26 juillet 2017

Des dieux sans pitié

 

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Notre exploration des quatrièmes de couverture aimablement fournies par les éditeurs , nous offre l'argument Des dieux sans pitié, 

 

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Âmes sensibles, s'abstenir !

Sauvages, puissants, dérangeants, crus, quinze textes portés par l'écriture rageuse de l'enfant terrible des lettres australiennes, pour continuer à nous interroger sur une société multiculturelle et décadente où couvent haine, racisme et frustration et où nous avançons, tels des dieux sans pitié.
Serait-ce ça, la vie ? Des amitiés d'antan qui se brisent et laissent place à la vie d'adulte, aux contacts sporadiques et lointains ; l'être aimé qui apparaît soudain sous un tout autre jour, la colère laissant place à l'amertume, puis aux remords et à la peur d'être seul.

Ce serait ça, la vie. Des gens qui s'éloignent et qui s'aiment malgré tout, comme cette mère, troublée de voir son enfant devenir un homme ; comme ce fils qui lave le corps de son père, malade d'Alzheimer...

C'est ça, la vie, des étincelles d'humanité dans la noirceur et la violence.
 
Des dieux sans pitié, Chistophe Tsiolkas,  nouvelles traduites de l'anglais (Australie) par Jean-Luc Piningre, Ed. Belfond, mai 3017, 288 pp

 

25 juillet 2017

Dieu, Allah, moi et les autres

Le récit  paraissaitproduct_9782070179602_195x320.jpg à la rentrée de janvier; c'est un de nos regrets de n'avoir pas eu l'occasion de le lire,tant nous avions aimé Le dernier été d'un jeune homme, Le Consul, ..

Voici l'argument de lecture qu'en propose l'éditeur; je la crois valeur sûre

«Comme tous les gamins d’Algérie, je vivais dans la crainte de ne pas être assez bon pour échapper au châtiment du Grand Méchant Allah. À l’école non plus, je n’échappais pas à la question. En classe, nous apprenions l’arabe en récitant le Coran. Pour lire le Coran, il fallait connaître l’arabe et pour connaître l’arabe, le Coran… un cercle arabo-islamo-vicieux. Je n’y entendais bientôt plus rien, ni à l’arabe ni au Coran… alors je recevais des coups de règle sur les doigts parce que je m’étais trompé pendant ma récitation de la sourate qui nous promettait l’enfer, elles nous le promettaient toutes. Je ne sais combien de fois reviennent les mots Djahanem et châtiment dans le Coran, mais c’est impressionnant. Tout le Livre tourne autour de ces deux mots : enfer et damnation.»
Ainsi débute le récit d'une libération, celle de l’auteur. Celui-ci finira par rejeter la religion de ses ancêtres, l’islam, se détachera de la nation où il est né et refusera tous les endoctrinements pour trouver refuge dans les livres et la littérature."

Dieu, Allah, moi et les autres, Salim Bachi, récit, Ed. Gallimard, janvier 2017, 192 pp

 

24 juillet 2017

Hôtel du Grand Cerf

 

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Poursuivons nos découvertes des quatrièmes de couverture avec  L'Hôtel du Grand Cerf.

Voici ce que nous en dit l'éditeur:

À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle. Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises. Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné. N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

« Le noir, pour peindre les mœurs, c'est une bonne couleur », dit l’auteur. Écrite dans un style impeccable, cette enquête faussement classique verra tout un village passé au crible de la plume si particulière de Franz Bartelt, toujours entre burlesque et mélancolie. Dans Hôtel du Grand Cerf, on rit énormément, mais tout est élégant, et rien n’est banal

Hôtel du Grand Cerf, Franz Bartelt, roman, Ed Seuil, coll. " Cadre noir", mai 2017, 352 pp

 

22 juillet 2017

Ne nous quittons pas

Renalut déserr.jpg Lecture en mode quatrième de couverture - peut-être aurai-je le temps de le parcourir. En attendant, je vous livre l'argument bref, engageant que nous en propose l'éditeur et vous fixe rendez-vous, demain, à 17 heures pour l'infusion d'un passage, en mode "High Tea dominical"

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Dans la chaleur de l’été et l’insouciance des années 1960, le petit Jacques et son père voient débarquer Brel et sa famille, parasols et matelas gonflables sous le bras. Une apparition qui va chambouler leur quotidien... et peut-être bien au-delà de ce qu’ils imaginent.
 
Un roman très drôle et riche en rebondissements, où Jacques Expert évoque son père avec une poignante nostalgie.

Ne nous quittons pas, Jacques Expert, roman, Ed. Albin Michel, maii 2017, 304 pp

 

21 juillet 2017

Un été invincible

Renalut déserr.jpgtout été, tout honneur, entamons nos quatrièmes de couverture par le roman d'Alice Adams

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En voici l'argument, fourni par l'éditeur:

 Benedict, Eva, Sylvie et Lucien sont inséparables depuis leurs années de fac à Bristol. Leur diplôme en poche, ils vont, pour la première fois, se disperser. Eva part à Londres où l’attend un poste dans la finance ; Benedict reste à Bristol pour suivre son doctorat. Quant à Sylvie et Lucien, fidèles à leurs rêves, ils entament une vie plus bohème, faite d’art et d’aventure.
À l’approche de la trentaine, leurs liens autrefois si forts se distendent. Le temps qui passe les éloigne les uns des autres, leurs routes divergent. Pourtant, leurs chemins vont à nouveau se croiser et faire revivre le souvenir de l’« été invincible » qui les a liés à jamais.

Entre Dona Tartt, David Nicholls et Jane Austen, un premier roman fin et juste sur ce doux bouleversement de la vingtaine, puissant hommage à l’amitié. 

Un été invincible,  Alice Adams, roman traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff, Ed. Albin Michel, mai 2017, 352 pp

18 juin 2017

Père et fils

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En ce  jour de fête des pères (en France, car en Belgique,  c'était le week-end passé), penchons-nous sur l'argument du deuxième roman de Cristina Alger, tel que nous fournit l'éditeur :

" Charlie Goldwyn est avocat dans un prestigieux cabinet new yorkais. Depuis la mort de sa femme, deux ans plus tôt, il se noie dans le travail, et néglige son fils, Caleb, un petit garçon de cinq ans. Sa vie bascule le jour où, suite à un banal écart de conduite, sa boîte le licencie.
Ce revirement brutal qui voit s’effondrer ses ambitions professionnelles le pousse à se tourner vers Caleb. Au contact de son fils, il prend conscience des priorités de la vie. Et, pour la première fois, se découvre le père qu’il se croyait incapable d’être."

Père et fils, Cristina Alger, roman traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Cunnington, Ed Albin Michel, juin  2017,  384 pp

 

Issue d'une grande famille de la finance new yorkaise (son père est mort le 11.9.2001) , l'auteur est diplômée de l'université d'Harvard et de la faculté de droit de New York. On peut en déduire qu'elle connaît bien le milieu décrit...

05 mai 2017

Quatrième de couverture (2/2)

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 © Franquin

Tandis que mai ename ses beaux jours, je vous présente, extraits des sites des éditeurs, les arguments d'ouvrages passés entre mes mains, à défaut de mes yeux..

 

AAA.jpg Qui sont les maîtres du monde ? Ce pourrait être ces vieillards qui jouent à la scopa dans l’arrière-salle d’un café de Trieste, là même où Joyce, Svevo et Saba ont inventé la littérature du XXe siècle. Aussi cultivés que mythomanes, ils ont accueilli dans leur groupe Elio qui a débarqué un jour de la gare centrale en provenance de Zurich dans l’oubli de tout ce qu’il était. Et si par une curieuse thérapie il recouvre peu à peu son identité c’est pour découvrir qu’elle est placée sous le signe de la vengeance la plus redoutable.
Des découvertes scientifiques aux méandres de la psyché, du mythe de l’enfance à celui de l’amour fou, des dérives du capitalisme au rêve millénaire de la maîtrise du monde, le XXe siècle a été un creuset diabolique. À Trieste, lieu de brassage de toutes les cultures, en ce dernier jour de 1999, Elio est à la fois le magicien et la victime d’une machinerie planétaire aussi puissante que vertigineuse.

Après Chroniques des quatre saisons (1998) et Les trois saisons de la rage (2010) qui a reçu le Prix des libraires et le Prix Historia, Victor Cohen Hadria poursuit avec Les maîtres du monde une œuvre insolite et inclassable.

 Maîtres du monde, Victor Cohen Hadria, roman, Ed Albin Michel, janvier 2017, 358 pp
 
 AAA.jpegÀ 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées.

Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l’un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l’anonymat.

  La sonate oubliée, Christiana Moreau, roman, Ed. Préludes, janvier 2017, 256 pp
 

AAA.jpegSept femmes autour d'une table bien garnie célèbrent la « Journée des femmes ». Parmi elles, Lyane, la narratrice, seule Française dans le groupe...

Nous sommes à Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan (ancienne Tartarie, comme on désignait autrefois cette Asie centrale lointaine et mystérieuse), le 8 mars 2014.

Sous forme d'interviews et de récits croisés ou emboîtés, un peu à la manière des Contes des Mille et une nuits, Lyane Guillaume nous entraîne dans une fresque multicolore à la suite de ces femmes d'aujourd'hui ou d'hier, anonymes ou célèbres, humbles ou puissantes, qui ont marqué et continuent de marquer l'Ouzbékistan de leur empreinte. Des harems de la Route de la Soie (Samarcande, Boukhara) aux business women actuelles, de Bibi, épouse du redoutable Tamerlan, à Rano, mariée contre son gré à son cousin, en passant par Tamara Khanoum, première danseuse ouzbèke à se produire sur scène, ou encore Sayora, médecin de campagne sur les rives de la mer d'Aral, à la recherche de son fils radicalisé, c'est toute la réalité riche et complexe de l'Ouzbékistan – terre d'Islam mais aussi ex-république soviétique – qui se révèle à travers ces voix féminines.

Tour à tour épique, bouleversant, drôle, coloré, pimenté, en tout cas savoureux comme la cuisine ouzbèke, ce récit à sept voix sur les femmes d'Ouzbékistan est à la fois un livre d'histoires et un livre d'Histoire.

Mille et un jours en Tartarie, Lyane Guillaume, récit, Ed. Rocher, février 2017, 416 pp

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 « Histoire d’une enfance dans la banlieue parisienne des années 50, pas si éloignée des réalités d’aujourd’hui avec sa quête d’amour et de rêveries et toutes les questions autour d’un monde en marche. 
Un enfant n’écrit pas de roman et l’adulte que devient cet enfant ne peut que conter son énigme, abouter les vues, les séquences et les bribes du fond remuant de sa légende. » Michèle Cointe

Tissé d’images intactes et d’ombres du passé que l’écriture fait remonter à la mémoire, le récit de Michèle Cointe, où l’enquête, illustrée d’une collection de photos, prend la forme d’une exploration poétique, est avant tout le retour au monde de « l’enfantin » dans ce qu’il a d’unique.
 
La mémoire encerclée, Michèle Cointe, récit, Ed Albin Michel, avril 2017, 256 pp
 
 
 
 
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Cette année, les quatre enfants de Rosaleen Madigan retournent fêter Noël en Irlande, dans la maison de leur enfance. Ce sera la dernière fois. Leur mère, veuve depuis quelques années, a décidé de la vendre.
Constance, l’aînée, arrive avec les courses et toute sa famille. Dan rentre de Toronto, sans son copain Ludo, dont il vient pourtant d’accepter la demande en mariage. Leur cadet, Emmet, qui coordonne des opérations humanitaires, traîne un chagrin d’amour. Et la benjamine, Hanna, actrice à la capitale, apporte ses doutes et ses joies face à sa maternité toute récente.
Anne Enright examine cette réunion familiale et le passé de la fratrie avec une formidable acuité psychologique et son franc-parler réjouissant. Elle insuffle dans son roman une profonde empathie pour ces êtres qui négocient chacun un tournant délicat de la vie.

L'herbe maudite, Anne Enright, roman traduit de l'anglais (Irlande) par Isabelle Reinharez, Ed Actes Sud, mars 2017, 304 pp
 
 
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Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l’Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l’aveugle pas. Son goût pour la liberté l’empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l’aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu’où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ?
 
Des palais de Rome à la corniche d’Alexandrie, des montagnes d’Éthiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d’un monde qui court à sa perte. Theresa Révay nous offre l’inoubliable portrait d’une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu’un instant. 
 
La vie ne danse qu'un instant, Theresa Revay, roman, Ed. Albin Michel, avril 2017, 512 pp
 
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Quand les destins de Cristian et de Domenico croisent celui de Maddalena, toutes les certitudes s’évaporent, toutes les valeurs se perdent, pour donner naissance à une passion lourde de non-dits et de jalousie, coups de théâtre, trahisons et réconciliations.

Car Cristian Chironi et Domenico Guiso ont grandi comme deux frères : ils partagent tout, la famille, l’école, le travail. Ce sont les années 80, les années de la modernisation de la Sardaigne, mais aussi du terrorisme, une période de violence politique et de spéculation immobilière, de culte de l’individualisme et du profit roi. La famille Chironi est à l’apogée de son ascension sociale, ce qui n’empêche pas le sort de continuer à s’acharner contre elle.

Si Cristian et Maddalena semblent faits l’un pour l’autre, c’est à Domenico que cette dernière, enceinte, est promise. Cristian a-t-il encore sa place à Nuoro ? Sa compromission dans une sombre histoire de trafic d’armes semble indiquer le contraire. Est-ce un piège tendu par les Guiso, père ou fils, pour des raisons économiques ou par vengeance ? On le croit mort, on le retrouve en Lettonie…Quoi qu’il en soit, le fils de Maddalena semble porter en lui la « génétique sans pareil » des Chironi.

Né en 1961 en Sardaigne, Marcello Fois vit aujourd’hui à Bologne. Ses romans sont traduits dans de nombreuses langues et ont obtenu plusieurs prix italiens et internationaux.

 La lumière parfaite, Marcello Fois,roman traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro, Ed Seuil, mars 2017, 382 pp

AAA.jpegAvec un art de la construction vertigineux qui mêle les lieux, les époques et les voix, Maggie O'Farrell donne vie à une galerie de personnages complexes et livre la bouleversante radiographie d'un mariage, des forces qui le soudent aux pressions qui le menacent. Encensé par une presse unanime, un roman puissant, à la fois drôle et poignant.
Une maison à des kilomètres de tout.
Autour, rien que l'herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. Ce refuge, Daniel Sullivan s'apprête à le quitter le temps d'une semaine pour se rendre aux États-Unis, son pays d'origine. C'est l'anniversaire de son père, qu'il n'a pas vu depuis des années.
Dans la voiture qui le conduit à l'aéroport, une voix retentit à la radio : celle d'une femme dont il est sans nouvelles depuis vingt ans, son premier amour.
Les souvenirs se déversent. Replonger dans le passé, comprendre ce qui le pousse à abandonner ceux qu'il aime, Daniel ne pense plus qu'à ça.

Mais il y a son épouse Claudette, star de cinéma fantasque, passionnée, qui a choisi d'organiser sa propre disparition pour échapper au monde. Comment lui révéler l'homme qu'il est véritablement ? Que peut-il encore promettre, lui qui n'a jamais su que fuir ?

Assez de bleu dans le ciel, Maggie O'Farrell, roman traduit de l'anglais (Irlande) par Sarah Tardy, Ed. Belfond, avril 2017, 504 pp

 De la même plume:

 

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Servi par une prose limpide et incisive, Quand tu es parti explore la complexité des liens familiaux et affectifs, les terreurs qui vont de pair avec l'amour, mais aussi la déception, le deuil, et les effets pervers du mensonge. Premier roman de Maggie O'Farrell, paru en 2000, une oeuvre lumineuse et sensible, à redécouvrir.
Nul ne sait ce qu'a vu Alice, ce matin-là, en arrivant à la gare d'Édimbourg, et qui l'a bouleversée au point de repartir immédiatement pour Londres. Au point, quelques heures plus tard, de vouloir mourir.
Tombée dans un profond coma, au gré des flottements de sa conscience, la jeune femme se souvient : de l'amour fou avec John, un journaliste, fils d'un juif intégriste qui l'a renié ; de l'étrange enfant, puis de l'adolescente fragile et rebelle qu'elle a été ; de l'affection d'Elspeth, sa grand-mère, et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique.
Et, tandis que la famille guette le moindre signe d'espoir, Ann est elle aussi rattrapée par le passé. La genèse de ce drame affleure...

 Quand tu es parti, Maggie O' Farrel, roman traduit de l'anglais (Irlande) par Marianne Véron Ed. Belfond, avril 2017, 376 pp

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Le corps de Marco Morello, fils d’un caïd de la ’Ndrangheta, vient d’être découvert « ligoté comme un capocollo, la tête en bas » dans une fosse, en plein maquis. En clair, saucissonné avec du fil de fer et pendu par les pieds : que signifie cette mise en scène troublante ? Tout désigne une vendetta entre familles rivales. Et personne ne voulant perdre de temps avec ces gens-là, on confie l’enquête au « petit juge » Alberto Lenzi, sa réputation de flemmard le destinant aux cas sans intérêt ni relief. Or malgré les apparences, Lenzi est consciencieux, intuitif et têtu. Peu convaincu par la piste mafieuse, il s’adresse à don Mico Rota, le vieux « parrain » roublard qui règne sur la région et sait tout sur tout. Conforté dans son hypothèse, Lenzi n’est cependant pas plus avancé. Et moins encore lorsqu’un deuxième meurtre change la donne : celui d'un flic, soupçonné de longue date de corruption et de collusion avec le crime organisé. La ’Ndrangheta serait-elle dans le coup, finalement ?

Né à Santa Cristina d’Aspromonte en 1950, Mimmo Gangemi est ingénieur. Il a commencé à écrire sous l’impulsion de son ami Giancarlo De Cataldo. Il vit à Palmi, dans la province de Reggio Calabria, et collabore à La Stampa. La critique italienne l’a surnommé « le Sciascia de l’Aspromonte. »

 La Vérité du petit juge, Mimmo Gangemi, roman traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Ed Seuil, avril 2017, 286 pp

 

28 avril 2017

Quatrième de couverture (1/2)

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 © Franquin

Tandis qu'avril clôt bien frileuse carrière, je vous présente, extraits des sites des éditeurs, les arguments d'ouvrages passés entre mes mains, à défaut de mes yeux..

 

 Hommage au célèbre Prince

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Encore adolescente, Fanny Capel est « tombée fan » du chanteur Prince, comme on tombe en amour, jusqu’à entraîner deux copines avec elle à Minneapolis pour lui parler… dix minutes ! Elle rapporte les souvenirs excitants et délirants vécus par elle ou d’autres groupies de la star. Un témoignage éclairant sur la condition de fan. À paraître un an après la mort de Prince.

Fragments d'un discours de fan, Fanny Capel, chroniques, Ed. Rouergue, mars 2017, 160 pp
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Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence. Au cœur de cet étrange ménage à trois, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ? Un premier roman poignant où Cathy Galliègue explore avec subtilité l’inconscient de nos sentiments, de nos désirs, de nos âmes en peine. Jusqu’aux frontières de la folie.

