30 septembre 2011

Atelier d'écriture auprès de Colette Nys-Mazure

agenda.jpgQuelques communications d'agenda pour le mois d'octobre..

1. Côté écriture :

 

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HISTOIRES DE JALOUSIE

Atelier d'écriture

Animé par Colette Nys-Mazure (photo)


Dolce Vita : les samedi 15 et dimanche 16 octobre de 10H à 17H
pour 8 stagiaires ayant l'expérience des ateliers d'écriture   
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 Atelier DOLCE VITA
Espace d'art, de création et de diffusion
chaussée de Haecht 140
B-1030 Bruxelles
Réservations : 02/ 223 46 75 (répondeur 24h/24)
Bureaux ouverts lundis et mercredis de 11h00 à 16h00
GSM : 0494/798.607

Histoire de jalousie
Animé par Colette Nys-Mazure
Samedi 15/10 et dimanche 16/10 de 10h à 17h
Espace Biergopack : 140 chée de Haecht - 1030 BXL.

Informations pratiques:
Prix: 90€/110€. Repas et boissons compris pour les 2 midis

 

2. Côté lecture


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Marianne Sluszny
à La Licorne - Jeudi 06 octobre à 19.00

Paul Danblon
animera la rencontre


Le conflit entre Israéliens et Palestiniens n’a toujours pas trouvé d’issue. Quelles en sont les causes profondes ? Pour nous aider à comprendre les passions du présent, ce livre explore les cheminements et les déchirements de l’histoire.
Thomas, jeune cinéaste désespéré par sa rupture avec Rivka, fille de juifs orthodoxes, découvre dans un coffre lui appartenant une série de cahiers racontant la vie d’un aïeul de son ex-fiancée, un certain Meier, né en 1880 à Siedlice en Pologne. Il se passionne pour l’existence de cet homme, éternel exilé, révolté par la pendaison de son frère Saul par les cosaques en 1905, et décide de réaliser un film sur le destin mouvementé de ce personnage. (Ed. de La Différence)




Librairie La Licorne
Chaussée d’Alsemberg, 656
1180 Bruxelles
Tél : 02 344 98 32
e-mail : info@librairielalicorne.be

 

Avec le soutien du Service  de la Promotion des Lettres de la Communauté française de Belgique
© Editions de La Différence


08:24 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 septembre 2011

Le Tour du monde en 80 livres

le_tour_du_monde_en_80_livres_01.jpg" Ce livre est un simple exercice d'admiration, et un coup de chapeau à quelques-unes des figures  qui m'ont donné le goût du voyage, le goût de la curiosité et du respect pour ceux qui me sont différents, ..."

Editeur de livres de voyages - il a fondé les éditions Magellan & Cie en 1999 - Marc Wiltz nourrit ses périples à la source de la Littérature. Cette littérature qui porte en elle un gage d'éternité.  Il nous propose un plan de route de vingt-deux escales, structurées autour de thèmes précis - le bonheur de la marche, le regard de l'enfance, la mer,  l'errance, l'attente, le vagabondage, la solitude des îles...-   et de quelque 80 auteurs et oeuvres majeures, écrites ou traduites en français.

"Quelques lignes suffisent parfois pour faire sentir immédiatement la communauté de vues entre le lecteur et les pages qu'il a sous les yeux, ..."

Visités sous un éclairage neuf, vif, direct et séduisant, les Petit Prince, Don Quichotte,  Bible, Sept piliers de la sagesse, Cent ans de solitude, Voyages de Gulliver, ....et Possibilité d'une île, suscitent l'envie d'un embarquement immédiat.

Apolline Elter

Le Tour du Monde en 80 livres, Marc Wiltz, essai, Magellan & Cie, sept. 2011, 264 pp, 19,5€

06:26 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 septembre 2011

Bruxelles fait son cinéma

Et il a mille fois raison...

BruxellesFaitSonCinema.130.auto.jpg.resizer.pngCinéphile passionné..passionnant, Georges Lebouc nous revient avec un ouvrage bougrement sympathique: Bruxelles présenté par le biais du septième art.

