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08 novembre 2017

Prix Goncourt à Eric Vuillard

 A l'ordre du jour ... un retour sur le prix Goncourt

Nous en avions souligné le côté flamboyant,  l'écriture magistrale et reproduisons, ci-dessous,  à votre intention la chronique publiée le 3 juin sur votre blog préféré

Le sympathique destinataire du prix littéraire le plus prestigieux a dû vaincre quatre obstacles externes et de taille pour l'obtention de la récompense : 

                - une date de parution prématurée (premier semestre 2017)

                -  une  facture de récit plutôt que de roman

               - la concurrence du merveilleux Bakhita ( Véronique Olmi)  dont nous souhaitons qu'il obtienne le prix Femina 

                 - la nomination de Françoise Nyssen - qui dirige les Editions Actes Sud  - au Ministère de la culture

 

 Il les a vaincus.  Inclinons-nous avec joie devant la décision du Jury du Prix Goncourt

D'autant que le récit est dense, il est court

Ca fait du bien par les temps qui courent

Vive la littérature, promise à de beaux jours

Apolline Elter

 

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 Après un 14 juillet qui avait enflammé, à la rentrée,  notre gastronomie livresque( voir chronique sur ce  blog) Eric Vuillard nous revient avec un récit tout aussi flamboyant et nous plonge, d'entrée de pages, au coeur d'une réunion historique qui vit, le 20 février 1933, vingt-quatre patrons d'entreprise - les plus prospères d'Allemagne - accorder leur soutien à Hitler.

" Et ils se tiennent là, impassibles, comme vingt-quatre machines à calculer aux portes de l'enfer."

 Et le lecteur subjugué d'assister à la montée en puissance méthodique d'Hitler et des siens, Goebbels, Goering et charmante compagnie, à la singulière cécité de Lord Halifax, surdité du président Lebrun,  humiliation de Schusshnigg, le chancelier autrichien qui voit imposer à son pays des mesures insoutenables tandis que l'Allemagne interdite de fabrication de chars depuis le traité de Versailles (1918) reconstitue, hors frontières, son équipement d'assaut.

"Une armée en panne, c'est le ridicule assuré."

L'annexion de l'Autriche  par l'Allemagne nazie, le 12 mars 1938, relève tant du machiavélisme que du rocambolesque, avec la congestion des chars d'assaut, à la frontière, pour panne technique, la fureur du ...Fürher et  l'interminable dîner londonien  qui empêche  Chamberlain de vaquer aux affaires d'Etat pour la simple raison qu'il n'arrive pas à se débarrasser de l'encombrant Ribbentrop ...

On se croit au cinéma tant l'auteur nous fait vivre les événements, les destins particuliers,  avec brio, juste tempo et un humour confondant. 

La farce est tragique: elle a coûté la vie à des millions d'Européens.

La fresque est grandiose, soutenue d'une plume, d'une écriture remarquables.

Apolline Elter

  L'ordre du jour, Eric Vuillard, récit, Ed. Actes-Sud, mai 2017, 156 pp

06 novembre 2017

Le bal des grands prix (littéraires) Mécaniques du chaos

9782246688310-001-t-1.jpg Pour débuter LA semaine des grands prix littéraires, penchons-nous sur la sélection de l'Académie française, qui chaque année ouvre le bal de la saison. En espérant que le titre ne soit en rien prémonitoire ...

"Nos vies s'organisent souvent selon des cycles mystérieux. On ne les comprend qu'après. Trop tard. Le présent nous demeure souvent indéchiffrable."

Le Grand Prix du roman de l'Académie française, aussi, octroyé à Daniel Rondeau

Mécaniques du Chaos, Daniel Rondeau, roman, Ed. Grasset; août 2017, 464 pp 

05 novembre 2017

"J'accuse..! "

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"J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique, et pour sauver l'état-major  compromis." 

" J'accuse....!", Emile Zola, Lettre ouverte, texte intégral +  dossier par Philippe Delpeusch, Ed. Folio+ collège, nov. 2017, 100pp, 2.9 €

 

04 novembre 2017

J'exulte!

Je l'attendais, de pied et libraire fermes, elle est là

La célèbre lettre qu' Emile Zola

Au Président Faure adresse

Par voie de presse

Voix de détresse

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Destinée aux élèves de quatrième - nous le sommes tous - la publication intégrale de la lettre ouverte, "J'accuse" parue en première page du quotidien L'Aurore, le 13 janvier 1898,  est assortie d'un dossier clair et didactique. 

 Son auteur, Philippe Delpeuch,  restitue le contexte exact de l'émission explosive de la lettre, le climat politique, social et culturel qui entoure l'Affaire Dreyfus, analysant le fond, la structure et la forme de ce monument du journalisme engagé.  Un engagement qui vaudra à Zola l'exil  - en Angleterre - si ce n'est son décès accidentel, le 29 septembre 1902.

