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22 septembre 2017

A vos plumes - Concours de nouvelles 2018

concours-nouvelles.jpg

 

Estimés visiteurs à la plume affûtée. 

J'ai la joie de vous annoncer que je rallie le jury de sélection du sympathique concours de nouvelles organisé par la maison d'édition Triartis, chère à notre blog, à notre amitié.

J'en suis honorée.

Et vous engage partant, à participer - en imagination  - à cette tuerie de textes qui feront exploser la boîte e-mail desdites éditions

Comment procéder? 

Vous êtes francophone, majeur ( plus de 18 ans) et résidez en un point de la planète Terre.

Vous rédigez un texte répondant au thème, dont l'action se déroule dans les 48 heures qui entourent la Saint-Valentin. L'arme du crime, le nombre des victimes et de leurs meurtriers sont laissés à votre libre arbitre.  

La nouvelle ne dépassera pas les 3500 mots (24.000 caractères) . Vous l'envoyez par mail aux éditions Triartis : triartis@gmail.com avant le 20 décembre à 23h59 - le cachet de messagerie faisant foi  . Il vous faudra respecter les normes de police - classique,  en cas de meurtre(s)  - et de mise en page prescrites par les organisateurs du concours, leur envoyer formulaire d'inscription et chèque de 5 euros au 19 rue Pascal  - 75.005 Paris avant le 1er décembre.

Sélectionnés par un jury hautement qualifié, les six meilleurs textes seront voués à un destin des plus enviables, lors d'une soirée festive organisée par et en la maison d'édition, au début du printemps.

Tous détails pratiques et bien d'autres vous sont exposés sur le site de la maison d'édition - sous l'onglet "événements' : http://www.triartis.fr/evenements.html

Il va sans dire qu'On compte sur vous!

 

Apolline Eler 

31 juillet 2015

Prix Audiolib 2015

 

Non, je ne vous révélerai pas, chers visiteurs, l'audiolib qui recueillera mes suffrages pour l'attribution du Prix 2015

 

Sachez que cinq finalistes sont en lice

A savoir:

image003.jpg

-  Constellation d’Adrien Bosc lu par Bernard Gabay

En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis lu par Philippe Calvario

-  Yeruldelgger de Ian Manook lu par Martin Spinhayer

Le Vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda lu par Féodor Atkine

Trois mille chevaux vapeur d’Antonin Varenne lu par Philippe Allard

 Que je vais, d'un clic unique, sur le lien http://www.prix-audiolib.fr/vote.php ou même  http://bit.ly/1sUaCAS  dessiner ma ..constellation et

Que je vous engage vivement à en faire autant

Avant le 29 août, impérativement

 

Votre Apolline, 

27 octobre 2014

Prix audiolib 2014

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas, lu par Dominique Pinon Vous souvient-il de la sélection du Prix Audiolib 2014 et d'un "concours de circonstances"  relayés par notre blog, une semaine estivale durant ? 

J'ai le plaisir de vous en annoncer le résultat: le prix a été attribué à L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, un premier roman de Romain Puértolas (chronique sur notre blog) lu par Dominique Pinon

Félicitations à l'heureux élu.. et à l'heureux attributaire de l'audiolivre via notre blog.

AE

11 juillet 2014

Vote pour le Prix Audiolib 2014 V

Cinquième et dernier titre en lice pour le Prix Audiolib 2014, remis, je vous le rappelle, le 13 octobre prochain

Un  premier roman loufoque qui avait marqué la rentrée 2013 - chronique sur votre blog préféré - et une interprétation qui épouse à merveille le côté saugrenu de l'intrigue. C'est notre avis perso.

Voyons l'argument qu'en propose le site Audiolib 

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

De : Romain Puértolas

Lu par : Dominique Pinon

Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste, une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

 Concours... de circonstances: soyez le (la)  premier(e) à marquer votre intérêt pour ce titre,  via l'onglet : Me contacter. Il vous sera... offert, par AudioLib neuf, sous blister .

Voici que se conclut la semaine thématique,  le survol des 5 titres proposés à la sélection du Prix Audiolib 2014.

Je vous encourage à voter pour le titre de votre choix, sur le site: http://www.prix-audiolib.fr/ et ce, avant le 25 août prochain. Je vous donnerai des nouvelles du titre retenu

10 juillet 2014

Vote pour le Prix Audiolib 2014 IV

Avant dernier jour de notre semaine consacrée à la sélection du Prix Audiolib 2014 (présenté en notre billet de ce lundi 7 juillet) En lice, lu par l'auteur, le sympathique Prix Goncourt 2013, 

 

Présentation, extraite du site d'Audiolib: 

Au revoir là-haut

De : Pierre Lemaitre

Lu par : Pierre Lemaitre

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. » Au lendemain du plus grand carnage du xxe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des « sentiers de la gloire » à l'apologie de la patrie victorieuse, ils se joueront d'une piété qui n'honore les morts que pour mieux oublier les survivants. Fresque d'une rare cruauté, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14. Dans l'atmosphère délétère des lendemains qui déchantent, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Notre avis perso: La voix de Pierre Lemaître habille d'humanité ce tableau particulièrement percutant des lendemains d'une guerre effroyable.

Concours... de circonstances: soyez le (la)  premier(e) à marquer votre intérêt pour ce titre,  via l'onglet : Me contacter. Il vous sera... offert, par AudioLib neuf, sous blister .

