29 décembre 2011

Le musée de la vie romantique

images.jpgff644b95.jpgSitué au coeur de La Nouvelle Athènes, la villa qui abrite le Musée de la Vie romantique fut construite dans l'esprit ...italien qui sévissait au XIXe  siècle dans le quartier.

Propriété du peintre Ary Scheffer (1795-1858), qui y habite dans les années 1830,  elle est restée dans le patrimoine familial jusqu'en 1983, date à laquelle, elle devient Musée de la Ville de Paris (bienfait qui vous vaudra l'accès gratuit aux collections permanentes..) et sera rénovée en 1987 dans l'esprit du XiXe siècle.

Sa visite constitue un passage obligé pour les fans de George Sand, qui surmonteront le côté un peu excentré des lieux (métro Blanche ou Pigalle) pour contempler en toute béatitude, les quelque 200 pièces , tableaux, bijoux, meubles, lavis d'encre, écrits ....légués par Aurore Lauth, petite-fille de George Sand à la Ville de Paris. Le manuscrit d'Albine, roman dont l'écriture fut interrompue par la maladie et puis la mort de l'écrivain, des aquarelles, dendrites peintes par cette dernière, un médaillon contenant ses.... cheveux  sont tant de souvenirs tangibles de l'illustre romancière.  Ils cohabitent en toute romantique intelligence avec les tableaux, aquarelles  et nombreux portraits, d'Eugène Delacroix, Auguste Charpentier, Quentin de la Tour..et Maurice Sand.

Une déception personnelle à la vue du tableau "La cuisine de Nohant" peint par Eugène Lambert. Etait-elle sinistre à ce point?

Accompagnée d'audio-guides (payants) la visite est soutenue par la diffusion d'une musique de Chopin.

La visite de l'étage fait la part belle aux oeuvres d'Ary Scheffer et de ses contemporains.

Une belle découverte.

Apolline Elter

Musée de la vie romantique - Hôtel Scheffer-Renan - 16 rue Chaptal - 75.009 Paris

Tél: 01.55.31.95.67

www.vie-romantique.paris.fr

Ouvert tous les jours (sauf lundi et jours fériés), de 10h à 18h.

06:26 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Vie parisienne | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

04 décembre 2011

Nohant

theiere-design-eva-solo-1l-rouge-1.jpgledernieramourdegeorgesand.jpg"Nohant est une demeure qui vit au rythme des générations, des amours et des ruptures, des amis et des hôtes, ainsi que du personnel, cuisinières, filles de cuisine, femmes de chambre, femmes de ménage, domestiques, cochers, jardiniers, ...La cuisine est simple et solidement provinciale. Fruits et légumes du jardin, volailles de la ferme, gibier et champignons des bois à l'automne, morilles et truffes en saison, desserts berrichons tels le poirat, un chausson aux poires. Mais George Sand raffole aussi des huîtres et des coquillages! A l'image de sa propriétaire, la maisonnée allie bonne éducation et manières bohèmes. Seule règle: vers onze  heures ou minuit, la maîtresse de maison prend ses quartiers, elle passe une partie de la nuit à écrire, et s'endort au matin. On ne la voit qu'au déjeuner du lendemain. Sauf cas exceptionnels..."

Le dernier amour de George Sand, Evelyne Bloch-Dano, biographie, Grasset, septembre 2010, 320 pp, 20 €

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07 novembre 2011

Lettres d'une vie

9782070314713FS.jpg"Il y a des siècles que je veux vous écrire, et je ne viens pas  à bout depuis deux mois de m'assoir devant mon encrier: car je n'appelle pas s'asseoir écrire des romans."

