30 juin 2011
Atelier-lecteurs tout en herbes et en fleurs
Un atelier-cuisine réunissait nos lecteurs (L'Evénement, cela s'entend), ce jeudi 23 juin, dans le cadre pimpant de Bazelaire Home&Cook Design, à Namur, qui sortait, pour le moins, des sentiers battus....
Des sentiers dont Myriam Oberlé (photo), conseillère en arts et thérapie culinaires, ostéopathe sous une autre toque, nous proposait de prélever orties, agastache funiculée, coquelicots, pensées, fanes de radis, pissenlits, pétales de roses... pour constituer un menu haut en saveurs, couleurs et diététiques bienfaits.

Le ton était donné et la dizaine de participantes se mit aussitôt à la tâche, découvrant les parfums inédits et subtils d'une menthe..suisse, crenelée à souhait, agastache funiculée - ainsi nommée pour sa parenté olfactive avec le fenouil - et miel de pissenlit, qui n'a de miel que l'aspect, puisqu'il s'agit d'une décoction gelifiée de la fleur.


Réparties en quatre équipes, encadrées par Myriam Oberlé, Brigitte et Dominique Bazelaire, les participantes s'activèrent à la réalisation des étapes du menu.
Au mojito restructuré de l'apéritif, accompagné d'une roulade de volaille à l'agastache et - ô bonus - d'une verrine aux fanes de radis, succèda un espuma d'orties et de pommes de terre, surmonté d'une omelette méringuée à l'aneth.




Point d'orgue - s'il en faut - d'une dégustation tout en saveur: un foie gras poêlé au miel de pissenlit, mousse de camomille, sauté d'asperges, cuites en tronçons poêlés, délicieusement fleuri d'une pensée..ravigorante.


Séduite, la tablée, aimablement chapeautée par Brigitte Bazelaire, Myriam Oberlé et Dominique Bazelaire, dégusta ce repas d'exception, couronné en dessert, par une soupe de fraise à la verveine et beignet de fleurs en tempura...que la gourmandise distraite de votre photographe oublia de saisir..
Apolline Elter
Bazelaire Home& Cook Design - Rue Saintraint, 10 à 5000 Namur
06:17 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
29 juin 2011
La musique d'une vie
"Il n'avait pas l'impression de jouer. Il avançait à travers une nuit, respirait sa transparence fragile faite d'infinies facettes de glace, de feuilles, de vent. Il ne portait plus aucun mal en lui. Pas de crainte de ce qui allait arriver. Pas d'angoisse ou de remords. La nuit à travers laquelle il avançait disait et ce mal, et cette peur, et l'irrémédiable brisure du passé mais tout cela était déjà devenu musique et n'existait que par sa beauté".
Certaines infusions ont une puissance suggestive - et musicale - telle qu'elles contiennent en elle l'argument d'un récit.
La musique d'une vie, Andreï Makine, roman, Seuil 2001.
Andréï Makine sera présent, vendredi 8 juillet, à Grignan, pour une rencontre fixée à 15h30 (Cour des Adhémar), consacrée à l'ensemble de son oeuvre. Un rendez-vous à ne pas manquer!
06:09 Écrit par Apolline Elter dans Festival de la Correspondance de Grignan, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
28 juin 2011
Le défilé des réfractaires
C'est à une galerie de portraits que nous convie Bruno de Cessole. Portraits d'écrivains, ses confrères, prédécesseurs, inspirateurs et contemporains, tous marqués du sceau réfractaire: teintés de permanence et d'indépendance d'esprit, leurs écrits résistent à la corrosion, à l'usure du temps, quand ce n'est à la trop forte chaleur des projecteurs.
Un Georges Bernanos, "prophète mal aimé", Louis -Ferdinand Céline, "révélateur chimique (...) des secrets de famille honteux de la société", tempétueux Paul Claudel, Michel Houellebecq fiché "pseudo-ennemi public national..."voient leurs œuvres et parcours brillamment relevés sous la plume alerte de Bruno de Cessole. Le critique littéraire s’offre la joie d’une subjectivité et d’un génie assumés dans la conduite de ses portraits. D'un parti-pris revendiqué.. Les chapitres en deviennent jubilatoires qui défilent par ordre alphabétique une cinquantaine d'écrivains, issus des 19e siècle à nos jours. Rameau se voit doté de deux neveux, Léon-Paul Fargue et Paul Léotaud, Colette, qualifiée d'"authentique cuisinière de la langue française qui mijote ses paragraphes comme une recette de coq au vin."
