15 février 2012
A la découverte des lettres d'amour des grands écrivains
Le billet d'hier vous a donné la furieuse envie de poursuivre l'aventure et la découverte des lettres d'amour des grands écrivains.
Je vous invite à découvrir le recueil collectif, coordonné par Brigitte Lancien
Présentés de façons chronologique, thématique, didactique, les extraits révèlent le contexte de leur écriture et l'influence de époques respectives sur la rédaction des missives.
Ils posent la question -cruciale- de la légitimité de publication de certaines correspondances.. entendu que la lettre d'amour est avant tout destinée à un unique ..destinataire
" Doute du bonheur, fruit mortel,
Doute de l'homme plein d'envie,
Doute du prêtre et de l'autel,
Mais crois à l'amour, ô ma vie!"
Ainsi écrivait Victor à Juliette, Hugo à Drouet.
A la découverte des lettres d'aomour des grands écrivains, Coll.coord par Brigitte Lamelen, Ed. Réseau, coll. Ellpses, 176 pp, 2006.
07:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14 février 2012
Je vous aime
Vous saviez que je ne vous laisserais tomber en ce jour de Saint V...Même si, je ne vous le cache pas, le thème est à ce point galvaudé qu'il ne nous donne que l''envie de nous ...terrer.
Elevons le propos aux termes de ces lettres d'amour que les grands de la Littérature et de l'Histoire écrivirent aux élu(e)s de leurs coeurs.: d'Héloïse à Abélard, de Gabrielle d'Estrées à Henri IV, Victor Hugo à Juliette Drouet, George Sand à Alfred de Musset Honoré de Balzac à Madame Hanska, l'Etrangère..Irène Frain propose un florilège de quelque trente lettres, sources d'inspiration potentielle de vos propres missives de la journée..
" J'ai la joie du ciel dans le coeur; vos bontés me ravissent et c'est de l'enthousiasme aujourd'hui que j'éprouve pour vous."
(Gérard de Neval à Jenny Colon - 1838)
AE
Je vous aime. Les plus belles lettres d'amour présentées par Irène Frain, Librio 2 €, déc.2002
06:47 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12 février 2012
Quand les insultes n'en sont pas


"Dans sa correspondance (...) Clémenceau réservait encore d'autres qualificatifs aussi savoureux que ce "cher hérisson sinistre" à son ami Monet comme: "mon vieux complice", "mon vieux Maboul", "cher bon vieux bipède".."
Georges Clémenceau à son ami Claude Monet. Correspondance. Ed. Réunion des Musées nationaux, 2008
in Espèce de savon à culotte !… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir, dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps., Catherine Guennec, recueil, Editions First, fév.2012, 272 pp, 13,5 €
17:00 Écrit par Apolline Elter dans High Tea dominical, Infusions, L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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10 février 2012
L'agenda du Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles
Quatre mois et demi après son inauguration, le Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles présentait à la presse, ce jeudi 9 février, les grandes lignes d'un agenda 2012 particulièrement dynamique.
Nommé conservateur du Musée, Jean-Christophe Hubert déclina, secondé par Stéphanie Becco pour l'exposé en néerlandais, les programmes des quelque 6 expositions temporaires de l'année, 18 conférences, 15 ateliers du mercredi , 11 tables rondes du samedi et 3 projections de films selon un agenda que je vous invite instamment à découvrir sur le site du musée: www.mlmb.be
Nous aurons l'occasion de revenir régulièrement sur le sujet, impliquée, pour notre part, dans l'animation de 7 tables rondes du samedi (Correspondances d'écrivains) ...Les conférences accueilleront des orateurs prestigieux, à savoir Jacques Bredael, Georges Jossart, Hervé Hasquin, Hervé Gérard, David Gullentops, Kris Clerckx, Georges Lebouc, Patrick Weber, Adrien Rosealer, André Motte, Laure Fagnart, Roel Jacobs, Mark Eyskens, Pascal Fulacher, Thierry Bellefroid et Stéphanie Becco.
