27 juillet 2011
Diderot en Russie

Des soucis financiers contraignent Diderot (1713-1784), le célèbre philosophe et encyclopédiste, à se séparer de sa bibliothèque. Catherine II, Impératrice de Russie, l'acquiert et l'invite à Saint Pétersbourg. Le philosophe y séjournera 5 mois, d'octobre 1773 à mars 1774.
De la correspondance qu'ils échangent durant cette période, Gérald Stehr tirera matière à une lecture à deux voix, en une adaptation libre dont la création eut lieu, à Grignan, le samedi 9 juillet, à l'occasion du Festival de la Correspondance. Jean-Pierre Malo interprétait un Diderot, philosophiquement débraillé, dans toute la pertinence de son ..impertinence, Christiane Cohendy, une très crédible Catherine II. En filigranes, la figure de Potemkine, ministre et amant de l'impératrice.
"Diderot et Catherine II se sont certainement beaucoup plus appréciés dans un moment d'oubli de ce qu'ils étaient vraiment."
Le philosophe pourra-t-il convaincre la despote - éclairée - des méfaits de son absolutisme?
"Il n'y a rien de si dangereux, qu'un despote juste, ferme et éclairé!"
La correspondance cède rapidement la place à la conversation qui, sous l'habilité des propos, prend un surprenant tour de sincérité.
" Monsieur Diderot, j'ai entendu avec le plus grand plaisir tout ce que votre brillant esprit vous a inspiré mais, avec tous vos grands principes que je comprends très bien, on ferait de beaux livres et de mauvaise besogne."
"Je me souviens d'avoir dit à Votre Majesté que j'avais l'âme d'un esclave dans le pays de ceux qu'on appelle libres, et que j'avais l'âme d'un homme libre dans le pays de ceux qu'on appelle des esclaves."
Diderot en Russie, Adaptation libre de la correspondance de Diderot et de Catherine II, Gérald Stehr, Triartis, Scènes Intempestives à Grignan, juin 2011, 64 pp, 10 €
06:14 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan, L'Epistolière, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19 juillet 2011
Festival de la correspondance de Grignan 2011 - Un bilan très positif
Les billets et comptes rendus parus sur le blog vous l'auront révélé: la seizième édition du Festival de la correspondance de Grignan (6-10 juillet) fut un nouveau et vrai succès. Elle emporte notre entière adhésion. Notre enthousiasme plénier.
Le défi était pourtant de taille, qui opposait aux rayons parfois torrides du soleil de Grignan, la fraîcheur, par moments sibérienne, de la littérature russe.
Le charme combiné de la délicieuse bourgade drômoise, d'une organisation hors pair, implication bénévole de nombreux acteurs, rencontres en toute simplicité avec des personnalités prestigieuses, ambiance imparable des lectures-spectacles, rencontres, interviews, ..rassemblés, sous l'égide de notre chère marquise, par la magie de l'art épistolaire, fait du Festival un moment fort de l'année. Un rendez-vous primordial de notre blog.

Le public? Majoritairement féminin, à première vue, dont l'âge - relativement mûr - et l'éducation, permettent à Grignan de conserver une vraie tranquilllité malgré l'affluence et les files nombreuses à l'entrée des spectacles. Un public passionné - une Parisienne avouait avoir acheté pour 500 € de billets d'entrées (pour 3..) - qui n'hésite pas à converser et échanger ses impressions à qui les veut entendre, contribuant de la sorte à l'amène convivialité des rencontres.
La lecture, par Claire Chazal, d'une correspondance librement adaptée d'Ariadna Efron à Boris Pasternak, les rencontres avec André Marcowicz revenaient sur toutes les lèvres comme des moments d'émotion extraordinaires. La lecture par Norah Krief de lettres de Marina Tsvetaeva - "Une lettre, ce ne sont pas des mots mais une voix"(billet du 8 juillet) fut un autre moment fort du Festival. Tel aussi le Voyage épistolaire dans la Russie de 1839, décliné par un Bernard Yerlès, élégant de modestie sous les traits d'Astolphe de Custinne.
