31 octobre 2011

Subtil tutoiement

" Et vous, mon ami, que fais-tu"

C'est ainsi que George Sand, dans une lettre datée du 22 novembre e 1866, invite Gustave Flaubert à procéder au tutoiement.

Ce sera notre pensée du jour.

Apolline, Les blondes pensées (empruntées) du lundi

07:54 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

30 octobre 2011

A la table de George Sand

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"Cher arrivant, soyez le bien venu.

Vous ne trouverez peut-être personne de levé, que le vénérable serviteur

berrichon à la blouse classique.

Nous nous couchons tard, pour avoir voulu finir un travail finissant.

Nous avons pensé que votre premier souhait

serait de manger un peu, de dormir un peu, de vous installer un peu,

car j'espère bien que nous vous tenons pour plusieurs jours.

Commandez donc au berrichon ce que vous voulez boire ou manger,

et l'heure à laquelle vous voulez qu'il vous réveille.

On sonne le premier coup du déjeuner à 9h. On déjeuner à 10.

Moi, j'arrive à la fin de ce  repas. Bonsoir donc et bonjour."

George Sand à Emile de Girardin (1855)

 

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A la table de George Sand, Christiane Sand (Marie-Christine et Didier Clément), beau livre, Flammarion, 1987 (rééditions) , 240 pp

29 octobre 2011

A la table de George Sand

9782082005128FS.jpgEst-il plus illustre référence, pour qui rêve de lier les plaisirs de la table à ceux des lettres que le nom de George Sand?  De sa table..d'écriture à celle si hospitalière de Nohant, la célèbre romancière, dramaturge et ..épistolière avait la générosité de ceux qui se donnent sans compter.

Orchestrés par Christiane Sand, épouse du fils adoptif d'Aurore (Sand),  petite-fille de l'écrivain, les portraits de famille, histoire du château,  revue  des illustres visiteurs - Balzac, Chopin, Franz Liszt et Marie d'Agoult, Delacroix, Théophile Gautier, Tourgueniev, Flaubert, Alexandre Dumas, fils... et des domestiques,  tracent l'ambiance de Nohant, prélude à un livre de recettes des  châtelaines du lieu,   présentées par Marie-Christine*  et Didier Clément (Le Lion d'Or -Romorantin):

" Cet indiscutable document sur les moeurs alimentaires de Nohant au XIXe siècle est donc un témoignage émouvant, composé de souvenirs, de rencontres, de voyages. Et puisqu'une émotion est à la base de chaque recette, cette cuisine ne peut être qu'à l'image de son instigatrice: simple et généreuse, à la fois originale et coutumière, pleine de contradictions et de charmes, mais toujours indéniablement authentique."

Apolline Elter

A la table de George Sand, Christiane Sand (Marie-Christine et Didier Clément), beau livre, Flammarion, 1987 (rééditions) , 240 pp

07:48 Écrit par Apolline Elter dans George Sand, Gourmandises | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 octobre 2011

Quatrièmes de couverture

Le mois d'octobre va  s'achevant -

Revue de presse de quelques ouvrages passés entre mes mains, dont je vous livre l'argument - tentant -  faute d'avoir pu les découvrir plus amplement,...

Je le regrette amèrement...

 

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"Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ?Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même.Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…"

 

Le Turquetto, Metin Arditi, roman, Actes Sud, août 2011, 288 pp, 17,5 €

 

 

Premier roman:   Dans l'Ouest américain au début du XXe siècle et en Angleterre de nos jours, l'histoire poignante d'un secret de famille courant sur plusieurs générations. Une véritable saga littéraire, portée par une construction subtile et une écriture délicate. L'Héritage ou comment le choix d'une vie peut avoir des répercussions aussi douloureuses qu'insoupçonnées.


 

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"L'Ouest américain au début du XXe siècle et la vieille aristocratie anglaise de nos jours, deux époques pour évoquer le destin d'une famille brisée par les non-dits. Un premier roman à l'écriture délicate, dans la lignée d'une Kate Morton ou d'une Maggie O'Farrell.

Quand elles étaient enfants, Erica Calcott et sa soeur Beth passaient toutes leurs vacances à Storton, le manoir de leur grand-mè

re Meredith. Jusqu'au jour ou leur cousin Henry disparaît, brisant d'un coup la famille et plongeant Beth dans une intense dépression.