Les enfants ne sont pas en reste qui voient les ateliers du mercredi, renforcés, ouverts, sur demande aux groupes scolaires.
Edités par les éditions Avant-Propos, dans la collection En toutes lettres, cinq dossiers pédagogiques sortaient tout frais de presse, qui visitent la correspondance d'autrefois, celle des grands inventeurs du XIXe siècle (Laurent Kestre) du Siècle des Lumières (Stéphanie Becco), des peintres (Jean-Christophe Hubert), de la Grande Guerre (Stéphanie Becco) et des musiciens du XIXe siècle (Adrien Roselaer). Ce sont là les débuts d'une longue série.
Pas de doute, nous en reparlerons aussi!
Ajoutons que le MLMb tiendra stand à la Foire du Livre de Bruxelles, du 1er au 5 mars, prochain, offrant à la curiosité des visiteurs, des lettres et manuscrits d'exception, ainsi que les ouvrages pédagogiques, livres et catalogues édités par les Musées des lettres et manuscrits de Paris et de Bruxelles.
Et qu'ajoutant l'utile -didactique- à l'effroyable, l'exposition qui conclura 2012, consacrée à Paul Verlaine , Arthur Rimbaud et une correspondance inédite, verra revenir dans la Galerie St-Hubert le fatal revolver....
AE
07:19 Écrit par Apolline Elter dans Agenda, L'Epistolière, Musée des lettres et manuscrits | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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18 janvier 2012
Fouquet ou le Soleil offusqué
" Fouquet est l'homme le plus vif, le plus naturel, le plus tolérant, le plus brillant, le mieux doué pour l'art de vivre, le plus français. Il va être pris dans un étau, entre deux orgueilleux, secs, prudents, dissimulés, épurateurs, impitoyables. Il succombera, étant resté un homme du temps de la Fronde, avec quinze ans de retard sur l'époque qui s'annonce. Confiant et aveugle; n'ayant su ni percer à jour la Reine-Mère; ni qualifier Mazarin; ni juger Colbert; ni prévoir Louis le Grand.
Fouquet a dû croire que tout s'achète, même le destin."
Tout est dit.
C'est un brillant plaidoyer en faveur du sieur Fouquet, le célèbre surintendant des finances pris en grippe - et inextinguible hargne - par Louis XIV, soutenu de la haine féroce que lui voue Colbert, que Paul Morand nous propose, avec cet opus, publié il y a quelque 50 années. La valeur de l'écrit ne s'éteint pas au fil du temps, la relation n'a pas pris une ride qui nous explique, point par point - et en boucle - l'implacable descente aux enfers d'un homme, né pour le bonheur, qui n'a pas pris le pouls d'une époque et d'un souverain revanchard, pressé d'inscrire son seul nom dans l'histoire d'un Grand Siècle déjà bien entamé.
A ce titre, la date du 9 mars 1661 - jour du décès du Cardinal Mazarin - revêt une importance cruciale car elle libère le jeune monarque du joug de son parrain, lui permet d'enfin exercer le pouvoir absolu , semant dans la foulée les germes d'une ruine toute proche, celle du surintendant.
Pratiquant le mécénat, de larges ponctions dans les caisses de l'Etat et l'élégance d'une culture généreuse, raffinée, Nicolas Fouquet subit son adversité et le procès inique qui lui est réservé avec panache et une philosophie qu'on n'aurait pas soupçonnée chez un être à ce point épris de luxe, d'ostentation. Les quelque 15 années passées dans le donjon de Pignerol (Alpes italiennes) auront raison de sa vie. Il y meurt, alors même que le Roi a enfin décidé d'user d'un peu de clémence à son égard et de lui permettre une cure d'eaux à Bourbon. La compagnie du fantasque Lauzun, personnage rocambolesque entre tous (voir chronique sur ce blog de la biographie que lui consacre Jean-Christian Petitfils) ponctuera de quelque légèreté comique ce séjour d'enfer.