à Pierre-Jules Hetzel, 15 novembre 1845

 

Les pensées de GS in George Sand Lettres d'une vie, George Sand. Choix et présentation de Thierry Bodin, Gallimard, Folioo classique F15, 2008, 1312 pp,


07:30 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Les pensées d'Apolline | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

06 novembre 2011

Gargilesse

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" Tout artiste aimant la campagne a rêvé de finir ses jours dans les conditions d'une vie simplifiée jusqu'à l'existence pastorale, et tout homme du monde se piquant d'esprit pratique a raillé le rêve du poète et méprisé l'idéal champêtre" constate Sand. Cet idéal sera donc la maisonnette de Gargilesse, deux pièces, soudées à deux autres maisons anciennes, en plein village. En face, l'école, tout autour des paysans, à peine étonnés de voir la dame s'installer parmi eux."


"Mes Maisons d'écrivains, Evelyne Bloch-Dano, Tallandier - Magazine littéraire, juin 2005, 356 pp, 21 €

 

05 novembre 2011

Mes maisons d'écrivains

images.jpgEst-il meilleure invitation, pour clore notre semaine consacrée à George Sand que de franchir le seuil de quelques-unes de ses résidences . Nous le ferons, en compagnie d'Evelyne Bloch-Dano, écrivain, biographe (Madame Proust, Madame Zola, La biographe, La fabuleuse histoire des légumes, ..) et critique littéraire.

Rassemblant  - en les réactualisant -  une centaine d'articles consacrés aux demeures d'écrivains, publiés chaque mois dans Le Magazine littéraire, Evelyne Bloch-Dano nous invite, avec Mes maisons d'écrivains, à saisir les liens qui unissent Honoré de Balzac à Passy, Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye Henri Bosco et Albert Camus, à Lourmarin, Chateaubriand à Combourg, Victor Hugo à Villequier et à Guernesey, la Comtesse de Ségur à Aube, la marquise de Sévigné au château des Rochers, George Sand à Nohant, Gargilesse et Paliseau,pour ne citer qu'eux... Menées de plume alerte, les visites nous mènent au coeur de l'oeuvre des auteurs et de leur processus de création. Elles se concluent des renseignements pratiques (adresses et horaires de visites) qui inciteront le lecteur à poursuivre la découverte entamée.

"...je crois avec Bachelard que "la maison est un état d'âme", et qu'il nous appartient d'en faire résonner les échos parfois lointains. Elle est le reflet de notre vie intime, non seulement parce que notre personnalité s'y projette, mais parce que notre façon de l'habiter est unique."

"Métonymie de George Sand", la belle demeure de Nohant voit défiler amis et invités à un rythme soutenu.

"A minuit, bonsoir la compagnie! elle se retire pour écrire jusqu'au matin des romans qu'elle jugera avec le temps moins importants que la maternité et l'amitié"

Mais il n'y a pas que George Sand que Nohant inspire: " Eugène Delacroix, Théophile Gautier, Frédéric Chopin, Franz Liszt, Pauline Viardot, Marie d'Agoult, Ivan Tourgueniev, Gustave Flaubert et tant d'autres: combien seront-ils à bénéficier de cette extraordinaire énergie qui, jointe à la générosité et à l'autonomie, fait de Nohant un lieu propice à la création."

  La maison de Gargilesse, achetée par son amant Alexandre Marceau sera havre de paix pour l'écrivain célèbre. Laquelle recommandait à son fils de ne pas libeller d'adresse sur le courrier qu'il lui destinait....

Chassée de Nohant par le ce même fils chéri, Maurice,  furieux de la relation de sa mère avec son ami Manceau, George Sand résidera un peu plus d'une année à Palaiseau, , "un petit Nohant à proximité de Paris."  Las, Alexandre malade, succombera à la tuberculose. Las aussi, la charmante villa ne se visite pas.

Et puis, nombreuses furent les résidences parisiennes de l'écrivain dont l'hôtel de la rue Chaptal (à l'actuel numéro 16),  consacré aujourd'hui Musée de la Vie romantique.  Trois pièces lui  sont dédiées  que je me promets, sous (très) peu de visiter...

Apolline Elter

Mes Maisons d'écrivains, Evelyne Bloch-Dano, Tallandier - Magazine littéraire, juin 2005, 356 pp, 21 €

 

Billet de faveur

 

AE: Evelyne Bloch-Dano,  c’est justement la maison de Nohant que vous choisie en couverture de votre ouvrage. Est-ce dire comme elle vous tient  à coeur?