Parti, à bord du Nicolas Ier, là la découverte de Pétersbourg et de Moscou, le célèbre marquis avait pour intention d'y puiser un enseignement politique. Des précepts susceptibles d'être reproduits en France. Il constatera, stupéfait, la tyrannie du système, les germes d'un totalitarisme inscrit dans les gênes de la nation et le fétichisme monarchique d'un peuple d'"automates volontaires " et de fonctionnaires trop zélés: "Le climat, lui-même, est complice de cette tyrannie."
Le petit déjeuner de "L'Epistolière " (L'Evénement - reportage sur ce blog) autour de Geneviève Brisac et de Véronique Olmi restera inscrit dans les esprits comme une rencontre vraie, radieuse, intense. La découverte de chambres d'écriture, celle des Deux Terres, en particulier ( http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2011/07...) suscite bien des envies et le germe de concrètes réalisations.
Félicitations appuyées à tous les acteurs du Festival, Bruno Durieux, son fondateur, les habitants de Grignan, et Anne Rotenberg, qui en assure la programmation cullturelle et artistique.
Une Direction qui nous fait l'honneur d'un bilan à brûle-pourpoint, de cette très belle édition.
Anne Rotenberg: "C'est toujours très gratifiant lorsqu'on sait que le public passe un moment agréable et surtout qu'il rencontre des textes, des auteurs...Cette édition 2011 me réjouit en ce sens qu'elle suscite de la part du public une grande curiosité, et apporte à sa connaissance des textes et des auteurs nouveaux. C'est un public toujours fidèle et qui résolument nous fait confiance. L'affluence me semble constante peut -être même en augmentation ( j'attends le bilan chiffré). La générosité d'André Markowicz et des artistes en général a illuminé une partie de cette édition mais c'est surtout l'âme russe sortie de ces lettres qui restera en mémoire"
06:40 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16 juillet 2011
Chambres d'écritures à Grignan
Outre ses rencontres thématiques, lectures et spectacles, Le Festival de la Correspondance de Grignan propose à ses visiteurs une trentaine de chambres d'écriture disséminées à travers la bourgade. L'accès y est gracieux et des feuilles de papier vergé, offertes par les Papeteries G.Lalo, attendent les scripteurs de toute inspiration. Mises sous enveloppes, les lettres seront acheminées tout aussi gracieusement, à travers le monde entier.


Certains commerçants installent une table d'écriture dans un coin de leur boutique.
Tandis que des restaurants tendent courette aux inspirations juvéniles.


D'autres lieux de charme se prêtent à d'aimables rencontres sous la tonnelle, telle la chambre issue de l'association suisse " Si on s'écrivait"...
Située en contrebas de Grignan, la maison Les deux terres propose, dans le sillage de son propriétaire, André Wuhrmann, et de la fondatrice de l'association, Anne-Marie Urech, de rendre à l'art épistolaire, ses ..lettres de noblesse.

Nous avons rencontré Odette Mudry, qui nous révéla l'origine de l'association, au départ d'un reportage de 45 minutes effectué pour la télévision suisse-romande : "Je t'écris parce que je t'aime."
Présente chaque année au Festival, "Si on s'écrivait" invite un auteur compatriote, représentatif du thème arrêté. Catherine LOVEY était l'invitée de l'édition 2011, pour Un roman russe et drôle (Ed. ZOé, 2010)
Havre de fraîcheur bienvenue, la tonnelle d'écriture propose aux visiteurs de s'adonner au mail-art , décorant ainsi missives et enveloppes selon les techniques instigatrices du scrapbooking.
Une nouvelle et belle rencontre.
Apolline Elter
Site de l'association: www.onsecrit.ch
07:19 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14 juillet 2011
Les petits déjeuners de l'Epistolière
Tandis que le soleil se répand sur la Drôme, ce vendredi 8 juillet, L'Epistolière se prépare à accueillir deux écrivains majeurs de notre paysage littéraire, Geneviève Brisac et Véronique Olmi pour un petit déjeuner offert à une radieuse palette de nos lecteurs (magazine l'Evénement) en écho au Festival de la Correspondance de Grignan, qui s'y déroule, à un vol de plume...
Geneviève Brisac (Week-end de Chasse à la mère, Petite, Une année avec mon père, V.W., Angleterre, Le cavalier anglais, ..)
Véronique Olmi (Bord de mer, Numéro six,Le premier amour, La Promenade des Russes, Cet été-là, ...)
Enjouées et rayonnantes, elles aussi, malgré l'horaire matinal qui leur est imposé, les deux écrivains se soumettent avec une grâce, truffée de pointes d'humour, à une rapide présentation de leur parcours littéraire (AE - voir chroniques des ouvrages sur ce blog), avant d'attaquer, autour d'une conviviale tablée, les croissants, gâche, brioche, melons et confitures-maison...et les nombreuses questions que les participants ne manquent pas de leur poser. De correspondance aussi il est question et de la part de cet art majeur, en leur écriture.
Est-il plus grand bonheur que d'entamer une journée à la table d'auteurs de telle envergure?






Conquis, les participants se rendent ensuite à Grignan pour la rencontre littéraire qui, orchestrée par Gérard Meudal, se promet d' établir la source d'inspiration russe dans les oeuvres des deux écrivains.

Aspirées par la littérature russe dès leur plus jeune âge, via un parcours sensiblement différent - Véronique Olmi avouera que le choc existentiel qui l'a menée à Dostoievski provient d'un rejet ..de sports d'hivers, tandis que Geneviève Olmi imputera son âme slave à la diversité de ses origines familiales - les écrivains évalueront l'impact de celle-ci sur leur vision du monde. Et Véronique Olmi d'affirmer qu"Oser lire des livres, c'est oser accepter de ne pas comprendre" Accéder à la littérature, "c'est ouvrir le couvercle de la casserole pour voir ce qui s'y cuit" Dans le cas de Dostoïevski, il s'agit "d'accepter que le bien et le mal aient des frontières floues". De son côté, Geneviève Brisac illustrera cette façon de penser le monde au départ de la littérature, par la lecture d'un extrait de Loin de Byzance de Josip Brodski.
Un matin décidément hors du commun.
AE
Bonne fête à tous les Français.
06:00 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen, Festival de la Correspondance de Grignan, Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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10 juillet 2011
Festival de la correspondance de Grignan: au menu - conclusif - de ce dimanche 10 juillet

Tandis que le soleil se lève - pour le dernier jour du Festival- sur Grignan et sa proche région...pointons quelques perspectives savoureuses - et de subjectivité assumée - qui s'offrent au menu du jour. Il va sans dire que je vous engage pareillement à consulter le programme officiel du Festival pour y affiner votre propre sélection.
12h30 (Jardin des lettres) Lecture par Bernard Yerlès d'Astolphe de Custine, un voyage épistolaire dans la Russie de 1839,
Spectacle recommandé
Adaptation libre de Gérard Stehr
S'échappant l'espace d'un week-end à un agenda cinématographique et télévisuel chargé, Bernard Yerlès, désarmant de simplicité , craquant de vérité, prête sa voix au marquis, célèbre auteur de La Russie en 1839, dans lequel il consigne son voyage de (Saint-)Petersbourg à Moscou et ses observations -prémonitoires - sur le despotisme ambiant . Et lemarquis de fustiger un peuple aveuglé par le fétichisme monarchique. Et le célèbre voyageur de constater que, parti en Russie pour y glâner quelque précept en matière de gouvernement, il en revient "partisan des constitutions.
17h15 (Jardin du Mail) Lecture - spectacle: Diderot en Russie
Spectacle -et ouvrage- recommandés
Adaptation libre de Gérard Stehr (éd. Triartis) , avec Christiane Cohendy et Jean-Pierre Malo
Répondant à l'invitation de Catherine II de Russie, à qui il vend sa bibliothèque, Diderot tentera de faire évoluer la despote éclairée. Il se rend ainsi à Saint-Petersbourg pour un séjour d'un an et demi. La corresponodance se fait bientôt conversation qui met conjointement en scène l'obligation de reconnaissance et ...l'impériale impertinence du philosophe. Nous reviendrons prochainement sur le texte de l'ouvrage.