Vous vous souvenez que Brussels by night, Daens, Rue Haute et même Odette Toulemonde ont été tournés dans la Capitale belge. Saviez-vous que des scènes et épisodes de Meurtres à domicile, Louis la Brocante, Les Anges gardiens, Préparez vos mouchoirs, Les Barons, Le Petit Nicolas, Rien à déclarer et de tant d'autres films-cultes y ont pris joyeusement leurs quartiers.

Bruxelloise de naissance, Audrey Ruston as Audrey Hepburn, viendra tourner à Schaerbeeck, quelques scènes d'Au risque de se perdre (1959)

Avec la complicité photographique de Laurent Poma, Georges Lebouc nous invite à une ballade instructive  à travers soixante lieux de tournage bruxellois - dont la situation est parfois occultée par le producteur- les cadres insolites et les cinémas oubliés. Truffés d'anecdotes plaisantes et de l'aimable franc-parler du critique bruxellois, les "pitch" sont, de surcroît,  lumineusement illustrés.

Apolline Elter

Bruxelles fait son cinéma, Georges Lebouc, photographies: Laurent Poma, essai, 180° éditions, sept.2011, 128 pp, 19 €

06:22 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 septembre 2011

La femme au miroir

La-femme-au-miroir-d-Eric-Emmanuel-Schmitt.jpg "Telle Anne, telle Hanna, Anny aimait se quitter, s'abstraire d'elle-même, de son identité sociale familiale, en vue d'approcher une réalité plus fondamentale. Cet "en-dessous de tout", Anny l'obtenait par le jeu. Comédienne, elle s'éloignait d'elle pour devenir les autres; cependant, avant d'arriver à un personnage précis, elle passait par un lieu indéterminé, à la croisée des chemins, un lieu en deçà des différences, ce lieu qu'avaient fréquenté Anne et Hanna.

Si Anne le rencontrait dans la nature et le nommait "Dieu", Hanna le détectait dans la sexualité et l'appelait "inconscient". Quant à Anny, elle avait renoncé à le définir"

C'est un roman à trois foyers que nous propose Eric-Emmanuel Schmitt: trois femmes, Anne, Hanna et Anny, déclinant un même prénom, en trois époques différentes: Anne vit à Bruges au début du XVIe siècle, Hanna, à Vienne, tout début du XXe et Anny est une star holywoodienne, contemporaine.

Saisies de l'imposture de leur condition, elles échappent toutes trois à l'image que leur renvoie leur miroir  et à la légitime attente de la société.

Anne renonce à son mariage, se fait béguine (à Bruges) et finit, brûlée, sur le bûcher de l'Inquisition, tandis qu'Hanna, accueillie dans la société bien-pensante de Vienne, cherche son salut dans les débuts de la psychanalyse - Sigmund Freud fait lalors  école -  et Anny se libère peu à peu des clichés attachés aux stars.

Passeront-elles, telles de nouvelles "Alice' au-delà du miroir? Les foyers ainsi allumés s'embraseront-ils de concert, au-delà des siècles qui les séparent?

Les chapitres s'alternent selon une mécanique régulière, bien huilée, une progression narrative qui tient la route,  intégrant dans la forme du roman ( chapitres relatifs à Anne et Anny) celle de l'épistolaire ( chapitres focalisés sur Hanna). Et Eric-Emmanuel Schmitt de se déclarer "obsédé par l'écriture épistolaire"

Nous ne pouvons que l'approuver.

Apolline Elter

La femme au miroir, Eric-Emmanuel Schmitt, roman, Albin Michel, août 2011, 456 pp, 22 €

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26 septembre 2011

Excusez les parents III

9782705802820FS.jpgPour ce troisième et dernier rang des perles (involontaires) de parents , nous nous pencherons sur les lapsus complètement involontaires:

" La Laide Familiale a visiter ma petite. Elle ira passer vous voir pour le dos scié."

"Madame, Mon fils ait pas venu à l'école, parce qu'il avait un nerf et six pelles à la tête."

Pas de doute, involontaire, l'humour n'en est que plus truculent .