" J'accuse....!", Emile Zola, Lettre ouverte, texte intégral +  dossier par Philippe Delpeusch, Ed. Folio+ collège, nov. 2017, 100pp, 2.9 €

 

03 novembre 2017

Les Insolittéraires de la Foire du Livre de Bruxelles

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agenda.jpgC'est avec une joie pimentée de curiosité que nous relayons l'initiative extra muros de la Foire du Livre de Bruxelles, à savoir la rencontre intra muros de la rédaction de La Libre Belgique d'Alexandre Jardin,à l'occasion de la sortie de son récit d'hommage Ma mère avait raison, Rd. Grasset, oct .2017

La rencontre aura lieu, le mercredi 15 novembre, de 20:00à 21:30 au sein de la rédaction du célèbre quotidien, rue des Francs, 79 à 1040 Bruxelles

La participation est de 5 €

L'inscription se fait via l'adresse; jeparticipe@lalibre.be  µ

Tél. 02-290.44.31

Un insolite qui devrait plaire à l'écrivain

Je vous reviens sous (très) peu avec la chronique du récit

Votre Apolline 

 

02 novembre 2017

Les jours où les lions mangeront de la salade verte

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Nous avions découvert Raphaëlle Giordano en routinologue ( Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une - voir chronique sur ce blog; l'ouvrage sera bientôt adapté au cinéma) , nous la retrouvons avisée burnologue.

Késesa? 

Friande de néologismes et de la mise en scène  romanesque de concepts de bon sens via ce qu'il convient d'appeler des feel good book , Raphaëlle Giordano nous propose désormais  de lutter contre la burnerie, ce fléau  qui pourrit la vie, de ceux qui en sont porteurs ou victimes.

La burnerie, c'est l'arrogance, le manque de conscience de l'autre et partant de respect, de simple courtoisie.  Romane, jeune femme dynamique et par moments, volcanique, a décidé de lui livrer un combat sans merci. Elle anime à cette fin des séminaires pour amener bourreaux et victimes de burnerie à un aimable modus vivendi.

La session qu'elle entame va lui donner corde à retordre, en la personne de Maximilien Vogue,  aussi brillant PDG que pétri d'une burnerie puissante et ancrée...

Le jour où les lions mangeront de la salade verte, Raphaëlle Giordano, roman, Ed. Eyrolles, juin 2017, Ed. Audiolib,  août 2017, texte intégral lu par Léovanie Raud, durée:  8 h55 

 

01 novembre 2017

Victoria & Abdul

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Elle s'appelle Victoria (Judi Dench) reine fatiguée et revêche du Royaume-Uni et des Indes, ... Son par trop long règne  s'éternise, en une succession d'obligations, de banquets , oppressé d'une étiquette stricte et  d'une série de courtisans very british.... 

Alors quand surgit Abdul Karim (Ali Fazal), jeune musulman indien venu solennellement lui offrir un mohur, son royal sang ne fait qu'un tour, elle renaît à la vie, bientôt à la gaieté.

Inspirée d'une histoire vraie, largement pimenté de scènes cocasses à la sauce anglo-saxonne - on croit assister au Grand Hôtel Budapest -  l'amitié singulière, teintée d'amour maternel, entre Victoria et Abdul, ouvrira à cette dernière une fenêtre sur la vraie vie, celle de ses colonies, dotera ses poumons presque éteints d'un souffle d'oxygène salutaire. Elle sera très mal perçue de son entourage, de son royal fils Bertie....

Un film distrayant à visionner absolutely en version originale

Merveilleuse prestation de Judi DENSH

A Elter

Confident royal,  un film de Stephen Frears, en salles depuis le 4 octobre 

31 octobre 2017

Lettre d'adieu du Che à ses parents

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La biographie que Jean Cormier consacre au charismatique Che, comprend des extraits de lettres éloquents.

Ernesto Guevara écrivait bien, il était artiste à ses heures.

A ses parents qui n'ont peut-être pas toujours cerné les enjeux de son combat -  on peut les comprendre  - le condottiere adresse une dernière lettre, dont je vous livre un court extrait. S'il n'est pas kamikaze, le Che est prêt à sacrifier sa vie pour son combat en faveur de la liberté:

(...)

Je crois en la lutte armée comme unique solution pour les peuples qui veulent se libérer, et je suis conséquent avec mes croyances.

Beaucoup me traiteront d'aventurier, et j'en suis un, mais d'un type différent, et de ceux qui risquent leur peau pour défendre leurs vérités.

Il se peut que cette fois soit la dernière. Je ne le cherche pas, mais c'est dans le calcul logique des probabilités. Si c'est le cas, je vous embrasse pour la dernière fois. (...)

 Che Guevara- Le temps des révélations, Jean Cormier, essai, Ed. du Rocher 1995,  6e éd.,  augmentée, sept. 2017,  540 pp

30 octobre 2017

Anémie du sentiment

freya.jpg" C'était une femme rude qui se saignait aux quatre veines. A force, elle souffrait d'une anémie du sentiment"

Les mystères de sainte Freya, Armel Job, roman, Ed. Robert Laffont, 2007

29 octobre 2017

La vérité romanesque

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J’aime infiniment ce type de situations improbables, ces instants, rares et parfois incongrus, dans une existence où la réalité, avec tout ce qu’elle peut comporter de trivial, rattrape et rencontre la grande histoire. J’y vois, dans sa souveraine liberté, le principe même de la vie, que la fantaisie vient alors sertir et rehausser avec une exubérance qui n’est jamais vulgaire. Dans ces moments-là, il me semble que la vérité de l’instant s’accroît de la force de la réalité pour atteindre à la vérité romanesque, qui, elle, est universelle.