09 juillet 2014

Vote pour le Prix Audiolib 2014 III

Troisième volet du vote qui vous est proposé tout au long de la semaine(voir billet de ce lundi 7 juillet), nous ouvrons notre pavillon (auditif) au 

En voici l'argument, extrait du site d'AudioLib: 

Docteur Sleep

De : Stephen King

Lu par : Julien Chatelet

Dans Docteur Sleep, Stephen King renoue avec l'histoire et le personnage de l'un de ses plus grands succès: Shining. Le petit Dany Torrance est désormais adulte. Il a échappé au sort de son père alcoolique et travaille en tant qu'aide-soignant dans un hospice où il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser la souffrance des mourants. Il rencontre Abra, fillette de 12 ans, pourchassée par un étrange groupe de voyageurs...
King signe un livre magistral, d'une richesse inouïe : à la fois conte fantastique, roman d'aventure, thriller et allégorie de l'Amérique contemporaine - il nous prouve qu'il est bel et bien le Roi.

Une interprétation au plus près de l'univers de Stephen King, où derrière chaque personnage peut surgir l'horreur absolue.

 Concours... de circonstances: soyez le (la)  premier(e) à marquer votre intérêt pour ce titre,  via l'onglet : Me contacter. Il vous sera... offert, par AudioLib neuf, sous blister .

08 juillet 2014

Vote pour le Prix Audiolib 2014 II

Deuxième feuilleton de notre concours (voir billet du lundi 7 juillet) , nous nous penchons, ce jour, sur

En voici l'argument, extrait du site d'Audiolib

L' Appel du coucou

De : Robert Galbraith

Lu par : Lionel Bourguet

Une nuit à Londres, Lula Landry, célèbre mannequin, est retrouvée défenestrée. Son frère, John Bristow, ne croit pas au suicide et contacte Cormoran Strike, détective privé. Strike est un homme à la dérive : il a perdu une jambe à la guerre et sa vie est un désastre. Chargé par Bristow d'enquêter sur la mort de Lula, il se résout à plonger dans les eaux glauques que dissimulent les paillettes de la vie noctambule. Trahisons, secrets, vengeance émergeront peu à peu jusqu'à l'explication finale. Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L'Appel du Coucou, premier volet des aventures du détective Strike, s'inscrit dans la tradition du grand roman policier classique illustrée par Ruth Rendell et P.D. James.

Une interprétation haletante, rendant palpable l'inquiétante noirceur de ces personnages apparemment festifs que l'on croise au coin d'une rue, la nuit

 

Concours... de circonstances: soyez le (la)  premier(e) à marquer votre intérêt pour ce titre,  via l'onglet : Me contacter. Il vous sera... offert, par AudioLib neuf, sous blister .

07 juillet 2014

Vote pour le Prix Audiolib 2014 I

Je vous en ai parlé - ce lundi 7 juillet consacre, en votre blog bien aimé, le début de la semaine consacrée au Prix Audiolib 2014.

Logo Audiolib (1).png

 

A savoir, cinq titres ont été retenus pas un jury, bloggeur, de présélection, qui seront départagés par vos soins et oreilles attentives en vue de la remise, le 13 octobre du Prix AudioLIb 2014.

Nous vous en présentons les arguments
 

Premier, dans la séquence alphabétique des noms d'auteurs, 

Le quatrième mur de Sorj Chalandon, Prix Goncourt des Lycéens 2013 (billet de faveur en vitrine du blog) 

Présentation, extraite du site d'Audiolib: 

 "L'idée de Sam était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »

Féodor Atkine, par son intensité contenue, réussit à réinstaller le pouvoir des mots dans les tumultes des combats et l'horreur des massacres : une interprétation qui est un hommage au roman bouleversant de Sorj Chalandon.

Notre avis perso: Tout à fait exact. Sobre. Poignant. Bouleversant.

Concours... de circonstances: soyez le (la)  premier(e) à marquer votre intérêt pour ce titre,  via l'onglet : Me contacter. Il vous sera... offert, par AudioLib neuf, sous blister .

20 juin 2014

Les Estivales 2014

Voici que nous revient le temps des Estivales du Pavillon 

Grillon et divers été 2009 032-1.jpg

Temps béni pour  votre blog préféré d'insuffler un peu de mistral à ses chroniques, d'en alléger l'actualité - littéraire - d'une série de semaines thématiques.

Le temps de potasser les parutions de la rentrée - elles fleurissent déjà nombreuses à l'entrée de la boîte aux lettres et répandent à l'envi leur parfum de promesses.

Quelques rendez-vous de l'été:

sigle Estivales.jpg- Du 1er au 6 juillet, le Pavillon se fera relai du Festival de la correspondance de Grignan et d'une 19e édition intitulée, 1914, Entre Belle époque et Guerre (cliquer sur l'affiche en vitrine gauche du blog) 

Logo Audiolib.png

Concours de...circonstances

- La semaine du 7 embrayera illico sur Le Prix AudioLib 2014, auxquels vous êtes cordialement invités à participer .

A savoir, cinq titres ont été retenus à la sélection du Prix 2014 (remis le 13 octobre prochain):  Le quatrième  mur (Sorj Chalandon) , Au revoir Là-Haut (Pierre Lemaître), L'extraordinaire voyage  du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (Romain Puertolas)  L'appel du coucou ( Robert Galbraith) et Docteur Sleep (Stéphen King) 

Je vous présenterai l'argument de chacun, extrait du site d'AudioLib, agrémenté d'un petit avis perso....

Chaque jour, un exemplaire de l'Audiolib présenté sera offert au visiteur qui aura le premier manifesté son intérêt (via l'onglet: Me contacter) 

Vous serez alors invités à voter pour le titre de votre choix, avant le 25 août sur le site consacré: 

http://www.prix-audiolib.fr/

Voilà qui agrémentera,  à n'en pas douter, votre route des vacances.

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Quelques chroniques, incipit, infusions littéraires,  bons plans d'escapades culturelles, vous mèneront tout doux, au mois d'août, tandis que se profilera téléchargement (6).jpgL'Intime Festival ( à Namur - cliquer sur la vignette en vitrine du blog) , apothéose des Estivales.

