31 décembre 2011
On peut se dire au revoir plusieurs fois
La nostalgie n'est pas la vocation de notre blog; l'hommage, oui. Ce dernier jour de l'an saluera une lecture marquante de 2011. Une lecture qui laisse des traces en l'esprit et un sentiment de reconnaissance. David Servan-Schreiber est décédé le 24 juillet de cette année, vaincu par la rechute d'une tumeur cérébrale qu'il avait maîtrisée depuis bientôt vingt ans.
"Le livre Anticancer se terminait sur l'aveu que je ne savais pas combien de temps j'allais vivre encore. Mais que, quoi qu'il arrive, j'aurais été heureux d'avoir choisi le chemin qui consiste à cultiver au maximum toutes les dimensions de ma santé, car ce choix m'avait déjà permis de vivre une vie bien plus heureuse. Je réitère aujourd'h
ui cette affirmation: il faut nourrir sa santé, nourrir son équilibre psychique, nourrir ses relations aux autres, nourrir la planète autour de nous. C'est l'ensemble de ces efforts qui contribue à nous protéger, individuellement et collectivement du cancer, même si nous n'obtenons jamais de garantie à 100 %"
Confronté à la perspective inéluctable de son proche décès, le neuropsychiâtre repasse sa méthode au crible d'une analyse sans concession: avait-il tout faux quand il dispensait ses conseils anticancer, fruits de son expérience personnelle?
Certainement pas: loin de l'aveu d'échec, l'auteur propose une nouvelle pondération des éléments et surtout, il constate que la principale erreur, en son chef, a été de ne pas respecter les rythmes que la Nature lui imposait. Le succès de ses ouvrages, les conférences et les besoins de la promotion à travers plusieurs continents ont eu raison du rythme biologique qu'il aurait dû conserver.
Le bilan se mue en credo et DSS d'affirmer, en une analyse lucide, honnête et personnelle, la nécessité d'être humble face à la maladie, celle de veiller à l'équilibre de son corps mais aussi de son environnement Partant, il propose une méthode d'approche des malades, simple et respectueuse.
"Me découvrir fragile, mortel, souffrant, effrayé m'a ouvert les yeux sur l'infini trésor de la vie et de l'amour. Toutes mes priorités en ont été bouleversées, jusqu'à la tonalité émotionnelle de mon existence. Le fait est que je me suis senti beaucoup plus heureux après qu'avant, ce qui est tout de même inattendu."
Un essai qui converse, convertit et conserve, au-delà du décès de David Servan-Schreiber, une extraordinaire force de vie.
Apolline Elter
On peut se dire au revoir plusieurs fois, David Servan-Schreiber, essai, Robert Laffont, juin 2011, 160 pp, 14 €
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30 décembre 2011
Le Paris des femmes
Notre semaine Vie parisienne - et l'année 2011 itou - se conclut sur une note apothéotique, vous proposant l'agenda d'un festival particulièrement prometteur, les 6, 7 et 8 janvier, au Théâtre des Mathurins.
A savoir:

Sous la direction artistique de Véronique Olmi, secondée d'Anne Rotenberg et de Michèle Fitoussi - trio décidément cher à notre blog - la première édition du pari consacrera l'éclosion de huit pièces courtes dont l'écriture a été commandée à neuf plumes féminines et subtiles de notre littérature contemporaines (Geneviève Brisac, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers, Carole Thibaut..). Thème choisi: Guerre et paix.
" Ce Festival est né dans un bistro, un soir de décembre 2010.Un besoin vital et soudain d’action, de projet déraisonnable, de pari fou. La chance que j’ai eue ce soir-là, c’est de prendre un verre avec deux amies, promptes à l’enthousiasme, Michèle Fitoussi et Anne Rotenberg. Je ne peux pas présenter ce Festival sans parler d’amitié,de force, d’énergie. Parce que c’est ça, l’histoire. L’histoire qui commence autour d’un verre et se termine au Théâtre des Mathurins a eu pour moteur le dynamisme et la détermination, alliés au besoin de réflexion sur la création. Nous avons réfléchi à la place des auteures femmes sur la scène française actuelle, et très vite le projet du Festival s’est présenté comme un laboratoire d’écriture qui rassemblerait des écrivaines que nous admirions, mais de styles, de parcours, d’univers et de générations différents. Les auteures ont spontanément accepté notre commande d’écriture, les metteurs en scène, la scénographe nous ont rejoint dès le début de l’aventure, et Stéphane Engelberg a ouvert les portes de son théâtre." déclare Véronique Olmi.
Ajoutons pour notre part - et gage de succès - que plusieurs des "acteurs" du Festival sont familiers du Festival de la Correspondance de Grignan, à commencer par Anne Rotenberg, qui préside depuis plus de dix ans à sa remarquable destinée.
Rendez-vous, dès lors, sans hésitation au Théâtre des Mathurins:
Théâtre des Mathurins
Tel : 01 42 65 90 00
contact@theatredesmathurins.com
Et sur ce blog, les 6, 7 et 8 janvier, pour quelques mise-en-bouche des spectacles du jour.
AE
Billet de faveur
AE : Véronique Olmi, quel est votre état d’esprit, à une semaine des festivités ?
Véronique Olmi :
Ce Festival représente presque 14 mois de travail, et il va se consumer en trois jours. C’est la beauté de ce genre de projets et aussi sa fragilité. Je sais que les équipes en place : les auteures, les metteurs en scène, les acteurs, la scénographe, sont tous de grands professionnels, et cela assure un travail de qualité. Mais le spectacle vivant est toujours un risque : quel public va venir, comment va-t-il réagir à nos propositions, est-ce que le cœur de ce Festival, le laboratoire d’écriture, va susciter une vraie curiosité et un appétit pour le texte contemporain ? L’émotion et la gratitude se mêlent au trac, le Festival est à la fois complètement préparé, et totalement inconnu. Mais je sais que de toutes nos énergies conjuguées (l’équipe artistique mais aussi les administratrices, les bénévoles, l’équipe des Mathurins) va forcément émerger une force, et c’est ce que nous voulons tous atteindre au théâtre : la puissance humaine sans fard.
Edition 2013
Le Festival vous donne rendez-vous les 11, 12 et 13 janvier 2013 pour une deuxième édition, " de bruit et de fureur" constituée. ...
07:00 Publié dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 décembre 2011
Le musée de la vie romantique

