30 novembre 2011

Lettre à ma mère

1038105-gf.jpg " Ma chère maman, ...

Fallait-il qu'elle fût morte depuis plus de trois ans pour que Georges Simenon, se décide à l'appeler "maman"..

"Nous ne nous sommes jamais aimés de ton vivant, tu le sais bien. Tous les deux, nous avons fait semblant."

Au chevet de sa mère qui vit les derniers jours de 91 années d'existence, l'écrivain fait le bilan d'une vie, celle de sa mère, dont il essaie de (re) constituer le portrait. Il lui adresse une  très longue missive :

"Je me demande si toi dans ton lit, moi sur une chaise inconfortable, nous ne jouons pas, ces jours-ci, à un étrange petit jeu"

Les souvenirs défilent sur l'écran d'un passé familial dont Simenon essaie de reconstituer le scenario: cadette d'une famille ruinée, Henriette Brüll gardera sa vie durant le souvenir blessé de son rang, l'orgueil de celle qui ne veut dépendre de personne, pas même de son fils...

A l'amertume et aux réflexions aigres-douces que suscite le défilé d'une vie, succède l'apaisement de la mort et celui d'un  pardon enfin consenti.

Apolline Elter

Lettre à ma mère (et autres textes) Georges Simenon, Le livre de poche , sept .2009 126 pp, 5 €

29 novembre 2011

Marie de Sévigné - Roger de Bussy-Rabutin : une complicité de longue date

sevigne2.jpgMarie de Sévigné adresse à son cher cousin, une lettre bien attachante, évoquant une complicité de longue date


A Bussy- Rabutin

 

    A Paris, ce [lundi] 16e mai 1672

Il faudrait que je fusse bien changée pour ne pas entendre vos turlupinades, et tous les bons endroits de vos lettres. Vous savez bien, Monsieur le Comte, qu’autrefois nous avions le don de nous entendre avant que d’avoir parlé. L’un de nous répondait fort bien à ce que l’autre avait envie de dire ; et si nous n’eussions point voulu nous donner le plaisir de prononcer assez facilement des paroles, notre intelligence aurait quasi fait tous les frais de la conversation. Quand on s’est si bien entendu, on ne peut jamais devenir pesant. C’est une jolie chose à mon gré que d’entendre vite ; cela fait voir une vivacité qui plaît, et dont l’amour-propre sait un gré nonpareil. M.de La Rochefoucauld dit vrai dans ses Maximes : « Nous aimons mieux ceux qui nous entendent bien que ceux qui se font écouter. » Nous devons nous aimer à la pareille, pour nous être toujours si bien entendus.

   Vous dites des merveilles sur l’affaire des maréchaux de France. Je ne saurais entrer dans ce procès ;  je suis toujours de l’avis de celui que j’entends le dernier. Les uns disent oui, les autres disent non ; et moi je dis oui  et non. Vous souvenez-vous que cela nous a fait rire à  une comédie italienne ?

Extrait de Madame de Sévigné - Correspondance (I) (mars 1646-juillet 1675) - texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, La Pléiade  (1972)

06:58 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 novembre 2011

Faute de temps

"Quiconque n'a pas trop le temps, le laissera travailler à sa place"

