:24 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |