28 février 2011
Maternelle amitié
"Il est des jours où l'on préfèrerait être l'amie de nos ados plutôt que leur maman.
Mais cela ne se peut pas tellement..."
Apolline, Les pensées copines du lundi.
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27 février 2011
Les heures souterraines
"Elle sait que les gens qui aiment au-delà de ce qu'on peut leur donner finissent toujours par peser."
Les heures souterraines, Delphine de Vigan, roman, JC Lattès, août 2009, 300 pp
17:00 Écrit par Apolline Elter dans High Tea dominical, Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Les heures souterraines
Prélude à notre High Tea de 17 heures, je vous invite à retrouver la chronique consacrée à l'excellent ouvrage de Delphine de Vigan: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2009/09...
Bon dimanche!
A.E.
06:22 Écrit par Apolline Elter dans High Tea dominical | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26 février 2011
kosaburo, 1945
" A présent, je comprenais sans peine que la valeur d'un ancêtre se mesure au comportement de ses enfants."
Lauréate du Prix Première 2011 - une attribution justifiée - Nicole Roland entraîne le lecteur dans un Japon dévasté par la fin de la guerre (39-45) et les prémisses de la défaite. Une soumission au code martial du Samouraï, qui taxe de perfection suprême la mort au combat, pousse Kosaburo et Mitsuko, à se constituer kamikazes, au sein d'une unité de pilotes de chasse.
"Je ne pouvais pas me dissimuler la vérité: je serais un kamikaze malgré moi; je suivrais la "voie du guerrier", mais je n'étais pas dupe de cette tentative désespérée. L'appel dans cette unité était un honneur important mais aussi une sentence de mort."
Honneur et loyauté sont les maîtres-mots du roman et de la conduite de Mitsouko, déguisée en homme, pour pallier la honteuse défection de son frère, Akira, échappé au combat. La mort se profile à chaque page qui oblige le lecteur à réfléchir sur le sens d'une vie comptée. La lecture aussi, qui constitue, une gracieuse tranche d'éternité:
"(...)je cédais à l'attirance que les livres ont toujours exercée sur moi. (...) Déjà, je respirais l'odeur des vieux livres, intimement mêlée à celle du papier des stores qu'on avait baissés pour les protéger du soleil de l'après-midi. Je me coulais dans un moment de joie pure: celle des heures qui m'appartiendraient soudain ici, à la faveur d'une permission exceptionnelle, celle de faire ce qui me plaisait le plus, retranchée de la vie qui continuait dehors, de la guerre et de son cortège de souffrances."
Un récit qui allie une écriture sobre, soignée, précise et belle à une imprégnation orientale assez sidérante.
Apolline Elter
Kosaburo, 1945, Nicole Roland, roman, Actes Sud, février 2011, 146 pp, 16 €
Billet de ferveur
AE: Nicole Roland, c'est le décès de votre fille Hélène qui vous a plongée dans cette littérature japonaise qu'elle chérissait. Prêtant à Mitsouko ses traits, vous rejoignez les deux jeunes filles dans le "tombeau immatériel" que constitue votre récit. Offre-t-il aussi, tel le phénix, la possibilité d'une nouvelle naissance?
Nicole Roland : J’adhère au symbole du phénix, en effet, parce que je crois que d'une mort peut surgir une naissance, une façon autre d'exister.
AE: La vocation "kamikaze"' des héros est présentée sous une forme de pureté, d'inéluctabilité. Ne risquons-nous pas d'être plus sensibles au côté héroïque de leur comportement qu'à son absurdité?
Nicole Roland: L'absurdité du geste n'était guère perceptible pour les jeunes pilotes concernés: ils ont lu le Hagakure et Camus n'est pas parvenu jusqu'à eux. Je crois à l'importance du don, de l'engagement.
AE: Avez-vous eu déjà des réactions de jeunes lecteurs (18 - 20 ans). Pensez-vous que leur lecture sera différente de celle d'adultes "consommés"?
Nicole Roland: Les réactions de lecteurs adolescents sont très enthousiastes : cela me réchauffe le coeur - ils sont dans l'authentique.
AE: Et puis, félicitations, c'est un très très beau roman.
Nicole Roland était l'invitée de La Librairie Point Virgule, à Namur (Place st-Aubain), jeudi 3 mars. Compte rendu d'une rencontre très riche, mercredi 9 mars sur ce blog.
