11 février 2012
Espèce de savon à culotte

… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir, dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps.
Et à vous, estimés visiteurs…
Le roman de Sophie Arnould ( JC Lattès, mai 2010 - cfr chronique http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/07/15/le-roman-de-sophie-arnould.html) nous avait déjà ouvert l’appétit de métaphores et d’expressions du Siècle des Lumières. Passionnée par un XVIIIe siècle, effronté et plutôt… libéré, Catherine Guennec nous revient avec un recueil étoffé et exquis de noms d’oiseaux de l’époque : Les ahuris de Chaillot, bigresses, bougresses, claudes, croquefredouilles, arpenteurs de guinguette, Marie Jacasse, Jean-fesse.. disputent la vedette aux lessivés (ondulés) de la toiture, cuisinières d’archanges, pisse-verglas et autres auteurs..mal reliés, hérités d’une certaine « littérature poissarde ».
« Crus, osés, grossiers, imaginatifs, drôles, indélicats, ..ces « gros mots » appartiennent bien sûr à la langue populaire et sont essentiellement portés par l'oral. Difficile dès lors de les retrouver. Difficile mais pas impossible. Surtout que le cœur du XVIIIe siècle nous offre avec Vadé, "le Corneille des ruisseaux", et ses imitateurs (le plus souvent anonymes), son incroyable littérature poissarde. Un genre méconnu qui a largement nourri cet ouvrage et mérite à plus d'un titre qu'on s'y attarde."
Un recueil trrrrrrrrrès savoureux.
Qui coiffera, sapristi, plus d’un anthropopithèque !
Pas de doute, on en redemande.
Apolline Elter
Espèce de savon à culotte !… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir, dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps., Catherine Guennec, recueil, Editions First, fév.2012, 272 pp, 13,5 €
Billet de ..saveur
AE: Préfaçant votre ouvrage, Philippe Delerm vante l'insolence et la liberté qui souffle sur le français du XVIIIe siècle: " Au XVIIIe, sûre de ses fondamentaux, la langue française prend un grand coup de frais" . Voilà qui fait du bien après un XVIIe siècle plutôt classique. Ce vent de fraîcheur va-t-il s'essouffler ou s'amplifier au XIXe siècle?
Catherine Guennec: Le XIXe siècle, c’est le français moderne. Avec l’apparition de nouveaux termes (politiques, sociaux, scientifiques…) Les dictionnaires se font de plus en plus gros. La langue populaire et l’argot s’immiscent en littérature. Soit. Et la langue fait preuve comme toujours d’une capacité de création et de renouvellement mais moi, je n’y retrouve pas cette petite « musique », ces petites folies… qui me font préférer le siècle des Lumières où à côté des préciosités mondaines des salons apparait une prose incisive, mordante qui s’affirme avec les philosophes. Le Français devient une grande langue diplomatique internationale, parlé dans toutes les cours des rois et les ambassades quand parallèlement il se fait drôle, imaginatif, débridé, provocateur… avec notamment le genre poissard qui reprend sans fausse pudeur les mots de la rue et des halles. Pour exploser de bonne humeur, d’insolence, d’incongruités « qui sonnent dru, qui sonnent vrai, qui disent l’amour de la vie » comme l’écrit si justement Philippe Delerm.
AE: Certains mots ont évolué et semblent avoir changé de connotation au cours du temps. Je songe à "astrologue", qui n'est plus une injure aujourd'hui ou à "arsouille" dont la connotation est plus tendre désormais que celle de "mauvais sujet, fêtard, voyou". Ce doit être passionnant d'étudier, aussi, l'évolution sémantique des vocables:
Catherine Guennec: Oui, le sens de beaucoup de mots glisse au fil des ans. Et c’est très amusant de voir les changements de signification pour un même mot : c’est vrai pour astrologue, artichaut, bestiole, cupidon, cœur, charrue, arbalétrier…
L’intérêt de cette recherche est triple en fait, indépendamment du plaisir de croiser de succulentes expressions :
- Elle fait découvrir des mots et des expressions anciennes qui ont su traverser les années et rester en usage
- Elle met en avant leur changement - ou pas- de sens
- Elle remet enfin en lumière des mots complètement oubliés.