Evelyne Boch-Dano : Oui, j'ai absolument tenu à faire figurer la maison de Nohant sur la couverture de Mes maisons d'écrivains, plutôt qu'une autre plus spectaculaire, par exemple celle de Malaparte à Capri. La demeure de George Sand, très bien restaurée, incarne tout ce qu'on peut attendre (et rêver) d'une maison d'écrivain : elle reflète à la fois la vie, les goûts et le travail de l'auteur. George Sand y a grandi, élevé ses enfants, invité ses amis, vécu avec ses compagnons (Chopin ou Manceau), jardiné dans le parc. Elle a surtout écrit dans cette maison la majeure partie de son oeuvre, et entretenu une correspondance passionnante. J'ai une grande admiration pour cette femme exceptionnelle. Je lui ai consacré mon dernier livre : Le dernier amour de George Sand

 

04 novembre 2011

O mon George, ma belle maîtresse... Alfred de Musset - George Sand

O-mon-George-ma-belle-maitresse_fiche_livre.jpg Nous y voilà... Impossible d'évoquer la vie amoureuse (combien riche) de George Sand sans mentionner sa liaison tumultueuse avec Alfred de Musset et la romantique correspondance qu'elle généra.

Une correspondance qui signe leurs périodes  séparations - Alfred et George ne s'entendent jamais mieux que lorsqu'ils sont séparés - avant la rupture définitive de leur liaison, début 1835

Rencontré en juin 1833, Alfred de Musset est de six ans le cadet de  l'"homme" de lettres, "Georgeot", son "frère chéri". Leur liaison qui durera un peu moins de deux ans, aura le charme de l'attachement passionné d'un enfant gâté pour sa maternelle maîtresse.

Débarqués à Venise le 31 décembre 1833, les"amants de Venise" ne disposeront finalement que de trois jours pour amorcer cette consécration éternelle. Frappée de fièvre et de dysenterie,  trois jours après son installation à l'Albergo reale Danielli, George garde la chambre deux semaines, tandis que son amant se distrait à l'envi. Puni à son tour d'une fièvre typhoïde, Alfred se livre à d'affreuses crises de délire. George appelle le docteur Pietro Pagello au chevet de son poète délirant et en tombe amoureuse. Alfred s'en repartira seul en France, amorçant de ce fait, les termes pathétiques d'une romantique correspondance:

" Tu m'as dit de partir, et je suis parti; tu m'as dit de vivre et je vis"

Revenue au pays, durant l'été 1834, Sand revoit Musset, se sépare de Pagello, avant de rompre définitivement, fin février 1835, la relation cahotante qui la lie au poète:

"Non, non, c'est assez! Pauvre malheureux, je t'ai aimé comme mon fils, c'est un amour de mère, j'en saigne encore. Je te plains, je te pardonne tout, mais il faut nous quitter. J'y deviendrais méchante."

Réunis  par Martine Reid, des extraits de  cette correspondance éclairent  la relation des célèbres amants, en ses moments les plus apaisées...

"ô mon George, ma belle maîtresse - Alfred de Musset et George Sand , lettres, Edition présentée et annotée par Martine Reid, Gallimard, folio, 2 €, janvier 2011, 144 pp

A noter que notre chère George Sand a censuré cette correspondance intime, allant jusqu'à réécrire des lettres de son amant.  Elle publie Elle et lui, en 1859, récit qui met en scène ses relations avec Alfred de Musset, décédé en 1857. Ce n'est pas du goût de Paul de Musset,son frère,  qui rétorque avec un Lui et Elle, tandis que Louise Colet, publie, elle,  Lui,  en souvenir de sa propre liaison avec le poète...

Apolline Elter

03 novembre 2011

George Sand - Lettres d'une vie

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S'il est un paradis des épistolières, il accordera à George Sand, une place de choix. Les lettres de l'écrivain occupent une part primordiale de sa vie, de son oeuvre.