Elle aura fait école..
Les portraits de Jean Dutourd, "un moraliste qui avait l'élégance de la gaieté" et de Jean d'Ormesson [qui est] "un peu plus que Jean d'Ormesson" sont empreints d'une bienveillance pudique, d' humour et d'émotion corrollaire.
Un défilé qui tient de la haute voltige.
Le défilé des réfractaires, Bruno de Cessole, essai, L'Editeur, avril 2011, 586 pp, 24 €
06:55 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
27 juin 2011
Au jour la journée
Je vis au jour la journée, et n’ai pas le courage de rien décider. Un jour je pars ; le lendemain je n’ose.
(A Paris, 6 mai 1672)
Extrait de Madame de Sévigné - Correspondance (I) (mars 1646-juillet 1675) - texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, La Pléiade (1972) -
Une forme de vacances, n'est-il pas?
Apolline, Les pensées indécises du lundi.
05:52 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière, Les Estivales de l'Ermitage, Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
26 juin 2011
La dernière bagnarde
"La jungle est un animal qui ne se rassasie jamais. Des bouches s'y ouvrent et y dévorent en permanence. Les plantes, les insectes, les animaux, tout mastique et tout meurt, déchiqueté. Tout s'entre-tue et se désagrège sur place. Tout renaît aussitôt. Le cycle de la vie et de la mort n'est jamais aussi palpable que là, aussi proche."
La dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac, roman, Flammarion, avril 2011, 312 pp.
Billet de faveur en vitrine du blog..
17:04 Écrit par Apolline Elter dans High Tea dominical, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
25 juin 2011
Les âmes nocturnes

Il est de ces spectacles dont vous sortez enchantés. Vous avez envie de crier à la terre entière: Allez-y, c'est génial, vous ne le regretterez pas.
Pris par la magie d'un thème onirique - Les âmes nocturnes mettent en scène un couple en proie aux prémices de la nuit - vous assistez, béats et ravis, à l'enchaînement de performances acrobatiques, inventives, rythmées, drôles, cocasses, loufoques, émouvantes, décalées, justes, ..sensationnelles.
Comment un couple sur la scène - Cécile Roussat et Julien LUBEK, formés tant au cours Florent, qu'au théâtre de texte, à l'acrobatie, à l'art du clown et de la marionnette, qu'auprès de Marcel Marceau - peut-il cumuler tant de performances à la fois?
La question ne se pose pas, la prouesse se reçoit, de concert avec une orchestration musicale magique qui, du répertoire baroque - une spécialité du Shlémil Théâtre et une mention pour le magistral "Gemo in un punto", extrait de L'Olimpiade de Vivaldi - vous emmène vers des horizons romantiques et classiques (des impromptus et un lied de Schubert, une nocturne - of course - de Chopin, ...) et même contemporains, avec de la musique Klezmer et de Coco Rosie.
Un univers en suspension qui défie les lois les plus élémentaires de la gravité. Telle la scène du piano vertical qui entonne une Marche turque..sidérante.
Vous souhaitez en savoir davantage?
Je vous invite à découvrir un extrait du spectacle sur Youtube: http://youtu.be/p84d23BYDWc
Et à vous rendre sur le site du Shlémil Théâtre : www.shlemiltheatre.com
Découvert à l'occasion de Namur en mai (édition 2011), le spectacle suscite en nous l'envie d'explorer toutes les productions du SHLEMIL Théâtre
Apolline Elter
Billet de ferveur
AE: Julien LUBEK, d'où vient le nom de "SHLEMIL Théâtre"?
Julien LUBEK: le Shlemil est un personnage du monde Yiddish, c’est le naïf, le malchanceux, celui qui en tombant sur la tête se fait mal au bras…le fou du village, le simple qui dit la vérité sans le savoir… Mais aussi peut-être celui qui est capable, dans sa douce folie, de rêver la vie autrement qu’elle n’est.