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Billet de faveur, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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25 février 2011
Revue de presse - quelques parutions du mois de février.
Parution, ce mercredi 23 février des souvenirs d'Alice Dona, chansonnière, romancière et surtout amie de stars auxquelles elle entend rendre hommage:
"Dans cet ouvrage, je tiens donc à rendre hommage à celles et ceux qui ont fait ce que je suis, aux stars - que l'on prétend intouchables et parfaites - qui m'ont aidée. Tous furent des cadeaux inestimables du destin. Parmi eux, vous croiserez mes incontournables - mon compagnon Laurent Boyer, mon alter ego Serge Lama, mon maître à chanter Gilbert Bécaud - mais aussi quelques-uns de mes interprètes - Dalida, Claude Fnraçois, Régine, Carlos, Serge Reggiani - , plus des rencontres inattendues et improbables avec Georges Brassens, Annie Girardot, Romy Schneider, Barbara, Sophia Loren, Charles Aznavour, Jean Seberg...Autant de moments drôles et émouvants qui vous conduiront, je l'espère, du rire aux larmes."
Communiqué de presse.
Quelques cerises sur mon gâteau. Souvenirs, Alice Dona, Flammarion, février 2011, 294 pp, 19,9 €
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Ce 24 février
Un portrait du footballeur, Christian Karembeu, Kanak, enfant de Nouvelle- Calédonie. une histoire d'exil: " en 1988, l'adolescent passionné de football quitte son archipel pour rejoindre un centre de formation en métropole. Dix ans plus tard, il est sacré champion du monde an cours d'un tournoi devenu légendaire. Le joueur de renommée internationale, époux du mannequin slovaque Adriana Slenarikova, a su se forger une identité au-delà des frontières mais n'a pas oublié l'histoire douloureuse de son peuple " (Note de l'éditeur)
Anne Pitoiset et Claudine Wéry. Avec Christian Karembeu, Ed. Don Quichotte, février 2011, 268 pp, 17,98 €
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L'énigme de la pierre rouge sera-t-elle enfin élucidée?

Parution ce jeudi 16 février du troisième tome de la saga de Druon de Brévaux.
Faute d'avoir pu déjà le lire - ce n'est pas l'envie qui m'en manque - je vous en livre l'argument, extrait du communiqué de presse (Gilles Paris) :
"Héluise court toujours les chemins sous le nom de Druon de Brévaux, poursuivie par l'Inquisition, et M. de Nogaret, l'évêque d'Alençon. Son but : découvrir pour quelle raison l'illustre savant Jehan Fauvel, son père, a été torturé. Et ce qu'il savait des pouvoirs de la pierre rouge que cherchent à posséder le Vatican et le roi de France. Dans cette nouvelle aventure, sur le conseil de la mage Igraine, Héluise approche de la ville de Brou-la-Noble, à la recherche d'un indice. Puis marche vers Alençon, où le mire veut confronter l'évêque qui a trahi son père. Ensuite, c'est Saint-Agnan-sur-Erre, où l'indignation et la colère sont à leur comble : le prêtre vieillissant à été poignardé et crucifié dans l'église, sur une croix de Saint André, et son secrétaire poursuivi en forêt et poignardé. Druon et Huguelin sont accueillis par un apothicaire qui protège une petite cour des miracles Pourtant, personne n'a rien entendu, rien vu. Druon découvre dans la cure un registre soigneusement caché dans lequel le prêtre notait les confessions. Puis un maître verrier de Chartres que connaissait le prêtre, est poignardé lui aussi.... Pourquoi ? La solution de l'énigme se cache-t-elle dans les vitraux ? Et si le secret de la pierre se nichait dans celui représentant le martyre de saint Eustache de Rome ? Druon, fasciné, bouleversé, tient entre ses mains des millénaires de connaissances humaines que les puissants de l'Église tentent de dissimuler. Et si la quête de son père avait été de restituer la connaissance à l'humanité ?"
Templa Mentis - Les mystères de Druon de Brévaux tome III - Andrea H. Japp, roman, Flammarion, févirer 2011, 474 pp, 22 €
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Rencontre à la Foire du Livre de Bruxelles: Monique L., qui publie le témoignage d'une expérience de vie saisissante: religieuse - Soeur Marie-Fidèle - et missionnaire en Afrique, elle a quitté les ordres, en révolte contre des malversations que ses supérieures l'ont obligée à commettre.