 


 

 

09 juin 2012

Moi, j'attends de voir passer un pingouin

"Moi,j'attends de voir passer un pingouin, cette phrase qui m'habite et semble dépourvue de sens est un mantra pour desserrer l'étau. Entendant ou lisant ces syllabes absurdes, les hommes épris de sérieux, les représentants de l'ordre et de la loi, leurs amis, leurs alliés, les rédacteurs en chef, les directeurs commerciaux, les financiers, les responsables de tout acabit haussent les épaules et passent leur chemin.

Nous voici tranquilles."

9782362790287.jpgDe facture avenante, fraîche et (apparemment) candide,  le nouveau roman de Geneviève Brisac crie ces révoltes répétées du quotidien, qui sous la plume de l'écrivain prennent subtilement un tour existentiel.

Entamant avec le lecteur une conversation à bâtons rompus pétrie  de références livresques, d'observations linguistiques, psychologiques, philosophiques,  zoologiques...la narratrice prend à témoin une galerie de personnages courageux et marquants, tels Walter Benjamin, Rosa Luxembourg, Rosa Bonheur, Doris Lessing, Virginia Woolf ...et s'interroge sur les lignes directrices de nos existences terrestres.

La conversation est coupée de dialogues terre-à-terre avec Céleste, la femme de ménage et de requêtes de Nelson, son fils, qui manifeste 'la sagesse inquiétante des enfants qui ont pris tôt l'habitude de veiller sur des grandes personnes fragiles."

Conclu d'un autoportrait poignant, ce petit livre sincère et charmant propose plusieurs niveaux de lecture, nous invitant, si bon nous semble, à suivre l'écrivain en son émouvante fragilité.

Généreuse Geneviève Brisac.

AE

Moi, j'attends de voir passer un pingouin, Geneviève Brisac, roman, Alma Editeur, avril 2012, 108 pp, 13,8 €

06 juin 2012

Prix littéraire Prince Alexandre de Belgique

prince-alexandre-of-belgium.jpg Passionné de lectures -  à connotation historique ou scientifique principalement-   S.A.R. le Prince Alexandre de Belgique nous a quittés, il y aura bientôt 3 ans.

Pour rendre hommage à sa mémoire, son épouse, S.A. R la Princesse Léa de Belgique organise, cette année, via le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique,  la première édition d'un prix littéraire, qui récompensera deux essais historiques ou philosophiques (un en français, un en néerlandais) favorisant la connaissance de l'Histoire et du patrimoine de notre pays.

Les modalités pratiques d'organisation du prix sont confiés au Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles (  www.mlmb.be ) et à la maison d'édition Avant-Propos (www.avantpropos.eu) . Le jury est composé d'un comité de lecture  assez prestigieux, dans lequel siègent notamment  Jacques Brédael, Christian de Duve, Mark Eyskens, Hervé Gérard, Jean-Christophe Hubert, Gérard Lhéritier, Patrick Weber ....

En pratique, les candidats au prix devront être de nationalité belge et envoyer pour le 31 août au plus tard, à la maison d'édition Avant-Propos,  un texte inédit (doté d'un titre) de 200.000 à 250.000 caractères, espaces compris, susceptible d'être publié.

La proclamation du prix aura lieu, le 29 novembre, de chaque année, date anniversaire du décès de S.A.R Le Prince Alexandre de Belgique.

Outre la possibilité d'être publiés, les lauréats recevront 2.000 €.

Vous pourrez obtenir le règlement du concours ainsi que toute information pratique auprès de ses organisateurs, via les sites Internet précités (et celui du fonds d'entraide : www.fondsdentraidehulpfonds.be ) ou, pour les questions ponctuelles,  par messagerie électronique:

- François-Xavier Remion: fx@actionetcommunication.be

- Avant-Propos: info@avantpropos.eu

-  Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles: info@mlmb.be

A suivre, assurément,

Apolline Elter

 

01 mars 2012

Tempo di Roma

L'enjeu de notre dernier "Concours de circonstances" - celui qui célébrait les 200.000 visites du blog - était de nous faire part d'un coup de coeur de lecture. La gagnante incontestée en est Adrienne qui nous livre un vrai et beau coup de coeur, sigle cadeau.jpgcelui pour un livre quincagénaire, Tempo di Roma, d'Alexis Curvers (Robert Laffont- 1957). Nousreproduisons l'intégralité de son texte, en cette fête de la lecture qui voit l'ouverture, ce matin à 10 heures, de la 42e édition de la Foire du Livre de Bruxelles.

Adrienne est l'heureuse attributaire du dernier roman d'Agathe Gosse, Les hommes que Rosa aimait, paru aux Editions Luce Wilquin. (oct.2010)

Je vous invite à consulter son blog: http://adrienne.skynetblogs.be 

Et vous donne rendez-vous à la Foire du Livre de Bruxelles.

  Le coup de coeur d'Adrienne:

Je lis "Tempo di Roma", d'Alexis Curvers, écrivais-je sur le blog d'une autre lectrice en réponse à sa question hebdomadaire: "Et vous, que lisez-vous?"

- Je ne connais pas cet auteur, m'a-t-elle répondu.

- Normal, lui ai-je dit, il est Belge ;-) Et pourtant, et pourtant... quel beau livre!

 La première édition a paru chez Laffont en 1957. Depuis presque cinq ans, je cherchais ce titre et voilà que je l'ai enfin trouvé, ultime exemplaire dans les rayonnages de la belle librairie Tropismes à Bruxelles.