Mon travail peut aussi se résumer par un « à la recherche des mots perdus »… Qui se souvient encore de gogurlu, béjaune, rigri, coquefredouille, ramasse-ton-bras, Nicolas tac tac, Roger bon temps, Perrette à l’oignon…
AE: Vos recherches sur les injures - étayées par une impressionnante bibliographie - ont dû vous mettre sur la voie de délicieux mots doux... Pourriez-vous en évoquer certains, en cette période de Saint-Valentin?
Catherine Guennec: Mes recherches m’amènent effectivement à faire de jolies rencontres. Des trésors de vocabulaire oublié qui m’ont d’abord séduite pour leur musique, leur joliesse et qui m’ont aussi fortement intriguée. Parce que leur sens m’échappait. Que voulait dire par exemple : un endormeur de mulot, un soupir du Danemark, un cataplasme de Venise ? Que voulait dire encore faire un trou à la lune ou la prendre avec ses dents ? s’amuser à la moutarde ? avoir le soleil qui luit dans le ventre ? voir des anges violets ? rêver à la Suisse ?... Je traque tous ces mots, ces expressions. J’en ai une collection impressionnante ! Les gros mots et les insultes d’autrefois qui paraissent aujourd’hui ne sont qu’un volet de mes recherches qui comportent, aussi, bien entendu, l’incontournable thématique de la douce chose…
Pour la Saint Valentin, soyons donc « tournés à la friandise » et préparons-nous, heureux pélerins de Cythère, à faire la carpe pâmée, à jouer de la harpe… et recevoir en pluie nourrie tous les cachets de l’amour (des baisers) Refusons de mourir comme les citrouilles (disparaitre sans avoir connu l’amour). Ne faisons pas trois queues d’une cerise (se refuser sous de futiles prétextes). Préférons mourir tout debout ! (avoir fortement le béguin)
Autres jolis petits mots encore :
Voici l’entendourinette (une petite curieuse qui écoute aux portes les secrets des amoureux au risque de se mettre le feu aux oreilles), les bagatelles de la porte (les préliminaires)…
Finissons par de plus « salés » comme : passer du B dur au Bémol (perdre de sa vigueur…), folichonner l’as de trèfle, saigner une femme entre les orteils (lui faire l’amour), trinquer du nombril, faire du potage à quatre genoux, faire zon…
Les expressions sont nombreuses et croustillantes. Une petite dernière encore et pas des plus laides : faire les yeux en coulisses (faire les yeux doux). Joli, non ?
06:02 Écrit par Apolline Elter dans Billet de faveur, Gourmandises, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21 décembre 2011
Les yeux plus gros que le ventre

Les éditions de l'Epure fêtaient, cette année, leurs 20 ans d'existence. L'occasion de s'adjoindre la complicité de libraires amis, français et belges, et de les ...passer à la casserole.
En effet, outre la révélation de leur recette-fétiche, les 64 libraires participants étaient invités à préciser l'ouvrage culinaire qui les a le plus marqués et assaisonner le tout d'un extrait littéraire cher à leurs yeux.
Notre blog ne se sent dès lors plus d'aise, qui traque, consulte et collectionne, les liens entre la table et la littérature (voir notre rubrique "Gourmandises")
S'il opte pour un ) extrait de l'ouvrage d'André-François Ruaud, Les nombreuses vies d'Hercule Poirot (réédité en 2012), le Libraire Toqué (Namur) nous propose un Crumble de chicons aux épices...pas tristes, tandis qu'il rend hommage à Christiane et Dédée van Goidsenhoven et leur fabuleuse "Cuisine à qiatre mains" .
A Grignan, la librairie Colophone (Chantal Bonnemaison) propose de déguster un passage extrait de Le sang noir de Louis Guilloux, où il est question de quatre-quart trempé dans du vin.., saisissant le prétexte des origines bretonnes de l'auteur pour révéler la recette d'un authentique far breton.
Plus savoureux les uns que les autres, les noms des libraires défilent - L'Ecume des pages, la 25e Heure, La Machine à Lire, Le Goût des Mots, Dédicaces.....- tandis que les extraits et les recettes mettent le lecteur en appétit conjoint d'une anthologie qui se décline si joliment autour de la table.
Apolline Elter
Les yeux plus gros que le ventre. Ou comment 64 libraires passent du livre à la casserole, collectif, Editions de l'Epure, septembre 2011, 160 pp, 15 €
05:11 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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04 décembre 2011
Nohant

"Nohant est une demeure qui vit au rythme des générations, des amours et des ruptures, des amis et des hôtes, ainsi que du personnel, cuisinières, filles de cuisine, femmes de chambre, femmes de ménage, domestiques, cochers, jardiniers, ...La cuisine est simple et solidement provinciale. Fruits et légumes du jardin, volailles de la ferme, gibier et champignons des bois à l'automne, morilles et truffes en saison, desserts berrichons tels le poirat, un chausson aux poires. Mais George Sand raffole aussi des huîtres et des coquillages! A l'image de sa propriétaire, la maisonnée allie bonne éducation et manières bohèmes. Seule règle: vers onze heures ou minuit, la maîtresse de maison prend ses quartiers, elle passe une partie de la nuit à écrire, et s'endort au matin. On ne la voit qu'au déjeuner du lendemain. Sauf cas exceptionnels..."
Le dernier amour de George Sand, Evelyne Bloch-Dano, biographie, Grasset, septembre 2010, 320 pp, 20 €

17:00 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Gourmandises, High Tea dominical, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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20 novembre 2011
Un éclat ..de goût

" Les sardines sont parfumées et croustillantes. Je mange lentement. Je savoure. Je me laisse violer par un univers olfactif d'herbes, de piment rouge, d'olives et d'océan, et avale délicatement, bouchée après bouchée, de torrides fragments de félicité. Je me lèche les lèvres pour n'en rien perdre. Entre deux vagues de plaisir, le bandol apaise mon palais en feu et le prépare à plus de volupté encore. Je fais durer. J'aime. J'en redemande. La deuxième fois est encore meilleure.
Un café noir, descendu droit des hauts plateaux andins où l'air est si pur qu'on en suffoque, se concentre dans ma tasse miniature et clôt le repas. Je m'y brûle la langue."
Un éclat de vie, Marie-Eve Sténuit, roman, Le Castor Astral, octobre 2011, 84 pp, 12 € (pp49-50)
17:00 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, High Tea dominical, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 octobre 2011
A la table de George Sand
Est-il plus illustre référence, pour qui rêve de lier les plaisirs de la table à ceux des lettres que le nom de George Sand? De sa table..d'écriture à celle si hospitalière de Nohant, la célèbre romancière, dramaturge et ..épistolière avait la générosité de ceux qui se donnent sans compter.
Orchestrés par Christiane Sand, épouse du fils adoptif d'Aurore (Sand), petite-fille de l'écrivain, les portraits de famille, histoire du château, revue des illustres visiteurs - Balzac, Chopin, Franz Liszt et Marie d'Agoult, Delacroix, Théophile Gautier, Tourgueniev, Flaubert, Alexandre Dumas, fils... et des domestiques, tracent l'ambiance de Nohant, prélude à un livre de recettes des châtelaines du lieu, présentées par Marie-Christine* et Didier Clément (Le Lion d'Or -Romorantin):
" Cet indiscutable document sur les moeurs alimentaires de Nohant au XIXe siècle est donc un témoignage émouvant, composé de souvenirs, de rencontres, de voyages. Et puisqu'une émotion est à la base de chaque recette, cette cuisine ne peut être qu'à l'image de son instigatrice: simple et généreuse, à la fois originale et coutumière, pleine de contradictions et de charmes, mais toujours indéniablement authentique."
Apolline Elter
A la table de George Sand, Christiane Sand (Marie-Christine et Didier Clément), beau livre, Flammarion, 1987 (rééditions) , 240 pp
07:48 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Gourmandises | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11 octobre 2011
Colette et la truffe

La célèbre et gourmande écrivain Gabrielle-Sidonie Colette (1873-1954) fustige les mauvais emplois de la truffe noire, dite périgourdine :
« On la paie son poids d’or, le plus souvent pour en faire un piètre usage. On l’englue de foie gras, on l’inhume dans une volaille surchargée de graisse ; on la submerge, hachée, de sauce brune, on la marie à des légumes masqués de mayonnaise… Foin des lamelles, des hachis, des rognures, des pelures de truffe ! Ne saurait-on l’aimer pour elle-même ? Si vous l’aimez, payez sa rançon royalement – ou écartez-vous d’elle. Mais l’ayant achetée, mangez-la seule, embaumée, grenue, mangez-la comme un légume qu’elle est, chaude, servie à fastueuses portions. Elle ne vous donnera pas, une fois étrillée, grand-peine ; sa souveraine saveur dédaigne les complications et les complicités. »
In Prisons et Paradis, Rites, Colette, Fayard, 1932 - Nombreuses rééditions en livre de poche.