Elle témoigne sous le couvert d'un double anonymat: le sien et celui de l'ordre incriminé.
"J'attends que mes jardins se recouvrent de neige et que des sols durcis par les pleins hivers de jadis, sans bruit, courageux et tenaces, délicats et fragiles, se dévoilent mes premiers perce-neige."
Debout en bout, Monique L, témoignage, Couleur Livres, 2009, 124 pp, 13 €
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Parution - jeudi 17 février de l'ouvrage à deux vies, à deux voix de Valérie Pineau-Valencienne et de Corinne Bellier:
Infusion: "Quelques jours plus tard, une enveloppe à l'en-tête du collège François-Truffaut me rappelle cruellement que mes enfants sont aussi les élèves de professeurs qui ne sont pas leur maman."
Argument (communiqué de presse - Gilles Paris):
Comment refaire surface quand votre mari est parti en prenant soin de vous mettre la tête sous l'eau ?
Marie et Catherine, mères solitaires, poursuivent leurs trajectoires amoureuses entre humour grinçant et amitié indéfectible. L'une, Catherine, vient d'être abandonnée par son mari après vingt ans de vie conjugale. L'autre, Marie, vit seule avec ses deux enfants depuis bientôt dix ans ; deux femmes qui ne sont pas au même chapitre de leur existence. Catherine exprime sa souffrance et la haine qu'elle éprouve envers celle qui lui a pris son mari. Marie observe le chagrin de son amie avec le recul qu'elle a acquis. Catherine se remet, trouve du travail et un amant. Marie mène une vie plus sereine – en apparence. Le divorce est loin, elle s'entend bien avec son ex-conjoint. Elle vit une relation compliquée avec un homme marié qu'elle a du mal à quitter et oscille entre nostalgie de la vie à deux et plaisir des rencontres clandestines.
Chassé-croisé de femmes d'une génération fragilisée, celle du divorce, ce roman nous entraîne dans les cavales de ces héroïnes loufoques, grandes soeurs de Bridget Jones, qui tentent de réinventer leur vie.
07:00 Écrit par Apolline Elter dans revue de presse | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24 février 2011
La foire du livre de Bruxelles, petit bilan partial, partiel et perso
Les pages se referment sur une édition particulièrement riche - et féminine..- de la Foire du livre, 41e édition.
Le nombre des visiteurs aurait augmenté de quelque 2000 unités, à l'instar de votre blog préféré qui a vu ses pics de fréquentation exploser...
Quelques impressions perso, partiales et partielles, en guise de bilan.
Des impressions festives, majoritairement, riches de rencontres et de projets qu'il conviendra de laisser décanter .. Plein de bons souhaits à Michèle Fitoussi, sincèrement navrée de rater les rendez-vous attendus avec ses innombrables fans.
- Le Palais gourmand, concocté à l'initiative conjointe de Samantha Hoggaert (Le Petit Filigranes) et Benoît Cloës, (Le Libraire Toqué) , ne désemplissait pas, qui prouve une fois encore que "le coeur (littéraire) de l'homme passe par l'estomac.."
- Si elles paraissent quelque peu désertes aux heures creuses - heureusement qu'il y en a - les larges allées qui séparent les stands offrent au visiteur un confort de promenade bien appréciable. En revanche, des indications un peu lacunaires rendent malaisée la recherche de la sortie, menaçant le sentiment de claustrophobie ....L'entrée par le bâtiment principal de "Tours et Taxis" offre une touche de prestige aux festivités.
- Les rencontres avec les écrivains se font, pour la plupart, dans une atmosphère bon enfant; il ne pourrait en être autrement. Le week-end apporte, son lot de files et de chaleur, exacerbant les contrastes et les cotes d'auteurs. S'ils n'ont une bonne âme pour leur conter gazette, d'aucuns se voient contraints à la morne attente, au regard fuyant des passants, à l'idée qu'ils perdent leur temps.
- Des débats riches que vous pourrez - je l'espère - retrouver sur les sites des différents organisateurs ( Le site officiel de La Foire du Livre, Librairie Filigranes, Le Soir..)