Tout est déjà dans les premières lignes: l'amour de l'Italie en général et de Rome en particulier, la belgitude et assez de tension entre ce qui est dit et non dit pour avoir une furieuse envie de lire la suite... Voici l'incipit:

 "D'une façon, j'aurais mieux fait de rester à Milan. Il est vrai qu'alors il serait arrivé d'autres choses: c'est ce qu'on oublie toujours. A Milan, je serais probablement en prison. Mais mon coeur ne serait pas mordu affreusement comme il l'est aujourd'hui. On peut dire même, évidemment, que j'aurais mieux fait de rester dans mon pays, chez ma mère. Sans doute aurais-je fini par m'habituer à ce qu'on appelle la sagesse, aux fourneaux astiqués, aux pommes de terre frites et à la bière (...). A Milan, c'était bien: il y avait le soleil, la couleur, la beauté monumentale, des jardins arrangés en vue du plaisir, mais tout de même une espèce de sens pratique et des cabinets généralement propres. La police avait fort à faire (...) J'avais été jeté là par hasard, par la guerre qui m'avait promené presque par toute l'Europe, tantôt prisonnier, tantôt volontaire, le plus souvent ne sachant au juste lequel des deux ni dans quel camp. Il ne m'échappait pas que les idées trop nettes émoussent l'instinct de conservation et sont une entrave pour la liberté. Mon indécision m'ayant porté bonheur, je cessai de rougir d'elle dès qu'elle eut découvert en Italie ses titres de noblesse en même temps que sa terre promise."

  Le narrateur quitte donc Milan, assis à l'arrière de la motocyclette d'un certain Ambruccio qui l'emmène à Rome par maints détours. Ils arrivent ainsi un beau matin sur le Monte Mario:

 "- Et qu'est-ce que c'est que ce patelin qu'on aperçoit dans le fond?

Il [Ambruccio] s'arrêta et, très grand seigneur, avec un geste de présentation, déclara:
- C'est Rome." (page 47)

Comme il n'a pas de permis de séjour, il n'ose s'aventurer dans la ville et préfère attendre à la Porta del Popolo qu'une opportunité se présente. C'est sa connaissance de l'allemand qui lui offre son premier job: il fera le guide touristique pour un groupe de Suisses, découvrant ainsi Rome en bus en même temps qu'eux.

"Puis nous tournâmes autour d'une sorte d'immense terrain de football abandonné, dont il semblait que des spectateurs furieux eussent anéanti les tribunes et sauvagement piétiné la surface; après quoi la police en avait ordonné la fermeture définitive et l'herbe folle avait tout recouvert. C'était le Circo Massimo." (p.73)

  - Tu me donnes envie de le lire, me dit ma blogamie.

  Voilà qui me réjouit! Ainsi, le nom d'Alexis Curvers ne lui fera plus penser à des boîtes de rangement en plastique ;-)"

Signé: Adrienne

 

Alexis Curvers, "Tempo di Roma", Labor littérature, Espace Nord, Luc Pire 2007, pages 19-20

27 janvier 2012

200.000 visites

HIver 017.jpgC'est le chiffre qui , ce mardi 31 janvier,  s'est affiché a au compteur - content - de votre blog préféré, chers visiteurs....

L'occasion de vous remercier pour cette fidélité et ces plus de 200 visites quotidiennes  (246, en moyenne) qui traduisent, je le crois, votre intérêt pour les chroniques et manifestations littéraires du blog.  De remercier les éditeurs, qui m'envoient leurs publications, me témoignant par là une confiance qui m'honore. 

Vos commentaires et coups de coeur sont plus que jamais bienvenus. Si vous ne désirez pas les voir publier sur le blog, il suffit de m'envoyer un mail (cliquer sur l'onglet "me contacter" )  Vous savez que je vous répondrai.

Et puis, ce n'est pas tous les jours qu'on affiche 200.000 visites.. Je vous propose de m'envoyer un billet  d'un coup de coeur culturel. Le visiteur dont je publierai le texte se verra gratifié de l'envoi d'un livre (choisi dans une sélection de cinq ouvrages). Il suffit d'envoyer le billet avant le 29 février, o heure(s),  à l'adresse du blog - l'horloge d'Outlook faisant foi - Le billet sera publié le 1er mars, jour d'ouverture de la Foire du Livre de Bruxelles...

Quand je vous dis que c'est un concours...de circonstances...

Apolline Elter

25 décembre 2010

Au train

Où filent les visites - vous êtes entre 146 et 186 à consulter chaque jour le blog, chargeant de 346 à 1166 pages (là, je m'inquiète quelque peu...) répartis en 38 % Français, 50 % Belges mais aussi Canadiens, Etats-Zuniens ....- nous franchirons sous peu le cap des 170.000 visites .

Cela se fête, comme Noël qui sévit ce jour et rassemble les familles zémues autour d'une table allègrement garnie et d'un sapin jonché de cadeaux..

Cadeaux, vous avez dit.

sigle cadeau.jpg

Cadeau, vous recevrez ...et serez emballé, vous qui, avant que ne soit franchi le cap fatidique de la 170.000e visite (le compteur supérieur faisant foi) m'aurez transmis par mail, une relation mémorable de cadeau. Je n'en dis pas plus, ne voulant bâillonner une imagination que je sais féconde.

Que cela ne vous empêche de passer un très Joyeux Noël et de nous retrouver demain, autour d'une rubrique gourmande, dédiée à nos chères têtes blondes..

AE

08 juin 2010

Action 150.000 visites

Votre blog préféré fêtera sous peu sa 150.000e visite.

Merci pour votre fidélité.

Soyez de ceux qui comptent: le visiteur qui cliquera sur le chiffre fatidique et imminent  de 150.000 est invité à imprimer la page et m'envoyer un mail.