 

Excusez les parents, Pierre Ferran, éd. Horay, sept 2011, 4e édition, 144 pp, 5,9 €

06:39 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25 septembre 2011

Florilège de lettres - Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles

Floril%C2%8Fge_cov_catalogueFR.jpgC'est  la maison d'éditions Racine qui publie, en partenariat avec le Musée des lettres et manuscrits (voir article précédent),  le superbe catalogue de la collection permanente.

Quelque 120 lettres, documents, ..jaillis de la plume de souverains (Louis XIV, Louis XV, Nicolas Ier de Russie, Joseph II..) d'artistes (Mozart, Beethoven, Chopin..) d'écrivains (Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Stefan Zweig..), de savants (Louis Pasteur, Albert Einstein, etc..) sont présentés dans la perspective de leurs vies respectives, et des circonstances de leur rédaction.

Tel ce manuscrit autographe de la "Chanson des vieux amants" (Jacques Brel - 1967) qui consacre un tournant dans la carrière du chanteur, décidé à quitter la scène. Ou  celui de la célèbre "madeleine" de Marcel Proust , criblé de corrections et de ratures, témoin précieux du processus d'écriture.

Un florilège somptueux, instructif, attachant.

Apolline Elter

Musée de lettres et manuscrits de Bruxelles. Florilège, catalogue de la collection permanente, coll. d'auteurs, Ed. Racine et Musée des lettres et manuscrits, sept 2011, 336 pp, 39,95€

Georges Simenon - Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles

simenon2.jpg Avec 550 millions  d'ouvrages vendus à la date de son décès, Georges Simenon (1903-1989) fut l'un des écrivains les plus prolifiques du XXe siècle: 450 titres à son actif dont 200 publiés, sous le couvert de pseudonymes. Dans ce domaine, l'écrivain ne lésinera pas non plus, qui usera de 25 noms d'emprunt différents. Aujourd'hui encore, il ne se passe pas une semaine, à travers le monde,  sans que ne soit (ré)édité un Simenon...

Guidée par Jean-Christophe Hubert, commissaire de l'exposition temporaire inagurale du Musée des lettres et manuscrits, à Bruxelles, la visite du parcours  consacré à l'écrivain liégeois  se révèla riche d'enseignement: jeunesse liégeoise, départ pour Paris, La Rochelle, l'Amérique, le Canada,... mariage avec Tigy Renchon, avec Denise Ouimet, naissance de Maigret et de ses propres enfants....s'enchaînent en une succession bien  négociée. Photographies, ouvrages, documents autographes, lettres de l'auteur et de ses contemporains tracent la vie  du père de Maigret, la rigueur de son esprit méthodique et les rituels de travail qu'il s'imposait.

Richement illustré, la catalogue de l'exposition offre un éclairage inédit et fouillé sur le parcours de l'écrivain...de génie.

Georges Simenon, Parcours d'un écrivain belge, catalogue de l'exposition, coll.d'auteurs, Ed. Racine et Musée des lettres et manuscrits, septembre 2011,  144 pp,24,95 €

L'exposition temporaire consacrée à Georges Simenon a lieu jusqu'au 24 février prochain.

Renseignements pratiques : site www.mlmb.be

08:20 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 septembre 2011

Le musée des Lettres et Manuscrits à Bruxelles

document.jpgAffirmons-le d'emblée: l'inauguration du Musée des lettres et manuscrits, ce 22 septembre, à Bruxelles,  suscite notre entière adhésion. (Photo: MLMb)

Venu droit de Paris, Gérard LHéritier, Président du Musée des lettres et manuscrits établi au Bd Saint-Germain, portait sur les fonds baptismaux, ce nouveau-né belge, premier d'un projet d'expansion européen. Un "petit frère"  qui aura une dynamique propre et une vocation belge - et bilingue-  affichée.