Nous ne nous sentons ni vraiment comédiens, ni mimes, ni musiciens ni artistes de cirque… Mais nous sentons en revanche bien que nous appartenons au « village » des artistes ! Nous cherchons dans nos spectacles une forme d’évidence, de simplicité, entre l’humour et la nostalgie… celle de l’humain.
AE: Bien que les textes soient en français, votre spectacle privilégie les sensations visuelles et acoustiques. Vous partez en tournée à Taiwan, Hong Kong et Heidelberg. Adapterez-vous le spectacle à ces publics, supprimant éventuellement les quelques scènes en français?
Julien LUBEK: c’est un grand privilège que de pouvoir jouer nos spectacles devant des publics de cultures aussi variées… et c’est la puissance évocatrice de l’art du mime, ainsi qu’une forme d’humour absurde finalement assez universelle qui nous permet cela – portés par des musiques sans frontières. Nous créons des spectacles « vivants », et donc en effet, nous les adaptons quand il faut, en retranchant des séquences, en ajoutant d’autres, et toujours en faisant l’effort d’aller vers notre public, en adoptant, pour quelques mots au moins, leur langue et leurs références !
AE: Quand nous revenez-vous en Belgique?
Julien LUBEK: Concernant notre éventuel retour en Belgique... Nous en serions ravis ! Nous avons mis en scène un opéra à l'Opéra royal de Wallonie en octobre dernier (La Flûte Enchantée), suite auquel le directeur nous a récemment confié vouloir nous inviter à nouveau en... 2014 !
Le hasard nous y mènera, espérons-le, peut-être avant..
06:40 Écrit par Apolline Elter dans Billet de faveur | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
24 juin 2011
Sur les traces de Marco Polo à la Villa Empain
Bon à savoir pour vos chères têtes blondes:
Sur les traces de Marco Polo
Stages à la Villa Empain réservés aux enfants de 8 à 12 ans
Août 2011
La Fondation Boghossian organise durant les deux dernières semaines du mois d’août des stages réservés aux enfants de 8 à 12 ans sur le thème des aventures et des voyages de Marco Polo.
Ces stages sont animés par l’association Cathsize, spécialisée dans l’organisation d’activités et de loisirs pour les enfants.
Au programme de ces stages inspirés par les aventures de Marco Polo
Récits des aventures de Marco Polo, confection de marionnettes et préparation d’un spectacle, musique, danse, jeux à thèmes en plein air, relaxation, découverte des épices d’Orient, découverte des matières précieuses des routes de la soie, …
Dates
Premier stage du 16 août au 19 août 2011, tous les jours de 9 à 17 heures
Second stage du 22 août au 26 août 2011, tous les jours de 9 à 17 heures
Conditions
Avoir entre 8 et 12 ans
Etre en bonne santé
Etre curieux de découvertes et d’expériences nouvelles
Ne pas oublier d’apporter tous les jours de quoi manger à midi. Les boissons et le goûter quotidien sont offerts par la Fondation Boghossian.
Arriver à l’heure (9 heures) et rentrer à la maison au plus tard à 17 heures.
Inscription
Les réservations et inscriptions devront être envoyées à la Fondation Boghossian avant le 1er août 2011. Elles seront accompagnées d’une attestation parentale dûment complétée (voir ci-dessous) et du versement de la somme de 120 € pour le premier stage, de 150 € pour le second stage.
Compte de la Fondation Boghossian : 001-5017300-51
Après chaque stage, les enfants recevront un film et des photos, en souvenir de ces moments inoubliables passés ensemble.
Qui était Marco Polo ?
Fils de nobles vénitiens, Marco Polo est né en 1254. A l’âge de 17 ans, il suit son père Niccolo pour un long voyage vers la Chine qui durera 24 ans et qui lui inspirera l’écriture du « Livre des Merveilles du Monde ». Le récit de ses aventures a connu un immense succès et a permis de découvrir l’Orient à une époque où se développent le commerce sur les routes de la soie et les voyages des grands explorateurs.