Il recevra un exemplaire du Rattachement, de Didier Van Cauwelaert, à paraître jeudi 10 juin (Albin Michel) La pièce a été commandée à l'auteur niçois pour commémorer le ...150e anniversaire du rattachement du comté de Nice à la France.

Et puis, je vous donne rendez-vous jeudi pour la chronique de la pièce

Apolline Elter

22 octobre 2009

Annniversaire

"Ce blog avait deux ans..."

Jour anniversaire, en ce jeudi 22 octobre, de la naissance de votre blog aimé.

L'occasion d'un bilan:

Avec quelque 84.000 visites à ce jour, en ce compris les clics égarés et les consultations intensives des billets (un franc compteur-espion, répondant au nom de statcounter,  me signifie le pays d'origine de vos visites, leurs  motifs et le temps passé sur le site), le blog affiche une moyenne de 115 consultations quotidiennes.

Les conseils de lecture sont souvent suivis si j'en crois les aimables mails que vous m'adressez, à défaut de ces commentaires attendus, qui sont aussi rares que bienvenus. Tout porte à croire que vous souhaitez un contact direct, craignant sans doute d'afficher vos coordonnées e-mail à tous les vents (de blogs). De ce côté n'ayez pas (trop) de crainte et sachez-le, les échanges -culturels- sont la vocation de ce blog, pourvu qu'ils répondent à votre sincérité.

 

L'occasion d'un concours...de circonstances

L'ouvrage "Cadeau" qui vous a emballés depuis deux ans, se retire de la vente. Il reste quelques exemplaires qui feront la joie de tombolas et d'oeuvres ciblées.

Il fera peut-être aussi la joie de l'auteur du commentaire le plus constructif (et sympathique, j'entends) sur la vocation du présent blog. L'action débute ce jour anniversaire et prend fin le 15 novembre. Pour participer au concours, il suffit de doter votre aimable appréciation de la mention : anniversaire.

Une troisième année s'ouvre à nous. Je nous la souhaite fructueuse.

Pour les Editions de l'Ermitage,

Apolline Elter

 

31 décembre 2008

Concours

 

Chose promise, chose due...

Grand concours de commentaires sur le blog: le vainqueur recevra un exemplaire de Cadeau, L'ouvrage qui vous emballe, toujours publié aux Editions de l'Ermitage et signé Apolline Elter.

But du concours: relever in extremis la moyenne statistique des commentaires sur le blog.

Conditions de participation:

- habiter la planète Terre.

- être né avant le 1er janvier 2009.

- poster un commentaire sympathique et, si possible, sincèrement flatteur,  sur le blog (et non par courriel)  avant ce soir, minuit.

- le signer de ses coordonnées e-mail.

- ne pas encore avoir gagné d'exemplaire de l'ouvrage, lors d'un précédent concours.

A vos plumes - virtuelles - et belle fin d'année à tous!

Christine Jadoul

27 décembre 2008

Concours...de circonstances

Chers visiteurs:

 

A vos plumes: préparez un commentaire - je ne vous en dis pas davantage - que vous posterez, sur ce blog, mercredi 31 décembre, entre minuit une minute et onze heures cinquante-neuf minutes, cinquante-neuf secondes, ...

Rendez-vous, sur le blog, mercredi 31, dès minuit quinze...

 

31 juillet 2008

Dernier jour des soldes

L'Ermitage en action:

Jour J

LL'aaccttiioonn ss''aaddrreessssee uunniiqquueemmeenntt aauuxx ppeerrssoonneess qquuii vvooiieenntt  ddoouumamanbblleemaman::

Les Editions de l'Ermitage ont le plaisir de proposer une action spéciale soldes, ce 31 juillet de 00:01 à 23:59, l'heure de messagerie faisant foi.

L'action s'adresse aux seuls visiteurs sur les écrans desquels l'image de "Cadeau" s'affiche en deux exemplaires.

Toute commande d'un ouvrage dans le strict délai prescrit sera verra assortie d'un deuxième et même ouvrage, le tout pour 20 € frais de port inclus.

L'action vous permettra, non seulement de devenir expert en matière de cadeaux - le livre aborde joyeusement toutes les circonstances de présents, tous budgets confondus mais aussi d'offrir le second exemplaire à un être qui vous est cher.

Les commandes se feront par mail à l'adresse @:  edermitage@skynet.be

Mention : coup double.

Parutions du présent avis, les 17, 24 et 31 juillet.

Pour les Editions de l'Ermitage,

 Christine Jadoul

24 juillet 2008

Action soldes - Bis.

LL'aaccttiioonn ss''aaddrreessssee uunniiqquueemmeenntt aauuxx ppeerrssoonneess qquuii vvooiieenntt  ddoouumamanbblleemaman::

Les Editions de l'Ermitage ont le plaisir de proposer une action spéciale soldes, le 31 juillet de 00:01 à 23:59, l'heure de messagerie faisant foi.

L'action s'adresse aux seuls visiteurs sur les écrans desquels l'image de "Cadeau" s'affiche en deux exemplaires.

Toute commande d'un ouvrage dans le strict délai prescrit sera verra assortie d'un deuxième et même ouvrage, le tout pour 20 € frais de port inclus.

L'action vous permettra, non seulement de devenir expert en matière de cadeaux - le livre aborde joyeusement toutes les circonstances de présents, tous budgets confondus mais aussi d'offrir le second exemplaire à un être qui vous est cher.

Les commandes se feront par mail à l'adresse @:  edermitage@skynet.be

Mention : coup double.

Parutions du présent avis, les 17, 24 et 31 juillet.