19 heures (Collégiale) Lettres de Boris Pasternak à Evguénia , adaptées librement et lues par Didier Bezace.
Flamboyante fresque d'un amour qui ne l'est pas moins et unit Boris à Evguénia, son épouse et muse..
22heures (Collégiale) c'est sur un Dostoievski aux prises avec le démon du jeu et une épouse dévouée que s'achève la 16e édition du Festival. Librement adaptée par Virgill Tanase, la correspondance sera lue par Patrick Chesnais et Marianne Basler, figures bien connues du petit écran.
Votre attachée spéciale au Festival, Apolline Elter, qui vous donne rendez-vous, très prochainement pour le bilan de cette seizième édition.
06:53 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09 juillet 2011
Fesstival de la correspondance de Grignan: au menu de ce samedi 9 juillet
Tandis que le soleil se lève - mais oui - sur Grignan et sa proche région qu'il caresse votre cyprès horaire de son angle matinal, pointons quelques perspectives savoureuses qui s'offrent au menu de ce jour. Il va sans dire que je vous engage pareillement à consulter le programme officiel du Festival pour y affiner votre propre sélection.
A 12h15 (Jardin du Mail) Lecture - Spectacle: Diderot en Russie
Adaptation libre de Gérard Stehr (éd. Triartis) , avec Christiane Cohendy et Jean-Pierre Malo
Répondant à l'invitation de Catherine II de Russie, à qui il vend sa bibliothèque, Diderot tentera de faire évoluer la despote éclairée. Il se rend ainsi à Saint-Petersbourg pour un séjour d'un an et demi...
17h15 (Jardin du Mail) Moscou la Rouge, de Carole Thibaut (Prix Durance - Beaumarchais SACD 2011 - éditions Triartis)
Mise en lecture Clément Poirée, avec Naïdra Ayadi, Sandy Ouvrier et Alexandrine Serre.
Du nom d'un parfum populaire au sang de trois femmes dont les destins vont se croiser tragiquement, les lettres se font l'écho (voir billet sur ce blog, en date du 16 juin)
17h30 (Jardin des lettres) Lecture par Bernard Yerlès d'Astolphe de Custine, un voyage épistolaire dans la Russie de 1839,
Adaptation libre de Gérald Stehr
S'échappant l'espace d'un week-end à un agenda cinématographique et télévisuel chargé, l'acteur prêtera sa voix au marquis, célèbre auteur de La Russie en 1839, dans lequel il consigne son voyage de Saint-Petersbourg à Moscou et ses observations -prémonitoires - sur le despotisme ambiant...
Votre attachée spéciale au Festival, Apolline Elter, séduite une fois encore par l'aimable et élégante affluence qui voit les sièges des rencontres et spectacles combles, sous le soleil chaud - oh que oui - radieux et paisible de la délicieuse bourgade.
Rendez-vous le 15 juillet pour le compte rendu du "petit déjeuner de l'Epistolière", qui réunit, hier, autour de Véronique Olmi et de Genviève Brisac, une quinzaine de convives, ravis d'une rencontre toute simple de cordialité. Cette mise en appétit décida la plupart des participants à rejoindre le Festival et la rencontre, animée par Gérard Meudal, qui vit les deux écrivains évoquer l'empreinte de la littérature russe dans leurs oeuvre et vie...
06:18 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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08 juillet 2011
Fesstival de la correspondance de Grignan: au menu de ce vendredi 8 juillet
Tandis que le soleil se lève - à nouveau - sur Grignan et sa proche région et après le convival petit déjeuner de l'Epistolière (Grillon) qui attend, autour de Geneviève Brisac et de Véronique Olmi, une palette éclairée de lecteurs de l'Evénement et invités, pointons quelques perspectives savoureuses qui s'offrent au menu du programme. Il va sans dire que je vous engage pareillement à consulter le programme officiel du Festival pour y affiner votre propre sélection.
A 11h (Cour des Adhémar) Rencontre: Geneviève Brisac et Véronique Olmi: L"oeuvre russe une source d'inspiration.