Vingt-cinq ans plus tard, Meredith vient de mourir et les soeurs Calcott reprennent le chemin de leur enfance. Tandis que Beth s'enfonce davantage dans la souffrance, Erica entreprend de trier les affaires de leur aïeule et tombe sur une photo de leur arrière-grand-mère Caroline avec un petit garçon dans les bras. Qui est-il ? Et, surtout, qu'est-il devenu ?

 


Erica décide de fouiller l'histoire de ses ancêtres, et notamment celle de Caroline. Elle est loin d'imaginer qu'elle s'apprête à mettre au jour leur véritable héritage, un secret si douloureux que quatre générations plus tard, les soeurs Calcott en portent encore le fardeau..."

L'Héritage ,  Katherine Webb, roman, traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter, Belfond, oct.2011, 423 pp, 22 €

 

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"Le royaume de France, au début du XIVe siècle. M. Justice de Mortagne, de son nom Hardouin cadet-Venelle, est le cadet d'une famille de bourreaux.

La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. À la mort de son frère aîné, il est contraint de reprendre la charge de bourreau, devenant à son tour M. Justice de Mortagne. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s'il n'en tire aucune « satisfaction ». Après tout, ce n'est pas lui qui a prononcé la sentence... Jusqu'au jour où, en place publique, M. Justice de Mortagne sangle au poteau du bûcher une jeune femme, Marie de Salvin, jugée coupable d'avoir gravement calomnié un noble en l'accusant de viol. La culpabilité de Marie ne fait aucun doute dans l'esprit d'Hardouin. Pourtant, quand il apprend qu'elle disait la vérité, il se sent pour la première fois complice de meurtre. Combien en a-t-il ainsi commis, par le passé, en refusant de les voir ?


Rétablir la justice devient alors une nécessité. Le désir de rédemption, son urgence, mais aussi un lien naissant, particulier et confidentiel avec Dieu poussent Hardouin à enquêter sur d'anciennes exécutions – dont celle de Marie – et à s intéresser à chaque nouveau condamné. Sa nouvelle mission: rétablir la vérité et condamner les vrais coupables.

Les enquêtes de M. de Mortagne- Bourreau Tome 1 - Le Brasier de justice, Andrea H.Japp, roman, oct .2011, 416 pp, 21 €


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"Mayfair, Londres, été 1911. Lord et lady Rotherfield s'apprêtent à recevoir la haute société anglaise dans leur somptueuse demeure de Berkeley Square, pour le bal des dix-huit ans de leur fille Victoria. Artiste, idéaliste mais décidée à faire un beau mariage, la jeune fille ne veut pas manquer son entrée dans le monde. Pourtant, elle est en colère. Sa soeur Evangeline, vingt ans, a disparu. Dans la matinée, celle-ci s'est rendue à l'une de ces abominables réunions de suffragettes dont elle n'est toujours pas revenue. C'est Julian, le frère aîné, qui la retrouve enfin derrière les barreaux d'une sordide prison de Bermondsey, l'un des quartiers ouvriers de l'East End où couve la révolte. Julian n'apprécie guère le comportement de sa soeur, lui, l'héritier de la dynastie, prisonnier d'une vie qu'il n'a pas choisie mais dont il assume les contraintes par sens du devoir. Il ne comprend pas plus Edward, son frère cadet, qu'il juge égocentrique et inconscient. Homme à femmes, charmant dilettante et passionné d'aviation, Edward a des dettes de jeu. Pour les honorer, il doit remporter le premier prix d'une course d'aviation et vaincre son plus grand rival, le Français Pierre du Forestel, un jeune homme aussi séducteur et fantaisiste que lui.
Tous appartiennent à l'élite de leurs pays, et tous sont fiers de leurs héritages ancestraux, confiants dans leur avenir. Mais peu décèlent les failles qui sont déjà apparues dans leur mode de vie. En Angleterre, l'aristocratie a entamé son déclin depuis trente ans, des réformes sapent son pouvoir politique et économique alors que le pays est agité par des émeutes. En France, la vieille noblesse, affaiblie, n'est déjà plus aux commandes et subit de plein fouet les mutations d'une société moderne, traversée notamment par la laïcisation violente née de la loi de Séparation des Églises et de l'État. Guidés par les mêmes principes d'honneur et de devoir, les uns et les autres vont affronter le cataclysme d'une guerre qui sera aussi leur chant du cygne. Et ce sera alors aux femmes, parmi les ruines de leurs illusions, de réinventer un monde nouveau."