 La Nostalgie de l'honneur, Jean-René Van der Plaetsen, récit littéraire, Ed. Grasset, septembre 2017, 240 pp

 

28 octobre 2017

La Nostalgie de l'honneur

Van der Plaetsen - c.jpg"Une certaine conception de l'honneur peut conduire un homme à se dépasser jusqu'à se transcender - et à mourir pour l'idée qu'il se fait de la vie dont il est l'obligé."

C'est à la vie et surtout à l'action de son grand-père maternel, le Général Jean Crépin, qu'est dédié le récit de Jean-René Van der Plaetsen.

            Une vie, un destin qui se décide le matin du 28 août 1940, à Manoka (Cameroun) et voit un jeune capitaine d'artillerie, marié, père de deux fillettes, rallier le Général de Gaulle et le combat pour la France libre, prêter serment d'une fidélité qui jamais ne faillira.

Bras droit du (futur) maréchal Leclerc - alias Philippe de Hauteclocque (1902-1947) -  Jean Crépin est nommé colonel à trente-deux ans. Il commande alors l’artillerie de la Deuxième Division blindée, la fameuse 2e DB.

" Si l’infanterie est la reine des batailles, comme on l’a souvent dit, l’artillerie en est l’impératrice. Ce que Napoléon, qui était artilleur de formation, traduisait ainsi, avec son génie de la concision : « Le feu est tout, le reste est peu de chose ». C’est en effet l’artillerie qui prépare les victoires. "

La victoire de la France, ce Compagnon de la Libération la célèbre le 26 août 1944, sur les Champs-Elysées, aux côtés des généraux Leclerc et de Gaulle, " ces deux hommes auxquels il avait voué son existence et qui ont donné un sens supérieur à sa vie" ; elle lui coûte celle de son épouse le 8 septembre suivant - mutilée par une mine antipersonnel allemande - et un profond sentiment de culpabilité.

Remarié en 1947, l'officier enchaîne, à contre-coeur, l'Indochine, avec ardeur, l'Algérie, avant d'accéder à la vice-présidence de l’Aérospatiale, futur Airbus group, aux présidences de Nord-Aviation, d'Euromissile et d'assurer des missions supérieures, secrètes et névralgiques de développement stratégique.

A travers sa personnalité, son action, son humilité, c'est également " les vies admirables de ces Boissieu, Dio, Massu, Messmer, Simon ... " que Jean-René Van der Plaetsen célèbre, réalisant, d'une plume alerte et fluide, un essentiel devoir de mémoire, de transmission.

            Un récit édifiant.

Apolline Elter

La Nostalgie de l'honneur, Jean-René Van der Plaetsen, récit littéraire, Ed. Grasset, septembre 2017, 240 pp

 

Billet de faveur

AE : Vous rendez au panache – cocktail d’honneur et d’humilité qu’incarne votre grand-père – ses lettres de noblesse ; notre époque en semble moins pourvue. Imputez-vous cette attitude à une forme d’arrogance qui nous fait voir la vie comme un dû, un droit acquis, nous libérant d’obligations à son égard ?

Jean-René Van der Plaetsen :

Tout à fait. Je pense que, la vie nous étant donnée, il convient de s’en réjouir et d’apprécier à sa juste mesure l’immense chance qu’est le simple fait de pouvoir vivre. Mais je pense aussi que certaines obligations nous incombent lors de notre passage sur terre. Certaines tombent sous le sens, comme de s’efforcer d’être heureux, de respecter ceux qui nous entourent, ou encore d’essayer de progresser dans les domaines qui sont propres à chacun ; d’autres le sont moins aujourd’hui parce qu’elles se perdent ou que nous les avons oubliées. Parmi celles-ci, il y a le sens de l’honneur qui, selon moi, doit nécessairement être accompagné du souci de l’humilité.

AE :  votre grand-père vous a en quelque sorte institué dépositaire de sa mémoire : vous étiez seul garçon, il vous sentait imprégné de ses propos.  Le fait d’avoir un fils à votre tour a-t-il amplifié l’urgence de cette transmission ?

Jean-René Van der Plaetsen :

Certainement. Ce livre n’est pas seulement le récit de vies d’hommes héroïques ou exemplaires, c’est aussi une histoire de transmission et d’héritage. L’éternelle histoire du vieil homme et de l’enfant, au fond. J’espère que mon fils, âgé de dix ans, saura trouver dans ce livre des enseignements qu’il transmettra à son tour à ses enfants. Car je crois que ces valeurs de courage et de droiture dont il est question dans La Nostalgie de l'honneur n’ont pas d’âge, même si certains les jugent dépassées aujourd’hui, et qu’elles peuvent servir à tous les temps.

