12 juin 2013
Ouverture du bureau de réservation pour le Festival de la Correspondance de Grignan

Bis repetita place(n)t mihi
C'est aujourd'hui que démarrent les réservations de places pour le Festival de la correspondance de Grignan
Je ne puis que vous encourager à empoigner votre téléphone dès 11 heures et former le +33 (0)4.75.46.55.53 ou à vous rendre sur place, au bureau du Festival - Espace Ducros - Place du Jeu de Ballon à 26.230 Grignan
www.grignan-festivalcorrespondance.com
Votre fervente du Festival,
AE
09:29 Publié dans Agenda, Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11 juin 2013
De Scott à Will
Sacré Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) qui, depuis Londres, où il débarque début 1921, avec son épouse Zelda, enceinte de "Scottie", adresse à Shakespeare, himself, une lettre farcie de tendres remontrances....
Nous reviendrons sur les biographie et correspondance de cet écrivain majeur des Années folles américaines et de la Génération perdue avec un intérêt d'autant plus grand que nous adhérons pleinement à la thématique du Festival de la Correspondance 2013, à savoir Les Lettres d'Amérique (Affiche en vitrine du blog)

Lettre à William Shakespeare - février ( ?) 1921[1]
Stratford - on – Avon
8 juin 1595
Cher Will,
Toute ta famille ici a grand honte que tu aies pu écrire une pièce aussi indécente que Troïlus et Cressida. Les gens comme il y en a dans la réalité par ici (M. Leboeuf, le boucher et M. Mufle, le croque-morts du bourg) disent tous que ça ne suffit pas d’avoir l’esprit brillant et de bonnes manières. Si tu veux réellement arriver à quelque chose, il faut être respecté pour toi-même autant que pour tes ouvrages. »
Affectueusement,
Ta Mère, Mme Shakespeare
[1] Lettres à Zelda et autres correspondances, F. Scott Fitzgerald, publiées par Matthew Bruccoli et Margaret M. Duggan avec la collaboration de Susan Walker – trad. de l’anglais et présentées par Tanguy Kennec’Hdu, Gallimard, NRF, 1985, 396 pp
07 juin 2013
Festival de la correspondance de Grignan:troisième journée

Choisir, c'est renoncer, affirme l'adage
Difficile,en effet, de faire un choix dans un programme décidément "trop" riche. Je ne peux que vous engager à le consutler : www.grignan-festivalcorrespondance.com.
Sachez que j'a, d'emblée, pointé:
- A 11 heures - Cour des Adhémar : un portrait de François Mauriac par le biais de sa correspondance intime . La rencontre autour de Claude Arnaud, écrivain et biographe sera animée par la journaliste Karine Papillaud. Elle sera centrée sur l'édition de la correspondance et de missives inédites du célèbre écrivain, établie par sa belle-fille et fervente admiratrice, Caroline Mauriac (Ed Robert Laffont 2013 - voir chronique sur ce blog)
- A 12h30 - Jardin du Mail - reprise de la lecture par Claire Borotra de Marilyn Monroe, la danseuse qui ne savait pas danser (voir hier)
- A 17h30 - Jardin du Mail - lecture-spectacle par Léa Drucker et Oshen / Oceanerosemarie (guitare, voix) d'Une fille sans personne, de Carine Lacroix, attributaire du Prix Durance-Beaumarchais- SACD 2013
- A 19h - Collégiale - la lecture des portraits croisés de Gertrude Stein , femme singulière et anticonformiste , écrivain par l'incomparable Juliette.
AE votre envoyé caniculaire
07:29 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Festival de la correspondance de Grignan: 18e édition -Ouverture des réservations

L'affiche est superbe; le programme ne l'est pas moins.
La 18e édition du Festival de la correspondance de Grignan se focalisera, nous l'avons déjà évoqué, sur les correspondances entre l'Amérique (du Nord) et la France.
Je vous invite à découvrir le site officiel du festival: www.grignan-festivalcorrespondance.com et une programmation à ce point alléchante que vous ne saurez plus où donner la plume...
Les réservations se feront à partir de mercredi 12 juin, à 11 heures, par téléphone +33 (0)4.75.46.55.53 ou sur place, au bureau du Festival - Espace Ducros - Place du Jeu de Ballon à 26.230 Grignan
Ne tardez pas, gradins et strapontins se comblent à la vitesse de l'éclair
Apolline Elter
06:06 Publié dans Agenda, Festival de la Correspondance de Grignan, L'Epistolière, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05 mai 2013
Une personnalité riche et rare