"Si même il fut malhonnête et damnable, Fouquet, du moins, était généreux et bon, tandis que Mazarin, Colbert, Séguier, la Montespan, bien d'autres héros de ce temps, furent à la fois malhonnêtes et méchants."
Au-delà au personnage de Fouquet, c'est la personnalité de Louis XIV, sa cruauté suspecte et la faiblesse d'une suprême goujaterie qui est révélée au grand jour. Envieux de la réussite de son surintendant, le monarque lui volera vie, oeuvres, meubles,vaisselle, orangers, ..jusqu'aux artistes - Le Brun, Le Nôtre, Le Vau, la Quintinie, Molière...- qui gravitaient dans son sillage, injectant à Versailles tout ce qu'il avait vu -et envié - à Vaux.
" Vaux, énorme échec pétrifié; mais ce n'est pas l'échec d'un fou, ce fut le décor d'une réussite parfaite, qui n'a duré qu'une seule soirée, celle du 17 août 1661. Aucun dramaturge n'a réalisé pareille unité de lieu et de temps: le 17 août, à six heures du soir, Fouquet était roi de la France; à deux heures du matin, il n'était plus rien. Vaux ou le songe d'une nuit d'été. Vaux bat Versailles de cinq ans. Fouquet n'est-il pas un Louis XIV prématuré? "
Apolline Elter
Fouquet ou le Soleil offusqué, Paul Morand, Gallimard 1961 (folio histoire, plusieurs rééditions, 1985-2006, 181 pp, 5,10 €).
06:11 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16 janvier 2012
Joyeuse compagnie
" Pour avoir de la joie, il faut être avec des gens réjouis; vous savez que je suis comme on veut, mais je n'invente rien."
Merci, Belle Marquise, cette pensée est superbe et inaugure, altière, une belle et heureuse année de ...blondes pensées.
Apollne, Les pensées empruntées du lundi.
* Lettre à Madame de Grignan, 16 juillet 1672 in Madame de Sévigné, Correspondance I (mars 1646- juillet 1675), texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, La Pléiade, 1972.
06:56 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04 janvier 2012
Mademoiselle
" La cour ne rend pas heureux (...) Et elle empêche qu'on ne le soit ailleurs."
Il est des destins qui supplantent l'imagination des romanciers les plus inventifs. C'est le cas d'Anne-Louise d'Orléans, Mademoiselle, la grande Mademoiselle, Mademoiselle, fille de Monsieur - Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII - Mademoiselle, petite-fille d'Henri IV - mais oui - Duchesse de Montpensier, par sa mère (décédée à sa naissance) la plus richissime héritière de France, le parti le plus prestigieux qu'il fût, promise, un moment, à son jeune cousin, d'onze ans, son cadet, Louis XIV, futur roi de France.
Oui mais voilà, Mademoiselle a du caractère, de l'orgueil à revendre et surtout un immense besoin de reconnaissance. Ajoutons au portrait qu'elle est un tantinet maladroite, dans ses prises de décisions et la façon de les rendre publiques....
De ses fiançailles jamais conclues avec Charles, futur roi d'une Angleterre en pleine déconfiture "cromwellienne" à son exil de quelques années en son château de Saint-Fargeau - nous l'avons évoqué sur ce blog, la pucelle d'Orléans s'était ralliée à la Fronde pour combattre Mazarin et soutenir son Gaston de père - Anne-Louise rate ses rendez-vous avec le Destin; on peut même dire qu'elle les bousille copieusement.
Lâchée par son père, "plus mou qu'une écharpe de laine", qui se rallie sans mot dire au parti de la Cour, elle ne parvient pas à conclure le mariage tant espéré avec son royal cousin. Ni davantage celui avec le seul, vrai et grand amour de sa vie, Antonin Nompar de Caumont, ce fieffé opportuniste de Lauzun.
Ce même mariage que notre estimée marquise de Sévigné annonçait à grands cris, dans une lettre... d'anthologie.