27 octobre 2017

La Nostalgie de l'honneur

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"La nostalgie de l’honneur est un mal étrange, une forme de neurasthénie, très peu répandue de nos jours, qui vous oppresse et vous étreint le cœur par intermittences. C’est une maladie rare, assez romantique, donc pas si grave, mais suffisamment ennuyeuse tout de même pour vous gâcher plusieurs journées par mois, une maladie dans laquelle il entre une bonne dose de dépit devant l’observation du monde tel qu’il est et tel qu’il tourne, un peu comme le fut la mélancolie, mal du XIXe siècle. Je le sais, et je puis en témoigner : je souffre de ce mal depuis mon adolescence."

Ains'Incipit le récit d'hommage, de transmission,  que rend Jean-René Van der Plaetsen à son grand-père, le Général Jean Crépin, bras droit du Maréchal Leclerc, durant la Seconde Guerre.  Un récit marquant. Il sera à .. l'honneur de notre blog, tout ce week-end durant.

La Nostalgie de l'honneur, Jean-René Van der Plaetsen, récit littéraire, Ed. Grasset, septembre 2017, 240 pp

 

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26 octobre 2017

Une mère

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"Ma mère n'était pas un exemple. Simplement une personne singulière, d'une joie et d'une puissance de vie admirables. Son souvenir m'accompagne. Qu'il accompagne le lecteur de ce livre, en lui faisant penser à d'autres êtres de cet ordre, et je serai content."

 A Sabine Sobczac, sa mère, décédée début juillet 2016, Stéphane Audeguy rend le plus digne des hommages, traçant sa vie, ses deux mariages et son portrait, sous forme d'une "tendre élégie", mâtinée d'humour mais surtout d'amour.

 Troisième de fratrie, l'écrivain a conscience d'avoir été désiré "fille"; il analyse finement  les répercussions de cette espérance déçue dans les rapports avec sa mère et son propre avènement à l'écriture.

 Des noms successifs de Sobczak, Audeguy et Julienne qui structurent l'histoire de  cette mère et les parties du récit,  jaillit son prénom de "Sabine" , chapeau de la quatrième et dernière partie ,  voie d'accès à la femme, à  son être intime.

Ce faisant, et c'est le motif du titre, de la publication, Stéphane Audeguy, entend, par le biais de la sienne, rendre hommage à toutes les mères singulières. Les nôtres.

 Un enfant admire sa mère; cela n'est rien.Elle se trouve, rétrospectivement, mériter cette admiration ?  Voilà qui est un peu mieux. Et si je me permets de l'évoquer publiquement, c'est pour celles à qui elle ressemble, et pour saluer leur courage

Une mère, Stéphane Audeguy, élégie, Ed. du Seuil, sept. 2017, 160 pp

 

25 octobre 2017

La dernière tournée... (en) chantée de Michel Sardou

 Belges etsardou.jpg Belges, 

Fort de cinquante années chantées et d'un répertoire de 350 titres, Michel Sardou tire une  révérence enchantée: il se consacre désormais aux planches, à son métier de comédien.

La salle de Forest National ( Bruxelles) était donc comble, hier, pour la première représentation d'une tournée de quatre soirées,  le public, comblé.

Il faut dire qu'il lui est acquis, son public : Michel Sardou n'a pas à lacer son noeud papillon que déjà  Papys et Mamys se lèvent et trémoussent  de liesse et d'allégresse.  Et le monstre sacré d'arriver, tel le Messie, les bras larges ouverts pour célébrer , d'une gestuelle certes modérée - voire minimaliste - un répertoire tellement actif au fond de nos mémoires.

D'enchaîner Salut,  la Java de Broadway, La maladie d'amour,  les Ricains, Vladimir Illitch, Les vieux mariés, Le successeur, My way, Femmes des années quatre-vingts, Le France, Les Cathédrales, La dernière danse    .. soutenu d'une orchestration, acoustique,  effets de scène et de lumières magistraux . D'associer Barbara, Jackie Sardou, sa mère, ...  en une "nostalgie du futur" affirmée.

D'intégrer deux nouveaux titres , San Lorenzo (dédié au Pape François - peu convaincant)  - et le (beau) Figurant, issu de son album Le choix d'un fou

Un choix que j'aurais souhaité, pour sa tournée, moins..  convenu

Que diable Michel ne nous avez-vous  offert les sublimes Vincent, Elle pleure son homme, ...

J'en aurais vibré d'émotion..

Mais votre public était acquis et vous l'avez, une nouvelle fois séduit

Ajoutons que votre voix n'a rien perdu de sa puissance, de son velouté, elle aurait même gagné en densité

Alors, bon vent pour cette dernière tournée

 

Apolline Elter

Michel Sardou, La dernière danse- A Forest National, du mardi 24 au vendredi 27 octobre 

 

24 octobre 2017

24 octobre 2017 : les dix ans de votre blog préféré

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 Très chers visiteurs,

L'émotion me saisit, ce jour, tandis que je rédige votre billet quotidien.  Voici dix ans naissait ce blog - dont vous êtes les hôtes nombreux, bienvenus -  au creux chauffé du Pavillon de la Littérature, déjà niché en son écrin de verdure...

