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11 mars 2017

Harlan Coben à la Foire du Livre de Bruxelles

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Invité de prestige de la Foire du Livre de Bruxelles, Harlan Coben, , " The Boss of the thriller" , dédicacera son dernier ouvrage traduit en français -, Intimidation, (Ed. Belfond - voir chronique d'hier sur ce blog) , au stand 317, de 11h à 12h30 et de 15h à 16 h30. Il sera également l'invité de Michel Dufranne, au Théâtre des mots, de 14h à 15h, pour une rencontre ciblée sur son succès.

Précisions:  www.flb.be 

Nous avons eu le privilège et l'agrément de rencontrer, hier, en son hôtel, ce géant ..éminemment sympathique.

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Simple, direct, affable  et sans tabou,  l'écrivain s'est prêté, une bonne demi-heure durant, à la salve des questions que nous avions préparées, ma consoeur, Marie-Françoise Gihousse ( L'Avenir) et moi. Nous en tracerons portrait dans l'édition de mai du magazine L'Eventail; pour l'heure,  bornons-nous à évoquer quelques points forts d'une conversation - bien agréable - à bâtons rompus 

Père de quatre enfants -le troisième fête, ce jour, ses dix-huit  ans , Harlan Coben puise dans sa vie quelques péripéties qu'il diffuse à travers ses récits . Il aime superviser les scénarios TV ou cinéma de ses oeuvres même s'il en (ré)écrit rarement le script

La traduction française  de son dernier roman Home  (en cours auprès des éditions Belfond) permettra aux lecteurs de retrouver Myron Bolitar  et toute sa bande ....I

idem pour la diffusion de Juste un regard, série qui réunit d'emblée une belle palette  d'acteurs - Virginie Ledoyen, Julie Gayet et Thierry Frémont 

Volià qui ne devrait guère tarder à nous enchanter

Pour l'heure et pour le jour, rendez-vous sans attendre sur le site de Tours & taxis

Gageons que point ne serez déçus...

Merci Harlan pour cette fabuleuse rencontre.Bon vent  à vous - mais pas trop de pluie .. - en notre plat pays

Merci à Philippine Jadoul, 18 ans, qui a accompagné l'entretien de son regard jeune public* et d'une pratique aisée de l'anglais,  à Hannah M. Seidl, Community Manager Harlan Coben France et... précieuse traductrice et à Diane du Périer, directrice éditoriale des Editions Belfond 

Apolline Elter 

  Intimidation, Harlen Coben, thriller , thriller traduit d' anglais (USA)  par Roxane Azimi, Ed Belfond noir, oct 2016, 380 pp

15 novembre 2015

Ecrire l'Histoire- c'est aujourd'hui

Pour mémoire et surtout bienvenue, j'aurai, je l'espère, le plaisir de vous retrouver,  dès 14h30 à 

 

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Gageons que je m'y rendrai bien plus tôt, curieuse de déambuler dans les allées souterraines et voûtées du Coudenberg, de rencontrer l'Histoire et ....un public réjoui.

Apolline Elter 

 

27 octobre 2012

Destins brisés

destins-brisés.jpg" Chez lui la passion l'emportera toujours sur la raison. Un matin, après une nuit blanche passée à cogiter, il se lève avec la solution. Il va demander à Luis Frosio, le patron de l'orchestre de doubler son cachet. [...] Imaginez qu'il ait dit oui. Peut-être n'aurions-nous jamais entendu parler de Claude François"

Passionné de rock et de chanson française - La Story - Nostalgie, c'est lui - Brice Depasse nous invite à traverser le destin subitement éteint de 50 stars de la musique entrées dans la légende ...bien trop tôt.

Avec le ton alerte, vif, précis et singulièrement présent qu'il imprime à ses récits, le chroniqueur [créateur et hôte de ce blog ] trace les portraits, envols et disparitions tragiques  - parfois suspectes - de géants tels Jimi Hendrix, Janis Joplin, Joe Dassin, Claude François, Alain Bashung, Serge Gainsbourg, Bob Marley, Daniel Balavoine, Michael Jackson, Pierre Rapsat, Freddie Mercury ...et tant - hélas - d'autres.

Il procède pour ce faire à un découpage thématique, ralliant les stars selon leur appartenance au "club des 27", qui recense quelque 45 victimes mortes à 27 ans,  à celui des géants, des stars, des maudits et au   rock'n'roll. Un découpage rythmé de chapitres courts qui permet tant la lecture intégrale séquentielle que l'aimable grignotage de chapitres ciblés.