Pour les Editions de l'Ermitage,

 Christine Jadoul

17 juillet 2008

Action - soldes- Action -soldes- Action - soldes

LL'aaccttiioonn ss''aaddrreessssee uunniiqquueemmeenntt aauuxx ppeerrssoonneess qquuii vvooiieenntt  ddoouumamanbblleemaman::

Les Editions de l'Ermitage ont le plaisir de proposer une action spéciale soldes, le 31 juillet de 00:01 à 23:59, l'heure de messagerie faisant foi.

L'action s'adresse aux seuls visiteurs sur les écrans desquels l'image de "Cadeau" s'affiche en deux exemplaires.

Toute commande d'un ouvrage dans le strict délai prescrit sera verra assortie d'un deuxième et même ouvrage, le tout pour 20 € frais de port inclus.

L'action vous permettra, non seulement de devenir expert en matière de cadeaux - le livre aborde joyeusement toutes les circonstances de présents, tous budgets confondus mais aussi d'offrir le second exemplaire à un être qui vous est cher.

Les commandes se feront par mail à l'adresse @:  edermitage@skynet.be

Mention : coup double.

Parutions du présent avis, les 17, 24 et 31 juillet.

Pour les Editions de l'Ermitage,

 Christine Jadoul

27 juin 2008

Remise officielle du Brillant

   1958_Brillant ORIGINAL
Le soleil inondait de ses rayons l'Hôtel de la Maison Delvaux, Boulevard de Waterloo,  pour la réception organisée, ce jeudi 26 juin,
en l'honneur des "ambassadrices du sac brillant".

 Delvaux remise du Brillant 007
Une quinzaine de superbes duos "Mères/filles", accompagnées de leur conjoints furent accueillies par François Schwennicke, administrateur délégué de Delvaux et félicitées pour la qualité des textes envoyés à l'occasion du concours organisé en février-mars 2008 par le magazine l'Evénement.

Violaine Muûls, rédactrice en Chef du magazine, conversa , radieuse, avec chacun des invités.

Delvaux remise du Brillant 003
 Et François Schwennicke de remercier chacune des participantes, avec la chaleur et l'affabilité  qui le caractérisent. La sélection fut rendue spécialement ardue par la qualité des textes proposés et l'implication des participantes, véritables témoignages d'attachement à la Maison Delvaux.

C'est Marie-Lise Lescot et ses deux filles, Ingrid et Christina qui furent désignées "ambassadrices du Brillant". Delvaux remise du Brillant 009

La lecture de leur texte complice et drôle à la fois ravit l'assemblée.

Les heureuses gagnantes se virent attribuer un sac spécialement réédité selon le modèle d'origine.Delvaux remise du Brillant 013

Ingrid et Marie-Lise Lescot.

Un reportage de cette soirée haute en couleurs et convivialité figurera dans le numéro de septembre du magazine l'Evénement.

Un tout grand merci à François Schwennicke, Pascale Delcor, Public relations et le personnel attentif qui fit de cette soirée une brillante réussite.

Apolline Elter.

Delvaux remise du Brillant 019

Joséphine et Nathalie MISSON

Delvaux remise du Brillant 023
Viviane et Caroline de Smet d'Olbecke

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Madeleine et Nathalie d'Ursel

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Violaine Muûls,  Aurélie et Bénédicte Coutellier

Delvaux remise du Brillant 029

 

Stéphanie et Bénédicte Lorfèvre: Delvaux remise du Brillant 032
Delvaux remise du Brillant 035
Véronique et Margaux Debehogne

19 juin 2008

Brillant anniversaire

   07-08 AH Brillant 58 vitello MM                                          Le Brillant, sac-phare de la Maison Delvaux fête cette année, ses cinquante printemps.

 Souvenez-vous, il avait été créé par une certaine Madame Goethals, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1958.

Une vingtaine de couples mères/filles ont participé en mars dernier au concours "ambassadrices  du Brillant" organisé par l'Evénement.

Il suffisait pour les Mamans d'être née la même brillante année que le sac et d'en imaginer,  une utilisation alternée,  avec  leur(s) fille(s).  Le concours a généré des textes attrayants, d'une réelle inventivité, véritables marques de complicité mères/ filles et d'attachement conjoint à la Maison Delvaux. La qualité des textes a rendu le processus de sélection,  ardu.

  Une réception, organisée par la Maison Delvaux, réunira, fin juin,  toutes les participantes et attribuera le Brillant de son choix au couple d'ambassadrices sélectionné.

  Suite dans nos prochaines éditions.

  Apolline Elter 

01 avril 2008

Pensée décoiffante

 Ne me dites pas que vous y avez cru.

 Je vous promettais, il est vrai, une pensée décoiffante en ce premier jour d'avril.

  Mais voilà.

  C'est le lundi qu'on pense , compense, dépense, sur le blog des Editions de l'Ermitage. Pas le mardi. Encore moins, le 1er avril.

 Pas grave.

  Je compte sur vous.

  Le visiteur qui relatera le meilleur canular, le poisson d'avril le plus spirituel qui lui a été donné de vivre, de réaliser,  gagnera  un exemplaire du best-seller "Cadeau", paru aux Editions de l'Ermitage. 

  Textes à envoyer à :edermitage@skynet.be

   Longueur: laissée libre.maman

  Date-limite de remise des textes : 30 avril 2008

Le texte sera publié sur le blog dans le courant du mois de mai.

Non mais.

12 février 2008

Dernièr mardi... de circonstances

   Dernier mais non des moindres, le texte d'Anaïs Valente -  Des baisers et des pralines - clôt la présentation des cinq textes primés à l'occasion  du concours de circonstances.

   Féliciations, une fois encore, à cette plume décidément talentueuse.