La nuit, je mens, Cathy Galliègue, roman, Ed. Albin Michel, avril 2017, 220pp

 

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Dans un recoin des archives secrètes de la bibliothèque vaticane, Nick Tosches découvre un codex vieux de deux mille ans qui relate les mémoires d’un aristocrate romain : Gaius Fulvius Falconius.

Orateur de talent chargé d’écrire les discours de l’empereur Tibère, il tombe un jour en disgrâce et doit s’exiler en Judée. Il y fait la connaissance d’un jeune vagabond juif sans foi ni loi, obsédé par l’argent et le sexe, qui le fascine littéralement. Lui vient alors une idée : faire passer ce jeune homme au charisme indéniable pour le Messie tant attendu…

Jésus de Nazareth revu et corrigé par l’auteur du Roi des Juifs : il fallait l’irrévérence et l’érudition de l’un des derniers hors-la-loi de la littérature américaine pour s’emparer d’un tel sujet. Se moquant de la religiosité et la morale, Nick Tosches dérange, choque, bouscule, et confirme une fois de plus sa virtuosité.

Sous Tibère, Nick Tosches, roman traduit de l'américain par Héloïse Esquié, Ed Albin Michel, avril 207, 368 pp

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 Au milieu des années 1950, Bernie Gunther est l’estimé concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, sous une identité d’emprunt qui le met à l’abri des représailles et des poursuites (il figure sur les listes de criminels nazis recherchés). Mais son ancienne activité de détective et son pays lui manquent. Pour tromper son ennui, il joue au bridge avec un couple d’Anglais et le directeur italien du casino de Nice. Introduit à la Villa Mauresque où réside Somerset Maugham, l’auteur le plus célèbre de son temps, il trouve enfin l’occasion d’éprouver quelques frissons : Maugham, victime d’un maître chanteur qui détient des photos compromettantes où il figure en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge, a besoin d’un coup de main... Très vite, la situation se corse, car Gunther est dangereusement rattrapé par son passé. Le roman offre un éblouissant portrait romanesque de l’écrivain, ancien espion de la Couronne, tout en entraînant le lecteur dans une machination palpitante.

Les pièges de l'exil, Philippe Kerr, roman traduit de l'anglais par Philippe Bonnet, Ed. Seuil, mars 2017, 400 pp

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 À dix-neuf ans Ernesto Messina choisit de fuir la
dictature de Castro. Son père lui a donné ce prénom,
en hommage à Che Guevara, mais sa passion va à
celui qu'il appelle le Grand Ernest, l'écrivain améri-
cain Ernest Hemingway.

Parti de Cuba pour Key West, il va rencontrer
sur son chemin la belle Angela qui donne des cours
d'anglais, et la redoutable éditrice Julia Martïnez.

Celle-ci va l'aider à se lancer, sous le pseudonyme de Victor Hemings, dans l'écriture d'une saga policière que le monde entier va bientôt s'arracher.

Après Key West, Ernesto Messina décide de partir avec Angela pour
La Nouvelle-Orléans. Au rythme de soirées débridées, sa vie se déroule
comme une corrida, fréquentant avec assiduité les confortables canapés de son
amie Dolores Diaz, gérante du Flamingo's.

Mais le soir du dernier jour d'octobre 1985, au sommet de sa gloire, Ernesto Messina disparaît sans laisser de traces. C'est sa femme qui va devoir assurer la promotion de son dernier roman, Unis par la mort.

D'Halloween à Thanksgiving, de New York à La Nouvelle-Orléans, qu'est-il arrivé à Ernesto Messina? Une enquête est lancée où les protagonistes de l'affaire vont très vite prendre de nouveaux visages. Ernesto aurait-il été trop naïf? Est-il tombé amoureux de Dolores Diaz? Ernesto Messina est-il une victime de la Mafia, lui qui côtoie le monde de la drogue, du jeu, de la politique, ou bien est-il une victime de la guerre à laquelle se livrent les pro et
les anticastristes? Enfin, qui a éliminé le supposé cadavre d'Ernesto Messina?

Roman d'aventures et enquête policière tout à la fois, La Correctrice est avant tout l'histoire d'une double passion.

 La correctrice, Claude Denuzière, roman, Ed de Fallois, avril 2017, 220 pp

Cygnes.jpg Avec sa silhouette svelte et ses beaux yeux noirs, Babe Paley est la plus recherchée des « cygnes de la Cinquième Avenue », ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout, indéfinissable, est son style. Celle qui incarne l’élégance et ne fréquente que l’élite, des Stuyvesant aux Vanderbilt, fait souvent la une de Vogue, ajoutant une touche glamour à un tableau déjà parfait.
Mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses nombreuses résidences, de ses enfants, de son mari riche et puissant. Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie.
Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à sa vie. Grâce à elle, Truman accède à cette haute société qui le fascine tant. Mais aussi à ses secrets, ses rumeurs et ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir son amitié avec Babe...

Les Cygnes de la Cinquième Avenue,  Melanie Benjamin, roman traduit de l'anglais (USA)par Christel Gaillard-Paris, Ed Albin Michel, mars 2017, 430 pp

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 C’était il y a longtemps, au tournant des années 60 et 70, entre le Paris du Quartier latin et les solitudes creusoises. Un jeune provincial timide tente de se bâtir une existence qui ressemblerait à ses rêves : vivre pleinement son époque, sa passion pour le théâtre et son goût immodéré de l’amitié. Pourquoi ne pas construire son « Ithaque », avec quelques amis comédiens improvisés, et partir sur les traces d’Ulysse ? 
Mais la tornade de Mai 68, voulant faire table rase du passé, remet l’odyssée à plus tard, le détournant de ses désirs et le confrontant à une réalité plus prosaïque. Comme dans le théâtre de Tchekhov, l’Histoire passera-t-elle sous ses yeux sans même qu’il s’en aperçoive ? Sera-t-il trop tard… tout à coup ?

Avec la distance élégante d’un observateur à la fois amusé et inquiet, Jean-Marie Chevrier, écrivain épris de liberté, en explore les paradoxes. Roman d’initiation, portrait d’une époque et d’une génération, La compagnie d'Ulysse embrasse avec nostalgie et poésie la poursuite vaine de nos chimères. 

La Compagnie d'Ulysse, Jean-Marie Chevrier, roman, Ed. Albin Michel, avril 2017, 316 pp

 

9782714474339.jpgConsacré par le prix Pulitzer en 1935, ce premier roman écrit par une jeune femme de vingt-quatre ans est immédiatement salué par la critique comme une oeuvre majeure de la Grande Dépression. D'une maturité et d'une profondeur renversantes, Novembre dépeint dans une langue aussi poétique que musicale l'explosion d'une fratrie de trois soeurs plongée dans la misère, qui voit son destin inexorablement basculer dans la tragédie. Le tableau poignant d'une famille de la middle class américaine dans un pays ravagé par la crise.
Un classique du genre à redécouvrir absolument !

Novembre, Joséphine Johnson, roman [vintage], traduit de l'anglais par Odette Micheli,  1935 ( Prix Pulitzer) Ed. Belfond, mars 2017, 201 pp

04 mars 2017

Quatrième de couverture(2/2)

Second volet de nos "quatrièmes de couverture" avec un flot de parutions, ce jeudi 2 mars

Nous vous en révélons les arguments, extraits des sites des éditeurs.

Ensuite vous revenons avec quelques parutions antérieures

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 « Un seul parmi les vivants, c’est un peu comme si Cormac McCarthy et William Faulkner réécrivaient ensemble le scénario de la série Boardwalk Empire, aidés dans leur inspiration existentialiste par un bon alcool fort. »

      Richmond Times Dispatch Caroline du Sud, 1932. Par un soir d’été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d’une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d’alcool de Larthan Tull, le « magnat du bourbon ».

   Quand Chambers arrive sur les lieux, le nom du coupable circule déjà : Mary Jane Hopewell, un vétéran de la Grande Guerre, qui vit en marge de la société. Mais le shérif décide de mener l’enquête et se retrouve plongé dans une spirale de violence qui va bouleverser le destin de personnages inoubliables. Alliant exigence littéraire et talent de conteur, Jon Sealy ressuscite avec brio l’époque de la Grande Dépression. Il y mêle noirceur et moments de grâce inattendus, créant une intensité dramatique saisissante autour des relations familiales, de la folie du pouvoir et des limites de la justice.

L’AUTEUR Jon Sealy, jeune auteur de 28 ans au talent stupéfiant, a publié de nombreuses nouvelles dans plusieurs magazines et revues littéraires. Originaire de Caroline du Sud, il vit aujourd’hui à Richmond, en Virginie. Avec Un seul parmi les vivants, son premier roman qui a été salué par une presse unanime, il s’impose comme une nouvelle voix particulièrement prometteuse.

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« costa brava.jpgJe repense à toutes ces vacances d’été. Je me souviens que nous les attendions toute l’année. Elles avaient l’air de ne jamais vouloir finir. A partir de 1960, nous sommes allés sur la Costa Brava. Cela a duré des années. Nous ne verrons plus jamais ça revenir. »

Costa Brava, Eric Neuhoff, roman, Ed. Albin Michel, mars 2017, 300 pp

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Dernier volet d’une grande fresque épique et flamboyante, le nouveau roman de Guy Vanderhaeghe nous fait revivre les derniers feux de la conquête de l’Ouest. Pour échapper à l’influence d’un père autoritaire, magnat de l’industrie du bois, Wesley Case quitte les rangs de l’armée canadienne et part vers les régions sauvages de la Frontière. Arrivé à Fort Benton, dans le Montana, où il compte acheter un ranch et repartir de zéro, il se voit confier une mission qu’il ne peut refuser : assurer la liaison entre les militaires américains et canadiens, au moment où les tensions avec les Sioux sont à leur comble depuis la défaite du général Custer à Little Bighorn. Mais une jeune Américaine mariée à un avocat véreux, dont il tombe fou amoureux, va réveiller les démons de son passé et enflammer la jalousie d’un dangereux rival.

L’AUTEUR :Lauréat du prestigieux Prix du Gouverneur général, Guy Vanderhaeghe, dont l’œuvre est traduite dans une vingtaine de langues, est considéré depuis longtemps comme l’un des plus grands écrivains canadiens. Après La Dernière Traversée (2006) et Comme des loups (2008), Comme des feux dans la plaine – sélectionné en 2011 pour le Prix Giller – vient clore une trilogie inaugurée en 1997 et intégralement publiée chez Albin Michel.  

Comme des feux dans la plaine, Guy Vanderhaege, roman, Ed. Albin Michel, mars 2017, 370 pp

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En 1996, la cour d’assises du Jura condamne deux réfugiés kurdes, Ahmet A. et Unwer K., à trente ans de prison pour l’un, à la réclusion à perpétuité pour l’autre, pour faits de viol aggravé, assassinat en concomitance, tortures et actes de barbarie sur la personne d’Annie B., une jeune aide-soignante. Seize ans plus tard, le narrateur, jeune avocat souffreteux, se voit chargé par une vieille amie de porter assistance à « ce pauvre Ahmet » qui purge toujours sa peine à la prison de Clairvaux. Celui-ci craint d’être expulsé vers la Turquie après sa libération, ce qui selon lui le condamnerait à une mort certaine. Pas tout à fait sûr de ce qu’on exige de lui, notre narrateur prend connaissance du dossier, sans savoir qu’il met ainsi le pied dans une affaire qui va très vite le dépasser.

Si Récit d’un avocat débute à la manière d’un rapport juridique, le roman glisse rapidement vers une enquête sous le signe de l’inquiétante étrangeté, pour ne pas dire de l’angoisse pure. Bien au-delà du fait divers, ce sont des questions politiques qui émergent : les zones de guerre au Proche-Orient, Daech, l’éternel conflit entre l’État turc et les rebelles du PKK, la migration des populations qui en découle. « “Les sociétés ont les criminels qu’elles méritent”, observait en son temps Lacassagne. Se doutait-il que la corporation des criminels peut être assez large pour englober ceux qui les jugent ? » Toujours sur le fil entre fiction et réalité, Antoine Brea signe ici un thriller juridique implacable.

Récit d'un avocat, Antoine Brea, roman noir, Ed. Seuil, mars 2017, 112 pp

 

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elle voulait juste.jpg 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras.
C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.
 
Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie,  Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire.
 
Un premier roman magistral.

Elle voulait juste marcher tout droit, Sarah Barukh, roman, Ed. Albin Michel, janvier 2017, 430 pp

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Lui, le Juif hongrois né en 1922 dans les quartiers pauvres de Budapest a connu à 20 ans les horreurs du nazisme. Miraculé de la Shoah il décide en 1946 de s’expatrier et de rejoindre Paris.
Elle, la Française de vieille souche née en 1926 dans le village d’Aulaines est restée attachée à sa terre sarthoise. Devenue écrivain elle dit d’elle-même qu’elle a toujours été un arbre enraciné au carrefour des quatre vents de l’esprit, ayant pour vocation de prêter l’oreille au discours des oiseaux venus s’abriter dans ses feuillages.
Ils se sont rencontrés à Paris et pendant plus de trente ans ne se sont plus quittés.

A 90 ans Catherine Paysan avec l’énergie de plume, la force d’évocation, la luxuriance d’écriture qui la caractérise, évoque ce que fut cette union hors normes qui a su triompher des affrontements identitaires, des différences culturelles et des grands traumatismes de l’histoire du XXe siècle, qu’elle sait faire revivre avec une acuité inégalée.

L'enterrement d'un juif hongrois, Catherine Paysan, roman, Ed. Albin Michel, janvier 2017, 512 pp

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bem avenir.jpgIls étaient jeunes et promis à un bel avenir. C’était avant que l’une de leurs camarades, étudiante comme eux dans une prestigieuse fac américaine, ne soit assassinée sur le campus. Cette tragédie, et le scandale médiatique qu’elle a provoqué, hante toujours Georgia, Charlie et Alice. D’autant que les soupçons visant l’un de leurs professeurs, un homme charismatique et brillant, n’ont jamais prouvé sa culpabilité. Tandis qu’ils sont confrontés aux défis de l’âge adulte et cherchent une explication aux mystères qui entourent le meurtre, ils découvrent peu à peu que leur amitié est faite de secrets et de mensonges. Un premier roman magistral où Robin Kirman saisit parfaitement les conflits moraux de ses personnages. Comparé à Le Maître des illusions, il plaira notamment aux lecteurs de Donna Tartt donc, mais aussi de Meg Wolitzer (Les Intéressants) et Jeffrey Eugenide (Virgins Suicides). L’AUTEUR Robin Kirman a fait ses études à Yale où elle a obtenu un diplôme en philosophie. Elle est désormais professeur à Columbia University, et partage sa vie entre New York et Tel Aviv. Le Bel avenir est son premier roman. N

Le bel avenir, Robin Kirman, roman traduit de l'anglais par Marina Boraso, Ed. Albin Michel , février 2017, 436 pp

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Au nord de la Finlande, un village perdu au cœur de la taïga voit se nouer le destin d’une famille. Tout commence en 1895 avec Maria, qui élève seule sa fille et à qui la profession de sage-femme assure une certaine indépendance. Dans l’ombre de sa mère, Lahja cherche quant à elle à s’affirmer en réalisant son rêve : fonder un foyer. Mais Onni, l’homme qu’elle a choisi, revenu de la guerre en héros, cache un secret qui compromet toute promesse de bonheur. Des décennies plus tard, en s’installant dans la maison familiale, Kaarina, leur belle-fille, va faire tomber silences et non-dits transmis de génération en génération...

À travers la voix de ses quatre personnages, Tommi Kinnunen réussit une fresque intimiste bouleversante, véritable portrait de la société finlandaise au XXe siècle. Élu meilleur livre 2014 par le Finnish Grand Journalism Prize, ce premier roman remarquable révèle un immense talent.

Là où se croisent quatre chemins, Tommi Kinnunen, roman traduit du finnois par Claire Saint-Germain, Ed. Albin Michel , janvier 2017, 366 pp

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autour.pngAutour de la flamme est un roman vibrant qui nous emmène au plus près des mouvements intérieurs du narrateur. Récit en fragments qui traverse les années et retrace une géographie intime, celle de Georges. L'enfance et l'affection pour son grand-père, la découverte de la littérature, son premier travail de bureau, les aléas du couple, l'amitié, la maladie. Et la mort, dévoilée sans fard, nous offrant une expérience de lecture saisissante.

Daniel Charlez d’Autreppe signe ici son second roman. Il a précédemment publié sous un pseudonyme « Le deuil dans le miroir » aux Editions Baleine (France).

Autour de la flamme, Daniel Charlez d'Autreppe, roman, Ed. Diagonale, février 2017, 188 pp

27 février 2017

Quatrième de couverture ((1/2)

La rentrée de janvier est sortie, lente,  tardive, de sa torpeur hivernale

Elle s'active à présent

Que mars et  printemps

Poignent de multiples festivals

 

Profitons de ce temps de Carnaval

Pour vous donner les arguments

D'ouvrages pour lesquels, faute de temps

Nous nous sommes portée pâle..

 

Apolline, Les pensées repenties du lundi

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  "17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées.

Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l’un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l’anonymat."

La sonate oubliée, Christiana Moreau, roman, Ed Préludes, janvier 2017, 256 pp

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Dans ce recueil de textes inédits, Ismail Kadaré, qui partage désormais son temps entre l’Albanie et la France, commence par décrire sa première arrivée à Paris, au début des années 1970, alors qu’il est encore recouvert des miasmes du régime qui l’a laissé sortir quelques jours.
La Ville lumière lui apparaît alors comme dans un songe. Cette « liaison », selon ses propres mots, va durer quatre décennies et perdure. Ce furent d’abord vingt années pendant lesquelles il vécut sous la chape communiste, puis vingt autres qu’il qualifie d’intemporelles. Années où l’écrivain, tous les matins, et encore aujourd’hui, a posé ses notes et son stylo sur une table du café Rostand, face au jardin du Luxembourg, puisant dans ce rituel le moyen d’évoquer tour à tour Tirana, Moscou, l’Académie française, Macbeth, le prix Nobel, mais aussi ses compagnons de jeunesse dans une Albanie muselée et les figures littéraires qui surgissent au gré de ses promenades dans Paris.
Refuge de l’écrivain et, pour lui, lieu d’inspiration, le café, véritable fil conducteur de ces courtsrécits, lui permet de livrer ici le ferment d’une vie d’écriture.
 
 
Ismail Kadaré est né en 1936 à Gjirokastër dans le sud de l’Albanie. Traduit dans une quarantaine de pays, il a publié l’essentiel de son œuvre aux éditions Fayard. En 2005, il a reçu le Man Booker International Prize, en 2009, le prix Prince des Asturies et, en 2015, le prix Jérusalem.

Matinées au café Rostand, Ismail Kadaré, essai, Ed Fayard, janvier 2017, 400 pp

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C’est l’histoire d’une jeune fille qui désire repousser les limites de l’expérience humaine, d’un hacker qui veut optimiser la circulation mondiale des bananes et des coussins, d’une employée de la gendarmerie qui rêve d’en finir une bonne fois pour toutes avec la géographie, d’un conteneur fantôme qui sillonne les mers et les écrans d’ordinateurs, d’un septuagénaire qui perd un boulon, d’une acheteuse compulsive bipolaire, de six perruches et d’un chat intermittent, tous unis dans un jeu de société à l’échelle planétaire dont personne ne connaît les règles. En somme l’histoire d’un voyage qui échappe aux lois de la gravité, au-delà, bien au-delà, de ces six degrés de liberté.