Investissant l'immeuble des anciens établissements Van Schelde, au coeur des Galeries Royales Saint-Hubert, le musée offre deux étages et quelque 500 m² au bonheur de ses visiteurs: un  rez-de-chaussée,  dévolu aux expositions temporaires - l'exposition inaugurale est consacrée à Georges Simenon* - et un étage dédié aux collections permanentes (néanmoins mobiles) selon une déclinaison thématique littéraire, artistique, historique, musicale et scientifique. Les lettres et manuscrits revêtent la signature de personnages majeurs, tels  Voltaire, Rousseau, Marcel Proust, Colette, Hergé, René Magritte, Napoléon Ier, Mozart, Chopin, Freud, Albert Einstein...) offrant au regard medusé une proximité quasi charnelle avec leur prestigieux scripteur. A l'heure du numérique et du courrier virtuel, nous ne pouvons que saluer la valeur de ce patrimoine et l'empathie graphologique que suscite la découverte des écritures.

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Lettre de René Magritte à la galériste Yvonne Zervos (5 mars 1958) dans laquelle le peintre consigne des instructions pour l'exposition d'un tableau  (© Coll. privée/Musée des lettres et manuscrits, Bruxelles.)

  Nouveauté technologique: des video-guides sont à disposition des visiteurs, qui proposent trois parcours: la collection permanente, l'exposition temporaire et un parcours spécialement conçu pour les enfants. Aux commentaires "audio"  diffusés sous le casque succède la projection " à la carte"  de séquence filmées, qui rendent la visite particulièrement vivante.

Sobre, lumineuse et engageante, alliant acier, verre et la chaleur du stratifié,  la scénographie invite à la découverte sereine et ..émue de trésors inestimables.

Apolline Elter

* Rendez-vous ce dimanche 25 septembre sur le blog pour un compte rendu de la visite de l'exposition consacrée à l'écrivain d'origine liégeoise.

 Informations pratiques:

Musée des lettres et manuscrits - Galerie du Roi, 3 - 1000 Bruxelles - Tél.: 02.346.52.06

Site web: www.mlmb.be

Horaires d'ouverture:

Du mardi au dimanche, de 10h à 19h

Nocturnes: le samedi, jusqu'à 20h et le jeudi jusque 21h30.

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A lire: le magazine PLUME  - magazine du patrimoine écrit (www.plume-mag.com) consacre un dossier événement à l'ouverture du Musée des lettres et manuscrits belges et à l'exposition consacrée à Georges Simenon. A la clef, un entretien avec son fils John et un portrait de l'écrivain à travers son regard.

Plume: sept.-oct-novembre 2011 (en vente au MLMb ainsi que dans certains kiosques - possibilité d'abonnements)

 

Billet de faveur

 Parrain du musée, Mark Eyskens, Professeur émérite et Ministre d'Etat, nous fait l'honneur d'un billet de faveur:

 

AE: Mark Eyskens, Ministre d'Etat, Docteur en Droit, en Economie, Professeur émérite à la K.U.L, Académicien, peintre, écrivain de langue néerlandaise et française,..-et je ne trace ici qu'une partie de vos activités - vous avez été choisi comme parrain du Musée des Lettres et Manuscrits. Quelle part réservez-vous à l'écriture manuscrite au sein de votre intense activité?
 
Prof.em. Mark Eyskens:"J'écris par ce que j'en ressens le besoin. Le besoin d'informer, d'expliquer, d'argumenter. Et de transcender le temps et l'espace. Les paroles écrites se coagulent et recèlent une  étincelle d'éternité. Dans nos sociétés complexes toutefois il y a manifestement pléthore de démagogues et pénurie de pédagogues.
 Il est émouvant de lire des textes parfois écrits dans un passé lointain et de ressentir la respiration de l'écrivain sourdre d'entre les lignes  L'écriture est l'expression la plus individuelle du moi  à la recherche de l'autre et de son altérité. Le lecteur parachève mentalement chaque phrase de son auteur ou la récrée en lui donnant un autre sens. 
Les historiens de l’histoire universelle considèrent l'invention de l'écriture comme le déclenchement de la civilisation humaine. Mais depuis six mille  ans beaucoup de choses se sont passées. L'imprimerie, développée par Johannes Gutenberg au XVe siècle, donna un formidable impact  à la diffusion des idées et des écrits de l'homme. Les splendides incunables devinrent des objets de collection. Aujourd'hui, grâce aux fabuleuses découvertes de la science et des technologies nous assistons à un bouleversement fondamental en ce qui concerne la communication et l'information interindividuelle. La digitalisation conquiert le monde. Rares sont les lettres encore manuscrites et les auteurs font appel à l'écran de leur ordinateur plutôt que de se confier à la  déconcertante  page blanche. Conserver les écrits devient un devoir de mémoire urgent de notre société à fin qu’elle puisse  porter témoignage et transmettre un message pour l'avenir de notre société. Un manuscrit révèle l'ADN spirituel de l'auteur et un musée qui s'y consacre constitue une espèce de génome intellectuel salutairement tentaculaire, capable d'ériger les générations futures en héritières d'un passé à transmettre comme un flambeau inextinguible. Mohamed n'avait probablement  pas tort quand il dit : « l'encre du savant est aussi précieuse que le sang du martyr ».