Situé au coeur de La Nouvelle Athènes, la villa qui abrite le Musée de la Vie romantique fut construite dans l'esprit ...italien qui sévissait au XIXe siècle dans le quartier.
Propriété du peintre Ary Scheffer (1795-1858), qui y habite dans les années 1830, elle est restée dans le patrimoine familial jusqu'en 1983, date à laquelle, elle devient Musée de la Ville de Paris (bienfait qui vous vaudra l'accès gratuit aux collections permanentes..) et sera rénovée en 1987 dans l'esprit du XiXe siècle.
Sa visite constitue un passage obligé pour les fans de George Sand, qui surmonteront le côté un peu excentré des lieux (métro Blanche ou Pigalle) pour contempler en toute béatitude, les quelque 200 pièces , tableaux, bijoux, meubles, lavis d'encre, écrits ....légués par Aurore Lauth, petite-fille de George Sand à la Ville de Paris. Le manuscrit d'Albine, roman dont l'écriture fut interrompue par la maladie et puis la mort de l'écrivain, des aquarelles, dendrites peintes par cette dernière, un médaillon contenant ses.... cheveux sont tant de souvenirs tangibles de l'illustre romancière. Ils cohabitent en toute romantique intelligence avec les tableaux, aquarelles et nombreux portraits, d'Eugène Delacroix, Auguste Charpentier, Quentin de la Tour..et Maurice Sand.
Une déception personnelle à la vue du tableau "La cuisine de Nohant" peint par Eugène Lambert. Etait-elle sinistre à ce point?
Accompagnée d'audio-guides (payants) la visite est soutenue par la diffusion d'une musique de Chopin.
La visite de l'étage fait la part belle aux oeuvres d'Ary Scheffer et de ses contemporains.
Une belle découverte.
Apolline Elter
Musée de la vie romantique - Hôtel Scheffer-Renan - 16 rue Chaptal - 75.009 Paris
Tél: 01.55.31.95.67
Ouvert tous les jours (sauf lundi et jours fériés), de 10h à 18h.
06:26 Publié dans George Sand, Vie parisienne | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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28 décembre 2011
Les messages secrets du Général de Gaulle - MLM de Paris
Je vous l'avais promis, voici le compte rendu
de la visite effectuée, le 22 novembre dernier - Charles de Gaulle aurait eu précisément 121 ans..- au Musée des lettres et manuscrits de Paris.
Vous le savez, quelque 200 messages, rédigés entre décembre 1940 et décembre 1942, de la main du grand homme, y sont présentés qui attendent d'être retranscrits, codés et envoyés à leurs destinataires (voir chronique sur ce blog, en date du 10 novembre dernier: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2011/10...)
C'est une chose de le savoir, une autre de les VOIR: comment vous décrire l'émotion qui vous saisit, à la découverte de ces feuillets, de cette écriture d'encre, lancée, projetée à droite, filiforme, sur papier quadrillé, brouillon, chargés de ratures et d'annotations de lieux - sans doute dues à sa secrétaire, la précieuse Marie-Thérèse Desseignet.
Véritable percée dans l'intimité du stratège, qui depuis son quartier général londonien tente de fédérer les troupes alliées, de soustraire les Colonies du Pacifique du joug de Vichy, l'examen des messages offre une perspective nouvelle - et je l'avoue inédite pour les générations que nous représentons : "Il ne se contente pas de chercher à gagner la guerre mais il veut gagner la paix."
Une exposition à découvrir en famille. Véritable joyau du patrimoine historique.
Apolline Elter
Découverte des messages secrets du Général de Gaulle - Musée des lettres et manuscrits (Paris) 10 novembre 2011 - 12 mai 2012
222 Bd St-Germain - 75.007 Paris - Tél: 0033 1 42 22 48 48 - Site web: www.museedeslettres.fr
06:50 Publié dans Vie parisienne | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27 décembre 2011
Cocktails de Paris (1945-1990)
Mise-en-bouche de notre semaine thématique , "Vie parisienne", les Cocktails de Paris (1945-1990) proposent une sélection de chroniques et billets d'humeur écrits de la plume de Sébastien Dulac, dans la période qui va de l'immédiate après-guerre au début des années '90, sur la vie quotidienne de la Ville Lumière.