De Venise à Pékin en traversant de fabuleuses contrées de légende, à travers les déserts, les mines de pierres précieuses, les caravansérails, les temples et les palais des empereurs mongols, les aventures de Marco Polo offrent aux enfants une occasion merveilleuse de découvrir les richesses de cette partie du monde, de rêver et de s’en inspirer avec toute l’imagination dont ils sont capables.
Informations
Fondation Boghossian – Villa Empain
info@boghossianfoundation.be ou diane@boghossianfoundation.be
Tél : +32 (0)2 627 52 30 - Fax : +32 (0)2 648 09 43
06:47 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
23 juin 2011
Le Bruxelles d'Alain Trellu
Il est des photographes qui portent leurs clichés - et ce n'en est pas un - au rang des oeuvres d'art. Promenant sa lentille dans ce Bruxelles qu'il découvre, il y a une petite dizaine d'années, Alain Trellu, photographe, cameraman, réalisateur de documentaires pour la télévision, ..Français de son état, se prend de passion pour la capitale belge, son patrimoine architectural et l'éclectisme de son paysage urbain.
Il en arpente dès lors les rues ensoleillées, enneigées, saisissant les bâtisses, monuments et quartiers fièrement dressés sous des cieux lumineux ou .. électriquement orageux, orchestrant les clichés en un album d'atmosphère à ce point éloquent que quelques-uns de nos écrivains - Alain Berenboom, Vincent Engel, Caroline Lamarche, Jacques Mercier, Patrick Roegiers, Patrick Weber ont résolu d'apposer des textes d'impressions, en regard des photos qui leur parlent.
"Des étangs moirés du souvenir, préservé par miracle dans cette cité de saccage, livrée corps et âme à la démolition, surgit tel un vaisseau fantôme de ce vestige ressuscité, admirablement rénové, qui porte le nom de Flagey, où résonne à jamais l'écho inoubliable des voix de la radio" Les voix de l'INR - Patrick Roegiers.
Bruxelles a une âme. Alain Trellu nous la révèle.
Bruxelles - Brussel - Brussels, Alain Trellu, beau livre, ed. Racine, juin 2011, 96 pp,
A voir : Du 3 au 29 juin 2011 ( et en cave jusqu'au 31 juillet), aux Halles St -Géry, à Bruxelles, l'exposition des photos d'Alain Trellu "Bruxelles Urbanitude - Bruxelles Autrement "
06:02 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
22 juin 2011
L'Envers & L'Endroit - Tapisserie angevine
C'est avant tout le récit d'une aventure que nous propose Colette NYS-MAZURE, celle d'un atelier d'écriture qui se déroulait, il y a juste un an, au château d'Angers. Contactée par l'association LEC - Lire Ecrire Compter- l'écrivain avait pour mission d'ouvrir à la lecture et l'écriture une dizaine de personnes qui s'en trouvaient éloignées.
"Je suis partante. La lecture et l'écriture occupent une place importante dans ma vie! Je suis toujours prête à me faire passeuse de cette passion."
Les premiers tatonnements passés, la glace se voit rapidement rompue qui invite les participants à jeter sur papier les phrases que leur suggère l'énoncé de propositions infinitives.
" Plus tard, je mesurerai à quel point ce texte initial a lancé le mouvement de création, libéré l'imaginaire sans susciter l'angoisse qu'aurait entraînée une forme trop complexe ."
Lancé, le mouvement de création générera, sous la conduite de Colette Nys-Mazure , la rédaction de courtes nouvelles et d'un nombre égal de victoires par rapport à un très beau défi initial.
Apolline Elter
L'Envers & L'Endroit, précédé de Tapisserie angevine , Colette Nys-Mazure, Ed. Cénomane, coll. mots-nambules, 126 pp, 10 €
06:57 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
21 juin 2011
L'écrivain de la famille

A vingt-neuf ans, je vivais de ma plume. Mais je m'étais trompé d'encrier."
Consacré écrivain, à l'âge de sept ans, pour quelques rimes commises sur un bout de papier, Edouard passera les premières décennies de sa vie à tenter de reconquérir l'estime - l'amour - dont il fut, au sein de sa famille, l'éphémère attributaire.