Nicolas Dickner nous offre ici le grand roman de la mondialisation, brillant et hilarant, une ode à la liberté qui mêle la construction savante à l’énergie fantasque d’un polar poétique.

Nicolas Dickner est né à Rivière-du-Loup (Canada), a voyagé en Amérique latine et en Europe avant de jeter l’ancre à Montréal où il vit aujourd’hui avec sa famille. Il signe en 2005 Nikolski (Prix des libraires du Québec, Prix littéraire des collégiens, prix Anne-Hébert), puis Tarmac, en 2009. Six degrés de liberté (prix littéraire du Gouverneur général en 2016) est son troisième roman. Ses livres sont traduits dans une dizaine de langues.

 Six degrés de liberté, Nicolas Dickner; roman, Ed Seuil, janvier 2017, 320 pp

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Pierre de Varages n’a que seize ans lorsqu’il entre au service du comte de Bouteville, l’un des plus valeureux soldats de Louis XIII, et l’un des plus turbulents. Au sortir des guerres de religions, les deux hommes plongent avec la fine fleur de la noblesse dans la folie des duels, éprouvant le délicieux frisson du danger, du sang versé et, peut-être, de la mort pour rien… En tirant l’épée, ils exposent deux fois leur vie car se battre en combat singulier, c’est affronter Richelieu. Le duel est un crime et le cardinal ambitionne de mettre fin à cette passion française.
Dans une langue virevoltante et avec esprit, Pierre Chavagné ranime un XVIIe siècle naissant, sauvage et raffiné, à travers le destin hors norme du comte de Bouteville-Montmorency, l’homme aux vingt-deux duels. À ses côtés on sillonne l’Europe au galop, on croise la sulfureuse Mme de Chevreuse, Descartes, les poètes libertins Théophile de Viau et Saint-Amand, l’infante d’Espagne et la belle Angélique...
 
Un roman plein de fougue où il est question d’honneur, d’amitié, d’insolence, et de la tragique vanité de ces « mâles vertus » face aux réalités politiques d’un monde qui change.

Les duellistes, Pierre Chavagné, roman, Ed Albin Michel, février 2017, 400 pp

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9782863743614-001-X.jpegBaltimore, 2014. Le laboratoire de recherches en neurosciences du professeur Joe Cheyefski est saccagé par des défenseurs de la cause animale. Peu après, Joe apprend que les menaces qui pèsent sur lui et sur sa famille sont liées au fils qu’il a eu avec sa première épouse, devenu militant extrémiste, qu’il n’a pas revu depuis qu’il a quitté la Finlande deux décennies plus tôt en abandonnant femme et enfant. Joe s’inquiète également pour sa fille, Rebecca. Une grande entreprise l’a choisie pour être son porte-étendard au lycée : en échange de vêtements, de maquillage et d’accessoires, Rebecca doit promouvoir les produits de cette compagnie auprès de ses camarades, notamment une drogue contre l’anxiété sociale, Altius. Elle se voit aussi remettre un engin hyperconnecté relié directement à ses neurones, l’iAm, qui capte toutes ses données 24 h/24 et oriente ses choix, ses goûts, ses activités. Joe découvre bientôt que la multinationale qui se trouve derrière tout ça a infiltré différents secteurs de la société, et que ses propres recherches ne sont peut-être pas pour rien dans son malheur.
Jussi Valtonen livre un roman d’une ampleur magistrale, à la croisée de la Pastorale américaine de Philip Roth et du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Il y aborde avec audace et ingéniosité quelques grandes questions de notre temps : la perte de repères dans une société hyperconnectée et impersonnelle, les écueils du consumérisme, les problèmes éthiques posés par la recherche scientifique. La dimension dystopique du récit, qui confine pourtant au réalisme, la qualité de l’écriture et la profondeur psychologique des personnages en font un grand roman contemporain qui tend un miroir terrifiant à ses lecteurs.
 
Prix Finlandia 2014
 
Né en 1974, Jussi Valtonen est un écrivain et psychologue finlandais. Après avoir étudié la neuropsychologie aux États-Unis et vécu en Grande-Bretagne, il a travaillé comme journaliste scientifique pour différentes revues. Il est l’auteur de trois romans et d’un recueil de nouvelles. Ils ne savent pas ce qu’ils font, son premier livre publié en France, meilleure vente de l’année 2014 en Finlande et traduit dans une dizaine de pays, s’est vu décerner le prestigieux Prix Finlandia. 

Ils ne savent pas ce qu'ils font, Jussi Valtonen, roman traduit du finnois par Sébastien Cagnolli, Ed Fayard, janvier 2017, 668 pp

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Le premier livre sur Roberto Alagna, soixante rôles, trente ans de carrière.

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Le ténor qui se révèle dans ces pages est celui que le public ne voit jamais.

Dans les loges, les coulisses, les studios, les plateaux des plus grands Opéras où se préparent les spectacles dans lesquels il triomphe, Roberto Alagna recherche les personnages qu'il incarne sur scène par la splendeur de son chant et la perfection de son jeu.

En compagnie de l'écrivain qui l'a suivi dans ces lieux interdits, vous découvrez ici le prodigieux travail en coulisses d'un artiste génial et la fabuleuse métamorphose du chanteur au divo.

Jacqueline Dauxois, Doctorat de Littérature, Études politiques, plus de trente livres traduits, adaptés, filmés, a accompagné Roberto Alagna pendant dix-huit mois pour raconter ces Quatre Saisons.

Quatre saisons avec Roberto Alagna, Jacqueline Dauxois, essai, Ed Rocher, février 2017, 260 pp

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Quakers de stricte observance, Hannah et Rufus Barnes déménagent dans le New Jersey sans imaginer un seul instant que ce départ sera à l'origine de tant de bouleversements.

Leur fils Solon, amoureux fou d'une jeune fille riche, Benecia Wallin, l'épouse malgré leur différence de milieu. Le jeune couple s'installe à Philadelphie où, grâce aux relations de sa belle-famille, il se voit offrir un emploi dans une banque dont les pratiques entrent rapidement en conflit avec son éthique. Il essaie d'intervenir contre l'immoralité et la rapacité de la banque, mais se heurte à un mur. Les valeurs morales issues de la tradition quaker sont également bafouées par ses propres enfants, son monde se désagrège... Publié à titre posthume, roman ultime, rageur et passionnant, Le Rempart clôt de manière magistrale l'oeuvre immense de Theodore Dreiser. 

Le Rempart, Theodore Dresier, roman traduit de l'américain par Paul Roche, Ed Motifs, janvier 2017, 382 pp

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Une odyssée pleine d'humour, de mordant et d'originalité pour aborder l'American dream, l'ambition, le racisme, les conflits familiaux ou encore le snobisme de la scène artistique new-yorkaise. Portée par un style ravageur, une découverte irrésistible.
Dans la famille Wang, il y a le patriarche, Charles, tycoon du cosmétique aux États-Unis ; la belle-mère, Barbra, seconde épouse trop engoncée dans ses fourrures et ses carrés de soie pour trouver sa place ; Saina, l'aînée, artiste iconoclaste qu'un scandale de trop a exilée dans la campagne au nord de New York ; Andrew, le fils, obsédé par la perte de sa virginité et par sa future et très hypothétique carrière dans le stand-up ; Grace, la benjamine, fashion blogueuse/lycéenne intermittente, et Ama, la vieille nourrice chinoise.

Hélas, nous sommes en 2008, au plus fort de la crise financière, et, à la suite de placements pour le moins hasardeux, Charles Wang vient de tout perdre.

Mais le self-made-man n'a pas dit son dernier mot. Sa fortune, il sait où la récupérer : en Chine, sur les terres de ses ancêtres, confisquées par les communistes.
Et le voici qui embarque à leur corps défendant femme et enfants à bord de la seule rescapée des splendeurs passées : la vieille Mercedes très vintage.

Le début d'un périple sous haute tension à travers les États-Unis qui pourrait bien rompre les derniers liens qui rassemblaient encore les Wang...
 
Les Wang contre le monde entier, Jade Chang, roman traduit de l'américain par Catherine Gibert, Ed Belfond, janvier 2017, 480 pp
 
Rendez-vous samedi 4 mars pour le seconde volet de nos quatrièmes de couvertures... de mars.

09 décembre 2016

Quatrièmes de couvertures (3/3)

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Troisième et dernier volet d'une revue, "Quatrièmes de couvertures" 

D'une série de lectures

A ce jour non entamées

Je ne veux vous priver

Des  arguments extraits

Des sites qui les ont édités

 

product_9782070183869_195x320.jpg «J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue.»
Dans Mémoire de fille, Annie Emaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années.

D'une voix grave et sensible, Dominique Reymond nous emmène dans un incessant va-et-vient entre passé et présent et dresse le portrait d'une jeune femme en devenir. Un bouleversant voyage dans les tréfonds de la mémoire.

L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.

Mémoire de fille, Annie Ernaux, essai, Ed. Galliamard/ Ecoutez lire, texte intégral lu par Dominique Reymond, CD MP3, durée : 3h30

 

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 Comme les pigeons de la fable, Théodore et Dorothée s’aiment d’amour tendre. Cela ne les empêche pas de s’interroger : comment se divertir? Se nourrir? Que faire de ces deux corps? À quoi se consacrer? Faut-il «fonder une famille», travailler, «s’indigner»? Comment font les autres? Autant de questions qui surgissent au fil de cette odyssée des manières de vivre.
Roman d’un couple d’aujourd’hui, Les deux pigeons est aussi une peinture de la société française des années 2000 et de la génération qui arrive alors à l’âge adulte. Génération pigeonnée, souvent dénigrée pour son manque de flamme, dont le portrait est ici électrisé par une ironie oblique qui rend les personnages à la fois comiques et formidablement attachants.

Les deux pigeons, Alexandre Postel, roman, Ed. Gallimard, août 2016, 230 pp

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9782246862512-001-X_0.jpegDes jeunes filles qui sont des Enfants terribles s’écrivent des lettres d’amour.
« Marcelle était la pire et ma préférée. »
Toutes fuient la mort. La mort les rattrape. Elles y mettent le feu.
Elles sont du côté de la vie. Leur pays est l’adolescence, ce passage de tous les dangers. 

 

L'incandescente, Claudie Hunzinger, roman, Ed. Grasset, août 2016, 308 pp

 

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Aux confins de l’Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s’étendent des terres qui paraissent échapper à l’Histoire…

Qui est donc ce criminel aux multiples visages, que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l’immensité de la taïga ?

C’est l’aventure de cette longue chasse à l’homme qui nous est contée dans ce puissant roman d’exploration. C’est aussi un dialogue hors du commun, presque hors du monde, entre le soldat épuisé et la proie mystérieuse qu’il poursuit. Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée.

La chasse prend une dimension exaltante, tandis qu’à l’horizon émerge l’archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l’amour.

 

Andreï Makine, né en Sibérie, a publié une douzaine de romans traduits en plus de quarante langues, parmi lesquels Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995), La Musique d’une vie (prix RTL-Lire 2001), et plus récemment Une femme aimée. Il a été élu à l’Académie française en 2016.

L'archipel d'une autre vie, Andréï Makine de l'Académie française, roman, Ed Seuil, août 2016, 188 pp

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À tombeau ouvert

Où étiez-vous le 1er mai 1994 ?

Qui a oublié les débris de voiture qui volent, le pneu qui plane à une altitude invraisemblable et semble ne jamais vouloir retomber, les voix des commentateurs de télévision qui se taisent ? Ayrton Senna est sorti de la piste à 260 km/h, avant de percuter un mur sur le circuit d’Imola.
Bernard Chambaz nous fait revivre cette tragédie moderne d’un nouvel Achille, débordant de fureur et de larmes. Senna, c’est à la fois notre histoire et le reflet d’une époque où la vitesse n’efface pas encore les souvenirs.

A tombeau ouvert, Bernard Chambaz, roman, Ed. Stock, août 2016, 216 pp

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L'innocent Je suis sorti de la maison au petit matin, j’ai marché à grands pas sous les platanes du cours Mirabeau, sans pouvoir m’empêcher de sourire.
Une chose m’apparaissait sûre et certaine : je n’étais plus le même. Je venais de passer la nuit dans le lit d’une femme, à l’embrasser, la serrer, la baiser, car si cette nuit n’avait pas été celle de l’accomplissement de l’acte sexuel, elle n’en avait pas moins été une nuit d’amour, entière, complète, jusqu’au petit matin frisquet, le reste n’était qu’une question de vocabulaire : est-ce que nous avions fait l’amour ? C’est ce qu’il me semblait puisque j’étais amoureux. »
 
Christophe entre dans les années soixante-dix et dans l’adolescence bercé par les idées révolutionnaires de ses parents divorcés, entre qui il va et vient, et la découverte angoissante d’une sexualité dévorante, obsessionnelle. De Paris à Saint-Tropez en passant par la Tunisie, l’adulte qu’il est devenu égraine les souvenirs d’une jeunesse douce-amère à travers le prisme de ses aventures sexuelles.
De brefs chapitres qui sont autant de souvenirs, paysages, odeurs, mêlent la voix de l’enfant précoce et de l’auteur qui, quarante ans plus tard, observe avec tendresse et cruauté ce Christophe d’une autre époque. L’école, la famille, la révolution, les vacances, la mer. Autant d’éléments de décor aux scènes que se remémore Donner avec ce court récit, très intime, qui montre le film irréalisable de sa vie, entre 13 et 15 ans, quand l’amour s’apprenait dans les tourments du sexe.
Un récit effronté, émouvant, drôle, cinématographique : Visconti croisant Pialat

L'innocent, Christophe Donner, roman, Ed Grasset, août 2016, 216 pp

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 Bronson" Je n’aurais pas dû regarder cette vieille série B avec Charles Bronson. 
À l’écran, un homme prépare un attentat dans une chambre d’hôtel minable. Longtemps, il observe par la fenêtre l’appartement qu’il fera sauter à la nuit tombée. Un quart d’heure passe sans qu’un mot soit prononcé. 
Ce quart d’heure a occupé les dernières années de ma vie. Cinq ans à tenter de comprendre comment cet acteur “au sourire de pierre” pouvait produire un tel silence. Pourquoi ce film m’obsède-t-il autant ? Pourquoi creuser dans la carapace d’une vedette défunte ? 
Un jour, j’ai lu cette phrase : Si les morts pouvaient parler, ils auraient sans doute la voix de Charles Bronson. Je commençais à comprendre : comme moi, il vivait entouré de cadavres et devait se couvrir les yeux pour dormir. Et comme chacun de nous, dès que l’écran s’éteint, l’enfant qu’il a cessé d’être a peur. »

Bronson, Arnaud Sagnard, roman, Ed. Stock, août 2016, 272 pp

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Et pour conclure, un premier roman paru aux Editions Diagonale, qui ont pour vocation de dénicher les nouveaux talents 

capouet-le-modèle-graffitiExtrait:

La terre n’était maintenant plus qu’à cinquante millions de kilomètres du soleil et était irradiée d’un flux solaire ultraviolet sept fois plus puissant que d’ordinaire. L’eau des océans s’évaporait à toute allure, tandis que la proximité combinée de Mercure et du soleil provoquait des raz de marée terrifiants qui engloutissaient les mégapoles humaines. (...) Il fallait agir vite. C’est à ce moment-là qu’une secrétaire amidonnée s’est pointée à ma table en me disant que Nishimura Sensei voulait me voir.

- Ima ? Maintenant ? demandai-je.
Elle parut surprise... On ne faisait pas attendre le Sensei.

 Mot de l'éditeur : ​Jacques-san, jeune chercheur en climatologie, nous offre une percée rare dans les arcanes de la simulation climatique à Tokyo et dévoile au lecteur l’envers du décor des prédictions planétaires.

Et si le futur s’annonce en catastrophes multiples dans la chambre de notre universitaire quelque peu extravagant, les gens se bousculent à sa porte pour savoir s’il vaut mieux investir dans le vin en Chine ou cultiver des insectes sur la bande côtière de la province pakistanaise de Sind.

Le roman évolue avec humour et légèreté, posant un regard tendre et amusé sur les codes et rituels de la société japonaise. Il nous embarque aux confins de la beauté de notre Terre, nous rappelant que l’essentiel est de vivre, d’observer, de goûter au silence. Sagesse nippone. 

 Le Modèle, Manuel Capouet, roman,  éditions diagonale, octobre 2016, 246 pp

 

02 décembre 2016

Quatrième de couverture (2/3)

livres-20pile1.jpgPoursuivons notre rendu des quatrièmes de couvertures*

A défaut d'avoir pu opérer lecture 

de

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin.
À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite.
D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel. 

Crépuscule du tourment, Léonora Milano, roman, Ed Grasset, août 2016, 388 pp

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109393_couverture_Hres_0.jpgLA NOUVELLE ENQUÊTE D’OLIVIA RÖNNING ET TOM STILTON

Le meurtre sanglant d’une femme à Marseille replonge les héros de Marée d’équinoxe au cœur d’une nouvelle enquête macabre. Olivia, fraîchement diplômée de l’école de police, rentre d’un voyage en Amérique du Sud sur les traces de sa mère biologique assassinée vingt ans plus tôt, et Tom, l’ex-flic devenu clochard, commence tout juste à surmonter ses traumatismes. Il est contacté par son ami Abbas el Fassi à propos du crime abominable commis en France : la victime, ancienne assistante d’un lanceur de couteaux, était une de ses proches. Ils partent pour la cité phocéenne faire la lumière sur cette mort tragique, tandis qu’Olivia est confrontée au suicide d’un de ses voisins, un veuf retrouvé pendu chez lui dans des circonstances troubles. Chacun démêle alors les fils de ces affaires, qui les emmèneront au cœur de complots sordides où la corruption financière rivalise avec la perversion morale. Ils devront bientôt se rendre à l’évidence : les deux enquêtes sont bel et bien liées, et pour les résoudre Olivia et Tom devront à nouveau affronter leurs démons intérieurs.

Cilla et Rolf Börjlind se sont fait connaître en Suède grâce à leurs talents de scénaristes, en particulier pour la série tirée des classiques de Sjöwall et Wahlöö, et pour la série Wallander. L’adaptation télévisée de leur premier roman, Marée d’équinoxe (Points, 2015), a rencontré un franc succès dans leur pays.

 Cinq lames d'acier, Cilla et Rolf Börjlind, roman policier traduit du suédois par Martine Desbureaux, Ed Seuil, novembre 2016, 512 pp

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Bref aperçu d'un Page-Turner

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Un mensonge
Une femme qui disparaît
Une effrayante machination

 Mais encore:

 

Avocat à New York, Adam Priee mène une vie aisée et agréable avec sa
femme et leurs deux garçons dans une banlieue cossue. Mais c'était avant
qu'un mystérieux individu Ine ui fasse de troublantes révélations : son
épouse adorée lui aurait menti quelques années plus tôt. Depuis, et pour la
première fois de sa vie, Adam doute.

Confrontée à son passé, Corinne ne se cherche pas d'excuses. Tout ce
qu'elle demande, c'est du temps. Pour mieux se volatiliser ...