Alternant l'intérêt historique des événements évoqués - la prise de pouvoir de Charles de Gaulle (1958), le cessez-le-feu en Algérie (1961), les funérailles de Mistinguett (1956), ...- et l'observation fine, parfois caustique, de la vie quotidienne, les textes, rassemblés de façon thématique et présentés par Hervé Gérard, avec la collaboration d'Annettte Snoy, offrent une plongée revigorante dans un passé pas si révolu,... qu'à première vue. L'ouvrage se conclut d'une belle "Mise en Seine" , sorte de lettre d'hommage à un Paris que Sébastien Dulac a tant aimé.
Apolline Elter
Cocktails de Paris (1945-1990) - Sébastien Dulac - Textes présentés par Hervé Gérard, 180 ° éditions, oct 2011, 232 pp, 17 €
06:18 Publié dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26 décembre 2011
Education ketchup
" L'éducation est un cadre que les enfants accommodent à leur sauce
Et c'est parfois ketchup"
Apolline, Les pensées accommodantes du lundi
06:43 Publié dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24 décembre 2011
Quatrièmes de couvertures - spécial Noël - quelques belles parutions
Très estimés visiteurs,
Je ne veux quitter l'année, déjà bien écoulée, sans vous évoquer quelques beaux et intéressants ouvrages passés en mes mains, dont le thème pourrait vous plaire. Je n'ai pas encore eu le temps de les lire tous mais reviendrai sur certains, début 2012.
En attendant, je vous en livre l'argument, extrait de ma lecture ou des communiqués de presse des éditeurs, assorti de quelques commentaires perso...
Que votre sapin vous comble d'un très joyeux Noël familial.
Et de mon amitié,
Apolline Elter
[Communiqué de presse ]:
" Du massacre de la mission Flatters en 1881 jusqu'à l'exposition coloniale de 1931, ce livre donne à lire un demi-siècle de présence française dans le Sahara, à travers les destinées exceptionnelles de trois hommes aux ambitions paradoxales : Ernest Psichari (1883-1914), Hubert Lyautey (1854-1934) et Charles de Foucauld (1858-1916). Une histoire déjà ancienne qui n'a cependant rien perdu de son actualité comme le montre le récit émouvant de ces vies tendues entre esprit de conquête et libération individuelle.
Petit-fils d'Ernest Renan, Ernest Psichari trouve sa voie en s'engageant dans l'armée, au grand étonnement des jeunes gens de sa génération, avant d'avoir dans le désert mauritanien la révélation de l'appel de Dieu.
Militaire d'aspiration royaliste, esthète, rebelle à l'occasion, Hubert Lyautey se réalise dans la grande aventure du développement colonial de la République française en Algérie, puis au Tonkin et à Madagascar, avant de « pacifier » le Sud Oranais et de devenir Résident général au Maroc. Il sera fait maréchal de France en 1921.
Fils de famille, soldat aux moeurs dépravées, Charles de Foucauld trouve sa vocation au contact de l'Islam qui lui révèle une certaine spiritualité : faisant voeu de pauvreté, souhaitant ardemment « avoir la dernière place », il s'installe dans le Hoggar où il prépare son grand dictionnaire touareg. Il meurt assassiné à Tamanrasset en 1916"
[Ndlr]: un ouvrage superbement illustré, relation de trois destins exceptionnels, qui ont marqué, de leur empreinte, l'Histoire de la région. AE
L'appel du Sahara, Judith Brouste et Pierre Brulé, essai, beau livre, Editions Place des Victoires, novembre 2011, 160 pp (100 illustrations), broché, 19,95€

2011 consacrait également la parution d'un nouvel ouvrage de Vincent Leroy, spécialiste de notre royauté, focalisé sur la princesse Astrid et les nombreuses fonctions, souvent méconnues, que celle-ci assume.
Une princesse qui séduit par sa simplicité : "Honnêtement, je ne me sens pas princesse. Je suis une femme. Je suis une mère et je réagis comme une mère. L'avantage , comme princesse, c'est que je peux compter sur des collaborateurs exceptionnels. Et comme mère, sur ma famille et un mari exceptionnel" confiera Astrid de Belgique à un(e) journaliste dans un des nombreux extraits repris par Vincent Leroy.
Empreint d'objectivité respectueuse, l'auteur signe ici un très beau portrait.
Apolline Elter
La princesse Astrid de Belgique, Vincent Leroy, biographie, Editions Imprimages, 2011, 108 pp, 8 € (en vente sur le site de l'éditeur)

Pas encore lu car je viens de le recevoir... l'ouvrage de Michel de Decker, quatrième d'une collection qui a fait l'objet de recensions sur ce blog (12 lettres qui ont changé l'Histoire (Christian Bouyer) , 12 femmes d'orient qui ont changé l'Histoire Gilbert Sinoué) promet d'être croustillant.
Je vous en livre l'argument, extrait du site des Editions Pygmalion et vous reviens sur le sujet en 20...12.
"Histoire de douze femmes qui ont bouleversé des existences : c'est autour du corset d'Isabeau de Bavière que se sont ourdies les grandes trahisons de la guerre de Cent ans, celui de Mata Hari fut criblé de balles lors de la Première Guerre mondiale, Marthe Richard avait souvent ouvert le sien avant de fermer les maisons closes,..."
12 corsets qui ont changé l'Histoire, Michel de Decker, essai, Ed. Pygmalion, octobre 2011, 384 pp, 19,9 €