Une lecture sidérante.. étayée d'une discographie et filmographie égoïstement indispensables et d'un gracieux lien qui invite à l'écoute des morceaux évoqués: www.nostalgie.be/destins

AE

Destins brisés. 50 stars de la musique entrés dans la légende. Brice Depasse, Ed.  Nostalgie / Renaissance du Livre, octobre 2012, 270 pp

Billet de faveur

AE: Brice , quand on découvre l'imposante bibliographie,  la filmographie et la discographie,  qui soutiennent le propos, on réalise que vous avez consacré beaucoup de temps à la rédaction de cet essai. Depuis quand l'ouvrage est-il en chantier?

Brice Depasse: Sans mentir, il a été écrit en six semaines au cours de l’été dernier . Mais j’en conviens, il y avait derrière dix ans de lectures et d’écritures de séquences La Story pour Nostalgie et presque quarante de fan de musique pop.

AE: Certaines émotions sont encore vives et palpables. Celle qui vous saisit  notamment à quinze jours de la mort d'Alain Bashung: " On a l'impression que le public tente de retenir un Bashung qui se tient comme un mort en sursis. Tous autant que nous sommes, nous ne voulons pas le perdre.". Certaines "brisures" vous semblent-elles particulièrement inacceptables ?  

Brice Depasse: Personnellement, en tant que fan, j’ai mal vécu celle de John Lennon, Elvis Presley et Bob Marley. J’avais entre quinze et dix-huit ans et je prenais pleinement la mesure qu’il n’y aurait plus jamais de nouvel album de chacun d’eux. Pire : les Beatles ne se reformeraient jamais et on ne verrait jamais Elvis en Europe. Plus tard, je me suis rendu compte que nous avions aussi perdu une énorme influence sur la production musicale des années 80 avec la disparition de Marley et Lennon.

AE: Avez-vous opéré une sélection drastique pour réduire … à 50 le nombre des destins brisés?

Brice Depasse: Non, leur point commun est d’être mort au faîte de leur gloire et de leur créativité. Le manuscrit prenait de telles proportions que nous avons décidés de le couper en deux. Il y aura donc une suite avec des gens comme Michel Berger, Jeff Buckley, Jacques Brel, 2Pac, Mike Brant, Ian Curtis, etc.

AE (facult) : Un autre ouvrage en chantier ?

Brice Depasse : Le précité et un troisième dont je ne peux dire mot pour ne pas inspirer une éventuelle concurrence.

AE: Avez-vous l'impression, a posteriori, que certains décès ont nourri la gloire de la star davantage que sa vie?

Brice Depasse:  La mort n’a apporté la gloire à aucun d’entre eux. Mais il est étonnant de constater que Marilyn Monroe a vendu des millions de disques car des producteurs ont compilé tous ses enregistrements. Elle est ainsi devenue une star de la chanson grâce à sa mort prématurée et au poids qu’elle pesait sur le monde du showbizness en termes de vente.

Autre étonnement : la survie dans lé mémoires d’artistes qui ont peu produit comme Ritchie Valens, Buddy Holly.

 

13 octobre 2012

L'homme qui regardait la nuit

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" Je suis le Docteur Théophane Debbané. Exilé volontaire sur une île du Dodécanèse depuis trois ans."

Tout est dit.

Ou plutôt rien: plaquant sa vie parisienne  et une brillante carrière de chirurgien cardiaque, Théophane, quarante-deux ans, s'exile sur l'île grecque de  Patmos, nanti de l'unique compagnie de son fils, Taymour, un ado qu'il enchaîne à son destin.

Amenées par un subtil jeu de flashbacks, des images obsessionnelles le hantent, fatales Erinyes qui le ramènent à sa dernière opération chirurgicale, ratée par le méfait de l'orgueil, d'un sentiment de toute-puissance déplacé.

"Ce qui fit sa force et son assurance s'était fracassé un jour de juin 1983, comme un vulgaire jouet d'enfant, entre des mains barbares."

Redevenu généraliste, l'exilé égyptien rencontre et s'éprend d'Antonia,  une jeune femme de vingt ans sa cadette, naufragée - comme lui ...- d'un handicap mal assumé: une polio la prive de l'usage de ses jambes; elle supporte douloureusement le regard que lui renvoie la société.

Au-delà du romantisme imprimé à un scénario brillamment maîtrisé, l'essence du roman est un message de force: se poser en victime, revient à s'enchaîner à la vie; retourner la situation, se convaincre qu'on a des devoirs envers la société plutôt que des droits est la voie de (re)conquête du bonheur.