Romancière (Une année avec mon père, Petite, Week-end de chasse à la mère, Angleterre, ..), dramaturge, éditrice (Ecole des loisirs), critique littéraire et auteur de livres pour les enfants et adolescents, Geneviève Brisac est imprégnée de littérature russe dans sa vie quotidienne et chacun de ses écrits.
Lauréate du Prix Durance –Beaumarchais 2008 pour Une séparation (Triartis), Véronique Olmi poursuit un parcours remarqué de dramaturge, romancière et novelliste. Les œuvres de Dostoïevski (L’Idiot, Crimes et Châtiments,Souvenirs de la Maison des Morts, ..) sont le fondement conjoint de ses écrits et de ses réflexions.
A 12h30 (Jardin des Lettres) Lecture de Marina Tsvetaeva, vivre-écrire-vivre , librement adapté par Véronique OLMI. (Reprise)
" Une lettre, ce ne sont pas des mots mais une voix"
La poétesse russe, épouse de Sergueï Efron et mère d'Adriana Efron, vivra une passion fulgurante avec Konstantin Rodzevitch, traduite dans une série de lettres - intenses (voir sur ce blog: Lettres de la montagne & Lettres de la Fin) dont Véronique Olmi nous propose une adaptation magistrale , lue par une Norah Krief.... époustoufflante. Modulant ave brio les registres vocaux, la comédienne se fait tempête et accalmie, recherche d'authentique et lutte forcenée contre "la désespérante grossièreté de la vie quotidienne."
Une lecture que je vous recommande hautement. Possibilité d'acheter des billets à l'entrée du jardin des lettres
15h30 (Cour des Adhémar) Rencontre avec Andréï Makine pour l'ensemble de son oeuvre.
Ecrivain russe de langue française, Andréï Makine est notamment l'auteur du Te.stament français (Mercure de France 1995) qui lui valut l'exceptionnel cumul des Prix Goncour, Goncourt des et Médicis! La musique d'une vie (2001) fait partie également des indispensables de votre bibliothèque
19 heures (Collégiale) A la recherche de Proust et de Gallimard ( carte blanche à l'occasion du centenaire de la Maison d'édition)
Adaptation libre de Pierre Aknine et Gérard Walravens, avec Pierre Aknine et Daniel Mesguish
La correspondance - et l'amitié parfois orageuse - de deux monstres sacrés du XXe siècle, l'écrivain et l'éditeur, fera entrer les spectateurs dans les coulisses de leurs activités et secrets de tempéraments très différents..
22 heures (Collégiale) Lecture-spectacle: Tourgueniev et Flaubert, Une franche amitié.
Adaptation libre de François Mauricette (ed. Triartis)- Avec Thierry Hancisse et Bruno Abraham-Kremer
17 ans d'une amitié radieuse, cette fois , et du partage de valeurs morales qui fera dire à Gustave Flaubert qu'Ivan Tourgeniev est "le seul mortel avec qui il aime causer".
Votre attachée spéciale au Festival, Apolline Elter
06:59 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07 juillet 2011
Festival de la correspondance de Grignan: au menu de ce jeudi 7 juillet
Tandis que le soleil se lève sur Grignan et sa proche région, pointons quelques perspectives savoureuses qui s'offrent au menu du jour. Il va sans dire que je vous engage pareillement à consulter le programme officiel du Festival pour y affiner votre propre sélection.
A 11 heures (Cour des Adhémar), Jean-François COLOSIMO, invité d'honneur du Festival, examinera le testament prophétique de DOSTOIEVSKI, la genèse du nihilisme, totalitarisme et terrorisme dans la Russie de 1917.
Dostoievski, prophète du nihilisme?
Président du Centre national du Livre (2010), Jean-François Colosimo, journaliste, essayiste, écrivain, philosophe, éditeur, spécialiste du christianisme et de l'orthodoxie ... nourrit des liens solides avec la culture russe. Parmi les ouvrages publiés, retenons L'Apocalypse russe (Fayard, 2008)
A 12h30 (Jardin des Lettres) Lecture de Marina Tsvetaeva, vivre-écrire-vivre , librement adapté par Véronique OLMI.