" Des baisers et des pralines
 
S’il est une période que j’ai eue en horreur toute mon enfance, c’est celle de la visite annuelle à la famille éloignée.  Vous avez dû connaître ça, vous aussi.  Un morceau de famille éloignée, tellement éloignée qu’on ne trouve rien à dire lors de cette rencontre, ou presque. J’y allais les pieds de plomb, en général à la Toussaint, histoire d’aller fleurir les tombes de lointains ancêtres disparus depuis le siècle dernier.  Je partageais un repas fait de mets inhabituels et infects.  Nous parlions de tout et de rien.  Surtout de rien, d’ailleurs.
 
Une fois venue l’heure de la séparation, je recevais systématiquement une boîte de pralines.  Oh non, pas des Neuhaus ou des Godiva, même pas des Léonidas.  Une grande boîte remplie de dizaines de petites pralines de piètre qualité, toutes plus immangeables les unes que les autres.  Un kilo de pralines acheté pour moins de cent francs (2,5 eur) au supermarché du coin.  Infectes.  Faites d’un chocolat qui contenait tout sauf du chocolat.  Farcies de mixtures indéfinissables, mais qui avaient un point commun : qu’elles soient composées de crème, de sucre, d’alcool ou de pâte pralinée, tout était mauvais.  Je garde peut-être de cette époque une sainte horreur des pralines, quelles qu’elles soient, même les plus prestigieuses.  Lorsque j’en reçois, je pratique toujours de la même façon : j’en prends une au hasard, je la croque puis, comme je n’aime jamais son contenu, je la jette, et ainsi de suite.  Occasionnellement, j’en découvre une à mon goût.  Rarement.
 
Mais le pire des cadeaux que je recevais lors de ces réunions familiales traditionnelles, c’était sans doute les baisers que m’offraient les enfants de cette famille si éloignée.  Oh rassurez-vous, de chastes baisers.  Des baisers de gamins prépubères.  De gros baisers.  Bien gras.  Bien collants.  Bien mouillés.  Bien claquants.  Bien sonores.  Bien gluants.  Tellement gluants que j’en gardais les joues mouillées durant plusieurs longues minutes.
 
Nous partions ensuite.  Nous quittions les lieux jusqu’à l’année suivante.  Moi, boîte de pralines sous le bras, joues encore humides de ces baisers tant redoutés.
 
A mon arrivée à la maison, j’allais me rincer le visage puis mettre mon kilo de pralines à la poubelle.  Ou bien mettre mes pralines à la poubelle avant de me rincer le visage.
 
L’ordre avait peu d’importance, le rituel était cependant immuable.

05 février 2008

Quatrième mardi...de criconstances

   La lauréate du concours a préféré garder l'anonymat.

   Elle nous vient de France - une fois encore - et plus précisément de Provence :

 "La scène se passe, il y a quelques années, à Noël. Les protagonistes : ma future ex-belle-sœur et sa future ex-belle-sœur, restée mienne.Tandis que le repas se prolonge et s’alourdit, une fois encore, d’une bûche plombée de crème au beurre – pitié – la famille se prépare au traditionnel échange de cadeaux. Affligée d’une rare avarice  – oui, à ce point, ce n’est pas courant – celle qui restera ma belle-sœur offre à sa future ex – mais cela, elle l’ignorait totalement – un flacon de parfum miniature. -          C’est pour ta collection, lui minaude-t-elle, du ton averti de celle qui a  visé juste. Et la future ex, de sentir le coup fourré. Lequel se manifeste bientôt à la lecture d’une mention, miniature : « Echantillon. Ne peut être vendu ».Et la future ex de pester, rager et de râler encore. D’exiger des explications par maris interposés.    

Affublé d’un même esprit d’économie et d’une généreuse dose de mauvaise foi, le mari  de la radine consommée argua que le cadeau avait tout de même de la valeur, car il avait été octroyé à l'achat d'un parfum de haute qualité...

     A ce compte-là, je me demande tout de même s’il n’eût pas mieux valu offrir le parfum  que son infâme réduction…" 

 

Anne Haut-Nismes (Haute-Provence)

   Toute notre sympathie à Anne et joyeux Noëls...tout de même.

Les Editions de l'Ermitage

 

  

 

29 janvier 2008

Les perles du concours... de circonstances

  C'est Eglantine, de Bretagne, qui nous livre ici, un récit drôle, attachant, criant de vécu. Nous avons adoré :  

 "Vous est-il déjà arrivé d’être convoquée dans votre bureau, par votre mari, à 15 heures, le 24 décembre, dans votre chaumière nichée aux confins de la Bretagne,  pour vous entendre dire, sur un ton un petit peu ennuyé : « Dis, chérie, je n’ai pas de cadeau pour toi ce soir! Tu n’aurais pas une idée ? »Connaissant l’artiste, j’avais préparé ma liste à côté de son lavabo depuis plus d’un mois… en vain.Sachant que le contenu de ma liste ne se trouverait pas dans les magasins locaux, je me suis mise à rédiger une liste de choses qui me feraient VRAIMENT plaisir !Pendant les 6 mois à venir (en espérant qu’ensuite, le pli serait pris) :·         être présent AVANT les invités, quand nous recevons·         ne pas soulever la couette, en hiver, quand il se glisse dans le lit·         fermer la porte du jardin AVANT d’effectuer le double tour avec la clé·         ne pas partir au bureau avec ma clé de voiture en poche·         sortir les poubelles le lundi et non le mardi ·         éteindre les lumières de son lavabo avant de quitter la salle de bain·         ne pas confondre l’interrupteur de la lampe de chevet avec celui du lustre central quand je suis au lit depuis plus d’une demi-heure·         me rendre une voiture avec le réservoir plein  Cela n’a pas été bien pris du tout !Pourquoi ? Je me pose encore la question ! C’était facile et pas cher. Arrive la traditionnelle distribution des cadeaux, après la messe, le diner, et le sort m’attribue la dernière place !Suspense !Mais connaissant l’apôtre, j’avais prévu le coup (ce n’était la première fois !)… et déposé de sa part, au pied du sapin une paire de boucles d’oreille qui me faisait aussi, très plaisir !Ouf, l’honneur était sauf…" Eglantine 

22 janvier 2008

Deuxième mardi... de circonstances.