Hervé Gérard, Président de la Foire du Livre de Bruxelles, trace à notre attention - honorée - un "mini-bilan" de cette édition: "Près de 73 000 visiteurs, une belle progression, un thème très porteur, des débats forts avec un public nombreux et la réussite de l'Espace gourmand qui ne demande qu'à être développé!"
Interrogé, à brûle-pourpoint, sur l'un ou l'autre moment fort gravé en son esprit, Hervé Gérard pointe : "La rencontre (personnelle) avec Ingrid Betancourt et Joumana Haddad, les quelques mots échangés avec Charles Aznavour, mais aussi ceux de tous les instants avec les lecteurs anonymes et les éditeurs qui envers et contre tout persèvèrent dans un métier, par passion... et souvent si peu rémunérateur."
Il ne nous reste dès lors qu'à attendre la 42e édition, qui se déroulera du 1er au 5 mars 2012...
Apolline Elter
Quelques photos glanées, au hasard de rencontres et du reste d'énergie d'une batterie..:

Patrick Weber co-signe 1066 ( BD -Guillaume le Conquérant - éd. du Lombard)

Les Editions Gallimard fêtent leurs 100 ans par le biais d'une exposition sobre et... minimaliste.

Isabelle Bary - à gauche sur la photo- (La prophétie du jaguar )et des "collègues" auteurs auprès des Editions Luce Wilquin (ci-dessous)


Gérard Adam (Le Saint et l'Autoroute - éd. M.E.O) et Monique L. (Debout à bout - éd. Couleurs Livres - voir communiqué ce jour)

Duo de choc: Carlo de Pascale et Sergio Moschini dédicacent un joyeux Cucina nostra auprès du stand des Editions Racine
2011 n'est plus, vive 2012!
A.E.
8 septembre 2011: le site de la Foire du Livre fait peau neuve - je vous invite à le consulter: www.flb.be
07:08 Écrit par Apolline Elter dans Foire du livre de Bruxelles | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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23 février 2011
Des gens très bien

"Né Jardin, je sais qu'il n'est pas nécessaire d'être un monstre pour se révéler un athlète du pire. Mon grand-père - Jean Jardin dit le Nain jaune - fut, du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d'Etat français: Pierre Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain."
D'emblée, l'argument est campé, crachée, la vérité: le sang qui coule dans les veines des Jardin se plombe du spectre de la Rafle du Vel d'Hiv (juillet 42) et des exactions commises en toute "bien-pensance" par un grand-père ...respectable. Au-delà de ces révélations présentées jusqu'à présent dans leur forme feutrée, ce que l'écrivain cherche à comprendre c'est comment son aïeul a pu garder la conscience sereine - du moins en apparence - en obéissant à des injonctions à ce point criminelles.
"Car on peut être un moteur du pire tout en gardant un coeur."
Entre le "Nain" et Alexandre Jardin, il y a son père, Pascal, le Zubial, réfugié dans l'entourloupe, la fantaisie débridée, faute d'avoir pu assumer le terrifiant héritage paternel. Son décès, en 1980, poste grand-père -Jean Jardin est décédé en 1976 - et petit-fils en un face-à-face existentiel qui aboutit, trente ans plus tard, à la publication d'un "journal de bord de sa lucidité" d'autant plus honnête que pénible.
Avec pour enjeu, une résurrection du Zubial, mort psychiquement, en 1942, à l'âge de neuf ans.
"Devenu son jumeau en âge, j'éprouve le besoin vital de détricoter l'illusion littéraire qu'il confectionna pour se protéger - et nous soulager - d'une réalité irrespirable "
Apolline Elter
Des gens très bien, Alexandre Jardin, Grasset, janvier 2011, 300 pp, 18 €
07:10 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22 février 2011
J'irai cracher dans vos soupes

Déconfit de l'infâme "jatte" qui règle son "frichtis" de taulard, Frédéric Boucher, dit Fredo le Toqué, décide de se faire la malle, s'évade de la prison "La Santé" et s'en va narguer la France par le biais des ses prestigieux chefs étoilés: Pierre Bocuse, Alain Ducasse, Joël Rebuchon, Frédéric Anton, Thierry Marx, les frères Pourcel.... - dont les noms ont été finement déguisés pour les besoins de la fiction- se verront punis par leurs pêchés capitaux respectifs. Justicier aux allures de "Pieds Nickelés", l'escroc donnera bien du fil à tordre au commissaire Broutard et son équipe, les conviant à un de jeu de piste, constitué de plats successifs, des plus inventifs...