Protagoniste de cette conversion: Jehol, un cheval, qui sera l'acteur d'une hippothérapie rédemptrice.

Si le lecteur retrouve le souffle narratif, le style vif, imagé, un chwia oriental de Gilbert Sinoué et les flashbacks qui le ramènent  à l'Egypte de Nasser, il découvre  avec émotion ce supplément d'âme, cette part intime que l'écrivain dévoile à travers Théophane.

"Jamais, autant qu'aujourd'hui, ne le tourmentait si violemment le sentiment du temps qui fuit, l'inquiétude de la lampe qui se consume, du corps qui se fane, de toutes ces innombrables choses qui se corrompent et périssent. [...] Comme toujours, pareil aux agonisants, il revoyait passer des figures d'enfance, des scènes lointaines, l'apparition éthérée du visage de ses parents, de sa chambre au Caire, des souvenirs cléments et tristes qui l'appelaient. Ils lui parlaient dans des champs d'ombre, des champs infinis."

AE

L'homme qui regardait la nuit, Gilbert Sinoué, roman, Flammarion, septembre 2012, 354 pp, 19,9 €

Billet de faveur

AE: Gilbert Sinoué, le remords qui empoisonne la vie de Théophane, le côté sombre de sa personnalité ne sont -  heureusement - pas irrémédiables.  C'est la rencontre d'une solitude jumelle, pareillement animée d'une pulsion de mort qui ranime la flamme de leurs vies conjointes. Votre message est, en fait, positif, frappé de sollicitude et d'amour, seuls remèdes à l'isolement que vous taxez d'enfer. C'est votre credo?

Gilbert Sinoué : La vie m’a enseigné que le seul vrai remède à nos propres douleurs et à l’isolement qu’elles entraînent, réside dans le partage de la souffrance de l’autre. Ce partage, nous oblige à détourner notre  regard de notre insignifiance et nous contraint à nous « déplier » plutôt que de rester claquemuré dans nos propres douleurs, passés ou présentes.

AE: En arrière-fond, sorte de voix de la conscience, il y a le personnage de Taymour, le fils de Théophane, qui subit, malgré lui, le choix de vie de son père. Est-ce une forme de mort que son père lui impose?

Gilbert Sinoué: Il ne lui impose pas la mort, mais – sans révéler la fin de l’ouvrage où tout se joue – Théophane ne parvient pas à libérer son fils de l’amour immense qu’il lui porte. Il le tient enfermé dans la vie. Égoïstement. Comme ces parents qui continuent à s’accrocher à leurs enfants, et les empêchent de prendre leur envol. Ce faisant, ces parents oublient qu’ils sont l’arc, et leur enfant la flèche. Sans  l’impulsion la flèche ne filera jamais vers le ciel.

AE: Votre vue sur le handicap -  l'invalidité d'Antonia -  renverse la vapeur,  en lui donnant le statut d'acteur plutôt que d'assisté. Lui imposant des devoirs plutôt que des droits. Ce message est tonique. Il est très beau. Mais.. il faut être fort – ou deux…-  pour accéder à cette vision mentale:

Gilbert Sinoué: Bien sûr, il faut être deux. C’est uniquement grâce à des forces conjuguées que la rédemption devient possible. Il faut aussi que la confiance soit absolue, inexorable. D’ailleurs, à un moment donné, Antonia le dit parfaitement à Théophane : «Si je n’avais plus confiance en toi, nous ne serions plus à égalité. La peur et le doute des premiers instants seront revenus, puisque tu me les auras communiqués. »

 

29 août 2012

Eloge du non

9782268074085.jpgFidèle à sa vocation de l'éloge paradoxal, la collection dirigée par François Cérésa, s'ouvre d'un nouvel opus: L'Eloge du NON, prêtant tribune à l'écrivain et journaliste,  Jean-Claude Lamy et à Fabienne Deval.

Que oui, quand il se fait résistance, indignation, audace et liberté, le non est force positive, entraînant en un sillage notoire et historique, l'Appel du 18 juin, la "non"-candidature de Julien Gracq au prix Goncourt(Le Rivage des Syrtes - 1951), celle de Jean-Paul Sartre au prix Nobel, la désobéissance de Rosa Parks aux lois ségrégationnistes, l'appel de l'Abbé Pierre, au plus froid de l'hiver '54   ... et le célèbre Cancre de Jacques Prévert.

" Le dialogue passe par le non qui permet de prendre la parole, la forme la plus parfaite du langage"

Limpide, n'est-il pas ?