"Anthony Caro m'a dit un jour: vous êtes comme un homme de la Renaissance! Je me suis senti très flatté"
En effet, Bruno Durieux, maire de Grignan, ancien Ministre, Président du CNCCEF (Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France), musicien, sculpteur , Président fondateur du Festival de la correspondance de Grignan , époux, père de famille ... est une personnalité rare et chaleureuse, naturellement intime de l'excellence.
Je ne vous cache pas mon admiration.
A l'occasion de notre "High Tea" dominical, je vous propose une rencontre virtuelle avec lui et la lecture du superbe portrait que lui consacre Nathalie Marchal dans votre Eventail de mai....
Radieuse fin de week-end
AE
Copyright photo: CNCCEF
17:00 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, High Tea dominical, L'Epistolière, L'Eventail | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03 mai 2013
L'Eventail de mai - Grignan - Toscane française

Chers, très estimés visiteurs,
La couverture, la thématique de L'Eventail de mai, vous donnera la mesure de l'allégresse qui me saisit, ce matin, et que je veux de toute urgence partager avec vous.
Pleins feux, pas moins de 30 pages, sont consacrés à la "Toscane française", Grignan, sa région, son festival, .. terroir de découvertes littéraires et gastronomiques saisissantes.
Rencontre avec Bruno Durieux, Maire de Grignan, ancien Ministre d'Etat, .., interview de Claire Chazal, marraine du Festival de la correspondance et programme extraordinaire de ce dernier, consacré, pour sa 18e édition, aux Lettres d'Amérique, des surprises et des articles magiques...
Une thématique qui m'est très chère.
Une région vraie, riante et accueillante, à découvrir absolument si ce n'est déjà fait, tant il est vrai que beaucoup de Belges y ont déjà ancré leur coeur.
Je ne vous en dis pas plus ce jour: guettez le facteur, bienheureux abonnés ou réservez votre exemplaire en kiosques et librairies - rupture de stock entamée - inscrivez-vous sans tarder au traditionnel petit déjeuner de L'Epistolière (détails dans l'article consacré au Festival et inscription exclusive par le magazine) . Il aura lieu, le mercredi 3 juillet, autour de Bruno Durieux, notre invité d'honneur.
Notre week-end entier sera consacré à cet événement extraordinaire - vos commentaires sont plus que bienvenus (par le biais du blog, du courriel ou sur le site du magazine)
Comme un bonheur arrive rarement seul, je vous invite aussi à participer, le jeudi 23 mai, au déjeuner littéraire, organisé autour d'Armel Job et de son roman, Le bon coupable (Ed. Robert Laffont) au siège de L'Eventail. Ne tardez pas, les inscriptions sont ouvertes qui seront prises d'assaut.
Votre bienheureuse Apolline Elter
25 juillet 2012
Galilée, le combat pour une pensée libre
Je vous ai parlé, d'abondance, des spectacles auxquels j'ai assisté, lors du récent Festival de la correspondance de Grignan (4-8 juillet 2012) .
Il me faut évoquer à présent, une lecture que j'ai manquée.. à mon plus grand dépit.
Choisies, traduites et adaptées par Cesare Capitani, six lettres de Galileo Galilei - le célèbre Galilée (1564-1642) - dont une capitale adressée à Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis, éclairent non seulement la thèse héliocentrique de l'homme de science mais aussi sa position vis-à-vis de l'orthodoxie religieuse.
Par une plaidoirie respectueuse, construite et ..sublime, Galilée s'emploie à concilier les découvertes irréfutables de l'astronomie avec le respect des Saintes Ecritures, fustigeant élégamment l'invalidité de certaines interprétations douteuses...
" Mon sentiment est qu'il est très pieux et très juste de soutenir que l'Ecriture ne peut jamais mentir, dès lors qu'on en a pénétré le sens vrai"
Et de renchérir que si la théologie est la reine de toutes les sciences, il ne lui incombe pas pour autant de traiter de celles qui lui sont subalternes..
"Ce serait comme si un prince absolu, avec tout son pouvoir, voulait aussi soigner les gens et bâtir les maisons. N'étant ni médecin ni architecte, il s'ensuivrait de grands dangers pour la santé des malades et la stabilité des bâtiments."
Et de conclure l' époustoufflante missive adressée à la grande-duchesse de Toscane - Christine de Lorraine - et ...ce merveilleux recueil des éditions Triatris, d'un cri inouï, véritable ode à la liberté de penser:
" S'il suffisait, pour éradiquer une nouvelle théorie, de fermer la bouche à un seul homme, ce serait là chose facile. Mais en réalité, pour parvenir à cette fin, il faudrait interdire non seulement le livre de Copernic et tous les écrits des auteurs qui suivent sa doctrine, mais également la science astronomique entière. Bien plus: il faudrait interdire aux hommes de regarder le ciel!"
Une remarquable mise en perspective de l'époque, de la pensée et de l'avancée scientifique du célèbre Toscan.
AE
Galilée, le combat pour une pensée libre, Cesare Capitani, Choix, traduction et adaptation de lettres de Galilée, éd. Triartis - Scènes intempestives à Grignan, 38 pp, 4,9 €