Le premier tome m'avait passionnée... - il est parsemé de post-it - le deuxième paraît aussi passionnant qui, tiré de l'émission de France 2 et du souffle enthousiaste de conteur de Stéphane Bern nous le secret de 34 mystères inédits de l'Histoire: de la malédiction de Toutankhamon à la disparition d'Antoine de Saint-Exupéry en passant par l'Affaire des poisons, de sombres assassinats, complots et festivités de tous genres...
Pas de doute, un ouvrage à dévorer
AE
Secrets d'Histoire 2, Stéphane Bern, essai, Albin Michel, oct 2011, 356 pp, 24 €

[ Communiqué de presse]: "Qui aurait intérêt à faire disparaître des chercheurs spécialisés en paléographie ? C'est à résoudre cette énigme que s'attelle l'inspectrice Heather Kennedy. Elle va découvrir rapidement l'objet commun de leurs études : les manuscrits de la Mer Morte.
Leo Tillman avait une femme et trois enfants. Ils vivaient heureux jusqu'au jour où, rentrant de son travail, il a trouvé la maison vide et un mot : « Ne nous cherche pas ». Devenu mercenaire, il n'a de cesse de retrouver sa famille.
Les deux enquêtes vont rapidement se rejoindre. Voici Tillman et Kennedy tentant d'échapper à de sinistres assassins qui se réclament les descendants de Judas. Rien n'empêchera ces anges déchus de préserver le secret des manuscrits qui pourrait changer la face du monde... un secret qui entoure la mort du Christ.
L'Evangile des Assassins est un thriller captivant et riche d'enseignements, le premier à s'intéresser à ces textes anciens et profondément mystérieux."
L'Evangile
des Assassins, Adam Blake, thrillee, MA Editions, novembre 2011, 474 pp, 19,9 €

Appréciée de notre blog pour la qualité historique et de suspens de ses polars historiques et culinaires, (notamment, le superbe Meurtre au potager du Roy, voir chronique sur ce blog) Michèle Barrière nous revient, en cette fin 2011 avec le premier volet d'une saga culinaire et criminelle qui se déroule à la cour de François Ier.
A suivre sans hésitation....
Le sang de l'hermine, Michel Barrière, roman, Ed. JC Lattès, novembre 2011, 350 pp, 18 €
E
Elle vient de nous parvenir entre les mains, la "petite anthologie savoureuse de l'esprit à table" concoctée par Laurent Mariotte, chef et animateur de plusieurs émissions-TV et le journaliste Marc Pasteger. Traquant les (bons) mots jusque dans leur chair, ce dernier avoue éprouver "un vrai plaisir à cuisiner autrui."
Et les compères de convier Sacha Guitry, Napoléon, Curnonsky, Mary Welsh et son célèbre Bloody Mary, Alexandre Grimod de la Reynière...à la table d'un facétieux festin verbal et des formules assaisonnées de personnages qui n'avaient pas leur langue en poche.
"Sacha Guitry sort de mauvaise humeur d'un restaurant: " Le vol-au-vent, c'était du vol, il n'y avait que du vent!"
Et toque. Petite anthologie savoureuse de l'esprit à table, Laurent Mariotte et Marc Pasteger, Albin Michel, novembre 2011, 182 pp
Les premières aurores de l'an 2012 se revêtiront de 3 parutions poétiques, auprès des éditions M.E.O:
A savoir:
Enjambées, - Poèmes en mouvement, Monique Thomassetie, 2.1.2012, 140 pp (+ illustrations de l'auteur), 18 €
suivi, ce même 2 janvier, de
Vertige ascendant; suivi d'Au creuset de mes tourbillons, Monique Thomassettie 116 pp, (+ illustrations de l'auteur) 17 €
et du recueil de Luc Baba:

Tango du nord de l'âme et 30 vilains petits poèmes, Luc Baba, 2.01.2012, 96 pp, 14 €:
" Tu sais les flaques d'eau
N'ont pas la marée haute
Une marée basse échouée contre un mur
L'homme de l'avenue regarde la dérive
D'une peau
De mandarine
Car c'est Noël déjà!"
05:54 Publié dans Les chroniques d'Apolline Elter, Quatrième de couverture | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23 décembre 2011
Le Prénom, en film - avril 2012
2011 finit une carrière quelque peu agitée..il est temps de songer à 2012 et à un rendez-vous d'emblée fixé, entre les deux tours des élections présidentielles françaises...