 

AE

Eloge du non, Jean-Claude Lamy avec Fabienne Deval, essai, Editions du Rocher, juin 2012, 120 pp, 12,90 €

11 mars 2012

Grégoire Polet à la librairie Libris - Agora de la Toison d'Or

Grégoire Polet Agora -L TO 005.jpgInvité de la librairie Libris-Agora de la Toison d'Or, ce samedi 10 mars, après-midi, Grégoire Polet se prêta avec sa courtoisie habituelle mais aussi une fougue, animée de passion et d'une sincérité inxoydable au jeu des questions et réponses que votre dévouée lui posa.

Le présent compte rendu complète la chronique et le billet de faveur du 26 janvier (accessible en vitrine du blog)

 SomGrégoire Polet Agora -L TO 002.jpgmée d'accomplir l'appel d'un amour avorté, d'une vie exclusivement intérieure,  avec une même sincérité, Ariana échappe à l'ancrage terrien d'une vie programmée, par trop convenue. Cette plongée en elle l'isole du monde tel qu'il vit autour de lui, augmente sa détresse et semble rendre inéluctable l'échappée de la vie.

Le côté "nietzschéen" d'Ariana fit l'objet d'un long développement et d'une mise en parallèle avec le  Zarathoustra.

Riche, à l'instar du roman, d'une variété de lectures et de niveaux d'interprétation, le titre

"Grégoire Polet Agora -L TO 001.jpgBallons d'hélium" s'imposa à l'écrivain, sitôt achevée, l'écriture de pages et d'une pensée qui l' habitent  depuis plusieurs années. Un roman - qui semble s'inscrire dans le cyle "nocturne" amorcé avec Chucho -  et révèle, sans conteste, l'extraordinaire maturité d'un écrivain, qui, âgé de 33 ans, a déjà publié cinq romans auprès des Editions Gallimard, ainsi qu'un délicieux Petit éloge de la goumandise.

AE

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27 février 2010

Nicolas Ancion , sur les traces de Simenon.

La Foire du livre de Bruxelles se penche sur le livre numérique.

A cette occasion, elle invite l'écrivain d'origine liégeoise, Nicolas Ancion, à se prêter à une expérience pour le moins originale:

24h chrono suivez l'expérience inédite !

Nicolas AncionNicolas Ancion, le lauréat du prix Rossel des jeunes 2010 dans un véritable « contre la montre ». Armé d'un stylo numérique et enfermé dans le L@b, il écrira un polar en direct et devant le public. A suivre sur place, sur Twitter ou Facebook. Début de la performance le mercredi 3 mars à 20h30. Corrections en direct le samedi 6 mars à 14h.

Lequel écrivain, bien sympathique, a accepté de répondre à l'interview que nous lui avons soumise:

A.E. : Le thème du polar sera-t-il imposé?

Nicolas Ancion : Il m'a été imposé, je ne sais plus par qui ni comment, mais il colle bien à la situation, qui est un hommage au défi que Simenon n'a pas réalisé, finalement, celui d'écrire un roman en trois jours devant le public, enfermé dans une cage de verre.

Par ailleurs, je pense depuis de nombreuses années – dans la lignée de pas mal d'auteurs français de la Série Noire – que le terme polar ne renvoie pas à « policier » mais à « Polaroïd ». Le polar est un instantané d'une société qui va mal. Roman noir, roman réaliste, policier peut-être mais pas forcément. En tout cas, la contrainte ne me dérange pas, de manière générale, elle me stimule plutôt.

A.E.: Quel temps vous sera-t-il imparti?

Nicolas .Ancion : Je me suis donné 24h. Parce que je me vois mal tenir plus longtemps sans dormir. Je n'ai plus fait de nuit blanche depuis longtemps, ça va être une première en terme de résistance à la fatigue et de rebondissement de l'inspiration.

A.E.: Pourrons-nous vous apporter des oranges, si vous êtes enfermés dans le l@b? (ou des madeleines? )

 Nicolas Ancion : Mieux vaut m'apporter des cafés serrés avec du lait et sans sucre, ce sera plus utile. Et des bananes pour les sucres lents.


A.E.:  En quoi consistera la séance de corrections du samedi?

Nicolas Ancion: A relire ce que j'aurai écrit d'un jet, pour le toiletter et le rendre présentable. J'y consacrerai quelques heures après avoir pensé à autre chose qu'à ce roman pendant 36 heures.

A suivre....

Apolline Elter

lire sur le blog « Post-it littéraire »  de Nicolas Ancion le billet du 24 janvier, consacré à l’aventure http://bit.ly/b1NB7K

06:15 Publié dans Interview | Commentaires (2) |  Facebook |