 

07:13 Écrit par Apolline Elter dans Billet de faveur, L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 septembre 2011

Quatrièmes de couverture

Septembre a tant bien entamé sa carrière que l'automne vient d'entrer sans frapper.

Les parutions s'amoncellent sur mon  bureau, chatouillant le plafond, de leurs piles altières.

Un constat: je ne pourrai assouvir tous mes appétits de lecture.

Afin de ne pas brimer votre attente, je vous propose quelques quatrièmes de couverture de ces ouvrages passés en mes mains et vous invite cordialement à m'adresser la chronique des lectures qui vous auront séduits.

" Chassé parcouv-cleo-1C.jpg sa femme, le narrateur quitte le domicile conjugal pour arrêter sa voiture quelques mètres plus loin. Dans son hébétude survient le souvenir d'une vieille amie de son père, qui a marqué toute son enfance d'une empreinte ambiguë et a sans doute conditionné l'adulte qui'l est (si peu) devenu.

A la lumière de ce personnage, toute une vie défile en pagaille, depuis les premiers vagissements durant la guerre de 40  jusqu'à cette trahison d'une autre femme, cette plongée dans le marasme psychique, ce meutre dont on peut se demander s'il a vraiment eu lieu ou n'était qu'un fantasme.."

Madame Cléo, Michel Joiret, roman, M.E.O éditions, sept.2011, 166 pp, 17 €

 

 

 

 

 

Parution ce 21 septembre de :

 

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 "1860. Après trois mille ans d'histoire, le Céleste Empire s'effondre.
Seul le Maître peut encore venir à bout des maux qui le rongent. Pour détruire ce vice empereur de Chine qui conteste son pouvoir, l'impératrice Ts'eu-hi va utiliser le plus terrifiant des poisons : l'amour.


Sacrifier l'Empire ou sauver celle qu'il aime, le Maître n'a pas d'autre choix. En essayant de sortir de ce piège machiavélique, il va entraîner Yuna, sa fille, dans la plus bouleversante des épopées.
Des guerres de l'opium à l'incendie du palais d'Été, et à la révolte des Boxers, les derniers soubresauts du Céleste Empire racontés par une femme qui, au soir de sa vie, entreprend de dire toute la Chine en une histoire si vraie qu'elle en paraît incroyable."

A l'encre de Chine. Livre 1, roman, Christian Lejalé, roman, Ed. Imagine, sept 2011, 210 pp, 15,5€

(Le livre 2 est prévu pour le 24 janvier 2012)

 

 

Parutions, ce 22 septembre de :

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Écrit par un ancien bandit - surnommé "le diable" Jean-Claude Kella a suivi l'ascension classique du petit délinquant avant de monter à Paris et rejoindre le Milieu - le récit véritable d'un hold-up d'anthologie. 146 millions de francs dérobés, dont 139 sont encore dans la nature.

Quatrième de couverture:

" Toulon, décembre 1992. Il y a Manu, l'homme sans histoire, qu'un groupe d'individus contraint un jour de participer à un casse d'envergure. Pourquoi lui ? Parce qu'il est vigile à la Banque de France. On a pris sa femme et son jeune enfant, on lui a passé une ceinture d'explosifs à la taille, et le voilà plongé dans un monde effrayant, dont il devient sans l'avoir voulu le maillon essentiel : il ouvrira aux truands les portes de la banque.