Rien à voir toutefois avec l'actualité politique il s'agit tout simplement de la sortie-cinéma, le mercredi 25 avril 2012 du film Le Prénom, avec Patrick Bruel, Guillaume de Tonquédec, Charles Berling, Valérie Benguigui, ... dont je vous avais vanté la pièce, le 25 novembre 2010: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/11...)
Je vous invite dès lors à découvrir la bande-annonce du film:
http://cinema.jeuxactu.com/news-le-prenom-bande-annonce-16982.htm
et réserver la date de sortie en votre agenda, tout neuf, de 2012!
AE.
06:54 Publié dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22 décembre 2011
Il pleuvait des oiseaux
Impensable de conclure 2011 sans partager avec vous une belle, une très belle découverte. Ce coup de coeur, je le dois à Emmanuel Khérad et son émission radiophonique hebdomadaire - et hautement recommandable - La Librairie francophone* .
L'émission, diffusée le week-end du 19 et 20 novembre 2011, recevait la romancière québécoise Jocelyne Saucier, lauréate du dixième Prix des Cinq Continents, pour son roman, Il pleuvait des oiseaux.
Un roman?
Pas vraiment. Bien plutôt un récit aux allures de conte.
"L'histoire s'installe tranquillement. Rien ne se fait très vite au nord du 49e parallèle. Tom et Charlie commencent leurs journées en dépliant leurs membres endoloris par le sommeil puis se dirigent lentement vers le poêle pour l'attisée du matin et les patates aux lardons."
Partie à la recherche du peintre Ted Boychuck, un des derniers survivants des Grands Feux de 1916, qui anéantirent, plusieurs villes du Grand Nord (le nord de l'Ontario, une photographe rencontre ses compagnons d'ermitage, Charlie et Tom, deux vieillards qui ont décidé de fuir la vie civilisée et l'irrémédiable tyrannie du sort réservé aux personnes âgées.
" A eux trois, ils ont formé un compagnonnage qui avait assez d'ampleur et de distance pour permettre à chacun de se croire seul sur sa planète"
Mais Ted est apparemment mort, qui emporte ses secrets avec lui.
Survient alors Gertrude, aussitôt baptisée Marie-Desneiges, qui renaît à la vie après 66 années passées dans une institution psychiatrique.
Et c'est cette nouvelle naissance, la possibilité d'une vraie vie, la rencontre de l'Amour et l'apprivoisement conjoint de la mort, "vieille et [patiente] amie" qui rendent ce roman à ce point émouvant. La plume de Jocelyne Saucier, nourrie d'humanité, de tendresse introspective, de rythme et d'un sens neuf de l'image le rend ...exceptionnel.
"La mort est une vieille amie. Ils en parlent à leur aise. Elle les suit de près depuis si longtemps qu'ils ont l'impression de sentir sa présence tapie quelque part, en attente, discrète le jour mais parfois envahissante la nuit. Leur conversation du matin est une façon de la tenir à distance. Dès qu'ils prononcent son nom, elle arrive, se mêle à la conversation, insiste, veut toute la place, et eux la rabrouent, s'en amusent, l'insultent parfois, puis la renvoient, et elle, bon chien, s'en retourne ronger son os dans son coin. Elle a tout son temps."
Merci, Jocelyne Saucier
Apolline Elter
Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, roman, Editions XYZ (Canada), coll. Romanichels, 1er trimestre 2011, 182 pp,
* La Librairie francophone, Emmanuel Khérad, émission hebdomadaire, diffusée les samedis et dimanches sur les ondes de France Inter (samedi 17h), de La Première (RTBF - dimanche 12h), de Radio Suisse romande et de Radio Canada
06:20 Publié dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21 décembre 2011
Les yeux plus gros que le ventre