Dernier été à Mayfair, Thesesa Révay, roman, oct 2011,  éditions Befond, 480 pp, 21 €

 

couvL0852.jpgLorsque mon jeune fils reconnu la « vierge à l’enfant », accomplie selon celle de mon maître Rogier Van der Weyden, il la loua comme on bénit, la grâce chevillée au corps.

Père j’étais devenu, offrant mon art, mon savoir, mes entrailles. Le patrimoine sur terre comme au ciel.

L’esprit porte les âmes bienveillantes afin qu’elles témoignent au-delà du temps, par l’art, la prière, inséparables des actes posés justes et droits.

Ainsi sent-on la beauté du monde, de l’œuvre quotidienne à l’enfance. Aimer, éduquer, élever, accomplir. Tel est l’ouvrage des maîtres, des pairs, du berger.

Un berger,  Christian Guignard, essai, ée. Baudelaire, sept 2011, 240pp, 18 €


Que les vacances vous donnent goût et joie de ces lectures

AE



 

 

07:34 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 octobre 2011

Geluck enfonce le clou

et le marteau...

 

" Les journalistes, il y en a de deux catégories: ceux qui disent du bien de mes livres (de remarquables professionnels) et puis les autres."

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Affranchi du Chat, l'espace de quelques textes d'humeur et  planches de ...salut, Philippe Geluck offre à ses fans  un florilège de considérations pétries d'humour - noir - et d'une mauvaise foi...insurmontable. Des anonymes qui n"ont jamais connu la gloire - et pour cause - aux prisonniers conviés à purger leur peine en des maisons particulières,  l'humoriste belge passe en revue les couacs de nos modes de vie et les résoud ...à coups de massue.  Aucune limite n'est imposée à un humour par trop féroce quelquefois,  qui fait fi des tabous et enfonce le clou un peu trop loin...

"Je n'ai jamais aimé les morts. D'abord, je les trouve froids et distants, ensuite,  ils m'emmerdent copieusement"

AE

Geluck enfonce le clou. Textes et dessins inadmissibles,  Philippe Geluck, recueil, couverture cartonnée, 26 oct 2011,  144 pp, 18 €

07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26 octobre 2011

Le Skylab

index.jpg Chronique des années '70 - finissantes - le film s'articule autour d'un week-end estival  en Bretagne et de l'anniversaire de "Mamy" (Bernadette Laffont)

Grandes tablées, soleil - et pluies diluviennes - consacrent la réunion d'une fratrie -nombreuse - enfants et pièces rapportées, en une succession rythmée de scènes de rires, tendresse et fracassantes dissensions.

Dépourvu d'action, un peu longuet sur certaines séquences,   le film  déploie une étude de moeurs -magistralement  menée- sur la bohême d'ex-soixante-huitards et de coloniaux revenus au pays.

Une belle palette d'acteurs, un ton juste et une superbe interprétation enfantine, font de ce film une fresque réussie

Apolline Elter

Le Skylab, - réalisation de Julie Delpy - en salle depuis le 5.10

25 octobre 2011

Tous nos petits morceaux

tous_nos_petits_morceaux_01.j_1.jpg" Le pantomime suit son cours: Louison, de dos, gigote péniblement d'un vêtement à l'autre et se retourne vers moi, la grimace fin prête; Elle tord sa bouche,plisse ses yeux, chiffonne son front, fronce ses sourcils, tout cela en alternance, et presque en permanence; je crois n'avoir jamais vu son vrai visage, à supposer qu'il y en ait un derrière ce masque versatile."

Rassemblés dans une cave par une collectionneuse aveugle, des miroirs, animés par des rais de lumière subreptices s'échangent une amène série de ..réflexions. Ils revivent leur vie passée et ces scènes intimes  dont ils ont été les témoins privilégiés.