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02 août 2011
Franchise postale
"Je préfère assimiler chaque événement de la vie à une bonne bouteille de vin. On peut se donner une idée en lisant l'étiquette, on espère, on salive, mais on ne sait jamais ce qu'on va trouver. Si on l'ouvre trop tôt, elle est éventée. Si on l'ouvre au dernier moment, on ne lui laisse pas le temps de s'étirer, de prendre sa place."
Franchise postale, Autoportrait par correspondance, Pierre Richard, Christophe Duthuron, Le Cherche midi, août 2010, 264 pp, 17 €
06:17 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Infusions, L'Epistolière, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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30 juillet 2011
L'importance du petit déjeuner pris en commun
Dans Histoire d'une passion, Gisèle Halimi (cfr chronique sur ce blog) , évoque le temps partagé des vacances et l'importance du petit déjeuner pris en commun:
" Pendant les trois années de la disparition, nous n'avions plus vécu de "vacances" avec mes petits-enfants. Je veux dire une vie commune de quelques jours, de quelques semaines, c'est selon, où le temps réparateur prend le temps de devenir le temps innovateur. Innovateur de jeux, d'autres dialogues, de découvertes, le tout né de cette fameuse continuité du petit déjeuner pris ensemble. Tant il est vrai qu'appréhender ensemble le monde et la journée qu'il nous réserve au réveil crée une solidarité - dans le meilleur et dans le pire - entre humains de tous âges."
Histoire d'une passion, Gisèle Halimi, Plon, témoignage, mars 2011, 200 pp.
06:58 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 juillet 2011
Escapade gastronomique
C'est une escapade gourmande sur le blog de Joëlle Rochette que je vous propose en cette fin du mois de juillet qui déjà voit s'écouler la moitié de vacances bien arrosées...
Spécialiste ès "art de vivre en Epicurie" la critique gastronomique promène plume et palais à travers les différents établissements de notre pays. De bons plans à la clef, ainsi que des recettes gracieusement révélées par quelques-uns de nos plus grands chefs, Lionel Rigolet, Paul Wittamer, ...
Site recommandé: www.joellerochette.com
Billet de saveurs
AE: Joëlle Rochette, vous collaborez pour différents media et venez de rejoindre, depuis peu, l'équipe du tout neuf magazine First. Pouvez-vous nous toucher un mot sur ce dernier et la rubrique que vous y anime(rez)?
Joelle Rochette: Ma rubrique dans le First est reprise sous le titre générique de : Art de Vivre (en rappel de mon blog « Art de vivre en Epicurie »).
Elle est composée de :
* L’actualité des papilles = News des restos soit : les nouveaux, les meilleurs à mes papilles ( !), les plus trendy ou plus belles décos, les plus en vue, glamour, etc. à Bxl et un peu ailleurs/Wallonie mais aussi diverses infos du secteur de la gastronomie (association chocolatier & chef : B.Nihant/L. Rigolet ; Maîtres cuisiniers de Belgique ; Dining with the Stars ; Libraire Toqué/Namur ; Guide Gourmand de Namur ; Design Brussels/restos)
* Des papilles aux neurones = infos diverses (livre Grèce Gourmande ; macarons Pierre Ledent et Jacmotte café ; cuiseur vapeur Magimix)
* Côté cave, côté zinc = L’actualité des bars et cave à vin : vins grecs de Canette Greek Quality Wines ; Champagne Summer Time de Pommery ; recette cocktail Frigg Kiss ; barmen à l’honneur...
* A table avec … = une page portait d’un VIP du style « dis-moi ce que tu manges … » ; rubrique que j’avais initié dans la Tribune de Bruxelles puis reprise dans le Steps Magazine et maintenant que je relance ici pour le First et ce toujours en parallèle avec mon blog puisqu’il y a là une rubrique similaire intitulée VIP à table – cette fois, c’est Elvis Pompilio (en septembre dans le First) et ensuite il y aura Pierre Arditi (mois dernier sur mon blog), puis Michel Drucker, etc. en fonction de mes rencontres, affinités et opportunités de passage de ces « people-gourmets ».