Apolline, Les pensées déléguées du lundi

05:58 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 novembre 2011

Histoire de ma vie

" théière high tea.jpgJe ne crois pas avoir revu cette maison de Chaillot depuis 1808, car, après le voyage d'Espagne, je n'ai plus quitté Nohant  jusqu'après l'époque où mon oncle vendit à L'Etat sa petite propriété, qui se trouvait sur l'emplacement destiné au palais du roi de Rome. Que je me trompe ou non, je placerai ici ce que j'ai à dire de cette maison, qui était alors une véritable maison de campagne, Chaillot n'étant point bâti comme il l'est aujourd'hui.
..........C'était l'habitation la plus modeste du monde, je le comprends aujourd'hui que les objets restés dans ma mémoire m'apparaissent avec leur valeur véritable. Mais à l'âge que j'avais alors c'était un paradis. Je pourrais dessiner le plan du local et celui du jardin tant ils me sont restés présents.[...]
..........Le jardin était un carré fort long, fort petit en réalité, mais qui me semblait immense, quoique j'en fisse le tour deux-cents fois par jour. Il était régulièrement dessiné à la mode d'autrefois; il y avait des fleurs et des légumes; pas la moindre vue car il était tout entouré de murs; mais il y avait au fond une terrasse sablée à laquelle on montait par des marches en pierre, avec un grand vase de terre cuite classiquement bête de chaque côté, et c'était sur cette terrasse, lieu idéal pour moi, que se passaient nos grands jeux de bataille, de fuite et de poursuite.
..........C'est là aussi que j'ai vu des papillons pour la première fois et de grandes fleurs de tournesol qui me paraissaient avoir cent pieds de haut. Un jour, nous fûmes interrompues dans nos jeux par une grande rumeur au-dehors. On criait "Vive l'empereur", on marchait à pas précipités, on s'éloignait et les cris continuaient toujours. L'empereur passait en effet à quelque distance et nous entendions le trot des chevaux et l'émotion de la foule. Nous ne pouvions pas voir à travers le mur, mais ce fut bien beau dans mon imagination, je m'en souviens, et nous criâmes de toutes nos forces: Vive l'empereur ! transportées d'un enthousiasme sympathique."

George Sand,
Histoire de ma vie (chapitre 11)
© Ed. Gallimard, "Bibliothèque de la pleiade"

26 novembre 2011

Le dernier amour de George Sand

images.jpg"Voilà peut-être ce que l'on appelle la maturité: le sentiment du bonheur, la capacité d'en jouir, la conscience de sa fragilité."

C'est à la figure d'Alexandre Manceau - le "dernier amour" de George Sand que la biographe Evelyne Bloch-Dano s'attache, dans un essai vivant, brillant, passionnant.

La célèbre écrivain a 45 ans quand Alexandre Manceau entre dans sa vie; il en a 13 de moins. A première vue, il paraît son valet, attentif à ses moindres désirs, lui qui "se met tout entier dans un verre d'eau qu'il m'apporte ou dans une cigarette qu'il m'allume." Mais la relation est bien plus riche qu'il n'y paraît: "seul homme à la mesure de la générosité [sandienne]", Alexandre sera 15 ans durant le compagnon "à la fois homme et femme comme elle",  d'une George Sand apaisée, simplement heureuse d'aimer. La période est  féconde pour l'écrivain qui publiera alors  pas moins de cinquante ouvrages. Seule la mort d'Alexandre, en 1865, rompra l'harmonie du couple.

Au départ de cette période de quinze ans et d'une analyse approfondie du couple Sand - Manceau, Evelyne Bloch-Dano autopsie la relation violente qui unit George Sand à Solange, sa fille: fille présumée  de Stéphane d'Ajasson de Grandsagne, Solange restera toute sa vie, « la part d'ombre » (et d'échec) de sa mère.

En parallèle et écho contrasté, la relation tendre, généreuse, passionnée qui lie  l'écrivain à son fils chéri, Maurice, alias "Bibi",  à ses petits-enfants, dont sa chère Nini, tragiquement décédée,  à sa belle –fille, Lina Calamatta - "J'adore ma nouvelle fille » - et à  tous ces enfants d'adoption que George Sand couvera de son aile bienveillante.

Et puis, il y a le  portrait de Nohant,  la demeure qui incarne l'hospitalité légendaire de sa propriétaire (rendez-vous, demain à 17 heures pour un High Tea centré sur un magnifique passage de l'ouvrage). Nohant qui aura vu tant de personnalités de prestige, Balzac, Flaubert, Tourgueniev, Liszt, Marie d'Agoult, Théophile Gauthier, Edmond Plauchut.... s'assoir à sa table, goûter aux joies d'un séjour qui pouvait parfois se prolonger plusieurs années...