18 juillet 2012
Dans les pas de Hannah Arendt
La foule était dense, largement féminine, relativement ..insoumise, qui envahit ce vendredi 6 juillet, la cour des Adhemar (Grignan) pour assister à une rencontre littéraire orchestrée autour de Laure Adler et du portrait de deux femmes philosophes, Simone Weil et Hannah Arendt.
L'entretien était mené par Karine Papillaud , au départ des deux ouvrages que la journaliste, écrivain, biographe, chargée de cours (Histoire des femmes), ..., venue droit d'Aix, a consacrés à Simone Weil et Hannah Arendt, à savoir, Simone Weil, l'insoumise (Actes Sud, 2008) et Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005)
Si elles ne se sont jamais rencontrées et n'ont pas lu leurs écrits respectifs, Hannah Arendt et Simone Weil ont ceci de commun qu'elles furent des "éveilleuses de consciences", pressentant dès le début des années 30 le danger que représentaient Hitler et les germes du totalitarisme allemand.
Opérant un travail de détective pour l'élaboration de son essai, Dans les pas de Hannah Arendt, Laure Adler a traqué tous les lieux par lesquels cette dernière transita, persuadée que les intellectuels nourrissent leurs pensées de leur vécu : "Il existe une sorte d'arche sensorielle entre la pensée d'un ou une intellectuel(le) et la trame de son existence"
"Tombée" dans l'oeuvre de Simone Weil par le biais de sa correspondance, Laure Adler avoue une réelle fusion de pensée entre elle et la philosophe, brillante, tôt décédée au terme d'une vie fulgurante, "vierge rouge", stigmatisée d'extrême gauche, résistante de la première heure, qui rejoignit à Londres, le général de Gaulle.
Et la journaliste de s'interroger sur le long temps que mirent les Alliés à intervenir dans les camps : " Les Etats-Unis avaient les moyens d'arrêter le processus d'extermination. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait? "
D'évoquer le grand silence qui présida aux retours des camps.
De s'écarter quelque peu de la pensée d'Hannah Arendt, soutenant, contrairement à cette dernière que "La Shoah n'a pas de comparaison dans l'Histoire des génocides"
Qui pouvait en effet, à l'époque, souscrire aux avertissements de Simone Weil et Hannah Arendt, oser imaginer l'impensable ?
"Comment peut-on imaginer dans l'Histoire de l'Humanité qu'un système politique va pouvoir s'ériger sur la haine de l'autre? "
Laure Adler rappela à cette occasion qu'avant que de s'étendre au peuple juif, la haine nazie s'en était prise aux malades mentaux, aux homosexuels et aux Gitans.
Il est des évocations qui sont de vrais devoirs de conscience.
AE
06:16 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17 juillet 2012
En guise de bilan
Dédiée aux philosophes, la 17e édition du Festival de la Correspondance de Grignan (4-8 juillet 2012) avait toutes les allures d'un grand cru. Le public ne s'y est pas trompé qui accourut en grande affluence, rendant l'assistance à quelques rencontres particulièrement dense...
Nous relèverons celles qui nous ont spécialement emballée, ...en subjectivité assumée.
Dévolus à Jean-Jacques Rousseau dont la fin juin fêtait le tricentenaire (de naissance) les spectacles d'ouverture - mercredi 4 juillet (parvis de la collégiale) - pointèrent la double aversion du célèbre philosophe pour
l'acte épistolaire et... son ennemi, Voltaire. A Jacques Bonnaffe (photo) et Jean-François Peyret succéda le duo Rousseau/ Voltaire, subtilement incarné par Michel Vuillermoz et Laurent Stocker, sociétaires de la Comédie française. Les gradins étaient combles qui rassemblaient un public de choix venu assister à l'ouverture des festivités. Présidée par Bruno Durieux, maire de Grignan et fondateur du Festival, cette dix-septième édition avait pour invité d'honneur, le philosophe Régis Debray, pour marraine, fidèle, rayonnante et attendue, la journaliste Claire Chazal. La programmation artistique est assurée depuis 2000 par Anne Rotenberg.
Jeudi 5 juillet.
Etabli avec fougue et passion, le portrait de Jean-Jacques Rousseau, dressé par Raymond Trousson, d'après sa correspondance restera un des moments forts du Festival. Nous avons eu la joie insigne de rencontrer notre compatriote, professeur émérite de l'Université libre de Bruxelles, spécialiste du XVIIIe siècle et, en particulier, des biographies de Rousseau, Diderot et Voltaire et de lui signifier un enthousiasme qui ne restera lettre morte!
L'adaptation par Anne Rotenberg de la correspondance d'Abélard (Jérôme Kircher) et d' Héloïse (Irène Jacob) imprima au couple mythique des accents particulièrement contemporains. Magistrale intérprétation de Jérôme Kircher et de la célèbre actrice de La double vie de Véronique.
Subtilement adaptée par Julia de Gasquet, la correspondance que Descartes entretint avec Elisabeth, Princesse de Bohême fut l'objet d'un coup de foudre et d'une
infusion dominicale (High Tea de ce dimanche 15 juiillet à 17h)
(Avec Lara Suyeux, dans le rôle d'Elisabeth de Bohême.)
Vendredi 6 juillet:

La cour des Adhémar était déjà comble de spectateurs venus assister au Dialogue des sages établi par Frédéric Lenoir tandis que les nouveaux arrivés tentaient mordicus de se frayer un chemin pour assister au Portrait des femmes philosophes - Simone Weil et Hannah Arendt - magistralement dressé par Laure Adler (compte rendu demain sur ce blog)

La journée de samedi 7 juillet ne fut pas en reste qui nous mena,sidérés et émus, à écouter de la voix de Fanny Cottençon, les lettres de Rachel Bespaloff à Jean Walh et la lente maturation d'un suicide inéluctable.

Radieuse, généreuse Fanny Cottençon qui ne fit qu'une avec le texte - adapté par Anne Rotenberg - épousant le destin de Rachel Bespaloff et le drame son exil aux Etats-Unis, au prix d'une émotion vraie et palpable.
Dimanche 8 juillet s'ouvrit sur une rencontre hors du commun: celle d'Alexandre Jollien, Le philosophe nu.
Infirme moteur de naissance, l'écrivain suisse se fait le chantre de la "tentation du non-détachement", de l'accueil -et même d'un certain abandon - des émotions et d'un changement de regard sur le handicap. Reconnaissant avec sincérité et un humour confondant être parfois en proie à la "panade psychologique", le philosophe insistera sur l'importance de la bienveillance absolue et du regard qui en est empreint: "On peut sauver des vies en ayant une attitude bienveillante et spontanée"
S'il ne lui est pas loisible de changer un état de fait - son handicap- le philosophe l'accepte malgré lui, conscient qu'il est illusoire de vouloir régler tous les problèmes pour être heureux. Prôner un détachement à tout prix vis-à-vis de cet état créérait dès lors une tension difficilement gérable. Partant, il vaut mieux refuser de le refuser que de tenter à tout crin de l'accepter (CQFD). Ce sera précisément le sujet de son prochain ouvrage, Le traité de l'abandon.
De plus en plus méfiant vis-à-vis de la philosophie et des discours qui l'enrobent, Alexandre Jollien conquit un public vaste d'une juste empathie. Animée par Karine Papillaud, la rencontre était orchestrée par l'association suisse "Et si on s'écrivait". Elle restera un moment (très) fort du Festival.

Le Festival se conclut, dimanche soir, sur une note (plus) légère, d'une conversation épistolaire, aimablement désabusée, entre Cioran et Guerne, ensemble contre tous, le philosophe roumain et le poète suisse, merveilleusement interprétée par Sam Karmann et Martin Lamotte.