Lanceurs d'alerte sur les réseaux sociaux, circuits menaçant des sugars
ladies ... Adam Price se jette dans une course-poursuite pour tenter de
sauver sa femme et de découvrir la vérité.

Entre illusions brisées, conspiration et quête d'identité, le nouveau roman
glaçant du Boss du thriller.1079825866_M.jpg

Intimidation, Harlan Coben, Thriller, Ed. Belfond noir, oct. 2016, 396 pp

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Après l’échec de La princesse lointaine,  ruiné, endetté, Edmond tente de convaincre le grand acteur Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce. Une comédie héroïque, en vers, dont il n’a pas écrit une ligne. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.
Alexis Michalik est l’un des dramaturges les plus talentueux de sa génération. Après le succès du Porteur d’histoire et du Cercle des illusionnistes, couronnés par deux Molières, il s’attaque, avec un humour et une imagination jubilatoires, à ce monument du théâtre français, et nous plonge au cœur de la création du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand. 

 

Edmond, Alexis Michalik, avec l'aimable permission spirituelle d'Edmond Rostand et de Savinien Cyrano de Bergerac, drame, Ed. Albin Michel, sept. 2016, 324 pp

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Le-Monde-Est-Mon-Langage-1076092893_L.jpg  Né au Congo, partageant son temps entre la Californie où il enseigne comme professeur de littérature à UCLA (University of California – Los Angeles), Paris où il a fini ses études, et le monde qu’il parcourt pour présenter ses livres, Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n’est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.
Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore.
Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.

Le monde est mon langage, Alain Mabanckou, essai, Ed. Grasset, août 2016, 320 ppµ

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1095787414_M.jpgMiles Halter a seize ans mais n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire. Ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l'insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l'instant d'après...
Par l'auteur de Nos étoiles contraires.

Qui es-tu Alaska? , John Green, roman traduit de l'anglais par Catherine Gibert, texte intégral lu par Julien Allouf, CD MP3, durée d'écoute: 7h30 min.

 

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1080037501_M.jpgLisbonne, 1904. Frappé par le deuil, Tomas décide de tourner le dos au monde - littéralement : il ne marche plus qu'à reculons. Obsédé par un étrange petit livre datant du XVIIe siècle - le journal d'un missionnaire en Angola -, Tomas part à la recherche de l'objet mystérieux que le prêtre affirme avoir confectionné. Sa quête le mènera dans un village perdu de la région des Hautes Montagnes du Portugal.
Au pied de ces mêmes montagnes, en 1939, le Dr. Eusebio Lozora, veuf de fraîche date, reçoit un soir la visite d'une vieille dame extravagante, laquelle lui demande de pratiquer l'autopsie de son défunt mari, qu'elle transporte dans sa valise...
Dans ce même village, en 1981, le sénateur canadien Peter Tovy vient se réfugier  au lendemain du décès de son épouse, pour renouer au crépuscule de sa vie avec ses racines familiales. Mais il n'arrive pas seul: le sénateur a un compagnon de voyage inattendu - un chimpanzé nommé Odo.
Fable enchanteresse où le merveilleux s'invite à chaque page, bouleversante allégorie sur le deuil, la foi, la nature de l'homme et son destin, le nouveau roman de Yann Martel nous convie une fois de plus, après L'Histoire de Pi, à un voyage extraordinaire, aux confins de l'imagination romanesque.

 

Les Hautes Montagnes du Portugal, Yann Martel, roman traduit de l'anglais par Christophe Bernard, Ed. Grasset, sept.2016, 420 pp

 

* Tous arguments extraits des sites des éditeurs

25 novembre 2016

Quatrième de couverture

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Novembre achève carrière, riches prix et une série de beaux ouvrages coincés sous le mur briqué d'un retard abyssal en chroniques de lectures....

Je vous en livre les arguments extraits des sites de leurs bienheureux éditeurs

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 "À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits... Un projet d’hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?
Lequel des deux projets l’emportera ? Alors que l’île s’interroge sur le choix à faire, d’autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l’amitié bouleversante qui s’installe entre l’enfant autiste et l’homme vieillissant."

L'enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi, roman, Ed. Grasset, août 2016, 304 pp

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Amis depuis toujours, deux vieillards se retrouvent chaque année dans un hôtel de luxe des Alpes suisses : un chef d’orchestre anglais qui a renoncé depuis longtemps à son métier et un cinéaste américain qui prépare fiévreusement son « film-testament ». Les deux hommes savent que le temps leur est compté.

Après le succès de son film Youth, primé plusieurs fois aux European Film Awards, Paolo Sorrentino s’est lancé dans l’écriture de ce roman sombre et drôle qui révèle de lui une tout autre facette, et confirme que le réalisateur adulé de La Grande Bellezza est aussi un des grands écrivains italiens du moment.
 

Youth, Paolo Sorrentino, roman traduit de l'italien par Françoise Brun, Ed Albin Michel, nov. 2016, 230 pp

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téléchargement (16).jpg Les femmes se l’arrachent, les hommes le détestent : liberté d’esprit, tempérament de feu, courage… Hadrien, baron de Belsolles, est un homme que l’on admire ou que l’on craint.

Lorsqu’il débarque à Fort Saint-Pierre en 1654, il ne tarde pas à provoquer le scandale. Sur ce territoire encore peuplé de redoutables Indiens caraïbe, il fait rapidement fortune là où tout le monde a échoué : dans la canne à sucre, l’or blanc de la Martinique. Justicier dans l’âme, Hadrien veut affranchir ses esclaves, que ses ennemis disent envoûtés, et vit au grand jour sa passion pour une belle mulâtresse. Mais les sbires d’un Mazarin acharné à sa perte ne désespèrent pas de retrouver un jour cet insaisissable détenteur du secret le plus convoité au monde…

Flibuste, sorcellerie, alchimie, complots, duels, amours torrides... après Le baron de Beausoleil, Thibaut d’Anthonay poursuit avec panache et élégance une fresque digne des grands romans d’aventure.

Le baron de Belsolles, Thierry d'Anthonay, roman, Ed. Albin Michel, nov. 2016, 440 pp

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product_9782072694363_195x320.jpg "Nous ne savons ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort. Nous sommes tous des égarés.
C’est à la question : «Qu’est-ce que je fais là?» que s’efforce de répondre ce manuel de poche qui n’a pas d’autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d’en tirer à la fois un peu de plaisir et, s’il se peut, de hauteur."

Guide des égarés, Jean d'Ormesson, essai, co-édition Albin Michel/ Héloïse d'Ormesson, oct. 2016, 128 pp

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« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ». 
G. D.
collection littéraire dirigée par Martine Saada
 
Charlotte Delbo. La vie retrouvée, Ghislaine Dunant, essai, Ed Grasset, août 2016, 608 pp
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9782709649377-001-X_0.jpeg J’étais jeune et je découvrais à quel point l’Histoire qu’on maintient vivante est modulable et subjective. Le Sud-Ouest africain a été une répétition avant le grand bal. La modernité avant l’heure. Mais personne ne voulait m’écouter. »

1889. Jakob Ackermann et une vingtaine de soldats allemands débarquent dans le Sud-Ouest africain. Ils ont pour mission de créer une colonie de peuplement. Ils s’imaginent être des bâtisseurs, l’étendard de la modernité.

2004. En marge d’une journée commémorant le massacre des Hereros, un jeune métis namibien interroge son passé. Comme son pays, il est fait de contradictions, de violences. Il est l’héritier de ce qui n’aurait pas dû être.

L’un pense écrire l’Histoire, l’autre la questionne. Leurs voix se répondent. Elles racontent le destin de ces hommes et de cette terre convoitée, conquise, ravagée, où le XXe siècle est peut-être né.

Cartographie de l'oubli, Niels Labuzan, roman,Ed JcLattès, août 2016, 522 pp

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téléchargement (17).jpg Changer de vie et revenir à l’essentiel : voilà ce à quoi aspirent Damon et Amy, deux trentenaires originaires de Los Angeles, en couple depuis six ans.
C’est justement ce que propose « Rain Dragon », une grande ferme bio du nord-ouest des États-Unis qui pratique l’agriculture raisonnée. Un projet alternatif qui attire beaucoup de jeunes en quête d’un idéal de vie et dans lequel tous deux vont peu à peu  se faire une place, en s’éloignant inéluctablement l’un de l’autre.

La vie idéale, Jon Raymond, roman traduit de l'américain par Nathalie Bru, Ed. Albin Michel, nov. 2016, coll. " Terres d'Amérique", 336 pp

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téléchargement (8).jpgQui a assassiné la belle Katja au cours d’une folle nuit de carnaval à Blankenberge près de Bruges ? Joris, la dernière personne avec laquelle on l’a aperçue, reste introuvable. Sa mère, une femme dépressive au passé mystérieux, prétend ne pas savoir où il se trouve. Pourquoi n’a-t-elle jamais voulu révéler qui était le père de Joris ?
Liesse populaire, secrets de famille, prostitution, meurtres… entre deux bocks de Duvel et quelques péripéties conjugales hautes en couleurs, le commissaire Van Inn et son fidèle adjoint Versavel mènent une enquête qui ne sera pas de tout repos !

 

Bas les masques, Pieter Aspe, roman traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron, Ed. Albin Michel, nov. 2016, 320 pp

11 novembre 2016

Quatrième de couverture (2/2)

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Vous aurez donc  découvert avec joie et intérêt - je l'espère - les nombreuses chroniques d'une rentrée littéraire bellement féconde. 

Quelques monticules d'ouvrages attendent, toujours patientant,  un prêté de regard - et plus si affinités..

Je vous en livre déjà les arguments, extraits des sites de leurs éditeurs.

Et vous souhaite une excellente vendredi férié

 

 Les Roses blanches -

Pour raconter une vie bien remplie mais ratée, il en faut de l’humour. Surtout quand il s’agit d’un être proche.

 Gil Jouanard relate l’épopée picaresque et pathétique de Juliette, née dans le Gévaudan du début du xxe siècle, l’un des endroits les plus reculés de la galaxie européenne. Ou comment une quasi-esclave, bergère à huit ans, s’invita une décennie plus tard à la fête du Front Populaire. Puis, au fil des mariages, à l’idyllique Far East Américain et à l’Allemagne profonde de l’après-guerre. Car la rage de vivre de Juliette lui ouvrit toutes les portes, sauf la seule qui sauve, celle qui mène à soi-même.

 Dans les circonvolutions de sa plume, le poète Gil Jouanard cache un sourire qui ressemble à de l’amour et à de la sagesse. Il donne une portée universelle à son deuxième « roman vrai » : une fresque hilarante à force de bagout, au vibrato pourtant déchirant, en hommage à tous les sans-culture.

Les roses blanches, Gil Jouanard, roman, Ed. Phébus, août 2016, 320 pp

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 L'éveil« Je dois y retourner, c’est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s’agit pas encore de l’éveil, du vrai, c’est mon attention seule qu’il éveille pour l’instant, et c’est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l’orée de l’éveil. »

La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd’hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C’est une histoire d’amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s’entrechoquent. C’est une histoire d’amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l’ombre protectrice des chambres.
C’est un premier roman d’exception. Et l’acte de naissance d’un écrivain"

L'éveil, Line Papin, roman, Ed. SQtock, août 2016, 256 pp

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téléchargement.jpgPalerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l’apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu’à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n’a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur.
 
Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l’enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d’une famille italienne, de l’après-guerre aux années 90, à travers trois générations d’hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l’habitent.
 
Sur cette terre comme au ciel, Davide Enia, roman traduit de l'italien par Françoise Brun, Ed Albin Michel, août 2016, 416 pp
 
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 "Comment éprouve-t-on la souffrance de l’autre ? Qu’est-ce que ressentir la douleur d’autrui, sachant que cette douleur peut être acceptée, déformée ou contrefaite ? En se confrontant à la douleur – la sienne et celle des autres, simulée ou réelle –, Leslie Jamison découvre la nécessité pressante, personnelle et culturelle de ressentir. À partir d’expériences vécues, elle explore la question en étendant son champ de curiosité bien au-delà de son cas particulier : de sa pratique d’actrice médicale – payée pour feindre des symptômes que les étudiants en médecine doivent diagnostiquer – à son agression au Nicaragua, d’une réunion de personnes pensant être atteintes d’une même maladie imaginaire au Los Angeles des gangs, de la téléréalité à l’expérience de la prison.
Dans ce recueil de textes virtuoses et audacieux qui tiennent à la fois de l’essai, des Mémoires, de la critique littéraire et du journalisme d’investigation, Leslie Jamison interroge avec grâce et humilité une dimension essentielle de notre rapport à l’autre."
 
Examens d'empathie, Leslie Jamison, essai traduit de l'anglais (USA) par Emmanuelle et Philippe Aronson, Ed. Pauvert, sept. 2016, 336 pp
 
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Anna
"Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu'à l'âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l'ordre appartient au passé et les règles d'autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l'abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d'une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s'entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort. "
 
Anna, NiccolÒ Ammaniti, roman traduit de l'italien par Myriam Bouzaher, Ed Grasset, septembre 2016, 320 pp
 
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Fils du feu
 
Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister.
Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse.     
 
Fils du feu, Guy Boley, roman, Ed. Grasset, août 2016, 160pp
 
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Le cri
 Lorsqu’elle pénétra dans son bureau, la première chose que Blache ressentit fut de l’exaspération : une exaspération immédiate, entière, sans autre goût que la pure exaspération. Il n’aimait pas les femmes de pouvoir et pour lui, une femme médecin ne pouvait pas ne pas être une femme de pouvoir. Quelque chose d’elle lui faisait peur et il ne savait pas quoi ; mais il savait aussi que, très probablement, il ne le saurait jamais. »
Au moment où ce récit commence, Lil Servinsky, métisse anglo-rwandaise de trente-cinq ans, médecin, embarque pour la première fois à bord du Septentrion, un navire renifleur de pétrole. La jeune femme a fait de l’errance sur les océans son seul territoire. Mais sa relation très particulière au monde fera bien vite naître et croître des haines incontrôlables dans cet univers essentiellement masculin et clos sur lui-même. 
 
Le cri,  Thierry Vila, roman, Ed. Grasset, août 2016, 272 pp
 
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Un travail comme un autre On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c’était le charbon, pour Marie, c’est la ferme, pour moi un puissant courant électrique. » 

Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie..

« Un premier roman exceptionnel, porté par une langue sincère, directe et suave. »
Kevin Powers.
 
Un travail comme un autre, Virginia Reeves, roman traduit de l'anglais (USA) par Carine Chichereau, Ed. Stock, août 2016, 344 pp
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Drôle et poignante, l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l'énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d'empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l'exil et les mirages de l'intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.
L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains.
Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.

Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits.

Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore: en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...
Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue, roman traduit de l'anglais (Cameroun) par Sarah Tardy, Ed. Belfond,  août 2016, 440 pp
 
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« Du monde secret que j’ai connu jadis, j’ai essayé de faire un théâtre pour les autres mondes que nous habitons. D’abord vient l’imaginaire, puis la quête du réel. Et ensuite retour à l’imaginaire, et au bureau devant lequel je suis assis à cet instant. » John le Carré

Depuis ses années de service dans le renseignement britannique pendant la Guerre froide jusqu’à une carrière d’écrivain qui l’emmena du Cambodge en guerre à Beyrouth après l’invasion israélienne de 1982, en passant par la Russie avant et après la chute du mur de Berlin, John le Carré s’est toujours placé au cœur de notre histoire contemporaine. Dans ce livre de mémoires inédits, il relate d’une plume aussi incisive que drolatique et avec la subtilité morale qui caractérise ses romans les événements dont il fut le témoin. Qu’il décrive le perroquet d’un hôtel de Beyrouth imitant à la perfection le crépitement des mitraillettes ou les premières notes de la Cinquième de Beethoven, sa découverte des charniers du génocide rwandais, son réveillon du Nouvel An 1982 avec Yasser Arafat, la sagesse du génial physicien Andreï Sakharov, sa rencontre avec deux anciens chefs du KGB ou avec l’humanitaire française qui lui inspira l’héroïne de La Constance du jardinier, son regard est souvent caustique, toujours pénétrant.

Mais surtout John le Carré nous dévoile son parcours d’écrivain sur plus de six décennies et sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui a insufflé tant de vie et de cœur à ses personnages de fiction.

John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d’Oxford, enseigné à Eton, et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles.

 Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin

Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.

Le tunnel aux pigeons- Histoires de ma vie, John Carré, témoignage traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin, Ed Seuil, oct. 2016, 384 pp

04 novembre 2016

Quatrième de couverture (1/2)

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Vous aurez découvert avec joie et intérêt - je l'espère - les nombreuses chroniques d'une rentrée littéraire bellement féconde. 

Quelques monticules d'ouvrages attendent, patients, un prêté de regard - et plus si affinités..

Je vous en livre déjà les arguments, extraits des sites de leurs éditeurs.

Et vous souhaite un excellente fin de  congé de Toussaint.

 

Penchons nous sur la littérature, écoutons le propos de Pierre Michon:

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" Parmi les entretiens que j’ai donnés depuis 1984, j’en ai réuni trente. On y trouvera le jeu de masques que ce genre exige, des contrevérités peut-être, de l’incongru, des traits de mauvaise foi, mais sûrement aussi quelques vérités, pas toutes involontaires.
Et puis, relisant ces propos, je me dis qu’à défaut de la vérité introuvable, on y trouve enlacés les souvenirs et les lectures qui m’ont constitué : le panthéon  aztèque et la chasse à Dieu dansMoby Dick, « le petit roman de trente pages » de Lautréamont et le rasoir d’un théologien anglais, une écoute enfantine de Salammbô qui est ma scène primitive, des lieux et des noms. Melville et Faulkner, Beckett, y voyagent parmi des toponymes limousins. Mes morts bavards, Flaubert, Rimbaud et Villon, Giono et Borges, Hugo y fréquentent des prolétaires morts sans discours. 
 
Pierre Michon"

Le roi vient quand il veut- Propos sur la littérature, Pierre Michon, essai, Ed. Albin Michel, sept. 2016, 446 pp

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Un premier roman: 

9782213699318-001-X_0 (1).jpeg" Emma Linarès voulait que sa vie soit intense. Voire héroïque. Grande lectrice, elle se rêvait en personnage de roman.
Un jour, après y avoir longuement songé, elle a franchi le portail intimidant d’un camp militaire.
L’armée. N’était-ce pas là que se vivaient les dernières aventures ?
Sans doute. Mais seulement quand elle aurait appris à s’habiller en moins de cinq minutes, à ramper dans la boue, à se mettre au garde-à-vous, à nommer chaque pièce de son fusil d’assaut et à chanter sa nostalgie virile pour une belle blonde retée au pays "

Féminine, Emilie Gullaumin, roman, Ed. Fayard août 2016, 400 pp

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 « Elle était totalement déterminée. Allégorie d’une Espagne fière et rebelle, lèvres rouges, cheveux noirs noués en chignon dans une résille, revêtue d’un tailleur noir sur des bas également noirs, chaussée de noir enfin, elle s’assit, telle l’annonce de la mort, dans le fauteuil, dos à la fenêtre.  La fin du cauchemar était proche. »
 
Histoire d’amour, de trahison et de sang, Avec la mort en tenue de bataille nous plonge dans la guerre civile d’Espagne avec une puissance d’autant plus rare qu’elle est incarnée par un inoubliable personnage : Inès, mère et épouse respectable qui, lorsque le conflit éclate, se jette à corps perdu dans le maelström de cette lutte fratricide dont elle découvre avec stupeur toutes les ambiguïtés.
Évocation historique d’une tragédie emblématique, le roman de José Alvarez est aussi le sublime portrait d’une femme qui symbolise l’âme suppliciée de l’Espagne, celui d’une mère combattante que l’horreur de la guerre révèle à elle-même.