Dix ans de billets quotidiens et d'une fidélité - la vôtre - jamais démentie

Je vous en remercie.

Et vous dis

A demain!

Apolline Elter 

23 octobre 2017

D'une mère l'autre

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Les coïncidences thématiques de l'actualité littéraire  nous invitent à voir dans l'hommage que rend Stéphane Audeguy à sa mère, une sorte de pendant masculin aux propos de Blandine Rinkel et de son merveilleux Abandon des prétentions (Ed. Fayard, 2017) hôte d'honneur de notre blog, ce week-end frais passé.

Rendez-vous jeudi 26 octobre, sur votre blog préféré pour le compte rendu de lecture d'Une mère.

 S’il n'entre pas dans mon projet de fatiguer le  lecteur avec des histoires de famille qui ne m’intéressent  pas moi-même, il faut pourtant situer cette famille Audeguy, qui fut la sienne pendant tant d'années, et dont je ne me suis pas spécialement soucié depuis plus de trente ans, ayant mieux à faire.

 

Une mère, Stéphane Audeguy, élégie, Ed. du Seuil, sept. 2017, 160 pp

 

 

22 octobre 2017

Qu'est-ce qu'une vie réussie ?

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"Qu’est-ce qu’une vie réussie ? », ce matin, elle a jeté le post-it du frigidaire à la poubelle, avec d’autres morceaux de papier vieux et décollés, qu’il faudra bientôt remplacer par de nouveaux billets et préoccupations, qui à leur tour disparaîtront, absorbés par le quotidien, qui toujours suit son cours, et elle suivra aussi le sien."

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   L'abandon des prétentions, Blandine Rinkel, roman, Ed. Fayard, janvier 2017,  248 pp

21 octobre 2017

L'abandon des prétentions

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 C'est avec humour que Blandine Rinkel, attributaire de la Bourse découverte, décernée le 5 octobre par la Fondation Prince Pierre de Monaco, des mains de sa Présidente, S.A.R la Princesse de Hanovre (as Caroline de Monaco)  pour son premier roman, L'abandon des prétentions, souligna l'inadéquation apparente du titre...

Avec en point de mire, le portrait de sa mère, Jeanine, sexagénaire, frais retraitée,   Blandine Rinkel révèle, en effet, une belle plume, tantôt ciselée à la façon d'un orfèvre, tantôt déliée sur un mode plus récréatif . .et créatif , pétrie de métaphores inventives et d'un humour mâtiné de tendresse.

C'est qu'on a bien envie de la connaître, cette Jeanine, généreuse, loufoque, inattendue, "femme-oreille" qui apprend l'arabe sitôt sa retraite entamée, fait de sa cuisine fuschia un lieu d'écoute sociale et de confidences, administrant aux écorchés de la vie  force crèpes et cidre.

Il lui arrive d'être grugée mais la "douceur l'emporte toujours sur la méfiance." , de ne savoir que dire -  Jeanine, agitant vainement sa cuillère dans sa tasse sèche , fixait Moussa avec un regard compliqué, à la fois vide et grave, ignorant mais concerné".- mais elle se donne tout entière avec une candeur aussi jubilatoire que désarmante.

Une coeur simple? 

Oui mais sur un mode volontaire. Assumé.

Contre la tyrannie des ambitions, elle a préféré affiner sa part sensible : plutôt que les dîners à plusieurs, elle choisissait les tête-à-tête, au champagne qui frappe préférant le cidre doux ; plutôt que de s’inscrire au concours pour l’agrégation, qu’on lui conseillait de passer, elle apprit la peinture et effeuilla des livres d’histoire"

Sujet d'observation, d'étonnement, d"étude déconcertée pour sa fille, Jeanine jaillit de ce portrait dans toute la splendeur de son altruisme et d'une sagesse peu commune.

Elle devient oeuvre d'art,  mirée dans le regard adulte, pénétrant et aimant de la narratrice,  mue créatrice par une  sorte d'inversion de leurs autorités respectives 

"Peut-on en vouloir à quelqu'un de ne jamais en vouloir à personne

Une lecture subtile, drôle, bienveillante, bienfaisante .. hautement recommandée.

Apolline Elter

   L'abandon des prétentions, Blandine Rinkel, roman, Ed. Fayard, janvier 2017,  248 pp

Billet de faveur

AE :  Tout entière dévouée aux tiers, votre mère ne paraît pas avoir une grande estime d’elle-même. Ce n’est pas son propos ; Comment a-t-elle réagi à l’annonce de l’attribution du prix et de la bourse découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco ?