Mêlant argot et le talent d'une écriture soignée en une joyeuse envolée masculine, Danielle Thiéry saisit l'occasion du polar pour régler quelques comptes en matière de gastronomie:
"Toute la journée, Thierry Crax [entendons Marx] peaufina son menu. Le but était atteint, ce soir, grâce aux conseils avisés de son âme damnée, Germain Pipette, le physicien qui l'aidait à mettre au point ses recettes moléculaires et à mettre des bulles et de la légèreté dans une cuisine qui finissait par ne plus guère avoir de sens ni de goût mais qui, grâce aux textures surgonflées, permettait de faire de gros profits avec peu de matière première"
Une sympathique cavale dans l'univers des étoiles...
Apolline Elter
J'irai cracher dans vos soupes, Danielle Thiery, policier, Ed. Jacob Duvernet, janvier 2011 264pp, 16,9 €
06:43 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises, Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21 février 2011
La librairie francophone
S'il est une émission -hebdomadaire- que je manque le moins possible, c'est bien celle de La Librairie francophone,( Emmanuel Kherad) , diffusée sur les ondes de France Inter (le samedi, de 17h à 18h), de La Première (RTBF - le dimanche, à midi), de Radio Canada et Radio Suisse romande. Puisque vous me le demandez, apprenez que j'organise chaque semaine une séance de repassage (d'enfer) pour me scotcher sans complexe à l'émission. Avec la complicité de libraires belges (notamment Déborah Danblon, de la librairie La Licorne, à Bruxelles), canadiens, français et suisses, le journaliste passe en revue, entretiens à la clef, un choix éclectique de publications toutes fraîches.
Au sommaire du week-end qui vient de s'écouler:
La rencontre croisée entre Boris Cyrulnik (Mourir de la honte, éd. Odile Jacob) et Ingrid Betancourt (Même le silence a une fin, éd. Gallilmard- chronique en vitrine du blog). L'entretien relevait à ce point de la haute voltige que j'ai dû arrêter, séance tenante, toute activité domestique pour imprégner ma plume de propos ..sublimes.
Je vous invite instamment à podcaster l'émission - enregistrée, jeudi, à la Foire du Livre de Bruxelles et à méditer les propos du neuropsychiâtre et de l'ex-otage des FARC, brillamment orchestrés par Emmanuel Kherad.
Si la publication du livre d'Ingrid Betancourt lui a permis d'arrêter l'inconfort d'un silence qui s'était installé entre elle et ses proches après sa libération, elle ne signifie pas, en revanche, qu'il faille tout dire à ceux-ci: "Il y a une indécence de laisser vivre dans la mémoire des autres ce qu'on n'a pas envie de voir renaître" Et l'ex-otage de renchérir " D'une certaine façon, si ça reste en vous, vous pouvez le tuer."
Boris Cyrulnik insistera, de son côté, sur le nécessaire détour par l'écriture (ou toute autre forme d'art) de l'expression de la souffrance. L'art se fait, partant, porte-parole d'une vérité qu'on ne peut asséner en direct. Une révélation qui pallie la solitude inhérente à la honte: "M'adressant à l'ami insivisible qui pourra me comprendre, je ne suis plus seul au monde dès l'instant où j'écris."
La diffusion durant l'émission de "Starway to heaven" (Zeppelin - "madeleine" musicale de la captivité d'I.B. ) relevait d'une audace qu'Ingrid Betancourt reçut comme un "tout beau cadeau" .
L'invitée de la deuxième partie de l'émission n'était autre que Nicole Roland (Kosaburo, 1945 - Actes Sud), toute fraîche lauréate du Prix Première. Nous reviendrons très vite sur le livre.
Le troisième invité était le BD-iste belge, Thierry Bouüaert et une Garden Party (éd. Quadrants) inspirée d'une nouvelle de Katherine Mansfield.
A podcaster, vous dis-je et ...repasser en boucle.
Site de France Inter - La Librairie francophone.
Apolline Elter
07:10 Écrit par Apolline Elter dans Sites web recommandés | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Foir(eus)e pensée
" Les salons de livres regorgent de rencontres ennivrantes, qu'il convient de laisser décanter, se reposer et s'exprimer, tel un vin de garde."
Apolline, Les foireuses (du livre) pensées du lundi
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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