   Le texte du jour nous vient d'Ophélie Koetker, lauréate du concours de circonstances et du récit du cadeau le plus vexant...

" S'il s'agissait d'une blague, pouvait-on encore se plier de rire et de connecter le cadeau en réseau ou sur Y-tube afin que le monde en profite, même la personne de fait.
Mais le cadeau en question s'avère un présent de notre mariage.
L'emballage au fin et joli papier imprimé était ficellé d'un ravissant ruban de soie au couleurs assorties retenu d'une étiquette d'une prestigieuse maison de cadeaux "Made in Bruxelles".
Déballé de son papier de soie, nous découvrons un beurrier au couvercle d'argent oxydé et taché d'empreintes digitales, passons,...
Le pire demeure... En soulevant le couvercle, s'y dégagea  la puanteur d'un zeste de vieux beurre rancit et verdâtre. HORREUR 
L'expéditeur eu soin de ne joindre ses marques de sympathie à l'occasion de notre union, il ne fut donc pas remercié en digne et juste note.
Nous ne connaissons toujours pas l'auteur du délit, mais le "cadeau" a valsé, rejoignant d'un geste impitoyable, ses confrères détritusiens. "

19 janvier 2008

Concours ... de commentaires

   Chers visiteurs, je vous adore.

    Les commentaires de vos visites sur le blog sont chaleureux, si gentiment élogieux.

   Merci pour vos mails, vos commentaires oraux.

   Juste une question, uns suggestion, une demande : pourquoi cette réserve à inscrire vos commentaires sur le blog, vos suggestions de lectures, vos coups de coeurs culturels? Histoire de les partager en toute convivialité.

  Je vous le dis, j'insiste: faites vivre le blog de toutes les informations que vous pouvez relayer.

  Au diable l'avarice:

  Nous arriverons bientôt au 10.000e visiteur.

  Soyez béni vous qui cliquez sur ce nombre aimable.

   Imprimez la page qui prouvera, compteur à l'appui, cette qualité hautement numérique et prévenez sans tarder Les Editions de l'Ermitage : edermitage@skynetblogs.be

  Vous recevrez alors, par voie  postale un exemplaire de "Cadeau. L'ouvrage qui vous emballe"

   Soyez vigilants et que le 10.000e gagne.

 

                                  Les Editions de l'Ermitage 

 

15 janvier 2008

Perles du concours

Premier mardi d'une série de cinq qui révèlera les perles du concours de circonstances, basé sur la relation des plus infâmes expériences de cadeaux....

C'est le texte d'Anaïs Valente (Belgique) qui inaugure la série. Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Sur un arbre perchée...  

En ce mois de décembre enneigé de 1979, je grelottais de froid chaque soir dans mon petit lit de fortune (versons une larmichette sur ce passé à la Cosette), mais l'espoir de recevoir un magnifique cadeau à Saint-Nicolas réchauffait tant que faire se peut mon petit cœur.  Ma commande était d'ailleurs prête depuis belle lurette : je voulais l'arbre magique.  Je l'avais vu à la TV (oui, à cette époque, la télévision existait déjà, et en couleurs en plus).  Je savais tout de l'arbre magique : son feuillage vert se soulevait pour laisser apparaître une véritable maison meublée et habitée de petits personnages adorables.  Ils y vivaient avec leur chien, disposaient d'une voiture et je savais qu'avec eux j'allais m'amuser comme un fossoyeur un jour de Toussaint.    Tous les enfants connaissaient l'arbre magique à l'époque.  J'avais donc consciencieusement écrit ma missive au Grand-Saint, me contentant cependant d'indiquer "Bonjour Sint-Nicolas, je veut un arbre majik" (ou quelque chose du genre, mon orthographe de l'époque laissant sans doute un peu à désirer).  J'avais remis la lettre à maman pour qu'elle la transmette à qui de droit.  Et j'étais persuadée que Saint-Nicolas avait la science infuse et me livrerait sans problème l'arbre magique tant espéré.  Saint-Nicolas, il sait tout.   Le 6 décembre à l'aube, ayant peu dormi (excitation et impatience obligent), je descendis sur la pointe des pantoufles afin d'enfin découvrir MON arbre magique à moi rien qu'à moi.  Ce fut l'instant fatidique.  De magie il n'était plus question.  Moment dramatique.  Moment où ma vie s'écroula tel un arbre arraché par une tornade.  Point d'arbre magique, ma Bonne Dame.  Un arbre, en effet.  Mais pas un arbre magique.  Point de feuillage qui se soulève doucement pour laisser apparaître une maison meublée et habitée.  Point de petits personnages.  Point de chien.  Point de véhicule.  L'arbre que Père Fouettard (il ne pouvait s'agir que de lui pour m'imposer une telle déception) m'avait livré ne ressemblait en rien à l'arbre de mes rêves.  Objectivement, il était joli cet arbre, c'était l'arbre à Bidibulles, des bonzhommes en forme d'œuf, qui regagnaient, au moyen d'un ascenseur, un petit arbre rigolo qui leur servait de demeure.   Mais rien n'y fit, ça n'était pas mon arbre magique, que Saint-Nicolas ne m'apporta d'ailleurs jamais, le fourbe.   S'il m'entend de là-haut, il est encore temps pour lui de se rattraper...  

Anaïs Valente 
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