06:34 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15 juillet 2012
Descartes / Elisabeth - Vivere beate
" Je n'ai point d'autre sujet, pour vous entretenir, que de parler des moyens que la philosophie nous enseigne pour acquérir cette souveraine félicité, que les âmes vulgaires attendent en vain de la fortune, et que nous ne saurions avoir que de nous-mêmes."
Finement adaptée par Julia de Gasquet, la correspondance de Descartes à Elisabeth, princesse
de Bohême a pour motif affiché d'extraire de sa mélancolie une jeune femme , tourmentée d'un exil forcé.
Interprété par Lara Suyeux et Jean-François Peyret, le duo Descartes- Elisabeth envoûta le public d'une langue XVIIe judicieusement remise au goût du jour.
Soucieuse de reproduire les lignes de force de la philosophie cartésienne, Julia de Gasquet assure, avec cette adaptation de l'oeuvre cartésienne, un remarquable travail de... tranmission de pensée.

AE
Descartes/ Elisabeht, Vivere beate - Adaptation libre de la correpondance de Descartes et de le princesse Elisbeth de Bohëme (1643-1649)- Ed Triartis - Scènes intempestives à Grignan - l'essai de Julia de Gasquet (photo ci-dessous) se déguste avec un bonheur direct et intempestif...
17:00 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, High Tea dominical, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14 juillet 2012
Les petits déjeuners de l'Epistolière
Echo annuel d'un Festival particulièrement cher à notre blog, le "traditionnel" petit déjeuner de L'Epistolière accueillait, ce 4 juillet dernier, une personnalité passionnée, passionnante, discrète et prestigieuse entre toutes: Anne Rotenberg, directrice artistique, responsable de la programmation du Festival de la correspondance de Grignan.

Mise-en-bouche sous l'auvent, un portrait de Jean-Jacques Rousseau - dont le Festival célébrait le tricentenaire de la naissance- fut dressé (AE) enrobé de propos et aphorismes, issus de l'ouvrage Jean-Jacques Rousseau en verve ( Grégoire Prat, éd. Horay, mars 2012)