Les éditions de l'Epure fêtaient, cette année, leurs 20 ans d'existence. L'occasion de s'adjoindre la complicité de libraires amis, français et belges, et de les ...passer à la casserole.
En effet, outre la révélation de leur recette-fétiche, les 64 libraires participants étaient invités à préciser l'ouvrage culinaire qui les a le plus marqués et assaisonner le tout d'un extrait littéraire cher à leurs yeux.
Notre blog ne se sent dès lors plus d'aise, qui traque, consulte et collectionne, les liens entre la table et la littérature (voir notre rubrique "Gourmandises")
S'il opte pour un ) extrait de l'ouvrage d'André-François Ruaud, Les nombreuses vies d'Hercule Poirot (réédité en 2012), le Libraire Toqué (Namur) nous propose un Crumble de chicons aux épices...pas tristes, tandis qu'il rend hommage à Christiane et Dédée van Goidsenhoven et leur fabuleuse "Cuisine à qiatre mains" .
A Grignan, la librairie Colophone (Chantal Bonnemaison) propose de déguster un passage extrait de Le sang noir de Louis Guilloux, où il est question de quatre-quart trempé dans du vin.., saisissant le prétexte des origines bretonnes de l'auteur pour révéler la recette d'un authentique far breton.
Plus savoureux les uns que les autres, les noms des libraires défilent - L'Ecume des pages, la 25e Heure, La Machine à Lire, Le Goût des Mots, Dédicaces.....- tandis que les extraits et les recettes mettent le lecteur en appétit conjoint d'une anthologie qui se décline si joliment autour de la table.
Apolline Elter
Les yeux plus gros que le ventre. Ou comment 64 libraires passent du livre à la casserole, collectif, Editions de l'Epure, septembre 2011, 160 pp, 15 €
05:11 Publié dans Gourmandises, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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20 décembre 2011
Histoire du pied et autres fantaisies
" Schopenhauer, dans un essai tonique, Misère de la littérature, affirmait qu'il existe trois sortes d'écrivains. La première, faite d'auteurs qui n'ont rien à dire, et qu'il ignorait. Les deux autres catégories motivées, disait-il, par la nécessité d'affirmer quelque chose. Toute la différence vient de ce que dans un cas, l'auteur se lance à l'aventure et risque, comme le chasseur inexpérimenté, de revenir bredouille. Dans l'autre, l'écrivain réfléchit à ce qu'il doit dire, comme le chasseur rassemble le gibier grâce aux rabatteurs, et n'entame son oeuvre qu'au terme de calcul. Dirai-je que, contrairement au philosophe, ma sympathie va au chasseur aventureux. Ne sachant pas exactement ce qu'il cherche, il se laisse entraîner par le hasard et il lui arrive souvent de trouver une surprise inappréciable."
Histoire du pied et autres fantaisies, J.M.G Le Clézio, recueil de nouvelles, Gallimard, novembre 2011, 348 pp, 22 €
05:26 Publié dans Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19 décembre 2011
La Nature ..des examens

" Les oraux sont un Temple où de mourants pliés
Laissent parfois sortir de confuses paroles"
Apolline, Les pensées qui ont l'air belles du lundi.
06:34 Publié dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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18 décembre 2011
Equipage d'un même navire


" Pourquoi nous haïr? Nous sommes solidaires, emportés par une même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisations s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu'elles s'entredévorent."
Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
Cité par:
La Terre en héritage. Antoine de Saint-Exupéry: Sauver la planète du Petit Prince, Jean-Pierre Guéno (Mise en image Jérôme Pecnard), beau livre, Editions Jacob-Duvernet, oct. 2011, 144 pp, 25,5 €
17:00 Publié dans High Tea dominical, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17 décembre 2011
Bruxelles vue par les grands écrivains