Une dizaine de nouvelles, un point de vue inventif -quelques bribes de phrases en ..miroir -  une plume alerte, subtile et maîtrisée reflètent... une belle surprise de la rentrée littéraire, une oeuvre sur laquelle il est bon de poser son regard.

Apolline Elter

Tous nos petits morceaux, Emmanuelle Urien, recueil de nouvelles,  Ed. D'un noir si bleu, sept 2011, 178 pp, 16,5 €

07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 octobre 2011

Procrastination

Il est parfois utile de remettre au lendemain

Ce que d'autres accompliront à votre place  

Tandis que vous parez aux  ...urgences

Apolline, Les pensées (f)utiles du lundi

06:43 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 octobre 2011

Concerto grimaldien

helene_grimaud.jpg Assister à une prestation d'Hélène Grimaud suspend le temps d'un moment d'exception. La virtuose se produisait au Bozar (Bruxelles) ce vendredi 21 octobre, en la salle Henri Leboeuf, pour un concert donné en l'honneur des 75 ans (...de l'orchestre national de Belgique)

Mis en appétit par une ..déconcertante ouverture d'été de Jacques Leduc, le public était fin prêt à honorer l'attaque sublime, brillantissime, grimaldienne du concerto n°1 de Brahms, pour piano et orchestre. Une Hélène Grimaud, de noir et satin gris vêtue, radieuse sous  une chevelure (trop) généreuse qui masquait, quel dommage, son visage, concentrée, généreuse dans sa virtuosité d'interprétation, offrant à un public, conquis, une communion d'esprit et, après la standing ovation,  la gracieuse exécution d'une mélodie de Gluck, arrangée par Scambati. L'orchestre, dirigé par Walter Weller exécuta, après l'entracte une symphonie d'Albert Roussel, qui, hélas pour elle, avait franchement un petit goût de Saint-Pierre, après le bon Dieu..

Apolline Elter

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Pour notre "High Tea" de ce dimanche ensoleillé, je vous suggère, tout naturellement l'écoute du concerto numéro 1 de Brahms dans son interprétation, époustoufflante (re)création, grimaldienne.....

17:01 Écrit par Apolline Elter dans CD lirants, High Tea dominical | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 octobre 2011

Jean Ferrat - Aimer à perdre la raison

40c8978e1c1e601622e17326fd81ab29-300x300.gifOrphelins du décès de Jean Ferrat,  de sa voix belle,  chaude et grave, lisez, contemplez, compulsez  ce bel album, il vous apaisera...

Pouvait-on en effet rendre meilleur hommage au chantre d'Antraigues que de tracer sa vie en ses lignes essentielles  d'en illustrer le parcours d'aquarelles et de fusains...sobres et expressifs.

" Il faisait revivre la France généreuse, la France courageuse. France la belle, la rebelle..."

Journaliste sportif, Nelson Monfort, parcourt la vie de Jean né Tenenbaum depuis la disparition déchirante de son père au camp d'Auschwitz , sa rencontre avec Christine Sèvres, sa première épouse', Isabelle Aubret, son "alter ego" féminine,  Colette Laffont, sa seconde et dernière compagne et tous les amis, les vrais, qui ont compté pour lui. Du voyage à Cuba, accompli au printemps 1967, il reviendra gonflé d'espoir en une société nouvelle et..de cette moustache qui fait  désormais partie intégrale de son look. Souvent malmené par les media, il suscitera, dans son public, un attachement qui transcende la mort. Intégrité, fidélité d'amour et d'amitié...sont les maîtres-mot d'une vie et d'un portrait dont Jean Ferrat aurait sûrement fait son bagage pour l'Au-Delà. La présentation aérée du texte est modulée d'aquarelles paysagères et de nombreux portraits, signés de la main de Philippe Lorin,peintre, illustrateur et dessinateur.

Est-il meilleure invitation à écouter, en boucle et émotion, les inoubliables " Aimer à perdre la raison", "Ma France", "Nul ne guérit de son enfance", "Potemkine", "Nuit et Brouillard"...et tout simple "C'est beau la vie"...

Apolline Elter

Jean Ferrat. Aimer à perdre la raison, Nelson Monfort (texte) et Philippe Lorin (illustrations), beau livre, Editions du Rocher, septembre 2011, 112 pp, 24 €

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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