Les convives - Madame Gérard Constant, Madame Yves Herinckx, Madame Jacquin, Madame Odette Mudry (de l'association suisse "Et si on s'écrivait"), la marquise Olivier d'Ormesson, Monsieur et Madame Michel de Pierpont, Madame et Mademoiselle Virey prirent alors place autour de la table belgo-suisse et française du petit déjeuner, saluant la prouesse horaire d'une présence à quelques heures du coup d'envoi du Festival et le courage d'un déplacement rendu douloureux par une toute fraîche déchirure musculaire; Anne Rotenberg est de ces êtres rares qui ne se dérobent à la parole donnée.
Et chacun (e) de découvrir, subjugué(e), les coulisses d'une programmation d'exception, rassemblant auteurs, adaptateurs et interprètes de renom autour de la correspondance des grands philosophes: Rousseau, Voltaire, Montaigne, Diderot, Sénèque, Spinoza, Descartes, Simone Weil, Hannah Arendt, Pierre Abélard, Nietsche, Schopenhauer,
Kierkegaard, Albert Camus, Rachel Bespaloff, Erasme, Galilée, Jankelevitch, Cioran et Guerne ... Nous vous en rendrons (partiellement) compte par prochain billet.
Contagieuse, l'éloquence passionnée d'Anne Rotenberg précipita les convives vers la billetterie du Festival
afin de compléter leur agenda, de réservations échappées à leur intuition première...
Rendez-vous, mardi 17 juillet, sur ce blog, pour le compte rendu partial et partiel d'un Festival d'exception.
D'ici là, bonne fête nationale à tous les Français.
Apolline Elter
06:55 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12 juillet 2012
Les plus belles lettres de femmes
" Voilà l'effet de l'amour sur les femmes intellligentes. Elles ne savent plus écrire de lettres" déclare Anaïs Nin à son cher Henry Miller (juin 1932)
Que du contraire.
Sont-elles amoureuses, amantes, amies, soeurs, mères, filles, femmes d'engagement, de combat, d'influence, libres, voyageuses ou incarcérées, ... ces femmes dont Laure Adler* et Stefan Bollmann nous tracent les portraits, partagent à de degrés de conscience divers, une conception commune de l'épistolaire : " ... la lettre est un apprentissage qui devient, imperceptiblement, un agrandissement de soi-même, une croyance en ses propres possibilités."
Les lettres d'amour "revisitées" de George Sand à Alfred de Musset , de Sido à sa fille, Colette, la correspondance passionnée de Juliette Drouet à son amant poète Victor Hugo, le ton direct et cru des lettres de La Palatine, seconde épouse de Monsieur (frère de Louis XIV), l'argumentaire que la grande Mademoiselle adresse à son cousin Louis XIV pour qu'il lui accorde la main de Lauzun, la tendresse lucide de la Dame de Nohant pour son jeune ami Flaubert, celle de Françoise Dolto pour son père, l'admiration de Colette de Jouvenel pour Marcel Proust, l'amertume de Camille Claudel envers sa mère...traversent les pages d'un bel ouvrage, joliment illustré et qui a le mérite majeur de situer chaque trait de plume dans son contexte biographique précis.
Une mine pour un blog dévolu à l'épistolaire et d'oblongues tablées qui en feront un usage récurrent.
Apolline Elter
Les plus belles lettres de femmes, Laure Adler & Stefan Bollmann, Ed. Flammarion, beau livre, mars 2012, 176 pp - 150 illustrations en couleur - 29,9 €
Journaliste, écrivain et historienne du féminisme aux XIXe et XXe siècle, Laure Adler nous a déjà ravis d'une somptueuse biographie de Françoise Giroud (2011 - voir chronique sur ce blog). Elle a publié, chez Flammarion, Les femmes qui lisent sonr dangereuses et Les femmes qui écrivent vivent dangereusement.
Elle était présente, vendredi 6 juillet passé au Festival de la correspondance de Grignan, pour tracer un portrait des femmes philosophes, Hannah Arendt et Simone Weil, en particulier.
Rendez-vous, mercredi 18 juillet, sur ce blog pour le compte rendu d'une rencontre intense....
AE
08 juillet 2012
Festival de la correspondance de Grignan - quatrième et dernière journée
Dernière journée d'une édition si riche qu'il nous faudrait bien des billets pour vous en commenter les divers aspects...
Soulignons, rappelons, quelques rendez-vous d'envergure avant que de vous renvoyer, une nouvelle et ultime fois, au programme officiel des festivités: www.grignan-festivalcorrespondance.com , adresse que vous aurez marquée au rang de vos favoris.
Prix Sévigné 2012, La correspondance de Michel-Ange , traduite et présentée par Adelin Charles Fiorato est le thème de la rencontre de 10 h (Cour des Adhémar), suivie , à 11 heures de la rencontre annoncée (en notre billet d'hier) autour d'Alexandre Jollien. L' auteur du Philosophe nu (Le Seuil, 2010) sera interrogé par Karine Papillaud sur le thème La sagesse et le détachement, selon un partenariat établi avec l'association suisse, Et si on s'écrivait (site web: www.onsecrit.ch)
Extraite du texte du programme, la présentation d'Alexandre Jollien induit une rencontre ..magistrale : " Le Suisse Alexandre Jollien est un philosophe atypique. Infirme moteur cérébral à sa naissance, il a longtemps été défini par son handicap. Il va alors en faire le moteur de sa vie. La lecture de Platon lui ouvre la voie de l'intériorité. Et dès lors, il va mener un combat contre l'ignorance, les préjugés et les autres aliénations."
Reprise, à 12h 15 (Jardin des lettres) des Lettres de Schopenhauer à son disciple (Julius Frauenstaedt), librement adaptées par Anne Rotenberg , à 12h30 (Jardin du Mail) de la correspondance de Nietzsche à Lou von Salome et, à 17h15 (Jardin des Lettres) de la lecture, Kierkegaard, ou bien,..ou bien, par Samuel Labarthe d'après l'adaptation libre de Didier Goupil et de Gerald Stehr.
Le spectacle conclusif du Festival (Collégiale - 22 h) est Cioran et Guerne, ensemble contre tous qui du penseur et poète - interprétés par Martin Lamotte et Sam Karmann - fera jaillir, au rythme d'une conversation épistolaire, truffée d'humour et de complicité , "une pratique métaphysique à l'usage du quotidien"
Il ne nous en faut pas moins pour réintégrer le nôtre...
Votre correspondante, alliée du Festival,
Apolline Elter
05:50 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Jeux de famille, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07 juillet 2012
Festival de la correspondance de Grignan - troisième journée
Arrivée du week-end et des rencontres "full foule" en ce 17e Festival de la correspondance de Grignan.
Un programme riche, orchestré autour de Montaigne, La Boétie, Spinoza, Schopenhauer , Rachel Bespaloff, Nietzche, Kierkegaard, Albert Camus et Jean Grenier... et des lectures-spectacles auxquelles Fanny Cottençon, Samuel Labarthe, Thierry Frémont, Bruno Solo ..viendront prêter voix. (voir programme officiel du Festival: www.grignan festivalcorrespondance.com
Sylvie Germain est l'invitée de la rencontre littéraire de 15h30 (Cour des Adhémar) qui évoquera la source philosophique de son inspiration (Karine Papillaud)
Anne Rotenberg signe l'adaptation de deux lectures du jour:
- Schophenhauer, Lettres à son disciple (Julius Frauenstaedt) à 12h15 au Jardin des lettres (reprise demain, mêmes lieu et heure)
- Rachel Bespaloff, Lettres à Jean Wahl (Jardin du Mail - 12h30) qui, par la voix de Fanny Cottençon, révèlera pensée, questions et tourments de cette philosophe imprégnée d'existentialisme et de la douleur d'un exil contraint aux U.S.A (1942).
L'association suisse Et si on s'écrivait - je vous en ai tracé le portrait l'an en ce blog - vous invite à une lecture, ce samedi à 18 heures (dans la cour des "Deux Terres", leur maison (à la sortie) de Grignan) d'extraits du livre d'Alexandre Jollien, Le philosophe nu (Ed. Seuil). L'auteur se prêtera lui-même à la lecture avant de retrouver son public, demain dimanche, à la Maison du Pays (11 h) pour une rencontre animée par Karine Papillaud.
Votre correspondante à Grignan, Apolline Elter
06:21 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06 juillet 2012
Festival de la correspondance de Grignan - deuxième journée