Merveilleuse George Sand, sincère, altruiste et entière dans ses engagements.

Une lecture hautement recommandée

Apolline Elter

Le dernier amour de George Sand, Evelyne Bloch-Dano, biographie, Grasset, septembre 2010, 320 pp, 20 € 

Billet de ferveur

AE: Evelyne Bloch-Dano,  vous voyez en Nohant, la "texture du paysage mental" de George Sand. Le lecteur sent battre le coeur de la demeure, à travers les passages que vous lui consacrez. (Quand) nous concocterez-vous  une biographie de Nohant?

Evelyne Bloch-Dano: Ce n’est pas dans mes projets ! J’ai jadis consacré un livre à la maison d’Émile Zola (Le roman d’une maison – Chez les Zola à Médan Payot), mais on a déjà beaucoup écrit sur Médan…

 AE: George Sand se serait-elle éprise d'Alexandre Manceau si elle l'avait rencontré, dix ans plus tôt?

Evelyne Bloch-Dano:  Comment savoir ? Probablement, non.  Dix ans plus tôt, à peu de choses près, elle rencontrait Chopin…

AE: A votre avis, quelle serait la "madeleine de Proust" de George Sand?

Evelyne Bloch-Dano: Je renvoie vos lecteurs au très beau début du chapitre 11 de la deuxième partie de Histoire de ma vie, dans lequel elle évoque la mémoire et les souvenirs d’enfance…

 

25 novembre 2011

Quatrièmes de couverture

 

FrnLe mois de novembre s'en va (déjà...) finissant

Il nous faut, d'une revue de presse

Vous révéler quelques parutions passées entre nos mains

A défaut de nos yeux

 

Parutions et arguments extraits des sites des éditeurs:

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« Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu’ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu’à une chose : grandir, monter le plus haut possible. »


Depuis son enfance, Bastien a toujours vécu dans la forêt. Pour lui, les arbres vivent, parlent,
rêvent. Ils veulent renouer avec le ciel. Il en connaît tous les mystères, tous les sortilèges, qu’il révèlera à sa petite-fille gravement malade, venue se réfugier auprès de lui. Pour Bastien, elle est comme une forêt fracassée par l’orage. Mais il ne doute pas de sa guérison s’il se bat à ses côtés et partage ses secrets.


Dans ces pages qu’irriguent la magie et la force des arbres, c’est tout le sens de la vie humaine
que pose Christian Signol. Traversées du souffle de la Grande Histoire, des forêts blessées par
les tempêtes et des légendes immémoriales, elles révèlent un monde de beauté, inconnu et
superbe, au pouvoir salvateur.

Au coeur des forêts, Christian Signol, roman, Albin Michel, oct 2011, 316 pp, 21,5 €

 

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" Ce livre accompagne son nouvel album éponyme (XIII BIS Records/Warner) et ses cinquante ans de carrière qui seront aussi l'occasion d'une série de concerts, notamment au Casino de Paris le 21 novembre 2011
Après l'important succès de La Maison d'en face par Nicoletta, les éditions Florent Massot proposent Mister D, livre d'entretiens entre l'un des chanteurs les plus apprécié du public et Sam Bernett, animateur vedette de RTL et Europe 1 (auteur notamment des biographies de Jim Morrison, de Johnny Hallyday, et de Eddy Mitchell). Cet ouvrage révèle le vrai Dick Rivers et offre un panorama sans langue de bois du monde musical et du PAF ainsi que les portraits très émouvants de ses amis Francis Cabrel, Coluche ou Alain Bashung.
Enigme pour certains, caricature pour d'autres, Hervé Fornéri, né à Nice le 24 avril 1946, a créé Dick Rivers le 24 avril 1961, le jour de ses quinze ans. Cinquante ans au service du rock and roll, des Chats Sauvages à Mister D. Arrivé troisième dans l'ordre d'apparition sur la scène rock française en 1961 après Johnny Hallyday et Eddy Mitchell, Dick conservera cette image « du troisième » durant toute sa carrière, y compris auprès des journalistes, quel que soit le classement de ses succès dans les hit-parades. Il a souffert de ces longs moments sans exposition et en souffre encore. Il raconte, sans amertume.
Car Dick Rivers est hors système, il n'est jamais rentré dans le moule du showbiz français et des habitudes de ses homologues. Dick Rivers n'a pas de clan ou de producteurs vedettes. Il trace son chemin en solitaire. Fidèle au rock et à ses choix musicaux – sans concession – il n'est ni auteur ni compositeur : c'est un interprète fier de l'être. Dick dépend donc des chansons qu'on lui propose. Les passages à vide de sa carrière n'ont pas été prétextes à sauter sur les modes et les tendances.