D'aucuns avancent qu'elle en aurait écrit 45.000. Cela me paraît beaucoup; il est vrai qu'aux temps forts de sa résidence à Nohant, elle en écrivait une dizaine par jour.

Consacrant une partie majeure de sa carrière et de sa vie à la Dame de Nohant, Georges Lubin publie, de 1964 à 1991, en 26 volumes,  quelque 18.000 lettres issue de sa correspondance (éditions Garnier (- Flammarion)) . C'est ..impressionnant.

D'une lecture de cette correspondance, Thierry Bodin a extrait 434 lettres - spécialiste des lettres-fleuves, George Sand en écrivait parfois plusieurs pages... - qu'il nous présente en une anthologie  chronologique, dûment annotée, forte de 1312 pages en collection folio.

D'Aurore Dupin de Francueil et d'un premier billet adressé à sa mère, en 1812 à une George Sand crépusculaire, qui donne à la vie sa lettre d'adieu, en écrivant à son neveu Oscar, le 30 mai 1876,  le recueil se divise en six périodes, tranches de vie marquantes de sa biographie.

Quelques illustres personnages, amants, amis et parents,  figurent au rang de ses 2000 correspondants -  - qui éclairent de leur seule qualité de destinataire le portrait d'une personnalité complexe, mélancolique, originale et généreuse, bohême et ordonnée, avide d'amour et de savoir, idéaliste et pragmatique, géniale, sincère, simple et modeste.

En un mot extraordinairement attachante.

Un florilège qui devrait combler la plupart d'entre nous...

Apolline Elter

George Sand Lettres d'une vie, George Sand. Choix et présentation de Thierry Bodin, Gallimard, Folioo classique F15, 2008, 1312 pp,

02 novembre 2011

Mère et fille - George Sand et Solange

 9782070346790.jpgNotre semaine thématique va bon train qui nous invite à nous pencher sur les relations - difficiles - que George Sand entretenait avec sa fille Solange (future) Clésinger

On l'a vu - voir notre chronique d'hier, relative au brillant Chère George Sand, de Jean Chalon -  certaines rumeurs attribuent la paternité de cette dernière à Stéphane Ajasson de Gransagne. La mayonnaise ne prendra jamais entre les deux femmes; à vie, George Sand restera ravie d'amour pour son fils aîné, Maurice et même sa très chère belle-fille, Lina Calamatta, épousée sur le tard.

Réalisée par Frédéric Maget, une anthologie se penche sur les correspondances mère-fille de trois génies de l'écriture, la marquise de Sévigné, Colette et George Sand.

Jugée peu mâture et passablement encombrante, la jeune Solange est envoyée, contre son gré, en pension. Les lettres de sa mère révèlent une fermeté aimable mais peu maternelle.

"Ainsi quand je te gronde, dis-toi qu'apparemment tu m'as donné de fortes raisons pour douter de ton affection."

Le ton se fera - légèrement -  plus doux, lorsque Solange, (mal) mariée à Jean-Baptiste Clésinger se rapproche de sa mère, lui confiant l'adorable "Nini", Jeanne, sa fille.

" Bonsoir, ma mignonne. J'espère que tout cela n'est pas aussi sérieux que tu l'imagines. Mais c'est toujours sérieux quand on souffre."

La mort précoce de l'enfant,chère à  sa grand-mère, consommera la rupture entre les deux femmes: "Mais nous avons deux points de vue si différents que tu m'as donné auprès de toi, dès le commencement de ta vie, le rôle de l'impuissance, la responsabilité sans l'autorité, situation impossible!"

Extraites de l'abondante correspondance de George Sand et des réponses de sa fille, les lettres choisies  par Frédéric Maget illustrent les maladresses conjointes, la relation difficile unit ce couple mère- fille.

L'anthologie claire et agréable, assortie d'un dossier explicatif et de pistes de réflexions , met en perspective la correspondance de notre chère marquise de Sévigné - les lettres adressées à Françoise de Grignan - et celle de Colette, de Sido et Bel-Gazou. C'est dire comme nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet.