La poétesse russe, épouse de Sergueï Efron et mère d'Adriana Efron vivra une passion fulgurante avec Konstantin Rodzevitch, traduite dans une série de lettres - intenses (voir sur ce blog: Lettres de la montagne & Lettres de la Fin) dont Véronique Olmi nous propose une adaptation, lue par Norah Krief.
19 heures (Collégiale) Lecture par Claire CHAZAL d'une correspondance d'Ariadna Efron à Boris Pasternak, vivre dans l'avenir, librement adaptée par Didier Goupil.
La fille de la poétesse Marina Tsvétaeva, exilée avec ses parents, à Paris, rejoindra l'URSS à 25 ans où elle connaîtra de longues années de camps , condamnée pour ses "comportements anti-sociaux". Elle sera libérée et réhabilitée en 1955. C'est fin des années '40 qu'elle entame une correspondance avec Boris Pasternak, tandis qu'assignée à résidence à Riazan, elle y donne des cours de dessin.
Votre attachée spéciale au Festival, Apolline Elter
07:14 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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06 juillet 2011
Ouverture du 16 festival de la Correspondance de Grignan
Cela fait quelques mois que nous vous en parlons, le jour est (enfin) arrivé qui inaugurera, sous les rayons estivaux de la Mairie de Grignan, le 16e Festival de la Correspondance (présentation générale en vitrine gauche du blog - cliquer sur la plume du beffroi)
Le coup d'envoi sera donné, en fin d'après-midi, par Bruno Durieux, Maire de Grignan et fondateur du Festival, Anne Rotenberg, qui en assure la programmation et l' orchestration, Claire Chazal, bienfaisante marraine, et Jean-François Colisimo, invité d'honneur de l'année.
Président du Centre national du Livre (2010), Jean-François Colosimo, journaliste, essayiste, écrivain, philosophe, éditeur, spécialiste du christianisme et de l'orthodoxie ... nourrit des liens solides avec la culture russe. Parmi les ouvrages publiés, retenons L'Apocalypse russe (Fayard, 2008)
La Collégiale de Grignan se fera, à 22 heures, le théâtre d'une lecture - spectacle "Les Tolstoï, une lutte à mort" , librement adaptée par Séverine Vincent et Ladislas Chollat. Elle réunira Michel AuMONT et Josiane STOLERU à l'interprétation.
Votre attachée spéciale au Festival, Apolline Elter
06:05 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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05 juillet 2011
Lettres de la montagne & Lettres de la fin
Prélude au Festival de la Correspondance de Grignan qui entame mercredi 6 juillet sa 16e édition (informations en vitrine du blog) et à le lecture de la correspondance de la poétesse russe, Marina Tsvetaeva, librement adaptée par Véronique Olmi, les jeudi 7 et vendredi 8 juillet (12h30 - Jardin des lettres), penchons-nous sur la traduction (et présentation) par Nicolas Struve de trente-et-une lettres adressées à Konstantin Rodzevitch, au cours de la liaison fulgurante qui ponctua l'existence des amants.
Tandis qu'elle s'apprête à rejoindre Prague, en cet été d'exil 1923, Marina Tsvetaeva sent que sa vie prend un tournant décisif. Un homme est venu à elle - " Radzévitch" qui réussit tout simplement à la rendre heureuse. Une gageure dans le parcours de la poétesse ... - elle mettra fin à la liaison à la fin de l'année - et une passion qui trouve écho dans ces 31 lettres conservées par son destinataire.
" Arlequin! - Voilà comment je vous appelle. Premier Arlequin d'une vie, où je ne compte plus - les Pierrots! Pour la première fois, j'aime un homme heureux, et pour la première fois, peut-être, je cherche le bonheur, non la perte, je veux prendre et non donner, être et non disparaître! Je sens une force en vous, cela ne m'était jamais arrivé. La force d'aimer non pas toute moi - un chaos - mais le meilleur de moi, l'essentiel en moi."
Lettres de la montagne et lettres de la fin, Marina Tsvetaeva, traduites du russe et présentées par Nicolas Struve, Clémence hiver éditeur, 2005, 190 oo, 17 €
07:16 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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