 Blandine Rinkel : - Jeanine n'a pas grande préoccupation de son propre ego, mais ça ne l'empêche en rien de se réjouir quand quelque chose de réjouissant et d'étonnant advient, comme l'obtention d'un prix - fusse un prix pour un livre dont elle est le centre. L'ironie joyeuse de ce prix décerné dans l'Opéra Garnier de Monaco pour un livre portant le titre  "L'abandon des prétentions" l'a amusée et émue,  elle voulait en savoir plus, sur la cette ville, ses humains, le Palais, les paysages, les protocoles et les cérémonies. Le réel est cocasse et porteur de mille histoires : l'obtention de ce prix en était une nouvelle, un récit à broder, une petite odyssée, et sur ce point, ma mère et moi sommes semblables, avides d'épopées minuscules comme celles qui grouillent partout à Monaco, donc sans hésiter : joie. 

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Blandine Rinkel  (au centre) attributaire de la Bourse découverte attribuée, ce 5 octobre dernier, par la Fondation Prince Pierre de Monaco

20 octobre 2017

De Grignan à Biarritz

CCatalogue expo sévigné à Grignan.jpg Chère Marquise, 

La date du 22 octobre se profile qui vous verra quitter Grignan

Faites belle route, bon voyage -  couvrez-vous - aux côtés de Françoise et François ([de Grignan]

Chers visiteurs, 

Si vos pas vous mènent en Drôme, ce week-end, ne manquez pas de faire un saut, un seul et ultime,  au château de Grignan, en cette expo consacrée à L'Epistolière, elle nous est si chère. Et pour préparer votre visite cliquez sur la couverture du catalogue, en vitrine du blog. Il vous est encore loisible de l'acquérir, il est remarquable

INVIT-AUX-VOYAGES.jpgSi vos mêmes pas - différemment orientés - vous mènent à Biarritz, vous ne résisterez à l'Invitation au voyage que vous propose la deuxième édition de Li(v)re(s) en scène.

Il y sera question de Révolution(s) et de merveilleuses découvertes et rencontres

Voici le lien vers le billet publié vendredi passé:

http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2017/10/09/deuxieme-edition-du-festival-l-invitation-aux-voyages-li-v-r-8770784.html

Que ce week-end vous réjouisse en tous points

A Elter

 

 

19 octobre 2017

L'abandon des prétentions

l'abandon des prétentions.jpgSans doute n’aimons-nous jamais que les énigmes ; Jeanine en devint une pour moi au sortir de l’enfance quand elle cessa, à l’image du jouet et de l’oreiller, d’appartenir à ce réseau d’évidences amniotiques qu’est la famille jusqu’à nos dix ou douze ans pour devenir –cela prit plusieurs années –un corps distinguable et opposable au mien : non plus l’intime et l’ineffable « maman », mais bien la dicible « ma mère », personnage que je pouvais observer depuis une place de spectatrice détachée (…)

 

Ains'Incipit cette merveille de premier roman, digne attributaire, ce 5 octobre dernier,  de la Bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco

Il sera à l'honneur de notre blog, tout le week-end durant

L'abandon des prétentions, Blandine Rinkel, roman, Ed. Fayard, janvier 2017,  248 pp

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18 octobre 2017

Le sens de la fête

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S'il est écueil à éviter - forcément - c'est de comparer Le sens de la fête à l'intouchable, inaccessible, sacré, ... Intouchables au simple prétexte que ce sont les mêmes producteurs.

Certes, on pourrait voir en Eye Haïdara as Adèle, chef de brigade soupe au lait, le pendant féminin d'Omar Sy.

Soit

Pour le reste, vous oubliez, ne vous prenez la tête et savourez, en toute impunité, le stress d'un traiteur rompu de trente années de métier- as Jean-Pierre Bacri - et d'un rôle taillé sur mesure.

Tout semble, en effet, au point pour que le dîner de  mariage tout haut de gamme  de Pierre (Benjamin Laverhne - rappelez-vous Le Goût des merveilles) et d'Helena ( Judith Chemla) soit à la hauteur des espérances et exigences pointues du marié. 

Bien entendu, incidents, impairs et défections.. vont faire de l'événement un concentré de très haute tension.

Jubilatoire pour le spectateur même si le scénario est, par moment, quelque peu convenu, les déboires, parfaitement attendus..

Ne boudons pas notre plaisir: il ne s'agit pas de notre mariage.....

Saluons aussi l'excellente prestation de Gilles Lellouche en DJ "haut de gamme" qui en remet .. une louche

Le sens de la fête, Un film d'Olivier Nakache et Eric Toledano, en salle depuis le 4 octobre 

17 octobre 2017

Quand Emile se fâche

Zola Pagès.jpgEmile Zola a le culte de l'amitié, celui de la transparence, de la loyauté.

Alors quand surgit un malentendu entre lui et son "cher Goncourt" - entendez Edmond de Goncourt, redoutez sa mauvaise langue -  Emile met les choses au point: 

 

" (...) Si je me décide à vous écrire, c'est que la situation n'est plus nette entre nous, et que votre dignité comme la mienne exige que nous sachions à quoi nous en tenir sur nos rapports d'amis et de confrères.

Cordialement à vous.

                                              Emile Zola"

conclut-il sa courte et offusquée missive du 13 octobre 1887.

