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04 août 2011

Jury

9782226221353FS.jpg"Je raconterai cette histoire, la rencontre de six femmes que le hasard a enfermées dans un bocal pour une période donnée, comme des souris de laboratoire dont les comportements seront minutieusement étudiés. Six cultures éloignées, six vécus, six âges différents. Six femmes sélectionnées par des hommes, six femmes en lumière, chacune dans son domaine, projetées hors de leur environnement habituel, qui vont passer une semaine dans les mêmes conditions, avec la même fonction, et accoucher ensemble d'un palmarès qui leur ressemblera, pour le meilleur et pour le pire."

Lumineuse Macha Méril.

Invitée à présider le jury d'un festival du cinéma - féminin -  à Salé (Maroc), l'actrice française se réjouit de retrouver,  de la sorte, la terre de son enfance. Les faits s'inscrivent en septembre 2010. L'écrivain y saisit l'occasion d'un retour sur elle-même, évoque son engagement au service du cinéma et  la genèse de la "Nouvelle Vague" qui consacra le début de sa carrière. Elle trace, avec brio, le portrait de ses cinq compagnes du jury et la lente éclosion d'une tendresse amusée. L'irruption de Sandro, son compagnon, à Salé,  chamboulera le cours des événements, le cours de sa vie. L'occasion pour l'écrivain de se livrer à une analyse lucide, honnête et percutante - Macha Méril ne s'encombre pas de langue de bois - de la vie de couple.

Princière Macha Méril.

Jury, Macha Méril, roman, Albin Michel, juin 2011, 238 pp, 17 €

Billet de ferveur

AE : Macha Méril, ce récit dont vous maîtrisez les lignes –brillamment  - confirme cette force positive que nous vous connaissons (et admirons..).  Avoués sans tabou, vos  moments de faiblesses sont aussitôt  - suprême courtoisie - maîtrisés.  Faites-vous un point d’honneur de cette attitude ?

Macha Méril : Je ne sais pas, ça m'est naturel. Je ne pense pas que les faiblesses soient honteuses, au contraire. Ce sont elles qui nous font progresser.

Comme les chagrins. On avance, de chagrin en chagrin. Autant le faire avec grâce!

 AE : Avez-vous revu, l’une ou l’autre des membres du Jury de Salé ? Ont-elles réagi – les francophones, du moins -  à la publication de l’ouvrage ?

Macha Méril : Je vois la Portugaise. C'est une cinéaste de talent. Elle présente son nouveau film à Venise. Elle s'est amusée à me lire, et si nous faisons le film (il en est question), elle jouera peut-être son propre rôle, comme moi.

Les autres sont loin, j'ignore si elles m'ont lue. Le français n'est pas leur langue. J'ai bien sûr changé leurs prénoms.

 AE : Question rituelle de nos billets de faveur, pouvez-vous nous évoquer votre «madeleine de Proust » ?

Macha Méril : J'ai un pincement au coeur chaque fois que je sens l'odeur de néflier.

C'était mon fruit préféré quand j'étais petite au Maroc. J'ai demandé à un parfumeur de me faire une bougie d'ambiance avec cette fragrance!

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[Ndlr: un billet de ferveur que je vous invite à prolonger, si vous ne l'avez pas encore fait, de l'entretien accordé à Nicky Depasse: http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2011/07/06... ]

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