Chronique des années '70, 80 et 90 qui enfilent pension, divorce de ses parents, mariage mal engagé, percée dans l'univers de la publicité avec un séjour de quelques années à Bruxelles, naissance de ses filles, le récit poursuit la quête engagée par un narrateur à l'existence ...décalée.
Pour son premier roman - espérons qu'il y en aura d'autres - Grégoire Delacourt, publicitaire de son métier, révèle une écriture maîtrisée, habilement rythmée d'autodérision, humour, désabusement mais aussi de tendresse. Pudeur de l'émotion qui tente de se couvrir d'une tendre ironie?
La couverture est réussie.
Assurément.
Apolline Elter
L'écrivain de la famille, Grégoire Delacourt, roman, JcLattès, janvier 2011, 266 pp, 17 €
Le Prix Marcel Pagnol vient d'être attribué à Grégoire Delacourt , qui récompense, chaque année depuis 2000, la plus belle évocation de souvenirs d'enfance. Ainsi que le prix Rive gauche. Gageons que ce ne sera pas le dernier.
Billet de faveur
AE: Grégoire Delacourt, entre "Grégoire", votre prénom et "Edouard", celui du narrateur, il y a similitude de consonance : le lecteur est fort tenté de voir, en votre récit, une projection autobiographique. Songeons, peut-être ( ?), à la jeune fille, perchée sur le capot d’une voiture… Quelle en est la part?
Grégoire Delacourt: Je me suis amusé de cette homophonie Grégoire-Edouard. Elle va dans le sens de la recherche de rimes du jeune héros du livre et oui, elle est un clin d’œil à l’idée d’une autobiographie. C’est là pour brouiller les pistes. Boris Vian disait « Cette histoire est vraie parce que je l’ai inventée » ; ce roman, c’est pareil. Il croise le vrai, le faux, le rêvé, le subi, l’enfoui pour tisser un texte drôle, émouvant, vraisemblable et vrai.
Quant à « la jeune fille assise sur le capot de la voiture », elle est une métaphore du désir amoureux ; de l’évidence silencieuse de l’amour. Je me suis inspiré de mon coup de foudre avec ma femme pour dessiner ce personnage.
AE: Quel rôle a eu Jean-Louis Fournier, dans la genèse de votre roman?
Grégoire Delacourt: Jean-Louis n’est pas à la genèse de mon roman, plutôt dans son entrée dans le monde.
Je venais de terminer la rédaction du livre lorsque j’ai lu « Il a jamais tué personne, mon papa » J’ai refermé le livre doucement, je pleurais. Tout me touchait dans le texte de Jean-Louis, l’écriture, l’émotion retenue, le doux cynisme. Je me sentais proche de tous ses sentiments et j’ai eu le culot de lui envoyer « L’Ecrivain de la Famille ». Quatre jours après, il me téléphonait. Il a juste dit « C’est formidable, je m’en occupe ». Un merveilleux cadeau d’un grand auteur…
AE: Vous a-t-on déjà dit que votre écriture évoquait - ô label - celle de David Foenkinos?
Grégoire Delacourt: Oui. Et ça a l’air d’un sacré compliment, merci. Mais, chose curieuse, je n’ai encore rien lu de David Foenkinos bien que ma sœur me presse de le découvrir. C’est juré, je lis La Délicatesse ce week-end, et les autres ensuite.
AE: L'écriture de ce premier roman vous ouvre (libère) -t-elle la voie de prochains ouvrages?
Grégoire Delacourt: Outre la joie indescriptible de voir mon livre exister, ce qui me touche le plus, ce sont les réactions des lecteurs, lointains, inconnus, qui prennent le temps de m’écrire pour partager leur émotion à la lecture du livre ; le souvenir d’un personnage déjà, qui habite leur mémoire ; leur envie de lire autre chose, découvrir une nouvelle histoire. Alors oui, ces encouragements délient la pudeur, me donnent envie de poursuivre… A très bientôt, donc !
Merci Apolline.
06:51 Écrit par Apolline Elter dans Billet de faveur, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |























































