On découvre ici un Dick Rivers solide et sincère ; mais aussi fragile et frustré, pudique et honnête, égocentrique et agaçant, égoïste et généreux, tendre et macho. Les entretiens évoquent sans retenue sa carrière, sa vie privée, ses femmes et amours, des erreurs, des défauts, des ratages et des embellies, du passé et de l'avenir. Il se livre sincèrement au jeu de la vérité."

Dick Rivers, Mister D - Entretiens avec Sam Bernett, éd. Florent Masson, oct. 2011,  192 pp, 19,9 €

 

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les_dolce_01.jpg"Les aventures de la dernière famille de magiciens au monde.
New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s'approprier les sous-sols de la planète, développe l'idéologie d'un âge d'or à venir pour l'usage exclusif d'une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l'humanité ordinaire. L'humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas de gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?
Seuls des êtres très particuliers, dont l'existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s'opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu'une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce.


Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l'heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l'école. C‘est la fin d'un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu'une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféreraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l'aïeul, véritable bible des âges passés, n'a plus toute sa tête.


Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l'abri et inconscients des enjeux planétaires qu'engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n'avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d'un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d'agir à distance sur la matière. Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l'errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant."

Les Dolce. La route des magiciens Frédéric Petitjean, tome 1, Ed. Don Quichotte, oct 2011, 538 pp, 19,9 €

 

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les_carnets_d_une_bourgeoise_dechue_01.jpg
Diane Rauscher-Kennedy, née en Angleterre de parents Anglo-Saxons et d'horizons aussi différents que célèbres, a vécu son enfance au sein d'une famille aristocratique qui vivait d'une façon déjantée. Et puis un jour, tout bascule ! Son univers s'effondre et elle doit faire face à la réalité d'une nouvelle vie difficile, mais qui lui permettra de réaliser qu'elle a tant gagné en perdant tout...

Note de l'éditeur
Les Carnets d'une bourgeoise déchue nous plonge dans l'aventure incroyable de Diane Rauscher-Kennedy, les histoires farfelues sur sa famille, sa vie de femme au foyer et son manque total de respect des bienséances et des codes des grandes familles. Armée de sa plume humoristique, elle nous concocte un récit d'une vie de grandeur matérielle mais aussi de profonde misère morale et sentimentale... Un récit autobiographique qui lui permet aussi de balancer quelques vérités bien dérangeantes sur un ton malicieux...

L'auteur
Épouse, mère et femme d'intérieur pendant plus de 40 ans elle voit sa vie basculer à 60 ans et en 24 heures chrono ! Elle devient alors artiste peintre, spécialiste des catastrophes les plus inimaginables... Particulièrement culottée et avec un sarcasme décapant, elle raconte dans ses mémoires son enfance de conte de fée et les incroyables tribulations auxquelles elle a su faire face avec humour et ironie.

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l_affaire_flamenco_01.jpg
"L'affaire Flamenco, dont l'intrigue se déroule entre Paris, Sichuan et Dakar, raconte l'histoire d'un lieutenant français d'origine sénégalaise, Mbaye, chargé de mener l'enquête sur le meurtre d'une jeune danseuse de Flamenco retrouvée sans vie sur le pas de sa porte. Une affaire à première vue assez banale, d'autant plus que le copain de celle-ci s'est mystérieusement évaporé. Pourtant, les premiers indices semblent conduire aux plus hautes instances de l'Etat...