Le motif du quiproquo, vous le découvrirez à la lecture de : 

 Zola. Correspondance. Choix de textes et présentation par Alain Pagès,Ed. Garnier Flammarion, février 2012, 382 pp

ou en assistant aux soirées du jeudi... au Pavillon

 

16 octobre 2017

Nos amis les livres

 

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De certains livres on dirait qu'ils vous ont choisi. Dès la première phrase. En la lisant, le cœur vous bat. Au-delà des mots écrits vous entendez une voix vous dire: «Tu veux être mon ami? » C'est la voix du livre. Vous en pleureriez. Vous avez trouvé quelqu'un, et ce quelqu'un est un livre, quelqu'un pour vous protéger. Comme le ferait un plus âgé dans la cour de récréation. Vous protéger, mais pas seulement. De page en page, le livre continue de vous parler: «Tu es mon ami, oui ou non? Alors aie confiance! Et honte de rien. Et surtout pas de tes rêves. Je suis venu pour que tu oses. Pour que tu oses les accomplir. »

La Fontaine - Une école buissonnière, Erik Orsenna de l'Académie française, essai, Ed. Stock, août 2017, 210 pp

15 octobre 2017

Le Che quitte Cuba

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theiere-design-eva-solo-1l-rouge-1.jpgLa longue et poignante lettre de démission que Che Guevara adresse à Fidel Castro  (1965) et, à travers lui, à tout le peuple cubain contient en un passage bref, l'essence de la vocation guévarienne

" D'autres terres dans le monde réclament la contribution de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t'est refusé, du fait de tes responsabilités à la tête de Cuba, et l'heure est venue de nous séparer."

 

S : Che Guevara- Le temps des révélations, Jean Cormier, essai, Ed. du Rocher 1995,  6e éd.,  augmentée, sept. 2017,  540 pp

14 octobre 2017

Che Guevara - Le temps des révélations.

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Décédé il y a cinquante ans, le 9 octobre 1967,  Le Che reste La figure emblématique des guérilleros cubains,  des combattants farouches pour  la liberté des peuples. A l'occasion de cet anniversaire, le journaliste, écrivain, grand reporter Jean Cormier a augmenté d'éléments neufs la biographie qu'il lui consacrait en 1995, nourrie alors  de la collaboration d'Hilda, la fille aînée du Che (décédée en 1995) et d'Alberto Granado, l'ami de jeunesse et des grandes traversées à mobylettes. Ce dernier s'est éteint en 2011.

 Médecin, archéologue, écrivain, journaliste, photographe, poète, joueur d'échecs, sportif, il va devenir guérillero, président de la Banque  nationale, ministre, ambassadeur ... Pas de doute, le Che est  pluriel.

 Pas de doute non plus, la valeur n'attend pas le nombre des années. 

Né en Argentine, le 14 juin 1928,  aîné d'une fratrie nombreuse, Ernesto est tôt frappé d'asthme; le mal sera le moteur de son fabuleux destin.  Il justifie sa soif de lectures - qui meublent les nuits frappées de crises et d'insomnies - son activité exubérante.

S'il étudie la médecine,  pour soigner son prochain, il veut surtout partager avec lui cette soif de liberté dont il fait son combat de vie.  La rencontre avec le Cubain  Fidel Castro, au Mexique, le soir du 9 juillet 1955 scelle son intégration dans le Mouvement du 26  juillet et la lutte qui mènera les barbudos à la prise de la Havane, le 2 janvier 1959 et au renversement corollaire du régime de Batista.

Leader incontesté du pays, Fidel Castro offre la nationalité cubaine à son ..fidèle allié, dès le 9 janvier 1959.  Che accède ainsi aux plus hautes responsabilités de l'Etat (Présidence de la Banque nationale cubaine,  attribution du tout nouveau ministère de l'Industrie, ...) Mais l'homme des révolutions ne peut se satisfaire à vie des situations apaisées. Il se sent bientôt appelé vers d'autres combats, au Congo, meutri par le récent assassinat de Patrice Lumumba, en Bolivie, où il sera capturé,  mitraillé de nombreuses balles.

Cette défection à la cause cubaine, qui ne fut qu'un temps la sienne, ne fera pas la joie de Fidel Castro qui rendra publique, le 3 octobre 1965, la célèbre lettre de démission, d'adieu du Che, à vocation strictement posthume..

Une enquête fouillée, minutieuse, qui restitue dans son élan de vie, la grande figure christique du Che

Apolline Elter 

S : Che Guevara- Le temps des révélations, Jean Cormier, essai, Ed. du Rocher 1995,  6e éd.,  augmentée, sept. 2017,  540 pp

13 octobre 2017

Deuxième édition du Festival L'invitation aux voyages - Li(v)re en scène

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Boostées  par le succès de foule et d'intérêt d'une première édition,  en 2016,  Claire Borotra et Anne Rotenberg,   organisatrices du Festival " L'invitation aux voyages"  vont à nouveau enchanter la cité biarrote, des  jeudi 19 au dimanche 22 octobre prochains, en la plaçant sous le thème anniversaire des révolutions russes mais aussi des  métamorphoses de l'Humanité.

