25 juillet 2016

La langue de Voltaire

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Extraites du lumineux livret publié par les éditions Triartis, d'une correspondance d'exil  et de .liberté voltairienne , adaptée par Viriginie Berling, quelques considérations sur  l'usage de notre langue., à l'intention du comte d'Argental, "Mon cher ange". Ecrite depuis Ferney, la lettre est datée du 18 mai 1774.

" Notre langue se parle à Vienne, à Berlin, à Stockholm, à Copenhague, à Moscou. Cependant elle est très irrégulière. Il est ridicule qu'on ait des soucoupes après avoir banni les coupes, qu'on soit impotent et qu'on ne soit point potent, qu'il y ait des gens implacables et pas un de placable. Elle est la langue de l'Europe, mais c'est grâce à nos bons livres et non à la régularité de notre idiome. Nos excellents artistes ont fait prendre notre pierre pour de l'albâtre. "

 Voltaire- "Je me suis fait libre" cinquante ans d'exil, adaptation libre de sa correspondance par Virginie Berling, Ed. Triartis, juin 2016, 56 pp

Lecture-spectacle en fut donnée, jeudi 7 juillet, sur le parvis du château de Grignan - à l'occasion du Festival de la correspondance. Jean-Paul Tribout incarnait un Voltaire vieillissant, saisissant, plus vrai que nature. Réplique lui était donnée par Didier Brice.

Commentaires

"Nos excellents artistes ont fait prendre notre pierre pour de l'albâtre."
c'est d'une lucidité qu'on rencontre peu :-)
ah! que j'aime Voltaire!

Écrit par : Adrienne | 25 juillet 2016

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