Note de l'éditeur
À travers ce roman, l'auteur nous dépeint sans réserve une toile réaliste de la société française. Une intrigue parfaitement ficelée, un « colonel » controversé, des agents secrets méticuleux, un lieutenant de police ordinaire, des personnages bien campés et un style percutant font de ce roman un excellent polar dont le rythme est habilement soutenu.
L'affaire Flamenco est plus qu'un simple roman policier, il est aussi une invitation au voyage au pays de la Téranga et à la découverte de la culture sénégalaise." 
 
L'affaire Flamenco. une tache sur le tee-shirt, Richard Joffo, thriller, Phoenix Press International, 222 pp, 19 €
 
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francesca_01.jpgRome, été 1492. Une époque troublée pour la chrétienté, qui s'est rendue coupable quelques mois auparavant de promulguer l'édit décrétant l'expulsion de tous les Juifs d'Espagne. Mais la cité éternelle s'émeut moins de leur sort que de celui du pape, Innocent VIII, dont on dit qu'il est mourant. Cette nouvelle attise pourtant davantage les ambitions qu'elle ne suscite la prière.
Au service de la famille des Borgia depuis toujours, Francesca apprend la mort de son père (l'empoisonneur attitré de la famille) dans des circonstances douteuses. Commence alors pour elle une quête de vengeance, qui la pousse à prendre la suite de son père.
Ses recherches vont lui faire découvrir que l'expulsion des Juifs d'Espagne n'est que le prélude à des actes plus monstrueux encore et que le pape, à la santé déclinante, compte bien autoriser depuis le Vatican. Il s'agit à présent de le neutraliser, tout en aidant Rodrigo Borgia, son maître, à être élu pape par le conclave.
 
 

Francesca. Empoisonneuse à la cour des Borgia, Sara Poole, roman, ma éditions, novembre 2011, 416 pp, 19,9 €

 

07:00 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 novembre 2011

La reine Astrid n'est pas morte à Küssnacht

a_Astridcouv2_66257.jpgQui n'a rêvé de refaire le cours de l'Histoire?

Stéphane de Lobkowicz le réalise qui nous propose un roman "uchronique", ressuscitant la Reine Astrid de l'accident automobile de Küssnacht, tandis que son royal époux décède sur le coup.

Une inversion des rôles qui change le cours des événements et d'une Histoire belge que l'auteur imagine avec une fougue jubilatoire :  attendant la majorité de Baudouin, âgé de 4 ans à l'époque, la Reine Elisabeth accepte d'assurer la régence du Royaume. La guerre 40-45 la propulse Commandant en Chef de l'Armée, rôle qu'elle assume avec autorité et courage. Exilée en Espagne et à Londres, la famille royale aura la grande joie de s'adjoindre les services d'une gouvernante, hors pair, une certaine Lilian Baels....

Dotée d'une connaissance aiguë de cette période de l'Histoire, Stépan de Lobkowicz s'offre le plaisir visible de la réorganiser. Les lecteurs un peu perdus - dont je suis - pourront remettre leurs pendules à l'heure des faits avérés en découvrant l'annexe rédigée par Charles de Trazegnies, en fin d'ouvrage , " Les faits tels qu'ils se sont réellement produits et succédés dans le temps."

Dès lors, autant savourer en toute sérénité , le mauvais quart d'heure que la Reine Elisabeth fait passer à Hitler, l'invectivant en son dialecte bavarois natal, le lapin que le Prince Charles pose à l'Occupant (allemand) et le cri (du coeur) d'un certain Jules Lahaut....