Qu'il est bon de voir Bruxelles décrite sous la plume aimable d'écrivains aussi prestigieux qu'Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Erasme, Colette, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Jacqueline Harpman ...
" La Belgique est un livre d'art magnifique dont [...] les chapitres sont un peu partout, mais dont la préface est à Bruxelles et n'est qu'à Bruxelles. A toute personne qui serait tentée de sauter la préface pour courir au livre, je dirais qu'elle a tort, qu'elle ouvre le livre trop tôt et qu'elle le lira mal" (Eugène Fromentin)
D'autres, tels Châteaubriand, Voltaire ou Baudelaire . règlent son compte d'un mépris bien suspect - forcément subjectif - lui faisant parfois payer le prix d'un exil mal digéré...
Quoi qu’il en soit, ils en parlent de notre chère "cosmopole" , révélant, de leurs écrits, la part sans doute..capitale, qu'elle prit un jour dans leur destinée.
Spécialiste de Bruxelles, du bruxellois, qu'il pratique et enseigne, Georges Lebouc a extrait de sa prodigieuse culture littéraire un florilège de citations, passages, anecdotes...consignant les impressions - variées...- d'écrivains célèbres. La ballade dans la ville est on ne peut plus instructive, qui s'assortit de photos magnifiques.
Décidément, cette fin d'année regorge de bijoux à (se faire) offrir!
Apolline Elter
Bruxelles vue par les grands écrivains, Georges Lebouc- Préface de Jean-Baptiste Baronian, beau livre, éd. Luc pire, novembre 2011, 162 pp, 29 €
Billet de ferveur
AE: Georges Lebouc, quelque quatre-vingts écrivains - et non des moindres - passent sous la loupe passionnante de votre bien allègre plume. Mentionnons aussi le précieux index biographique que vous leur consacrez en fin d'ouvrage. Rares - heureusement - sont les écrivains que Bruxelles laisse indifférents. Avez-vous eu des surprises à cet égard, cherchant vainement les traces d'un quelconque état d’âme?
Georges Lebouc: J’ai, en effet, pour principe, de ne pas étaler mes états d’âme mais puisque vous m’invitez à me « déboutonner », je vous avouerai que la plus surprenante des idées relatives à Bruxelles, je l’ai trouvée sous la plume d’Alfred Jarry, lui qui imagina qu’on pourrait transformer les Vierges à l’Enfant en… vierges au Manneken-Pis. Aggravant son cas, il ajoutait que cela nécessiterait une « canalisation ingénieuse » et, pire encore, justifiait que puisqu’on « met le gaz dans les églises, pourquoi pas l’eau ? ». Il fallait être le créateur d’Ubu pour oser se permettre une idée aussi blasphématoire avec une aussi tranquille impudeur !
AE: vous séjournez à Paris, en ce moment. J'ose espère qu’à son tour, la ville ne vous laisse pas indifférent..
Georges Lebouc: En effet, Paris fut la ville de mes grands-parents et mon père y est né. J’en garde la double nationalité et j’ai écrit, comme mon grand âge m’y autorise, un Paris des jeunes seniors (j’insiste sur jeunes) ouvrage qui me fut commandé par des éditeurs parisiens, étonné que je connaisse certains coins de la Ville Lumière aussi bien qu’eux. Oserais-je écrire « Parfois mieux » sans rougir ?
08:18 Publié dans Billet de faveur, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16 décembre 2011
Du côté de chez... nos libraires

Les vendredis 16 et 23 décembre
La Licorne vous accueille de 09.30 à 21.00
D é d i c a c e s
dimanche 18 décembre à partir de 14.30
Conte de la Rivière & Flâneries dans Uccle, d'hier à aujourd'hui,
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Sarah |
Yves |
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A travers l'histoire de pêche d'un "esox lucius", un fabuleux brochet d'au moins 1 mètre et pesant 15 kg, "Conte de la rivière" révèle différentes manières d'envisager la création et le rapport au monde, au travers de ses trois principaux protagonistes, en mêlant ambiances délicates et personnages ciselés. © La Boîte à bulles
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Il est difficile d'imaginer que, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la commune d'Uccle fut longtemps une destination de villégiature voire de vacances pour les Bruxellois. Difficile aussi d'imaginer qu'elle conserva son statut officiel de commune rurale jusqu'en 1953 ! © Studio Real Print
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Stéphane de Lobkowicz dédicacera son roman "uchronique", mercredi 21 décembre, de 20h à 23h à la Librairie Filigranes
Chronique sur ce blog: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2011/11...
La reine Astrid n'est pas morte à Küssnacht, Stéphane de Lobkowicz, roman historique (uchronique), Editions de l'Arbre, novembre 2011, 332 pp, 18,9 €
06:23 Publié dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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