Avec la mort en tenue de bataille, José Alvarez, roman, Ed. Albin Michel, août 2016, 220 pp

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 téléchargement (7).jpg "Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?
Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.

Bientôt sur les écrans télé, la grande série HBO inspirée du roman, réunira dans les rôles principaux deux lectrices enthousiastes : Nicole Kidman et Reese Witherspoon !

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty, roman traduit de l'anglais (Australie) par Béatrice Taupeau, Ed. Albin Michel, 1er septembre 2016, 48O pp

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 Les Parisiens

 

"Jeune provincial avide de réussite et de plaisirs, Aurélien se lance à l’assaut de Paris, et de la grande aventure du Théâtre. Beau, désinvolte, insolent, il fait la conquête d’un éminent chef d’orchestre, séduit une vieille faiseuse de carrières, pince les fesses d’un ministre et charme un cacochyme empereur des médias. Dans les salons, les fêtes mondaines et les backrooms où se mettent à nu les édiles culturels, où les prétendants aux nominations se déchirent, où l’on conspire à l’envi et profane les réputations, Aurélien est le nouveau talent qu’on rêve d’étreindre comme une jeune proie – et qui, sûrement, saura se montrer prodigue.
Mais ses vraies amours sont ailleurs. Iris, Serena, Kamel, Gloria, Ulrika…, reines transgenres et faune de la nuit, qui prennent d’assaut Pôle Emploi et ourdissent une décisive révolte des putes. Et surtout Lucas, enfant trop mal aimé, poète magnifique mais inaccompli qui cherche avec humilité et désespoir une raison d’être au monde, de vivre encore, de croire…
Tour à tour féroce et fervente, orgiaque et lyrique, dérisoire et grandiose, cette nef des intrigants, des saints et des prostitué(e)s tangue puissamment entre rire et douleur, sonde les coeurs et les reins d’un parisianisme méphitique et narcissique, nourri d’illusions balzaciennes et ivre d’incarner cette Ville Lumière, sur laquelle flotte comme un drapeau – sans cesse brandi, vénéré et lacéré – le suaire d’un Art salvateur"

 

Les Parisiens, Olivier Py, roman, Ed. Actes Sud, août 2016, 544 pp

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 L'inconnu du parvis

Les franges d’une ville, ruelles pleines d’ombre, friches industrielles, vert délavé du canal sur lequel glissent imperturbables les péniches. Là, vit Antoine Comino, garagiste, dans le calme plat de la routine.

La découverte au point du jour d’un cadavre, gisant sur le parvis de la mairie, va bouleverser le train-train du garagiste. Les enquêteurs, qui concluront au suicide, ne disposent que d’un seul indice pour renouer le fil des événements : le véhicule avec lequel la victime s’est rendue sur les lieux du drame.

 Antoine Comino, qui a eu cette voiture en main, est alors taraudé par une question : pourquoi cet homme a-t-il mis fin à ses jours ? Il ne veut pas s’en tenir aux apparences. « Il y a dans le geste de ce pauvre bougre quelque chose qui relève du mal du monde », pressent-il. Et de se lancer sur les traces de l’inconnu du parvis.

 

 L'inconnu du parvis, Giuseppe Santoliquido, roman,  Genèse Edition, setp.2016 , 128 pp

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Au cours de l’été 1876, Robert Louis Stevenson (qui n’est pas encore le célèbre romancier de L’Île au trésor) part à l’aventure sur les rivières et canaux du Nord avec son ami Walter Simpson. Les deux sportsmen ambitionnent de relier Anvers à Compiègne en canoë. Une sacrée escapade qui est aussi un riche voyage « intérieur » pour le jeune écrivain, affamé d’indépendance et confronté à des péripéties, à des lieux, à des personnages grandeur nature…

En 2011, Frédéric Chef s’est élancé sur les traces de ce colporteur magnifique qui professe que « le dehors guérit ». Il rejoint ainsi le fantôme de Stevenson en marchant ou en pagayant à ses côtés. Et, poursuivant son enquête jusqu’en forêt de Barbizon, il y respire l’air de la bohème artistique de son mentor.

Illustrations inédites de Daniel Casanave

Le Colporteur magnifique, Frédéric Chef, roman, Ed. Weyrich,  sept 2016, 128 pp

 

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téléchargement (7).jpgElle, vingt-trois ans, enfant de la consommation et des réseaux sociaux, noie ses craintes dans l’alcool, le sexe et la fête, sans se préoccuper du lendemain, un principe de vie. Il vient de terminer ses études et travaille sans passion dans une société où l’argent est roi. Pour eux, ni passé ni avenir. Perdus et désenchantés, deux jeunes d’aujourd’hui qui cherchent à se réinventer.
 
Dans un texte crépusculaire, Aurélien Gougaud entremêle leurs voix, leurs errances, leur soif de vivre, touchant au plus près la vérité d’une génération en quête de repères. Un premier roman d’une surprenante maturité, qui révèle le talent d’un jeune auteur de vingt-cinq ans.

Lithium, Aurélien Gougaud, roman, Ed. Albin Michel, août 2016, 190 pp

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"Longtemps après l’adolescence, Jean Mattern relit la «fantaisie pompéienne» de Wilhelm Jensen, discret écrivain munichois (1837-1911), et le commentaire que Freud en a fait en 1907. À la suite d’un rêve qui redonne vie à une figure de marbre antique, un jeune archéologue se rend dans un état second à Pompéi. La jeune femme de son rêve vit en réalité en bas de chez lui, et n’est autre que son amie d'enfance, oubliée : elle le suivra dans son voyage, le guérira de son délire en y entrant et en utilisant les mêmes médicaments langagiers que le psychanalyste. L’amour est médecin, et la psychanalyse est une archéologie de l’amour.
Jean Mattern entre-tisse plusieurs fils dans cet essai : celui de sa propre psychanalyse, de ses pertes et de ses deuils, celui d’une découverte vitale singulière ; le fil de l'éclairage que sa deuxième lecture du Délire et les rêves à trente ans de distance projette sur la première, et sur lui-même ; celui réciproque qu’il porte sur le texte de Freud.
L’auteur s’expose et s’explique simplement, directement, au grand jour. Mais l'énigme de son enquête rappelle que, dans Pompéi enseveli, la lumière de midi accueille des fantômes."

De la perte et d'autres bonheurs, Jean Mattern, essai, Ed. Gallimard, oct. 2016, 70 pp

28 octobre 2016

Coup double pour Grasset: Grand prix du roman de l'Académie- Prix femina de l'essai

 Ca y est, c'est parti

La saison des prix

A commencé

Coup double pour Grasset

Avec le prix Femina de l'essai

Et de l'Académie

Le grand prix...

 

C'est Adélaïde de Clermont-Tonnerre qui remporte le grand prix du roman de l'Académie française.

Il lui fut décerné, hier

Je vous invite à en relire chronique sur ce blog, en ouverture première de la rentrée littéraire: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2016/06/28/le-dernier-des-notres-8623901.html

 

Mais encore: 

 

9782246859956-001-X.jpeg Le jury du Prix Femina, ouvrait, ce mardi 25 octobre, l'aimable fiesta des prix littéraires d'automne.

Tandis que je découvre Garçon ( Marcus Malte- Ed. Zulma) à votre intention,  je vous livre déjà l'argument du Prix Femina de l'essai, attribué à Ghislaine Dunant, extrait du site de l'éditeur (Grasset) 

« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée »

 

Charlotte Delbo, La vie retrouvée, Ghislaine Dunant, essai, Ed. Grasset, août 2016, 608 pp

29 juillet 2016

Quatrième de couverture (2/2)

livres-20pile1.jpgVoici finir juillet, poindre la rentrée (littéraire s'entend) et la désolation de lectures non entamées..

Elles ont pour seul défaut d'être passées

Pourquoi, je ne sais

Entre les mailles pourtant tressées

A la lecture dressées

De mon filet

 

Je vous livre donc les arguments de lecture des parutions de juin, de mai

Tels que les éditeurs me les ont... livrés.

 

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"Une petite fille perdue. Une femme qui a fait le mauvais choix. Un commissaire désabusé et romantique. Une institutrice en colère. Une gloire des médias au parcours inattendu. Une mère et son fils dont la rencontre a scellé des liens d’autant plus solides que leurs passés furent chancelants.
 
Autant de vies en apparence si banales… jusqu’à ce que l’écriture d’Anaïs Jeanneret en dévoile les subtils décalages et entrelacs : cette part du hasard, de la rencontre, ou encore du désir qui les fait soudainement palpiter et les relie les unes aux autres sous l’effet d’une force insoupçonnée."

Nos vies insoupçonnées, Anaïs Jeanneret, roman, Ed. Albin Michel, avril 2016, 184 pp

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"Pour un né natif qui fréquente Paris depuis des décennies, l’amour y va par aveuglement et par caprices, étouffant un jour, un autre jour euphorique, un jour dans le refus, un autre jour dans le dithyrambe. Marcher dans les rues de Paris, c’est s’y perdre et s’y reconnaître, détailler Paris c’est, trahir et faire allégeance. Nid à surprises et nœud de rituels, Paris par cœur court toutes les chances en épousant les aléas de l’errance saute-ruisseau, au gré des humeurs, en jouant des échos et des renvois pour chanter librement, se plaindre, rire, dévisageant cette encyclopédie des fables qu’est toute ville, et celle-ci singulièrement.
 
L. J.
 
                De la place des Abbesses à la brasserie Zeyer, décalé, érudit, sensible, souriant de sa nostalgie comme d’une vieille plaisanterie, Ludovic Janvier revisite cette ville connue autant que rêvée sous forme d’abécédaire, ces livres pleins de doubles-fonds, de sauts en avant et de retours en arrière qui font la joie des poètes et des flâneurs des deux rives.
                Si la littérature consiste à faire voir différemment ce qu’on croyait pourtant bien connaître, c’est sans conteste dans cette catégorie qu’il faut ranger ce faux dictionnaire, vraie machine à voyager dans le temps, guide incomplet mais émouvant, aléatoire mais jubilatoire, destiné à tous les promeneurs qui savent qu’une ville est faite de chair et sang plutôt que de pierres et de briques."
 
Paris par coeur, Ludovic Janvier, abécédaire, Ed. Fayard, mars 2016, 348 pp
 

 
Romancier, essayiste et poète, Ludovic Janvier est né en 1934 à Paris, où il s’est éteint le 18 janvier 2016. Dans son hommage publié par Le Monde des livres, Patrick Kéchichian écrit : « Ce qui lui importe, c’est la manière de nommer, de former et de déformer, de métamorphoser cette “matière à musique” de la vie. »
 
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"Venise, automne 1732. Les uns après les autres, des acteurs de la Commedia dell'arte disparaissent en pleine représentation. Pour Zorzi Baffo, le chef de la police criminelle, ce nouveau mystère pourrait être lié au destin tragique d'une jeune comédienne de passage dans la ville. Egaré dans les arcanes des scènes et des coulisses vénitiennes, l'enquêteur fait appel à Carlo Goldoni, dramaturge en pleine gloire, qui fut autrefois son adjoint à la chancellerie criminelle. La découverte d'un théâtre clandestin d'un genre très particulier précipite les deux hommes au coeur d'une affaire plus sombre encore...

Sexe, théâtre et politique... les clefs de la Venise dépravée et libertine du XVIIIe siècle. Après La septième nuit de Venise et Noire belladone, Thierry Maugenest, pour qui la Cité des doges n'a aucun secret, nous plonge dans une intrigue policière aussi enlevée qu'une pièce de Goldoni, aussi noire que les eaux de la Lagune. "

La cité des doges, Thierry Maugenest, roman, Ed. Albin Michel, mai 2016, 304 pp

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131344_couverture_Hres_0.jpg « Balayer les rues, peut-être, mais en récitant du Virgile ! » L’injonction prêterait à sourire si elle n’émanait d’un professeur portant si haut sa responsabilité d’éveilleur d’esprits, patriote, franc-maçon, dreyfusard, un libre-penseur à qui la légende familiale attribue trois duels, dont un au moins eut bel et bien lieu. Et qu’il gagna.

Un républicain fougueux entièrement dévoué à la cause de ses jeunes élèves, mais dont les méthodes pédagogiques hors-normes et les foucades lui valurent maintes mutations.

Un grand-père aimé et admiré des siens, dont le panache et l’esprit de liberté auront fait, plus qu’il ne l’imagine sans doute lui-même, l’auteur de ce livre.

Voici, racontée par la plume alerte de l’un de ses petits-fils, l’histoire d’Alexandre Merlot, né en 1862 et mort en 1945, l’un de ces hommes habités par la légende des siècles, traînant dans son sillage l’odeur du bagne et le souvenir de Jean Valjean, l’un de ces obstinés qui ont fait notre République à grands coups de gueule, d’amour et d’engagement.

Grand-père, Gilles Perrault, récit, Ed. Seuil, mai 2016, 206 pp

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 "Avec cette vaste fresque qui embrasse l'Orient du XVIIe siècle, de la Corne de l'Afrique jusqu'à l'Inde, Anita Nair, l'auteur du célèbreCompartiment pour dames se consacre cette fois au passé cosmopolite et à l'héritage épique de son pays natal.
En 1659, le Zamorin, tout puissant souverain du royaume de Malabar, s'apprête à célébrer somptueusement la fête du Mamangam. Idris, un marchand itinérant somalien, dont l'oeil d'or engendre émerveillement et incrédulité, est venu assister aux festivités. Par un étrange coup du sort, il va faire la connaissance de son fils, né d'une mystérieuse nuit d'amour neuf ans plus tôt. L'enfant n'a qu'une idée en tête : rejoindre les Chaver, une bande de de guerriers farouches, prêts à sacrifier leur vie pour tuer le Zamorin. Pour le soustraire à ce terrible destin, Idris lui propose de prendre la route à ses côtés. Le début d'un long voyage initiatique vers les mines de diamants de Golconde.

Aventures, mystères, sensualité, passions... une plongée dans l'âge d'or de l'Inde moghole, aussi chatoyante et ensorcelante qu'un conte des mille et une nuits.

« Une aventure à couper le souffle, une histoire d'amour passionnée, et un voyage à la découverte du grand, du sombre et du mystérieux voyageur, Idris. »

The Hindu
 
Dans les jardins du Malabar, Anita Nair, roman traduit de l'anglais par Dominique Vitalyos, Ed. Albin Michel, 448 pp
 
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" Louis Hanotte, peintre septuagénaire amnésique depuis plus de quinze ans, reçoit par la poste le roman autobiographique d’une femme dont il n’a jamais entendu parler auparavant. Poussé par la curiosité, il abandonne ses toiles afin de se plonger dans la lecture. Doriane Hector raconte son histoire d’enfant abusée dès l’âge de cinq ans par un père violent et autoritaire, qui fait voler en éclats toute la famille. Profondément troublé, Louis veut à tout prix découvrir le lien qui pourrait l’unir à cette inconnue. 
Au même moment, dans un service de soins intensifs, Léa, une femme d’affaires de cinquante ans, lutte contre la mort suite à un terrible accident de voiture. Sa mère Marie la veille avec un dévouement surnaturel. Les deux femmes peuvent enfin se parler après tant d’années de non-dits.
 
Message d’espoir pour tous les écorchés vifs, ce roman, écrit avec pudeur, montre comment, avec du courage, de la détermination et l’amour d’une mère, l’être humain est capable de tout surmonter, y compris l’indicible.
 
Née en Belgique, Dalila Heuse est âgée d’une cinquantaine d’années. Avec une sincérité bouleversante, elle restitue le destin incroyable d’une petite fille victime d’inceste, qui transcende ses douleurs pour construire sa vie de femme. La Pudeur des sentiments est son premier roman."
 
La pudeur des sentiments, Dalila Heuse, roman, Ed. Mazarine, juin 2016, 302 pp
 
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"Est-il possible, au XXe siècle, que deux familles, l’une française, l’autre allemande, parviennent à s’entendre ? Le roman de Joël Schmidt rêve cette harmonie à travers une histoire d’amour sombre et passionnée.
C’est en France, où elle est partie poursuivre ses études au lendemain de la Première Guerre mondiale, que Karoline, une jeune Allemande éprise de littérature romantique, rencontre Jean. Très vite, ils s’aiment, mais leur amour, symbole de la réconciliation entre deux pays ennemis, est vite menacé par l’Histoire : contraints de se réfugier dans le château familial en Corrèze lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, ils subissent de plein fouet cette nouvelle page meurtrière, déchirés de voir leurs cultures respectives se livrer une guerre sans nom. Quelques années plus tard, naît le rêve, fou et audacieux, de leur fils : fonder Germania, un centre culturel allemand, comme une minuscule enclave au cœur de la France. Mais cette Allemagne idéale est-elle possible dans d’autres esprits que les leurs ? 
Saga familiale qui parcourt le XXe siècle, voyage au cœur de l’imagination, Germania appartient à cette tradition du romantisme allemand cher à Joël Schmidt, qui lui a consacré de nombreux romans."
 
Germania, Joël Schmidt, roman, Ed. Albin Michel, juin 2016, 204 pp

27 juillet 2016

Quatrième de couverture (1/2)

livres-20pile1.jpgVoici finir juillet, poindre la rentrée (littéraire s'entend) et la désolation de lectures non entamées..

Elles ont pour seul défaut d'être passées

Pourquoi, je ne sais

Entre les mailles pourtant tressées

A la lecture dressées

De mon filet

 

Je vous livre donc les arguments de lecture des parutions de juin, de mai

Tels que les éditeurs me les ont... livrés.


9782330063290_1_m (1).jpg" Né dans les années 1930 au sein d'une famille désemparée par son handicap, Luis se réfugie dans la musique. L'oreille collée à son transistor, il supporte tristesse et chagrin. Jeune homme, il croise le chemin d'Astor Piazolla puis de Lalo Schiffrin. Deux rencontres qui font basculer son destin : il deviendra chef d'orchestre. Libertango est le roman le plus fort de Frédérique Deghelt. Un livre d'allégresse qui rassemble et convoque en nous l'émotion du beau, celle que la musique fait résonner en l'homme même au pire de la guerre et des catastrophes."

Libertango, Frédérique Deghelt, roman, Ed. Actes-Sud, mai 2016, 310 pp

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1918. Depuis son arrivée d’Algérie en métropole, Ahmed Boughera El Ouafi s’entraîne à la course à pied. Ouvrier chez Renault, il gagne des compétitions en rêvant d’atteindre les sommets. Et voilà qu’en 1928 survient l’exploit : à la surprise générale, il remporte le marathon aux J.O. d’Amsterdam. Mais prenant l’apparence de la chance, le malheur pointe. Et le champion d’un jour se confronte à son implacable destinée.
Des ateliers de Boulogne-Billancourt à la gloire olympique, jusqu’aux tristes paillettes d’un cirque américain, Ahmed Boughera El Ouafi a traversé les bouleversements du xxe siècle. Avec virtuosité, Philippe Langenieux-Villard s’empare de la vie de ce héros injustement oublié et réhabilite sa mémoire.

