13 juillet 2017

La Vivaldi

 vivaldi-1c.jpg

 

La lecture des deuxièmes romans à nous confiés pour la sélection du Prix Horizon 2018 m'a permis d'arrêter le cours du temps pour me pencher, sur celui  va-et-vient entre l'enfance et le présent, d'une octogénaire, fraîche pensionnaire en la nouvelle maison de retraite des Arpèges.

Désignée par le seul  nom de sa chambre - c'est  par le nom du compositeur dont est affublée leur chambre que chacun des pensionnaires de la maison est identifié...- "la Vivaldi" relate événements et affects qui meublent son quotidien, tandis que jaillit chaque fois à son esprit, l'enfance qui fut la sienne et son refuge, durant la guerre, dans la ferme  de Gaston. Ce dialogue avec la jeune fille - juive et donc privée de vraie liberté - qu'elle était alors fait surgir à l'esprit du lecteur quelques subtiles ressemblances avec sa condition actuelle, en même temps qu'une même faculté de ne pas s'en laisser affecter.

"Voir la vie en Vivaldi, c'est la voir limitée à une chambre, quelques murs et deux ou trois couloirs. Mais voir la vie en Vivaldi, c'est aussi bien la voir par un simple regard dans le regard des autres."

La Vivaldi, Serge Peker, roman, Ed. M.E.O, février 2017, 136 pp

Les commentaires sont fermés.