AE: Et votre blog*: quels en sont les axes principaux?
Joëlle Rochette: Les axes principaux en font sa singularité. A savoir: un aperçu de toute l’actualité gastronomique d’ici et d’ailleurs en fonction de mes déplacements (Belgique), découvertes et voyages (Belgique et étranger), les échos/restos de saison présentant mes derniers coups de cœur ; un chef invité chaque mois et ses recettes exclusives pour le blog (du moins le plus exclusives possible et seule rubrique du blog présentant des recettes de cuisine) ; un VIP rencontré et apprécié et son actu (j’ai déjà rencontré Michel Drucker, le mois dernier, et ai prévu, à son invitation, d’aller prolonger l’interview en Provence en août – Pierre Arditi va sortir un livre sur les plus belles répliques de théâtre, ...;, une rubrique BAR (avec l’actu des barmen et cocktail – très peu souvent présentés ailleurs) ; des news de tout et de tous (chefs, restos, produits de saison, actu des grandes marques, …), des voyages (ceux que je peux faire un peu partout sur la piste des meilleurs produits locaux et ce, de la Normandie à la.... République Dominicaine) ; bien sûr une rubrique « livres » et enfin une rubrique fourre-tout intitulée What else, pour tout ce qui ne trouve pas place ailleurs !
* pour rappel: www.joellerochette.com
06:00 Écrit par Apolline Elter dans Agenda, Billet de faveur, Gourmandises, Sites web recommandés | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27 mai 2011
Namur gourmand...et radieux
Lancé depuis les hauteurs de la Citadelle, par un délicieux déjeuner au Château de Namur, Le guide gourmand de.... Namur fut porté, lundi, sur les fonds baptismaux en présence de ses deux auteurs: Joëlle Rochette, chroniqueuse, critique gastronomique et .. pétillante et Denis Mathen, Gouverneur de la Province et ..cordial, vif et avenant...tout simplement.
Après le Guide gourmand de Liège (paru en 201, aux Editions de la Renaissance), il s'agissait de faire (re)découvrir aux Namurois de souche, d'adoption et aux touristes de plus en plus nombreux, les merveilles gourmandes de la Capitale wallonne. Pour ce faire, Joëlle Rochette nous propose une promenade pédestre, en 10 circuits, au départ d'une Place d'Armes, prête aux assauts les plus gourmands... Et la journaliste de tester tous les établissements et limiter volontairement son encre - sympathique - aux coups de coeur qu'en bonne amie et un peu namuroise de naissance, elle recommande. Les autres, tant pis, on n'en parle pas. Et de nous préciser pour chaque enseigne, outre l'adresse et le précieux numéro de téléphone, l'ambiance des lieux et ses spécialités "incontournables"
Commis aux "clignettes d'histoire gourmande", Denis Mathen signe, d'une plume visiblement épicée de plaisir, les nombreux encadrés culturels qui inscrivent les spécificités namuroises au rang de légitimes fiertés: les Wépionnais se voient dotés d'un cœur en forme de fraise, la cathédrale Saint-Aubain, qualifiée de baba au (Rome? ), et Félicien Rops, perçu sous son angle gourmand d'amateur de belles chairs.. Quant aux échassiers namurois, ils deviennent des "échasseurs", pour notre plus grand bonheur.
Le "Grand Namur" n'est pas oublié qui fait l'objet d'un important abécédaire. Les recettes ne sont pas en reste qui nous dévoilent les secrets des fameuses "avisances" et sauce "Sambre &Meuse"
Un guide qui fait enfin fi de la légendaire - et excessive - modestie namuroise pour dévoiler au grand jour une centaine d’attraits joyeux et gourmands de la ville et de ses environs.
Un guide à découvrir et à...(s')offrir.
Apolline Elter
Guide gourmand de Namur, Joëlle Rochette et Denis Mathen, Renaissance du Livre, mai 2011, 160 pp, 18 €

A noter que ce lundi 23 mai célébrait conjointement la naissance du nouveau blog de Joëlle Rochette : Le lifestyle de la gastronomie ou l’art de vivre en « Epicurie » Je vous invite instamment à le découvrir. C'est sûr, nous en reparlerons.
06:53 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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