Tracé de la plume de Jacqueline Duchêne, spécialiste du Grand Siècle, le roman de "Mademoiselle" est riche en rebondissements.
Mademoiselle, Jacqueline Duchêne, roman, JC Lattès, 1999, 238 pp
06:28 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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02 janvier 2012
Tout va très bien, Madame la M...
"Mon équipage et venu jusqu'ici sans aucun malheur ni sans aucune incommodité. Hier au soir, on mena abreuver mes chevaux; il s'en noya un, de sorte que je n'en ai plus que cinq. Je vous ferai honte mais ce n'est pas ma faute. On me fait de grands compliments sur cette perte; je la soutiens en grande âme"
Extrait d'une lettre à Madame de Grignan, 29 juillet1672 in Madame de Sévigné, Correspondance I (mars 1646- juillet 1675), texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, La Pléiade, 1972.
06:20 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 décembre 2011
Le musée de la vie romantique

Situé au coeur de La Nouvelle Athènes, la villa qui abrite le Musée de la Vie romantique fut construite dans l'esprit ...italien qui sévissait au XIXe siècle dans le quartier.
Propriété du peintre Ary Scheffer (1795-1858), qui y habite dans les années 1830, elle est restée dans le patrimoine familial jusqu'en 1983, date à laquelle, elle devient Musée de la Ville de Paris (bienfait qui vous vaudra l'accès gratuit aux collections permanentes..) et sera rénovée en 1987 dans l'esprit du XiXe siècle.
Sa visite constitue un passage obligé pour les fans de George Sand, qui surmonteront le côté un peu excentré des lieux (métro Blanche ou Pigalle) pour contempler en toute béatitude, les quelque 200 pièces , tableaux, bijoux, meubles, lavis d'encre, écrits ....légués par Aurore Lauth, petite-fille de George Sand à la Ville de Paris. Le manuscrit d'Albine, roman dont l'écriture fut interrompue par la maladie et puis la mort de l'écrivain, des aquarelles, dendrites peintes par cette dernière, un médaillon contenant ses.... cheveux sont tant de souvenirs tangibles de l'illustre romancière. Ils cohabitent en toute romantique intelligence avec les tableaux, aquarelles et nombreux portraits, d'Eugène Delacroix, Auguste Charpentier, Quentin de la Tour..et Maurice Sand.
Une déception personnelle à la vue du tableau "La cuisine de Nohant" peint par Eugène Lambert. Etait-elle sinistre à ce point?
Accompagnée d'audio-guides (payants) la visite est soutenue par la diffusion d'une musique de Chopin.
La visite de l'étage fait la part belle aux oeuvres d'Ary Scheffer et de ses contemporains.
Une belle découverte.
Apolline Elter
Musée de la vie romantique - Hôtel Scheffer-Renan - 16 rue Chaptal - 75.009 Paris
Tél: 01.55.31.95.67
Ouvert tous les jours (sauf lundi et jours fériés), de 10h à 18h.
06:26 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Vie parisienne | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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11 décembre 2011
Sigmund Freud et Albert Einstein
Notre High Tea de ce dimanche, infusera une bien rassurante pensée, exprimée par Sigmund Freud, dans la lettre qu'il adresse, depuis Vienne, le 27 septembre 1931 au professeur Ludwig Hopf :

" Je romprai avec vous si vous vous glorifiez d'avoir converti Einstein à la psychanalyse. Une longue conversation que j'ai eue avec lui il ya quelques années m'a montré que l'analyse lui était tout aussi hermétique que peut m'être la théorie de la relativité."
La lettre autographe (écrite en allemand de l'écriture grande, lancée, enchevêtrée ...du père de la psychanalyse) est présentée à la section "Sciences" du Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles.
Florilège. Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles, collectif, Beau-Livre, co-édition Racine- MLMb, sept.2011, 340 pp, 39,95 € (voir chronique en vitrine du blog)
17:00 Écrit par Apolline Elter dans High Tea dominical, Infusions, L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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