La course à l'oubli, Philippe Langenieux-Villard, roman, Ed. Héloïse d'Ormesson, mai 2016, 160 pp

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téléchargement (7).jpg"Bettina n'est pas une femme comme les autres : expert-comptable, elle pèse 96 kg et a la passion des chiffres et des mathématiques. Elle ne voyage pas, n'a pas d'homme dans sa vie, mais ne souffre pas de solitude. A 32 ans, elle est bien comme elle est.
Sauf qu'elle grossit à vue d'oeil. Elle n'en est pas malheureuse et se sent même légère.
Un jour elle tombe sur un concours télévisé de calcul mental organisé par un journal. Elle décide d'y participer et le gagne sous le pseudonyme de Soeur Isolde, son invention. Véritable carton d'audience, elle devient une icône.
Même le journaliste-producteur, Damien, tombe sous son charme : il lui propose de devenir chroniqueuse dans une émission de vulgarisation scientifique. Une relation amoureuse se noue entre eux, que tout sépare.
La vie sourit enfin à Bettina-Isolde. C'est alors que les choses prennent un tour inattendu : de la même façon qu'elle avait grossi, la jeune femme se met à maigrir, maigrir...
Sa vie sera-t-elle la même, une fois les kilos envolés ? Rien n'est moins sûr..."

Arithmétique de la chair, Macha Méril, roman, Ed. Flammarion, mars 2016, 190 pp

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Du côté de Claudine et de Colette..


AUGIER-CLAUDINEaParis-C1.png

"Claudine à Paris (1901), roman de Willy et Colette, a fait l'objet d'une adaptation par Willy et Luvey. La pièce en trois actes avec un prologue, Claudine à l'école, fut créée avec succès aux Bouffes-Parisiens en 1902 avec Polaire, vedette du café-concert, dans le rôle de Claudine, et interprétée par Colette elle-même, sur plusieurs scènes, à partir de 1908.

 Mystérieusement, le texte de cette adaptation avait disparu – à la différence des dix autres oeuvres théatrales de ou d'après Colette qui ont toutes été gardées et publiées par de grandes maisons d'édition ou dans des revues.

 Plus d'un siècle après les dernières représentations, Jeanne Augier, dont on connaît les talents d'enquêteuse, l'a retrouvé.

 

C'est ce texte inédit qu'elle restitue ici avec, illustrations à l'appui, le parcours des romans et de la pièce jusqu'aux films et téléfilms qui ont suivi...tout ce qui a créé et servi le mythe d'une Claudine, audacieuse, impertinente, spirituelle et, secrètement, fragile et en quête d'amour, – dont le col même n'est pas passé inaperçu !"

Claudine à Paris, pièce inédite de Willy et Luvey, d'après le roman de Willy et Colette,Claudine à l'école et Claudine à Paris, De la création des romans et de la pièce aux téléfilms de Molinaro,  Jeanne Augier, essai, Ed. Avant-Propos, mai 2016, 180 pp

 

23 juin 2016

Le coeur cousu en version audiolivresque

product_9782070185252_195x320.jpgLa période estivale  fera large écho à l'écoute audiolivresque de petits bijoux

Soulignons à ce titre, la fraîche publication, en CD MP3,  du premier roman de Carole Martinez, Le coeur cousu (Ed. Gallimard , février 2007) 

Voici l'argument que nous en donne l"éditeur:

" Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.
Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Avec grâce et sensibilité, Suliane Brahim nous transporte dans cette étonnante fable lyrique à travers l'Andalousie de la fin du XIXesiècle."

Le coeur cousu,  Carole Martinez, roman, Ed. Gallimard, 2007, Ecoutez lire, juin 2016, texte intégral lu par Suliane Brahim, 2 CD/MP3 durée d'écoute 11h30 min

03 juin 2016

Quatrième de mai

 
livres-20pile1.jpgMai vient d'achever carrière, je n'en dirais pas tant de mes lectures.... Afin de ne pas vous en priver, je vous livre , issus des sites des éditeurs,  les arguments des ouvrages passés entre mes mains  chanceuses: 
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"Tout le talent, la poésie, l'émotion de Colum McCann déployés dans un court roman et quatre nouvelles reliés par la violence – quotidienne, guerrière, psychologique, politique ou sociale –, mais surtout par ces moments de grâce qui font qu'au bout du compte l'espoir reste.
Ces nouvelles étaient presque achevées à l'été 2014, quand j'ai été victime, le 27 juin, d'une agression à New Haven, dans le Connecticut. Certains de ces récits ont été composés avant cette mésaventure, et d'autres après.
Il me semble parfois que nous écrivons notre vie à l'avance et que, d'autres fois, nous sommes seulement capables de regarder derrière nous. Mais en fin de compte, chaque mot que nous écrivons est autobiographique, peut-être plus encore quand nous essayons d'éviter toute autobiographie.
Malgré tout ce qu'elle doit à l'imagination, la littérature prend des chemins inimaginables."


Treize façons de voir, Colum McCann, nouvelles traduites de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre, Ed Belfond, mai 2016, 316 pp
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"Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes.
Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire.
 
Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs cœurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?
 
Après le succès de L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus."
 
Eh bien dansons maintenant, Karine Lambert, roman, Ed. JC Lattès, mai 2016, 282 pp
 
NDLR: un 2e roman qui nous sera donné de lire, je le crois, dans le cadre de la présélection du prix Horizon 2018.
 
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images (3).jpg"Des murmures se font entendre dans les ruelles de Vilavedra, et le vent porte les peurs, les soupçons, les désirs inavouables.
Juana, au service de la famille Ulloa durant des décennies, se remémore les histoires de ses cœurs bâillonnés par les amours tragiques. Celles du vieux comte. De ses fils, Rafael et Jacobo, condamnés à vivre séparés par un océan. Et de la jeune Laura, héritière de cette lignée, qui découvrit trop tôt que la distance ne peut rien face à la providence.
Le Destin de Laura U. est un conte vibrant et sensuel empreint de l’exotisme d’une Galice austère et d’un Cuba extraverti où les secrets de famille finissent toujours par avoir raison de ceux qui les dissimulent. "
 
Le destin de Laura U, Susana Fortes, roman traduit de l'espagnol par Nicolas Véron, Ed. Héloïse d'Ormesson, mai  2016, 208 pp
 
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9782226325785m.jpg"Le jour où Antoine Pezner, photographe, sauve le dernier rhinocéros du Cameroun, il ne peut imaginer à quel point sa vie va en être bouleversée. Blessé à la cuisse, rapatrié à Paris, condamné à rester cloîtré chez lui, il tourne en rond… jusqu’à ce qu’une inconnue, s’abritant derrière un étrange pseudo – Étoile furtive –, surgisse de l’écran de son ordinateur avant de disparaître après cet ultime message : « Sachez que tous les soirs à cette même heure, je penserai à vous. Vous me manquerez.» Antoine décide alors de traverser le miroir…"

Des bords du lac Tchad aux rives de la Garonne, entre manipulation, magie noire et jeu de séduction, Étoile furtive nous entraîne dans un tourbillon hallucinant où se croisent d’énigmatiques et insaisissables personnages. Un véritable plongeon dans un univers hitchcockien, avec la touche de fantaisie de Jean-Pierre Richard."
 Etoile furtive, Jean-Pierre Richard, roman, Ed. Albin Michel, mai 2016, 296 pp
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 téléchargement (5).jpgUn matin, le père de Rémi meurt. Rémi est un garçon particulier. Il n'a pas tout à fait dix-huit ans ni toute sa tête. Une partie de ses neurones « ont été cramés par la fièvre quand il était petit ». Il a vécu dans une institution "pour gogols", juste le temps de rencontrer Emilie, une triso, la fille de ses pensées et de son coeur, avant que son père ne le ramène chez lui. A la mort de son père, Rémi ne veut pas retourner chez les fous, ni vivre avec sa mère, laque"e s'est mise avec « Franck le connard. » Il préfère appeler Mamy, laque"e l'envoie dans la maison de Jo, le jardinier de sa maison de retraite. A l'issue de la crémation de son père, Rémi dérobe l'urne qui contient les cendres, et kidnappe Emilie. Mamy accepte de les emmener en voyage, pendant une petite semaine, au bord de la mer, là où Papa et Maman ont été heureux, pour disperser les cendres. Jours de bonheur, malgré la crainte d'être reconnus et arrêtés pour enlèvement, où Rémi se sent devenir un homme, couchant avec Emilie pour la première fois, ressentant l'amour de son père en dispersant ses cendres dans la mer. Rémi est alors loin d'imaginer, tout comme le lecteur, que ses aventures sont loin d'être finies ... Dans ce roman au style touchant, à la fois naïf et très drôle, Patrice Juiff nous entraîne dans un road movie sentimental, une quête humaine où les coeurs battent souvent la chamade. Une magnifique ode à la vie, loin de la normalité à la mode, où la beauté n'est pas toujours là où l'on croit. Un texte qui, par sa tonalité douce-amer, peut évoquer par moments Anna Gavalda et Mark Haddon (le Bizarre incident du chien pendant la nuit.)
Foreveur, Patrick Juiff, roman, Ed. du Rocher, mai 2016, 240 pp
 
 
 

27 mai 2016

Quatrième de couverture (2/2)

livres-20pile1.jpgSecond volet de notre rubrique quatrième de couverture  - des lectures qui ont échappé à mes yeux, mais non leurs arguments aimablement fournis par les éditeurs

Avril se poursuite avec un ouvrage engageant:

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"Juillet 1652. Dans les derniers jours de la Fronde, le duc de Beaufort, petit-fils d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, tue en duel le duc de Nemours, son beau-frère. La mort du "beau Nemours" laisse ruinées Jeanne Baptiste et Marie-Françoise, ses deux filles. Élisabeth de Nemours, leur mère, va dès lors tout mettre en œuvre pour les marier. Jeanne Baptiste épouse le duc de Savoie, Marie-Françoise le roi du Portugal. Mais le sort semble s'acharner sur les deux princesses. Le mari de la première se révèle être un pervers couvert de maîtresses ; quant au roi du Portugal, la rumeur le dit fou à lier. Il faudra aux deux jeunes femmes toute leur force de caractère, dont elles ne manquent pas, mais aussi les leçons qu'elles ont tirées chacune de leur fréquentation assidue de l'école des Précieuses, pour se tirer d'une situation en apparence inextricable. Mais à quel prix ?

À travers le roman tumultueux de ces deux princesses devenues mantes religieuses, l'auteur des Bâtards d'Henri IV fait revivre le Grand Siècle alors à son apogée, les hautes faits de sa noblesse, mais aussi sa violence et son goût du sang."

Les princesses assassines, Jean-Paul Desprat, roman, Ed. Seuil, avril 2016, 576 pp

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1939. L’orage qui gronde au loin sonne la fin des années d’insouciance. A Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s’engagent et partent pour le front. Beaucoup n’en reviendront pas. D’autres, comme Etienne, prisonniers en terre ennemie se retrouvent ballotés de camps en camps, toujours plus rudes à chaque tentative d’évasion.
Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient de mettre au monde un petit garçon, est persuadée que pour revoir un jour son mari, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur enfant à un couple d’amis, elle s’engage dans la lutte et rejoint la Résistance…
Après Nos si beaux rêves de jeunesse, cette vaste fresque, qui nous entraine des bords de la Garonne à la Prusse orientale, est un hymne à la vie, la liberté et l’espérance. Vous n’êtes pas prêts d’oublier Etienne et Mélina, ce jeune couple qui se bat avec la folle certitude que rien ni personne ne pourra jamais les séparer.
 

Se souvenir des jours heureux, Chrisitian Signol, roman, Ed. Albin Michel, avril 2016, 368 pp 

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 Entre mythe et réalité, la grande romancière Valerie Martin, prix Orange pour Maîtresse, revisite l’histoire d’une des plus célèbres énigmes maritimes : le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain en route vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores. À son bord, aucune trace de l’équipage, de son capitaine, Benjamin Briggs, de son épouse et de sa fille qui l’accompagnaient. Pour le jeune écrivain Arthur Conan Doyle, cette disparition est une source d’inspiration inespérée. Pour Violet Petra, médium réputée dans les cercles huppés de Philadelphie, un cauchemar. Et pour le public de l’époque victorienne, obsédé par la mort, un fascinant mystère…

Un navire surgi d’une brume semblable aux ténèbres, un écrivain naissant à la veille de la gloire, l’émergence d’une ferveur spirituelle troublante et inédite : trois trames qui convergent tout au long d’un récit aussi tumultueux que les océans menaçant d’engouffrer la Mary Celeste. Un roman ambitieux sur l’amour, la perte, et les légendes parfois plus fortes que la vérité.
 

Le fantôme de la Mary Celeste, Valerie Martin, roman traduit de l'anglais (USA) par Françoise du Sorbier, éd. Albin Michel, coll. "Les grandes traductions"avril 2016, 400 pp

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 9782226319401m.jpgJamais trop riches, jamais trop snobs, jamais trop excentriques…
 
À la veille d’épouser le célibataire le plus convoité de l’Asie du sud-est, Rachel Chu se retrouve confrontée à un redoutable secret de famille. Une découverte qui va l’entraîner de Singapour à Shanghai et à Pékin où les nouveaux-riches chinois en surenchère de bling-bling et d’excentricité relèguent nos hit-girls occidentales au rang de jeunes filles rangées !
Ascension sociale, milliardaires en mal d’amour et de folies, scandales en tous genres… après Crazy rich à Singapour, Kevin Kwan nous introduit dans l’univers argenté et déjanté d’une jet-set asiatique qu’il connaît comme personne. Cinglant, fascinant et jubilatoire, un roman où (presque) rien n’est inventé

China girl, Kevin Kwan, roman traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Cunnington, Ed. Albin Michel, avril 2016,  512 pp

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 1540-1.jpgUn homme âgé, le narrateur, entreprend un voyage d'Anvers à Venise, voyage dont le lecteur pressent que ce pourrait être son dernier. À chaque étape il retrouve une connaissance. À Lunéville, en France, il revoit Martin, jeune assistant social qui s'occupe d'handicapés mentaux. Avec Martin, c'est la thématique du rapport à l'altérité et une éthique de la différence qui est mise en jeu dans les histoires rapportées. Au lac de Constance, en Allemagne, le narrateur retrouve Anton, un ami cinéaste qui a rompu avec le milieu du cinéma. Incidemment il écrit aussi. Les anecdotes mises en scène ramènent ici à des questions sur le cinéma et la littérature. À Matrei am Brenner, petit village du Tyrol autrichien, il revoit son amie Louise, anthropologue à la retraite ayant parcouru le monde. La thématique sur laquelle se fondent leurs échanges est le rapport à l'autre et à sa culture en anthropologie. Enfin, à Vérone, en Italie, le narrateur retrouve Mirek, polonais d'origine et historien d'art. Là, c'est essentiellement le rapport à l'art plastique et à la peinture qui prédomine. Quand il arrive à Venise, le narrateur se retrouve seul avec lui-même, au terme de son voyage, au terme peut-être de sa vie. Mais une dernière rencontre remettra tout en jeu.

L'auteur signe là un texte qui ouvre des chemins, éveille des curiosités, ranime souvenirs et correspondances, et dont on regrette d'avoir à tourner une dernière page !

Quand j'étais petitles cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chènes, Eric Pauvels, reman,  Ed. Motifs, avril 2016, 310 pp

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Elevons nous esprits pour terminer:

 

téléchargement (5).jpg  Le mot dieu est ambivalent. Il a un adret et un ubac. Une face sud et une face nord. Quand Nietzsche annonce : « Dieu est mort », il fait référence au dieu personnel, bon, jaloux ou miséricordieux, que le croyant prie dans les églises, mosquées et synagogues. C’est la face sud. La face nord, il n’en souffle mot. Elle est abrupte, lisse, vertigineuse, sans filet, sans contour, sans fond, nocturne. Certains textes sacrés de l’Inde la désignent par le pronom « cela ». Des soufis, autrefois, l’appelaient al-Haqq, le Réel. Maitre Echart la nomme « déité ». Cela ne meurt pas, cela ne naît pas. C’est elle que nous voyons aujourd’hui pointer à l’horizon. Cela pourrait être le sens, encore caché, de notre modernité. » Dans une démarche et un style uniques en leur genre, Hervé Clerc nous invite à un voyage ascendant vers une réalité ineffable et cachée, qui a peu de chose à voir avec le « Dieu » que l’on nie ou confesse habituellement. Un livre qui n’est pas sans lien avec Le Royaume d’Emmanuel Carrère. Ce dernier, à la lecture de Dieu par la face Nord, le juge « essentiel ».

Dieu par la face nord, Hervé Cllerc, récit,  Ed. Albin Michel, avril 2016, 

 

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 9782226314925m.jpgQu’est-ce qui est vrai dans le récit ? Où se situe la frontière entre ce qui s’est passé réellement et ce qu’en transmet le narrateur ? Au cours d’un échange passionnant, l’écrivain sud-africain J.M. Coetzee, Prix Nobel de littérature, et la psychanalyste anglaise Arabella Kurtz abordent la question de la vérité et de la fiction, touchant à des interrogations essentielles, telles que l’élaboration du récit de vie, le souvenir, la subjectivité, l’importance du rapport avec l’autre dans la constitution de soi, le dialogue, l’illusion, la fabrication de l’histoire collective.

La vérité du récit, Conversations sur le réel et la fiction, J Coetzee et Arrabella Kurtz, traduites de l'anglais par Aline Weil, Ed. Albin Michel, avril 2016, 192 pp

26 mai 2016

Quatrième de couverture (1/2)

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J'ai beau pédaler d'arrache-pied sur mon vélo ..de lecture,  une trentaine de publications récentes ont échappé à mon intention.... Je vous dois au moins l'argument que m'en confia l'éditeur, vous engageant à vous faire votre propre opinion...

En deux volets, ces jeudi et vendredi, une première foulée d'intrigues séduisantes...

Publications de mars: 

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Au carrefour de la fable et de la nouvelle contemporaine, dix petits contes cruels, accompagnés de superbes illustrations de l'artiste Yuko Shimizu, revisités avec un soupçon de cynisme et une bonne dose d'humour noir par la prose douce-amère et l'acuité psychologique de Michael Cunningham.
On connaît la chanson : la Belle succombe au charme de la Bête, Hansel et Gretel échappent à la sorcière, le crapaud se change en prince sous le baiser de la princesse, et tous vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.

Et puis... les années passent.

La Belle regrette-t-elle d'avoir épousé la Bête ? Que devient la sorcière, vieille et seule dans sa maison de pain d'épices ? Et la princesse ? Quelle est cette mélancolie qui la tenaille ? Ce manque qu'elle ne parvient pas à formuler ? Cette nostalgie d'un moment perdu qu'elle se rejoue encore et encore ; ce moment où, juste avant que ses lèvres ne se posent sur celles du crapaud, juste avant que la monstrueuse créature ne se transforme en prince charmant, tout était encore possible...

 Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d'enfants et puis..., Michael Cunningham, roman, Ed. Belfond, mars 2016, 200 pp

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Au petit matin du 18 août 1936, non loin de Grenade, au lieu baptisé « ainadamar » – la fontaine aux larmes –, Federico García Lorca est lâchement assassiné par des phalangistes. Il meurt à l’âge de trente-huit ans, en compagnie de deux banderilleros anarchistes et d’un instituteur, chacun de ces hommes à sa manière engagé dans le renouveau républicain.
En de brefs et poignants chapitres, Serge Mestre retrace les sept dernières années de leurs vies.
En 1929, Federico García Lorca embarque pour New York : il laisse ses amis et ses tumultueuses amours, Dalí et Buñuel qui à ses yeux l’ont trahi, pour nourrir son inspiration à la source de la musique des Noirs de Harlem. Cuba, Buenos Aires, Montevideo seront les nouvelles étapes de ses voyages, sa réputation et ses succès littéraires allant croissant. De retour en Espagne, quand, en 1931, la République a chassé le roi, il prend la tête d’une troupe itinérante de théâtre, La Barraca, qui ira jouer dans les villages les plus reculés.
Pendant ce temps, les deux banderilleros militent pour une autre utopie, la totale refondation de la politique agraire du pays. L’instituteur, lui, se bat pour une école publique prenant modèle sur celle de la République de Weimar.
Inspirée, joyeuse, libre, la prose de Serge Mestre – dont le roman, et ce n’est pas sa moindre qualité, est un formidable hommage à l’œuvre de Lorca dont il se nourrit – parvient, à travers l’évocation de ces quatre destins, illustre ou anonymes, à rendre palpable le souffle d’espoir et de liberté qui souleva l’Espagne avant qu’elle ne sombre dans le silence.

Ainadamar, La fontaine aux larmes, Serge Mestre, roman, Ed Sabine Wespieser, mars 2016, 296 pp

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9782226323927m.jpg Stella mène une existence sans histoire dans un paisible quartier résidentiel de banlieue, avec son mari et sa fillette de quatre ans. Un jour, un inconnu sonne à sa porte. Elle ne l’a jamais vu, il veut lui parler, il insiste. Pour Stella, c’est le début d’un cauchemar. Mais à la peur légitime se mêlent des sentiments plus troubles. Peu à peu, insidieusement, cet homme remet en question les fondements mêmes de sa vie.
 
Avec Au début de l’amour, Judith Hermann, l’une des grandes voix de la littérature allemande d’aujourd’hui, publie son premier roman après trois recueils de nouvelles. Tendu par un véritable suspense, marqué par sa voix grave et profonde, il rassemble avec maestria tous les thèmes chers à l’auteur de Maison d’été, plus tard, et analyse avec une acuité fascinante les ambiguïtés de l’amour, le deuil impossible de la jeunesse et le nécessaire apprentissage de la sagesse.

Au début de l'amour, Judith Hermann, roman traduit de l'allemand par Dominique Autrand, coll. " Grandes traductions", mars 2016, 220 pp

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Un appartement dans les beaux quartiers, un métier envié, une vie plutôt agréable. Sous la façade, on sent pourtant que quelque chose ne va pas. La narratrice semble aussi étrangère à son environnement qu’à elle-même. Quand son père meurt, dans une cité HLM de banlieue, c’est tout un pan de la façade qui s’écroule pour lui renvoyer une autre image de son histoire. Le récit bascule pour nous entraîner de l’autre côté de la méditerranée à travers les tribulations mi-tragiques, mi-burlesques du cercueil paternel, qui décidément, s’avère être un fardeau.
 
Dans un style limpide, truffé de dérision, ce roman utilise tous les ressorts de la fiction pour évoquer les questions ô combien actuelles de l’appartenance sociale et culturelle en évitant le pathos, la démonstration ou la morale.
 
Effacer sa trace, Malika Wagner, roman, Ed. Albin Michel, mars 2016, 192 pp
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 Passons à avril: 
 
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C’est à Paris qu’il fait la connaissance de Mette, riche héritière danoise. Éprise de l’écrivain paumé, elle va le soutenir. Jusqu’à ce que, lasse de ses éternels doutes, elle reprenne le chemin de Copenhague avec leur fille. Exilé à Bruxelles, il se console dans les bras d’une jeune étudiante. L’ennui le guette pourtant. Il lui est apparemment aussi difficile de s’engager affectivement que de trouver un éditeur. La rencontre inopinée avec Noël Cluzat, directeur de la maison du même nom, est-elle une aubaine ?
Des mondains germanopratins aux losers de la capitale belge, de petits boulots en grandes désillusions, Perdre le nord est la chronique caustique du vagabondage d’un auteur en quête de sens aux prises avec un monde de l’édition sans pitié.
Perdre le nord, Basile Parnugias, roman, Ed. Héloïse d'Ormesson, avril 2016, 208 pp
 

19 mai 2016

Andrée De Jongh- Une vie de résistante

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L'ouvrage est paru, ce premier trimestre 2016. Faute de l'avoir (encore)lu, je vous en livre déjà l'argument, issu du site de l'éditeur:

"Une biographie complète de la grande figure de résistance du réseau d’évasion Comète de la Seconde guerre mondiale


Andrée De Jongh a 24 ans en 1940. Cette jeune femme à la personnalité hors du commun cofonde, construit, dirige et inspire le réseau Comète, filière d'évasion de militaires anglais perdus en Belgique, jusqu'à son arrestation en janvier 1943.

Revenue des camps, elle entreprend, après la guerre, des études d'infirmière pour pouvoir se consacrer totalement aux lépreux. Son travail la conduit du Congo au Sénégal en passant par le Cameroun et l'Éthiopie. Toute sa vie fut déterminée par son courage et son esprit de résistance.

Cette biographie complète et illustrée d'Andrée De Jongh se base sur de nombreux documents inédits, issus de ses archives personnelles.


À PROPOS DE  L'AUTEUR : 
MARIE-PIERRE D'UDEKEM D'ACOZ
Marie-Pierre d'Udekem d'Acoz, née Verhaegen, est historienne diplômée de l'Université de Gand. En 2001, elle a publié Pour le Roi et la Patrie. La noblesse belge dans la résistance, une étude qui fut saluée pour sa rigueur scientifique. Sa rencontre, en 2004, avec la grande résistante Andrée De Jongh, donnera naissance à son deuxième ouvrage publié aux Éditions Racine."

Andrée De Jongh, Une vie de résistante, Marie-Pierre d'Udekem d'Acoz, essai, Ed. Racine, 2016, 272 pp

12 mai 2016

Lamentation

9782714460653.gif Témoin de nos retards de lecture

Notre rubrique "Quatrième de couverture"

Vous livre l''argument des ouvrages, tel que nous l'ont proposé les éditeurs

Sixième tome de la série des enquêtes  de Matthew Shardlake, Lamentation en termine avac le règne d'Henri VIII : 


Mêlant histoire et suspense, une nouvelle enquête de Matthew Shardlake, l'avocat bossu, humaniste et brillant, chargé de sauver la reine d'une terrifiante chasse aux hérétiques. Mais quand les amis Protestants sont plus dangereux que les ennemis Catholiques, à qui peut-on se fier ? Et si par sa loyauté, Shardlake s'était frayé une voie royale vers le bûcher ? Un sixième tome qui clôt le règne d'Henri VIII, sur fond de tensions religieuses, de machinations et de passions.

 Lamentation, C.J. Sansom,  roman traduit de l'anglais par Georges Michel Sarotte, Ed. Belfond, avril 2016, 648 pp

 

10 mai 2016

Notre Chanel

 Paru entéléchargement (5).jpg première édition (Bleu) en 2014, doté du prix Goncourt de la biographie, cette année-là, Notre Chanel se  voit réédité,  en "édition augmentée", ce 14 mars, dans la collection "Pluriel" des éditions Fayard.

Je ne l'ai pas encore lu (et ce n'est point faute d'envie) et vous en livre l'argument que m'a aimablement fourni l'éditeur.

 Jean Lebrun, agrégé d’histoire, journaliste, est producteur à France Inter de l’émission « La marche de l’histoire » et auteur de Lamennais ou l’inquiétude de la liberté (Fayard, 1981), d’essais sur le journalisme (Bleu autour) et des Grands Débats qui ont fait la France (Flammarion, 2014).

  
« Dis, ce livre, tu l’écriras ? » Des années plus tard, Jean Lebrun l’a écrit pour son compagnon Bernard Costa, disparu en 1990. Ce fou de couture, qui savait ses jours comptés, l’avait entraîné à travers la France dans une enquête sur Chanel.

En historien et en conteur, Jean Lebrun déroule leur road movie, de l’abbaye d’Aubazine au champ de course de Pau, de la boutique de Biarritz à l’usine de Maretz, d’un château l’autre : Corbère, Le Mesnil-Guillaume… Jusqu’à ce que la mort de Bernard interrompe leur enquête, qui s’arrête avant la résurrection de Chanel, en 1954.
Entre la Belle Époque et la Libération, ce récit conduit vers des lieux moins attendus que la rue Cambon ou le Ritz, croise des personnages qu’on ne croyait pas si proches de Mademoiselle, tel Robert Bresson qu’elle couva et inspira. Il fait revivre à la fois l’insaisissable Chanel, et un anonyme de trente-cinq ans qui l’avait choisie pour fée. Ce qu’elle était aussi."
 
Notre Chanel, Jean Lebrun, biographie, Ed. Fayard, coll."Pluriel" (édition augmentée), mars 2016, 320 pp

06 mars 2016

Week-end spécial Quatrième de couverture (3/3)

 livres-20pile1.jpgNotre revue de l'actualité littéraire de janvier/ février  - hélas de nos yeux non lue - se conclut de la présentation des arguments, quatrièmes de couvertures,  aimablement fournis par les éditeurs.

Je vous en souhaite (encore et enfin) bonne dégustation

 

Parutions de février (fin)

 

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"Le corps de Lucie Rego est retrouvé au pied de la falaise que surplombe le temple de Preah Vihear, à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Assassinée ?

Robert Pelzer, membre comme elle du Programme International pour le Déminage, est désigné pour accompagner le commissaire Leng en charge de l’enquête. Au fil des investigations, ils reconstituent les derniers mois de la vie de Lucie : la jeune femme, mariée à un Cambodgien, était devenue correspondante de Libération au procès de quatre Khmers rouges à Phnom Penh. À la suite d’un événement mystérieux, sa personnalité aurait complètement basculé.

Ce roman au rythme haletant entraîne le lecteur dans un Cambodge aux multiples facettes, encore désorienté entre la douceur d’une civilisation millénaire et la férocité du régime des Khmers rouges."

Le dernier khmer, Christophe Doncker, roman, Genèse éditions, février 2016, 200 pp

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 De l'amour, de l'humour et du chien ! Comédie so british, roman feel-good bourré de tendresse, En attendant Doggo est un vrai coup de cœur.
Dire de Dan qu'il traverse une mauvaise passe serait très en dessous de la réalité : alors qu'il vient de perdre son boulot, sa petite amie lui annonce qu'elle le quitte. Cerise sur le cupcake, elle lui laisse Doggo, le chien le moins sexy que la Terre ait porté, mélange inédit de labrador et de pékinois.

Malgré leur méfiance réciproque, l'un et l'autre ont un point commun : leur profonde solitude. Et tandis que Doggo révèle peu à peu d'improbables charmes, dont un étonnant capital sympathie, assorti d'une inexplicable fascination pour l'actrice Jennifer Aniston, Dan, lui, fendille sa carapace de trentenaire égocentrique pour dévoiler une âme sensible, qui n'attendait que de prendre soin d'un autre...

Entre l'animal revêche à moitié chauve et le loser patenté, c'est le début d'une véritable et hilarante complicité. Nouveau job, nouvelles conquêtes, nouveau destin... Et si Dan avait rencontré en Doggo son plus formidable allié, le plus inattendu des Cupidon ?

En attendant Doggo, Mark Mills, roman traduit de l'anglais par Florence Hertz, Ed Belfond, février 2016, 304 pp

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Dynamisme éditorial chez Albin Michel:

Dans la collection des "Grandes traductions": 

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"La vie du vieux fonctionnaire Edouard Saxberger bascule le jour où un inconnu frappe à sa porte. C'est un jeune poète venu lui dire son admiration et celle de ses camarades pour l'unique œuvre lyrique que publia jadis Saxberger… il y a si longtemps que le vieux monsieur l'a quasiment oubliée. Ramené au souvenir de ses lointaines ambitions artistiques, grisé par ces jeunes qui l'adulent et l'invitent à rejoindre leur cercle, Saxberger oscille entre le rêve de débuter une nouvelle carrière littéraire et la tentation de retrouver la « sourde et molle quiétude » de son existence bourgeoise.

Dans ce texte inédit récemment découvert, Arthur Schnitzler fait le portrait d'un vieil homme tourmenté par l'impossible désir de rajeunir, en même temps qu'il brosse le tableau drôle et impitoyable d'un microcosme artistique plus actuel qu'il n'y paraît, où règnent la prétention, la vacuité, la mesquinerie et l'obsession de la publicité."

Gloire tardive, Arthur Schnitzler, roman traduit de l'allemand par Bernard Kreiss, Ed. Albin Michel, février 2016, 160 pp

Mais aussi

 

9782226322760m.jpg"Anna était une bonne épouse. La plupart du temps.

Best-seller aux Etats-Unis, le premier roman de la poétesse américaine Jill Alexander Essbaum renouvelle de manière magistrale la réflexion sur l'identité féminine et la quête de soi.

Anna, une Américaine de trente-sept ans, est l'épouse modèle d'un banquier suisse. Femme au foyer, elle se consacre à leurs trois enfants qu'elle élève dans une riche banlieue de Zurich. Une cage dorée très vite gagnée par l'ennui. Incapable de communiquer avec un mari de plus en plus distant, Anna enchaîne les aventures sexuelles, mais mettre fin à ces relations devient de plus en plus difficile...

Portrait intime et intense d'une femme en rupture, ce livre, où réalisme et poésie se mêlent subtilement, interroge la sexualité et le désir dans toute leur force libératrice et subversive."

 « Femme au foyer, c'est Anna Karénine qui vire Cinquante nuances de Grey, avec quelque chose de Madame Bovary. » Time Magazine

Femme au foyer, Jill Alexander Essbaum, roman traduit de l'anglais par Françoise du Sorbier, Ed. Albin Michel, janvier 2016, 392 pp

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9782226322869m.jpg"Quand le vieux El Hadj Ben Amar reçoit une lettre collective de ses trois enfants, tous exilés en France ou au Canada, une sourde colère l'envahit. Lui qui vit à Alger, avec pour seul réconfort son Coran et son jardin, lui qui n'a jamais supporté la corruption et l'inertie de son pays et a cru transmettre aux siens les valeurs morales dont il a hérité, est forcé d'admettre que ses enfants convoitent une seule chose, Mektouba, sa maison, son paradis terrestre.

Roman au souffle lyrique et syncopé, Mektouba évoque, à la manière d'unFesten arabe, tous les paradoxes d'une famille éclatée, d'une terre dévastée et d'un héritage impossible. Auteur de deux romans, L'enfant des deux mondes et Filiations dangereuses, Karima Berger a publié aux éditions Albin Michel Éclats d'islam et Les Attentives, un dialogue avec Etty Hillesum."

Mektouba, Karima Berger, roman, Ed. Albin Michel, février 2016, 250 pp

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A la fin de l'été 1953, Jean-Michel Leutier quitte l'Algérie pour continuer ses études dans un lycée toulousain. Lors d'un week-end à Albi, il fait une rencontre qui va changer sa vie : Abane Ramdane, le plus célèbre prisonnier politique de France, l'un des fondateurs du FLN.

Quatre ans plus tard, devenu officier français patrouillant dans la région de Zelemta, il le retrouve sur sa route, fuyant vers le Maroc.

Ce face-à-face passionnant entre un mythe de la Révolution algérienne et un jeune pied-noir aussi brillant que naïf contient en soi toute la complexité des rapports entre Algériens et Français, les enjeux de la guerre nationale comme les paradoxes de l'Histoire coloniale. René-Victor Pilhes, prix Médicis pour La Rhubarbe, prix Femina pour L'Imprécateur, a toujours exploré, dans une œuvre au style alerte tour à tour féroce, baroque et lyrique, les heures sombres de l'Histoire, en dénonçant les clichés et en éclairant les points aveugles.

La nuit de Zelemta, René-Victor Pilhes, roman, Ed. Albin Michel, janvier 2016, 190 pp

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9782226320902m.jpgÀ Saint-Clair-des-Champs dans la Manche, on vit entre terre et mer, au rythme des vents et des marées. Clément et Guillaume ont partagé dès l'enfance une amitié qui les a liés à jamais. Tandis que Guillaume, très tôt appelé par sa vocation sacerdotale, se consacre à ses paroissiens, Clément, le doux rêveur, continue de chercher sa voie. Le suicide d'une jeune fille amoureuse va les séparer. Dévasté par cette mort dont il se sent responsable, Clément s'exile loin des hommes, sur le rocher de Tombelaine dans la baie du Mont-Saint-Michel. Mais peut-on vivre encore en ermite dans la France d'aujourd'hui ?

À travers le portrait sensible et lumineux de deux hommes habités par la foi, Claude de Calan nous plonge dans l'existence ordinaire de ces petites communautés du Cotentin, ordonnée par le rituel catholique ancestral. Et redonne vie à une des figures majeures et oubliées de notre pays : le curé de campagne.

L'ermite de Tombelaine, Claude de Calan, roman, Ed. Albin Michel, février 2016, 190 pp

 
 

05 mars 2016

Week-end spécial Quatrième de couverture (2/3)

 livres-20pile1.jpgNotre revue de l'actualité littéraire de janvier/ février  - hélas de nos yeux non lue - se poursuit de la présentation des arguments, quatrièmes de couvertures,  aimablement fournis par les éditeurs.

Je vous en souhaite bonne dégustation

 Parutions de janvier (suite et fin)

 

9782714460592.jpgEn Australie, de nos jours.
Écrivain raté devenu policier pour subvenir aux besoins de sa femme et de sa fille, Liam est affligé d'un ami, disons... encombrant. Certes, les voies de l'amitié sont impénétrables mais Aldo !
Aldo est drôle, cynique, très intelligent. Aldo est aussi l'homme le plus poissard que la terre ait porté. A croire que sa vie est guidée par une force qui le dépasse : l'échec.
Adolescent déjà, le malheureux Aldo est accusé de viol alors qu'il est encore puceau. Adulte, croulant sous les dettes, il est régulièrement tabassé par ses créanciers. Pourtant, l'homme a de l'imagination à revendre et un sens de l'entreprise bien à lui. Films de zombies made in Australia, chewing-gums pour chiens ou encore vêtements de grossesse gothiques : autant de grandes idées qui échouent lamentablement. Stella, sa femme, le quitte après une fausse couche. Même sa tentative de suicide est une énième rataison puisqu'il finit en fauteuil roulant.
Aldo ? Un vrai roman.
Justement. Et si l'existence même d'Aldo était le matériel dont Liam a toujours rêvé pour accoucher enfin de son chef-d'œuvre ? Le flic se lance alors dans un improbable défi : devenir le biographe d'Aldo. Un projet qui va le mettre face à la cruauté humaine, l'hypocrisie de la société et l'absurdité de l'existence.