 Lectures adaptées de textes littéraires , de scènes de théâtre, conférences, rencontres, expositions, films rassembleront tant des comédiens, écrivains d'envergure , connus des aficionados d'Anne Rotenberg et de  Paris des femmes  -que des textes de haute facture.   Je vous engage à télécharger le programme du Festival et toutes informations pratiques sur le site : http://linvitationauxvoyages.fr

Je vous engage à vous y rendre, gageant que vous m'en saurez gré.

J'en rage de ne pouvoir vous y accompagner ...

Vous me raconterez

J'y compte

Apolline Elter 

PS - l'édition de quelques textes est assuré par la maison d'édition Triartis, chère à notre blog.

12 octobre 2017

Te laisser partir

 9782367624334-001-T.jpeg " Un si petit impact sur le monde et pourtant, le centre du mien."

Un bambin de cinq ans meurt,  écrasé par une voiture,à Bristol, un soir pluvieux de novembre.

Il a juste lâché  la main de sa maman...

Le chauffeur de la voiture prend la fuite. On ne retrouve sa trace. L'enquête piétine et est bientôt abandonnée.

Pour un temps.

Un temps qui nous focalise sur Jenna, jeune femme meurtrie, réfugiée en un village de la côte galloise. Elle est douce, seule et abîmée...

Le polar est en route, qui ne nous lâchera plus les yeux - les oreilles -  saisissant ll'auditeur d'émois multiples, de l'oppression d'une relation conjugale perverse et violente ...

Une lecture addictive, vous dis-je.

Je vous la recommande.  Elle a remporté, à juste titre, le prix du Polar 2016 au Festival de Cognac. Buvez-en une gorgée, elle vous remettra les idées en place.

Apolline  Elter

Te laisser partir, Claire Mackintosh,  polar  traduit de l’anglais par Mathieu Bathol,  texte intégral lu par Joséphine de Renesse et Philippe Résimont, Ed. Audiolib, août 2017, 1 CD MP3- durée de lecture : 11h 36 min.

 

11 octobre 2017

Totem au Cirque du Soleil

totem.jpgRôdé de sept années et plus de 2500 représentations à travers une quarantaine de villes, le spectacle TOTEM du Cirque du Soleil n'en reste pas moins ébouriffant. Il vous rend âme d'enfant.

Impossible de ne pas frémir aux acrobaties périlleuses des trapézistes, aux rythme tribal des percussions, effets de scène, costumes,  décors, ..grandioses, enchaînés en un tempo envolé, parfaitement maîtrisé.

Stu-pé-faction

Si l'orchestration musicale paraît plus primitive - et pour cause  -  partant, moins mélodieuse que celle des spectacles Alegria, Corteo, .. vous en prenez plein la vue, d'étoiles et de merveilles

Une mention spéciale et sidérée pour l'époustouflante prestation des monocyclistes , gracieuses et synchro, entassant sur leurs aimables chefs une batterie de bols en inox attrapés au vol. Tout simplement incroyable.

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DR: photo extraite du site du Cirque du Soleil

Le cirque se produit à Brussels- Expo ( Parking près du bâtiment 12 du Heyzel) jusqu'au 29 octobre

Informations et réservations de tickets: https://www.cirquedusoleil.com/fr/belgique/bruxelles/totem/acheter-billets 

A Elter 

Attention : une facétie informatique a fait exploser, à l'impression des billets, le groupement de places qui nous avait été annoncé à l'écran et accepté en notre panier...  Une expérience qui manque de charme...

 

10 octobre 2017

Zoli Zola

IMG_0574 (002).jpgNous démarrons aujourd'hui dix octobre, le cycle d'étude de la  correspondance d'Emile Zola (1840- 1902) . Celle-ci est généreuse, abondante, obéissant la plupart du temps  au principe de transparence cher au grand écrivain.  Il nous invite à la découvrir; je vous invite à constituer de joyeux comités ( de 6 à 10 personnes) pour rejoindre les Salon des Marquises et Pavillon de la Littérature,  au gré de deux modules de deux heures et de jeudis vitaminés.

Nous apprendrons que la correspondance est

- vivier d'amitié

- laboratoire d'écriture

- complice de cette bigamie qui lui fera aimer deux femmes - Alexandrine et Jeanne - et ne jamais les renier.

Ses lettres ouvertes nous mènent au célébrissime " J'accuse" , (13 janvier 1898) et à l'accompagner dans son exil londonien.

Le père des Rougon-Macquart est gigantesque,  fascinant; l'épistolier ne l'est pas moins

Pour toute précision, contactez-moi, via l'onglet " Me contacter" 

Apolline Elter 

09 octobre 2017

Le Che est mort

Che.jpgLe tabac tue.

C'est... abattu, par l'armée bolivienne, que le charismatique Ernesto Guevara de la Serna (1928-1967) rompt brusquement avec une vie d'engagement, de guerilla et de partage,  dont la passion ne fut jamais éteinte.

Je vous reviens sous peu avec le compte rendu de lecture de l'essai lui consacré par Jean Cormier.

Che Guevara, Le temps des révélations, Jean Cormier, essai, 6e édition augmentée, Ed du Rocher,  sept. 2017, 528 pp