Et puis il y a Marc, le cerveau du hold-up, qui a monté l'opération et la dirige de l'extérieur, mais nourrit depuis le début le sentiment qu'elle va mal tourner. Il s'obstine pourtant, sans savoir pourquoi, jusqu'au moment où il ne peut définitivement plus reculer.


Hold-up est le récit d'une machine infernale. Ou comment des hommes et des femmes se trouvent pris dans un engrenage qui finit par les dépasser. Dans l'espace confiné de la banque, le temps est suspendu, les relations exacerbées : chacun des protagonistes cherche à protéger ses intérêts, tout en nouant avec les autres des liens empreints à la fois de respect et de haine. Mais tous les personnages ont beau s'agiter dans leur bocal, le ressort de la tragédie est bandé et nul ne peut plus arrêter le cours de l'histoire. Dans ce témoignage fiction où les regards des deux héros, Manu et Marc, sans cesse se croisent et se répondent, Jean-Claude Kella démonte, avec l'habileté du romancier et la précision de l'ancien braqueur, un casse monumental.

Hold Up, Jean-Claude Kella, essai, Ed. Don Quichotte, sept 2011, 238 pp, 16,9 €

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"Il est des révélations auxquelles l'esprit humain ne saurait se frotter sans chanceler.

1984, aux larges des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête hivernale, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés de cette catastrophe, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître sous ses yeux.


2011, Los Angeles. Michael, devenu adulte et père d'un petit garçon, est un homme tempéré et attaché à ses responsabilités familiales. Pourtant, il nourrit à l'égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l'appréhension et la culpabilité d'abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l'Antarctique. L'occasion pour lui de consolider sa position au sein de l'unité scientifique du professeur Briard et, plus obscurément, de surmonter enfin ses phobies.


Il ignore cependant que sa quête personnelle va avoir des répercussions inattendues au sein d'une puissante organisation secrète, dont il ignore jusqu'à l'existence : le Comité... et chez l'un de leurs agents : Megan, sa femme.


Car Megan, alias Masha, mène de son côté un triple jeu. Épouse aimante et mère du fils de Michael, elle cache, sous une activité professionnelle envahissante qui lui sert de façade, un tempérament de guerrière. Chargée par le Comité de veiller à la bonne marche d'une machination dont elle est complice, elle oeuvre pour un complot dont l'enjeu, l'objet et le principal adversaire ne sont autres que son mari. Les directives sont claires : le chercheur, auprès de qui elle a été placée pour l'encadrer strictement, ne doit jamais atteindre l'Antarctique.

Note de l'éditeur

Une aventure scientifique, surveillée par des êtres dont les pouvoirs transcendent les capacités humaines, et qui suscite d'anormales inquiétudes dans un cercle de pouvoir occulte. Une paradoxale histoire d'amour entre mari et femme qui ne sont ni l'un ni l'autre ce qu'ils paraissaient être. Leur mariage est fondé sur une double trahison mais chacun a besoin de l'autre pour progresser. Le premier volet d'une trilogie, intitulée Léviathan, à la jonction du thriller et du roman initiatique"

Léviathan.  La chute (vol. 1), Lionel Davoust, thriller, Ed. Don Quichotte, sept .2011, 404 pp, 19,9 €

 

Paru ce 14 septembre

nouvelles_petites_lecons_d_economie_pour_ceux_qui_doutent_des_promesses_qu_on_leur_fait_01.j_1.jpg"Une campagne présidentielle, c'est un festival de publicités mensongères. Chaque candidat y va de sa promesse pour séduire sa « clientèle » ou en appâter une nouvelle. Pour ceux qui doutent de ce qu'on leur raconte, ces Nouvelles Petites Leçons sont là pour y voir clair. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est faux ? L'économie ne ment pas. Mais elle a ses contraintes. Ceux qui les ignorent exposent le pays à de sérieux déboires. Voyez la Grèce, le Portugal...
Beaucoup de réformes sont possibles. Encore faut-il qu'elles soient cohérentes. Encore faut-il qu'elles tiennent compte des réalités européennes et mondiales. Avec le talent de pédagogue qu'on lui connaît et son expertise de l'actualité économique, Jean-Marc Sylvestre explique les changements dans lesquels nous sommes pris. Il démonte les utopies dangereuses – la démondialisation, la décroissance, le nationalisme, la xénophobie, la sortie de l'euro. Il donne les clés pour comprendre les enjeux, notamment européens et franco-allemands, devant lesquels se trouvera celui ou celle que les Français éliront.
Ces Nouvelles Petites Leçons sont un outil de décryptage des discours politiques et offrent un « Quiz de la cohérence » des affirmations économiques en période de campagne présidentielle. Grâce à cet ouvrage, les lecteurs pourront faire leur choix en connaissance de cause."

Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait, Jean-Marc Sylvestre, Document, Editions Flammarion, septembre 2011, 360pp, 18 €

Paru le 15 septembre

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"Le 12 mai 2011, John Demjanjuk, 91 ans, a été jugé coupable de complicité dans l'extermination de 28 060 Juifs en tant que gardien du camp de Sobibor, en Pologne. Condamné à 5 ans de prison, il est sorti libre du tribunal, après l'énoncé du verdict. Ce procès historique s'est ouvert le 30 novembre 2009 à Munich. C'est sans doute le dernier grand procès d'un criminel nazi.

Condamné à mort en Israël en 1988, sur la base d'accusations selon lesquelles il aurait été gardien au camp de Treblinka, John Demjanjuk a été acquitté en 1993 par la Cour suprême israélienne en raison de doutes sur son identité. De retour aux États-Unis, il fit l'objet d'un nouveau procès en 2001 pour avoir servi dans des camps, avant de se voir déchu de sa citoyenneté américaine.
Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-onze ans, il a été condamné par le parquet de Munich pour complicité dans le meurtre de 28 060 personnes, cette fois au camp de Sobibor. L'ancien ouvrier automobile de Cleveland a nié jusqu'à la fin de son procès les charges à son encontre, affirmant avoir été simple soldat dans l'Armée rouge et prisonnier parmi tant d'autres dans un camp nazi à partir de 1942.
L'affaire Demjanjuk est la première action judiciaire en Allemagne contre un « trawniki », ces gardiens de camps recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques. Jusqu'alors, la justice internationale avait poursuivi les têtes pensantes du régime hitlérien – Goering, Hess –, avant de s'attaquer à ses cadres – Eichmann, Papon –, puis aux hommes de terrain, gradés et soldats SS. En condamnant Demjanjuk, elle reconnaît la responsabilité des plus bas exécutants, sans lesquels l'entreprise d'extermination n'aurait pu fonctionner à une telle échelle.
Ce livre retrace le dernier grand procès du nazisme. L'occasion pour l'Allemagne d'écrire l'une des ultimes pages d'une histoire commencée il y a plus de soixante ans avec le procès de Nuremberg."

Le Dernier Procès, Nicolas Bourcier, Document, Don Quichotte Éditions, sept.2011, 312 pp, 18,9€

 

9782714450067.gif"La vie de Carlo Botero, instituteur à la retraite, s'égrène lentement : tous les matins, ce même réveil solitaire, ces discussions absconses avec Staline, son chat, et la lecture du journal, cette longue-vue braquée sur un monde qu'il ne comprend plus.
Et puis, un jour, comme pour l'arracher à sa torpeur, sa fille Stella dépose un revolver sur sa table.
Chargé de la débarrasser de Pepito, son misérable époux, Botero erre dans les rues sombres de Turin. Jusqu'à ce que son chemin croise celui de Raffaele Cardoso. L'homme vient de Calabre pour réaliser une promesse...
Unis par l'infortune, l'intellectuel turinois et le rustre calabrais vont se confronter, se jauger, s'apprécier et entamer ensemble une danse macabre qui n'est autre qu'un formidable élan de survie..."