Vivant, où est ta victoire? Steve Toltz, roman traduit de l'anglais (Australie) par Jérôme Schmidt, Ed. Belfond, janvier 2016, 480 pp

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Dans la série " Revisitez vos classiques" (Ed. Belfond), un dyptique de  parutions Vintage,

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"Attention, chef(s)-d'œuvre ! La redécouverte de Mrs. Bridge, et de son pendant, Mr. Bridge, œuvre en diptyque, fondatrice de la littérature américaine d'après-guerre, adulée par Thomas Savage, Lionel Shriver, David Nicholls ou encore Matthew Thomas. Un peu à la manière d'un Richard Yates, Evan Connell nous livre la radiographie d'un couple dans les années 30, s'appuyant sur une écriture ciselée, une intelligence stupéfiante et une construction originale.


Tout allait bien, semblait-il. Les jours, les semaines, les mois passaient, plus rapidement que dans l'enfance, mais sans qu'elle ressentît la moindre nervosité. Parfois, cependant, au cœur de la nuit, tandis qu'ils dormaient enlacés comme pour se rassurer l'un l'autre dans l'attente de l'aube, puis d'un autre jour, puis d'une autre nuit qui peut-être leur donnerait l'immortalité, Mrs. Bridge s'éveillait. Alors elle contemplait le plafond, ou le visage de son mari auquel le sommeil enlevait de sa force, et son expression se faisait inquiète, comme si elle prévoyait, pressentait quelque chose des grandes années à venir.

Mrs. Bridge et son pendant, Mr. Bridge, forment une œuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d'après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers. Portée par une écriture d'une précision redoutable, un ton à l'élégance distanciée et une construction virtuose, une redécouverte à la hauteur de celle d'un Richard Yates avec La Fenêtre panoramique ou d'un John Williams avec Stoner."

Mr Bridge, Evan S. Connell, roman traduit de l'américain par Clément Leclerc, & Mrs Bridge, Evan S. Connell, roman traduit de l'américain par Philippe Safavi, Ed Belfond, janvier 2016, 440 pp & 362 pp

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 Parutions de février:

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"1914. Thomas, un adolescent de treize ans sensible et rêveur, vit avec sa sœur et ses parents dans un paisible village côtier du Suffolk, à l'est de l'Angleterre. Rythmée par les saisons, la pêche et la chasse, sa vie est soudainement bousculée par l'arrivée d'un étranger venu d'Écosse. Longue cape et chapeau de feutre noir, Mister Mac, gentleman excentrique, attise sa curiosité. Et, très vite, le couple qu'il forme avec son épouse artiste se lie avec le garçon, éveillant en lui des prédispositions à la peinture et une sensibilité d'esthète.

Mais cette amitié naissante est troublée par la déclaration de guerre à l'Allemagne. Les estivants du mois d'août laissent place à des régiments de soldats, et la petite communauté, de plus en plus inquiète, voit en Mister Mac l'ennemi rêvé : un espion à la solde des Allemands…

Peinture évocatrice d'un village plongé dans la guerre, Moi et Mister Macest le portrait poignant d'une amitié vue à travers le regard ingénu d'un jeune garçon. C'est aussi un hommage à l'un des artistes les plus brillants et incompris de sa génération : l'architecte Charles Rennie Mackintosh."

Moi et Mister Mac, Esther Freud, roman traduit de l'anglais par Dominique Kruger, éd. Albin Michel, février  2016, 380 pp

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 Parmi les femmes et les hommes persécutés par la police de Vichy et la Gestapo, les francs-maçons figurent en bonne place : 64 000 furent fichés ; 3000 fonctionnaires perdirent leur emploi et plus d'un millier furent assassinés par les Allemands. Nombre de francs-maçons furent résistants et beaucoup le payèrent de leur vie. Quelques-uns s'engagèrent aux côtés du maréchal Pétain, d'autres adoptèrent une attitude plus ambiguë.

De Jean Zay à Pierre Brossolette en passant par Bernard Faÿ ou Pierre Laval sans oublier Otto Abetz, onze portraits passionnants, qui sont autant de destinées particulières, étayent les propos d'Emmanuel Pierrat et jettent sur cette sombre période un éclairage inhabituel.

Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est conservateur du musée du Barreau à Paris. Il a publié de nombreux livres à caractère historique sur la censure, les mœurs, la justice et la franc-maçonnerie.

Les francs-maçons sous l'Occupation. Entre résistance et collaboration, Emmanuel Pierrat, essai, Ed. Albin Michel, février 2016, 368 pp

 

13 décembre 2015

Grand week-end 4e de couverture : 3e et dernier volet

livres-20pile1.jpgTerminons z'en beauté, ce week-end spécial 4e de couverture en piochant, auprès de l'éditeur les arguments de trois ouvrages sympathiques parus en cette fin d'année:

De Marc Pastegger, 

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Des histoires de table incroyables, amusantes, parfois dramatiques, souvent insolites et toujours vraies !
Parmi d’autres anecdotes savoureuses, vous découvrirez que…
• Le pape Clément X a sans doute été assassiné parce qu’il ne s’est pas méfié de son péché mignon, le chocolat.
• À Helsinki, une femme de ménage fut enfermée quatre jours et quatre nuits dans un ascenseur. Elle survécut en mangeant son éponge par petits bouts et en buvant l’eau de son seau.
• Horst Tappert devint « Derrick » devant un plat d’asperges.
• Un jeune garçon plante des pépins de poire dans le jardin de sa grand-mère et a une belle surprise lorsque, plusieurs décennies plus tard, il rachète sa maison.
• Une étude démontre que le chewing-gum fait maigrir.
• Un faux curé fut démasqué parce qu’il ne tenait pas l’alcool !

Un formidable recueil, original, où aliments et boissons servent de points de départ à des récits étonnants.

Des anecdotes à raconter entre la poire et le fromage.

 Les + croustillantes anecdotes à boire et à manger, Marc Pasteger, essai, Ed. La boîte à Pandore, oct. 2015, 246 pp

Du même auteur dans la même collection, 172 pp

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Des dizaines d’anecdotes et d’informations insolites sur notre pays et les personnages connus qui y passèrent.

Notre petite Belgique est depuis toujours un lieu de passage des Grands de ce monde, un centre de culture et d’art, un pays novateur et libre penseur. Il n’est donc pas étonnant que Bruxelles et les grandes villes belges regorgent d’anecdotes historiques en tout genre, tantôt amusantes, tantôt déroutante

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Et pour conclure l'heure de votre High Tea dominicale:

 

9782875571403FS.gifDans quel contexte Henry Ford, William E. Boeing, Soichiro Honda, Robert Wood Jonhson ou encore Werner von Siemens ont-ils eu leurs idées ingénieuses ? Total., Sanofi, Nestlé, Coca-Cola, IBM, Boeing, Honda, Dell, Honeywell... Quelles sont ces entreprises industrielles multinationales qui font et défont chaque jour notre économie ? Qui sont ces hommes qui, par leur créativité, leur travail et surtout leur obstination, ont vraiment changé le monde ? Découvrez l'Histoire de la grande industrie chimique, de l'automobile, du pétrole, de l'avion, du téléphone, de l'ordinateur, par le biais des biographies des grands entrepreneurs qui ont façonné notre quotidien.
Aujourd'hui, pour être un citoyen du monde, un «honnête homme» du IIIe millénaire, il faut connaître Beethoven et Shakespeare, certes, mais aussi Samsung et Toyota. Il faut avoir quelques idées sur Baudelaire et sur Picasso, bien sûr, mais aussi sur Microsoft et Volkswagen. Un regard original sur le monde de la science, de la technique et de l'industrie. Un regard passionnant sur cinquante grandes aventures humaines. 

Les + grandes entreprises. Celles qui changèrent le monde, Jean Baudet, essai, Ed. La Boîte à Pandore, oct. 2015, 320 pp 

12 décembre 2015

WE spécial quatrièmes de couvertures

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Ils me narguent, colonne altière en  attente de lecture

Guettant mon petit orteil pour l'y fracasser

Voilà qui est fait

Afin que votre attente ne perdure

Je vous livre sans plus tarder

Les arguments proposés

D'éditoriale facture

 

Second round de la journée..., la suite, demain, au petit déjeuner

 

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En rupture avec sa famille bourgeoise, Frédéric débarque en 1865 dans le Paris brillant et effervescent du Second Empire, mais ce n'est pas pour faire fortune... À dix-huit ans, sans un sou et sans relations, il ne connaît rien de la vie. La volage Bouton d'or et un oncle franc-maçon vont se charger de son éducation amoureuse et intellectuelle juste au moment où la montée en puissance de la Prusse précipite la France vers un conflit désastreux.

Dans une capitale assiégée où la fête s'éteint soudainement pour laisser place au froid, à la peur et à la faim, Frédéric, enflammé par les idées révolutionnaires, découvre sur les barricades de la Commune la fraternité, mais aussi la haine : devenu chef des services du contre-espionnage, il est poursuivi par la rancune de la redoutable « Veuve noire », proche de l'impératrice, qui n'a d'autre idée que de l'éliminer...

Jean-François Nahmias nous entraîne au cœur d'une fresque passionnante pour décrire, en fin connaisseur des coulisses de l'Histoire, ce Paris qui souffre tout en refusant la défaite. Et nous faire découvrir, à travers l'engagement des francs-maçons, un pan totalement méconnu de la Commune.

 

 Les chemins de la fraternité, Jean-François Nahmias, roman, Ed. Albin Michel, nov. 2015, 518 pp

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« Fais-moi un bon truc rock’n’roll. Raconte ce qu’on a vécu ici, aux États-Unis. »

Johnny Hallyday
 

Écrit à deux voix, La Terre promise est la rencontre entre Johnny Hallyday et Philippe Manœuvre. Lancé sur les routes d’Amérique, le rocker s’épanche. Alors que défilent les villes de la tournée américaine 2014 de Johnny (New York, Washington, Boston, Miami, la Nouvelle-Orléans, Dallas, Houston), les deux hommes confrontent leurs visions du rock.
 
Écrit à cent à l’heure, en mode reportage, le texte raconte l’ultime défi du dernier des rockers – sa conquête des États-Unis, le pays de ses rêves, la « Terre promise » décrite par Chuck Berry.
Johnny Hallyday, La Terre promise, écrit avec Philippe Manoeuvre, Ed. Fayard, nov. 2015, 272 pp

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« Dans les temps qui avaient précédé notre rencontre, je m’étais représenté Sandrine Broussard d’une manière très subjective, sur la base de ce qu’on me racontait. À vrai dire, peu m’importait de savoir si j’étais près de la vérité ou non. Je faisais évoluer la jeune femme sur une orbite éloignée de Bonnie Parker, où elle gravitait comme un astre de faible brillance, et je l’imaginais de taille moyenne, blonde, mignonne, pareille à Faye Dunaway dans le film. Sandrine était la portion incongrue de mon univers, différente de tout, rétive aux classements. »

Lorsque le narrateur croise enfin Sandrine Broussard il est happé par ce personnage magnétique, son exact contraire. La jeune femme va lui raconter ses vies multiples et tumultueuses, faites d’arnaques et de clandestinité. Mais au plus profond d’elle-même, elle aspire à ne plus être une « passagère clandestine » et à retrouver une place dans ce monde. Pour « tenter de vivre », il faut abandonner plusieurs « moi » derrière soi. Le peut-on ? Et quel est le prix à payer pour sortir du tunnel ?

Il faut tenter de vivre, Eric Faye, roman, Ed. Stock, août 2015, 180 pp

 Et un coin jeunes lecteurs (et compatriote...) :

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Toscane, 1928. Dans un village isolé et pauvre, la fille du maire, qui n’a plus prononcé un mot depuis la disparition de sa mère, semble s’éveiller à l’arrivée d’un cirque itinérant sur la place du bourg.

Bientôt s’installe une confrontation entre les saltimbanques et le maître des lieux. Que s’est-il passé, jadis, dans la forêt qui borde le village ? Quel mystérieux pouvoir possède le vieil éléphant de la troupe ? Où commence l’illusion, où s’arrête la réalité ?

Une histoire de rêve et d’évasion, pour réfléchir à la réalité du pouvoir et au pouvoir de la réalité.

 

Et dans la forêt, j'ai vu, Vincent Engel, roman, Ed. Ker, coll. Double Jeu, oct. 2015, 196 pp

 

Grand week-end quatrièmes de couverture

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Ils me narguent, colonne altière en  attente de lecture

Guettant mon petit orteil pour l'y fracasser

Voilà qui est fait

Afin que votre attente ne perdure

Je vous livre sans plus tarder

Les arguments proposés

D'éditoriale facture

 

Premier round de la journée 

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 À la mort de leur père, Marinella et Alessandra se retrouvent dans l’appartement de leur enfance. Avec ses murs verts et ses recoins mystérieux, il évoque une jungle où résonnent des cris d’animaux sauvages. C’est le cadre idéal pour un règlement de compte entre ces sœurs jumelles que le deuil révèle telles qu’elles sont vraiment : deux prédatrices assoiffées de vérité et de vengeance. Mais il n’est pas dit que la plus forte parvienne à l’emporter. Haletant et bouleversant, ce huis clos met en scène deux femmes écorchées par la vie, enfin parvenues à la croisée des chemins.

Cris, murmures et rugissements, Marcello Fois, roman traduit de l'italien  par Nathalie Bauer, Ed. Seuil,  sept 2015, 160 pp

 

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Venue au Mauduit, petit village de Franche-Comté, au motif officiel d’obtenir de la mairie l’autorisation, pour ses étudiants en sociologie, de consulter les archives communales de cette si banale petite bourgade française, la narratrice, hantée par la sombre énigme de son propre passé familial, ignore qu’elle va y faire une rencontre décisive en la personne de Lottie, solide et intimidante nonagénaire, désormais seule occupante de la vaste demeure des Ardenne, construction aussi baroque qu’extravagante édifiée sur des terres de mauvaise assise dans un méandre de la rivière qui coule en contrebas du bourg.
Soir après soir, la vieille dame qui, faute d’hôtel au village, accepte de loger la visiteuse, dévide pour elle l’histoire du domaine où elle est entrée comme bonne d’enfant à l’orée du xxe siècle. Mais faut-il la croire sur parole, elle qui dit n’être que la récitante des fantômes qui ont jadis habité ces murs, ou sont partis vers l’Afrique, le Tonkin ou les forêts du Yukon ? Et que faire du récit de cette conteuse acharnée qui, sans avoir jamais quitté sa campagne, rêve peut-être à haute voix quelque exotique roman de la filiation dont elle contraint la narratrice à devenir la dépositaire ?
Où les histoires prennent-elles source et où vont-elles une fois racontées ? La narratrice, écoutant la vieille Lottie, devine-t-elle en quoi celle-ci va éclairer son propre destin ? Car les récits ni les contes ne sont d’inoffensives machines et leurs puissants sortilèges s’entendent à recomposer jusqu’à la matière même du temps.
 
La Source, Anne-Marie Garat, roman, Ed. Actes Sud, août 2015, 380 pp
 
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9791090119406.jpgUne larme qui traverse un rayon de soleil est le roman de sa vie. Une vie pas ordinaire. Victoire est fille de duc et descendante de d'Artagnan, elle rut laine de ces reines du Tout Paris que l'on fêtait pour sa beauté, une figure mythique des années Pompidou. Une vie commencée à La campagne dans le Gers et quelle termine dans Le pays de son enfance, Cette vie qu'elle raconte ici avec talent est belle et tragique, à limage de notre destinée. Elle est aussi à l'image de ce siècle qu'elle a traversé : les grands périodes de sa vie font écho aux grandes époques de l'histoire de France. Son enfance correspond aux tristes années de guerre, son adolescence aux difficiles années d'après-guerre, puis c'est sa jeunesse glorieuse et rayonnante dans le Paris des Trente Glorieuses, où elle vit dans le sillage des ces hommes qui ont marqué La France : Pompidou, Malraux, Giscard... ; et la rupture de Mai 1968 qui correspond pour elle à la déchirure, le divorce, les enfants dont on lui enlève la garde, mais aussi l'entrée dans la vie professionnelle ; enfin, à 40 ans, clans les années qui suivent Mai 68 et qui ont transformé la France, le retour à l'Essentiel : la vie avec L'homme quelle aime et le retour dans sa Gascogne. Une vie désencombrée ;. Elle nous distille ce bonheur au fil des jours dont elle a le goût, et le secret.
 
Rien de plus sauf elle, la vie, Victoire de Montesquiou,  biographie, préfacée par Alain Vircondelet, postfacée par Jean d'Ormesson, Ed. du Palais, sept. 2015, 336 pp 
 
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Faites vos jeux... Rien ne va plus ! À Blankenberge, sur la côte flamande, un homme est retrouvé baignant dans son sang, tué d'une balle dans la bouche. La veille, il quittait le casino ivre mort, proférant des menaces, et annonçant une vague de meurtres sur la ville. Lorsqu'on découvre le cadavre d'une jeune femme le long de la plage, on prend ses propos au sérieux.

Poussé pour les besoins de l'enquête à s'intéresser de très près à l'univers des casinos, le commissaire Van In sombre dans le jeu, s'endette, met en péril son couple et sa carrière, et se fait des ennemis, beaucoup d'ennemis...

Personnages véreux, corruption, règlements de comptes : Pieter Aspe, la star du polar flamand, plonge dans l'univers opaque de l'argent facile, dans une enquête aussi bluffante et risquée qu'une partie de roulette russe !

Faites vos jeux, Pieter Aspe, thriller, traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron, Ed. Albin Michel, nov. 2015, 304 pp

 
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 Coupable ou martyr ? Coupable et martyr ? Longtemps, l'histoire officielle, d'inspiration marxiste, a accablé Nicolas II, chargé de tous les crimes, accusé de toutes les erreurs. Depuis la chute de l'URSS, la spectaculaire révision de son rôle, de son attitude, de son influence, les drames personnels qu'il a subis et l'engrenage de la Première Guerre mondiale nous montrent un autre souverain, un homme différent de celui qu'on présentait, dépassé par les événements, miné par la fatalité et finalement broyé par une histoire éminemment tragique. La destinée du dernier tsar, patriote jusqu'au bout, est plus fascinante et bouleversante que celle de ses illustres prédécesseurs parce que, précisément, le pouvoir des Romanov s'achève en tragédie. Cent ans plus tard, dans cette biographie inédite et richement illustrée, Jean des Cars dresse le portrait intime du couple formé par Nicolas II et Alexandra Fedorovna, et de leurs enfants : les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis qui naîtra hémophile – un calvaire pour son entourage, une menace sur la dynastie. Du couronnement à l'assassinat de toute la famille, l'auteur nous conte avec son talent coutumier la vie du dernier couple impérial russe, des années de bonheur à l'épreuve de la guerre et des révolutions, des réformes intérieures au pouvoir de Raspoutine, de l'abdication au massacre.
 
Nicolas II et Alexandra de Russie. Une tragédie impériale, essai, Jean des Cars, Ed. Perrin, oct. 2015, 460 pp