Apolline Elter

La reine Astrid n'est pas morte à Küssnacht, Stéphane de Lobkowicz, roman historique (uchronique), Editions de l'Arbre, novembre 2011, 332 pp, 18,9 €

 Dédicaces: mercredi 23 décembre, de 20h à 23h, à la Librairie Filigranes, 39-40 avenue des Arts à 1040 Bruxelles

07:25 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 novembre 2011

Les Intouchables

Intouchables_fichefilm_imagesfilm.jpgLE film dont tout le monde parle, celui que les parents se réjouissent de voir avec leurs (grands) enfants..

Tétraplégique à la suite d'un accident de parapente, le richissime Phillippe (François Cluzet)  aristocrate, amateur d'art éclairé et mélomane, choisit de s'ajoindre le service de Driss (Omar Sy),f rais revenu d'un séjour pénitentiaire . S'ensuit une confrontation tonique et l'apprivoisement progressif de deux êtres que tout sépare, si ce n'est le refus de la pitié.

Basée sur une histoire vraie - stigmatisée pour les besoins de l'écran - le coeur du film atteint celui des spectateurs. Ajoutez-y rythme, humour et l'agréable spectacle des bienfaits de la fortune, vous comprendrez que le film cartonne.

Et que c'est de bonne guerre.

Je vous le recommande.

Apolline Elter

06:14 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 novembre 2011

Entre tes mains

entre_tes_mains_01.j_1.jpg" Me consacrer à la chirurgie de la main à une époque où elle était encore pratiquement inexistante en France tenait de la gageure,..."

 Né en 1915,  Raoul Tubiana vit une enfance heureuse et choyée en Algérie. La santé fragile de sa maman,  son décès, confirment sa vocation pour la médecine.  Il  étudie en France et devient chirurgien.

 La guerre de 40-45 lui donne l'occasion d'exercer pleinement son métier, loin de sa famille, réfugiée à Saint-Tropez. Elle scelle également son destin puisque qu'il découvre, à cette occasion,  de nouvelles techniques  qui feront de lui un chirurgien des mains renommé.

Récit jalonné de rencontres prestigieuse - il croisera les  route et amitié de Bernard Buffet, Raymond Queneau,  Louise de Vilmorin, Coco Chanel, .. et même, par deux fois, le Général de Gaulle - le livre de Raoul Tubiana offre un regard intéressant sur un XXe siècle, traversé ...de main de maître.

Apolline Elter

Entre tes mains. Un chirurgien traverse le siècle, Raoul Tubiana, biographie, France Empire, septembre 2011, 294 pp, 22 €

 

 

 

 

06:05 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 novembre 2011

L'événement de novembre - décembre

entree.jpgEn vente depuis le 15 novembre - votre magazine préféré paraît chaque mi-mois et sa force d'action perdure jusqu'au milieu du mois suivant - l'Evénement affiche, en cet automne radieux, mille bons plans en vue de la fin de l'année...

Un guide sur "Londres en fête", ses  Christmas magie,  adresses choisies et éprouvées, avec, à la clef, une nuit  à gagner en l'Hôtel St Ermin's****, des places pour des spectacles de choix, un dossier sur la truffe noire du Tricastin,  " Quand la truffe se fait rabasse", signé de qui vous devinez,  avec,  à remporter , un séjour truffé au Manoir de la Roseraie **** (Grignan - photo hall d'entrée) les coups de coeur de lecture, une "nocturne" privée, pour quinze de nos lecteurs,  au tout nouveau Musée des lettres et  manuscrits de Bruxelles et un article fameusement bien torché, "La littérature sur le divan", signé Paloma de Boismorel....

Vous l'aurez compris, votre programme de ce lundi  est résolu: vous vous précipitez sur l'Evénement du mois, empruntez la plume de notre chère marquise de Sévigné, pour vous offrir, un séjour truffé, qui réveillera votre hiver, de saveurs insoupçonnées...

AE

_PAT2059.JPGUne marquise de Sévigné qui  mourrrrrrrrait d'envie d"inviter sa fille, Françoise - et son gendre François, ...éventuellement - à un séjour truffé de charme au Manoir de la Roseraie****, à Grignan (photo)

www.manoirdelaroseraie.com

 

 

 

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