Note de l'éditeur: La redécouverte d'un roman magistral, par l'une des plus grandes signatures de la littérature italienne d'après-guerre. Dans le Turin crépusculaire et décadent des années 1970, un périple bouleversant, fait d'ombre et de lumière, une magnifique réflexion sur le courage de vivre et de mourir

Mon fère italien, Giovanni Arpino (trad. de l'italien par Nathalie Bauer), roman, Belfond, 228 pp, 16,5 €

 

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"Des paysages grandioses de l'Himalaya à la nouvelle Lhassa ressuscitée dans le Colorado, des monastères tibétains dévastés par l'invasion chinoise aux somptueux sommets du Ladakh indien, un roman palpitant qui allie aventure au bout du monde, trahison amoureuse et douloureuse quête d'identité.

À Vancouver, Daniel, pilote d'hélicoptère, est inquiet pour sa fille Rosie. Tourmentée par le récent divorce de ses parents, celle-ci fait des cauchemars dans lesquels son père court un terrible danger.
Alors qu'il essaie tant bien que mal de la rassurer et de lui redonner un équilibre, Daniel, qui se croyait orphelin, reçoit une incroyable nouvelle : son père est bien vivant et le réclame à son côté.
Au chevet du vieil homme, Daniel se voit confier une mission qui le conduira aux portes du lointain Tibet, à la recherche d'un mystérieux bouddha d'or très convoité. Au coeur d'un voyage aussi fascinant que périlleux, Daniel va prendre tous les risques pour accomplir son destin et découvrir enfin le secret de ses origines..."

 

Note de l'éditeur: Des forêts canadiennes aux montagnes tibétaines, la quête d'un homme confronté aux exceptionnels dons de voyance de sa petite fille et à un passé dont il ignore tout. Secrets de famille explosifs, courses poursuites haletantes et voyages à l'autre bout du monde, un roman d'aventure palpitant sur les liens du sang.

 

La petite fille aux nuages noirs, Kitty Sewell (trad. del'anglais par Pascale Haas), roman, Belfon, sept.2011, 400p 21,5 €



05:44 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 septembre 2011

La conversation

9782350871745.jpgImaginez l'(amène) conversation qu'ont pu mener Bonaparte, alors premier Consul et Jean-Jacques Régis de Cambacérès,  son deuxième Consul, une soirée de l'hiver 1803-1804, tandis que se profile, dans le chef du premier, la perpective de l'Empire.

 Ou plutôt, n'imaginez pas, Jean d'Ormesson l'a fait pour vous et avec quel brio. ...

 "Napoléon perce sous Bonaparte" : Le Consul avoue à son fidèle allié, son ambition pour la France - qu'il estime avoir sauvé de la ruine- et pour lui-même:

" Bonaparte:

Il ne restait plus rien debout après vingt ans de médiocrité et dix ans de désordre. Je voulais faire de grandes choses, et qui durent. Je rêvais d'une chevalerie républicaine pour récompenser le mérite méprisé par nos rois, traîné dans le sang par les jacobins: j'ai créé la légion d'honneur. Je réclamais un recueil de lois digne de Moïse, de Solon, de Justinien: j'ai imposé le Code civil, rédigé, grâce à vous, dans un style capable de faire pâlir d'envie les poètes et les romanciers..."

" Je veux rétablir une monarchie qui soit républicaine. Et ma République à moi est romaine, militaire, guerrière, conquérante. Mon modèle n'est pas Versailles, mon modèle est Rome. Et mon modèle n'est pas les Bourbons, mon modèle est César"

S'il a librement inventé les complaisantes répliques de Cambacérès, l'Académicien attribue au Premier Consul des phrases et pensées réellement formulées, puisées dans les archives de l'époque. Voilà qui  rend la démarche intéressante et promeut le lecteur, spectateur d'un moment-clef de l'histoire de France.

"Napoléon n'est le fils que de ses propres oeuvres. Il s'engendre lui-même. Il est un mythe vivant, une légende qui se crée, un dieu en train de surgir. Il est cette chose si rare à la source de toute grandeur dans la politique, dans l'art, dans la littérature, dans la science: une ambition au moment même où elle se change en histoire, un rêve sur le point de devenir réalité."

Apolline Elter

La Conversation, Jean d'Ormesson, dialogue (théâtral), Editions Héloïse d'Ormesson, septembre 2011, 122 pp, 15 €

06:41 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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