Apolline Elter

 

Mère et fille. Correspondances de Mme de Sévigné , George Sand, Sido et Colette. Anthologie + dossier par Frédéric Maget ; lecture d’image par Agnès Verlet. Folioplus classiques, 2007, 312 pp

01 novembre 2011

Chère George Sand

9782253061793FS.jpgNotre semaine thématique consacrée à George Sand est déjà bien entamée; il nous faut revenir sur la superbe biographie que lui consacre Jean Chalon. Paru en 1991, aux éditions Flammarion, l'ouvrage a heureusement fait l'objet de rééditions en "Livre de poche"

 

Arrière petite-fille du Maréchal de Saxe, Amantine-Aurore-Lucie Dupin de Francueil naît en 1804, du couple hybride que forme son père, Maurice avec une demi-mondaine, Sophie-Victoire Delaborde. La mort accidentelle de Maurice Dupin, en 1808 aura raison de sa cellule familiale: sa mère accepte de la confier à sa grand-mère paternelle, moyennant l'octroi d'une rente... Aurore vivra ainsi, à Nohant, aux côtés d'Aurore de Saxe, sa grand-mère, jusqu'à l'âge de 13 ans:

"Mal aimée par sa mère qui ne voit en elle qu'une bonne rente, mal aimée par sa grand-mère qui ne voit en elle qu'un autre Maurice, c'est le destin sentimental de Sand la mal-aimée qui se joue dans cette Aurore de onze ans."

Placée au couvent par sa grand-mère, elle revient à Nohant soigner celle-ci des suites d'une crise d'apoplexie. Aurore de Saxe meurt le 26 décembre 1821 - " Tu perds ta meilleure amie " - laissant le domaine de Nohant à sa chère petite-fille .

 Le mariage avec Casimir, baron Dudevant,  la naissance de Maurice, son fils chéri, le "Parfait" et de Solange, sa fille rebelle, est  le prélude, trompeur, d'une vie amoureuse et passionnelle très remplie. La naissance de Solange dont la rumeur attribue la paternité à Stéphane Ajasson de Grandsagne, consacre la fissure du couple Dudevant , ouvre le bal, d'une série interminable d'amants: l'idylle avortée avec Prosper Mérimée est rachetée par la liaison orageuse qu'elle entame avec Alfred de Musset; Pietro Pagello, Michel de Bourges, Marie d'Orval, Frédéric Chopin, ...seront les attributaires de l'amour passionnel, généreux et volontiers maternel qu'ils inspirent à l'écrivain.  Sa dernière longue liaison - 15 ans - avec le jeune Alexandre Manceau signe, heureusement, le temps de l'apaisement.

Eprise de musique, de justice, de nature et de confitures, généreuse et accueillante  - Nombreux sont ceux qui succomberont au charme des séjours à Nohant - romancière et épistolière de génie,  la "châtelaine républicaine" n'hésite à prendre sous son aile, les jeunes talents débutants. En témoigne l'amitié indéfectible qui la lie à Gustave Flaubert et Alexandre Dumas junior. Affrontant les tempêtes d'une vie sentimentale et d'écriture intense, toujours elle se relève et renaît, adorable phénix,  de ses cendres.

La vieillesse semble n'avoir prise sur elle, qui se proclame à l'envi, heureuse de vieillir.  Elle a fait de sa vie un roman, de sa personne, un portrait très attachant.

Très chère George Sand

Apolline Elter

Chère George Sand, Jean Chalon, biographie, Flammarion, 1991 (réédition en Livre de Poche, n° 9518)

31 octobre 2011

Subtil tutoiement

" Et vous, mon ami, que fais-tu"

C'est ainsi que George Sand, dans une lettre datée du 22 novembre e 1866, invite Gustave Flaubert à procéder au tutoiement.

Ce sera notre pensée du jour.

Apolline, Les blondes pensées (empruntées) du lundi

07:54 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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