Au menu de cette deuxième et radieuse journée, quelques rencontres pointées... et une vive invitation à poursuivre la lecture de ce billet par celle du programme en ligne, sur le site officiel du Festival de la correspondance de Grignan: www.grignan_festivalcorrespondance.com
Frédéric Lenoir, philosophe , sociologue, historien des religions et génial auteur des Oracle della Luna, Petit traité de vie intérieure... (chronique sur ce blog) est l'invité de la première rencontre de la journée (Cour des Adhémar - 10h), intitulée Le Dialogue des Sages. L'occasion d'évoquer l'Ame du monde, son récit "lumineux, tout frais sorti auprès des Editons Ni! (mai 2012).
Vous ne quitterez la cour des Adhémar car la rencontre sera suivie, dès 11 heures, de l'évocation par Laure Adler de Portraits de Femmes philosophes, en ligne de mire, Simone Weil et Hannah Arendt. Connue de notre blog pour sa belle et sensible biographie de Françoise Giroux (Grasset, 2011), Laure Adler a publié un portrait de Simone Weil, L'insoumise (Actes Sud, 2008) et Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard 2005 & 2012). Elle vient de publier, auprès de Flammarion, un beau livre, Les plus belles lettres de femmes, sur lequel nous ne manquerons pas de revenir..
Ceux qui ont manqué la représentation de Vivere beate, Lettres de Descartes à Elisabeth (de Bohême) (voir billet d'hier) pourront assister ce jour à 12h15 à la lecture-spectacle qui se déroulera au Jardin des lettres. Il en va de même pour la lecture-specatcle d'Abélard et Héloïse (reprise, ce jour à 12h30 au Jardin du Mail - Une mention pour la prestation remarquable d'Irene Jacob et de Jerome Kircher qui insufflent coeur et passion a cette version revisitee, étonnamment contemporaine, d'une correspondance mythique ) des Lettres de Diderot à Sophie Volland (Jardin des Lettres, 17h15) - Détails : voir billets d'hier ou programme officiel du Festival.
Eric-Emmanuel Schmitt, écrivain, dramaturge et philosophe est attendu à 15h30 en la Cour des Adhémar, pour une rencontre animée par Karine Papillaud, sur le thème Philosophie, chemin d'écritures, avant que de descendre en Avignon où sa présence est requise également....
La suite de la journée orchestrera également rencontres, lectures et spectacles autour de Misia Natanson, Louis Althusser et Spinoza selon une séquence que je vous laisse découvrir dans l'agenda du programme officiel.
Votre envoyée spéciale, Apolline Elter
06:21 Publié dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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