31 mai 2010

Elan de pensée.

"Les kilos superflus se traînent comme des boulets

Engluent souvent vos élans les plus prometteurs."

Apolline, Les pensées allégées du lundi

06:00 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

30 mai 2010

A ma mère - 50 écrivains parlent de leur mère

Tandis que la France, fête ce dimanche, ses mamans  - que la fête vous soit heureuse -  relevons quelques extraits d'un recueil riche en couleurs et en sentiments: 50 écrivains et non des moindres évoquent leurs mamans et la place qui leur sont dues dans la genèse de leur art.

"Je pense que je lui dois le fait d'écrire" Tahar Ben Jelloun

"J'ai toujours été choqué quand j'ai lu des livres où certains écrivains occidentaux règlent leurs comptes avec leurs parents. Chez nous, il y a une religion de l'amour filial" Tahar Ben Jelloun

"J'ai commencé à aimer ma mère il y a dix ans. Le jour de sa mort. Et depuis, cet amour ne cesse de croître. Sa présence en moi est de plus en plus forte. Elle a pris une place extrême dans ma vie." Daniel Boulanger

Ah! son gras-double aux oignons! Dans aucun restaurant lyonnais je n'en ai jamais trouvé de pareil; j'ai essayé cinquante fois d'en faire et de retrouver le goût du sien, impossible." Bernard Clavel

"...je garde ma mère en moi, comme une terre originelle, comme un sol nourricier."Hartmut Lange.

"Tout ce qui touche à ma mère est d'un tragique absolu" Rezvani

"Je crois qu'au fond, quand on arrive à voir sa mère comme une petite fille, par une sorte de compassion, de compréhension profonde pour la petite fille qu'elle a été, là, on a gagné." Philippe Sollers

"Tous les Algériens gardent une sorte de sentiment de culpabilité vis-à-vis de leur mère, parce qu'ils se sont comportés - et souvent encore aujourd'hui - avec les femmes comme s'ils les niaient." Kateb Yacine

A ma mère: 50 écrivains parlent de leur mère, Marcel Bisiaux et Catherine Jajoulet, ed. Horay, 3e édition, mai 2010 (1988, 2006, 2010), 316 pp, 17 €

06:30 Écrit par Apolline Elter dans Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 mai 2010

Suprême égoïsme

"L'égoïsme suprême n'est-il pas de contraindre son entourage à retrécir, lui aussi, le champ de sa générosité."

Apolline, Les suprêmes de pensées du lundi.

18:02 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 mai 2010

L'excessive

 

Chronique et billet de faveur qu'Alexandra Lapierre a bien voulu nous accorder :

 

 Aucune mention ne semble ...excessive pour qualifier le coup de coeur contracté à la lecture de cette extravagante biographie.

Traçant le destin d'Elizabeth Chudleigh (1720-1788), devenue duchesse de Kingston au prix d'une bigamie tenue secrète,  Alexandra Lapierre nous entraîne, avec brio, dans les hautes sphères de l'aristocratie anglaise et européenne du Siècle des Lumières. Forte de quelques riches amitiés féminines, Augusta, Princesse de Galles, Maria-Antonia, Princesse électrice de Saxe et Catherine II de Russie, Elizabeth enflammera le coeur de nombreux hommes, des effets conjugués de sa beauté et d'un tempérament fort.

Elle vivra le grand amour de sa vie aux côtés du richissime duc de Kingston, Pair du Royaume, dont elle est la maîtresse dix-huit ans avant de consentir à l'épouser.

"Courte, drôle et saisissante" est la devise de cette aventurière, sportive, généreuse, courageuse, scandaleuse, "festoyante", dépensière, entière, sincère et ...imprudente qui "se risqua à inventer son destin comme aucun romancier n'aurait osé le faire."

Les caballes ne l'épargneront pas qui lui vaudront,  notamment,  un retentissant procès pour bigamie. Toujours, elle rebondira. Avec panache et une ardeur de vivre hors du commun.

"Elle restait fidèle à elle-même. Incapable de rancune, incapable de vengeance.

   Cet ultime retournement n'était que l'illustration des traits qui l'avaient caractérisée toute sa vie. La générosité. Et puis aussi le goût des grands gestes, l'obsession de la lumière, et la passion de la gloire. Le panache."

Un ouvrage brillant, écrit d'une plume précise, imagée, nerveuse et sautillante, telle une polka qui invite à le lire d'une seule traite.

Et à regretter de le quitter.

Apolline Elter

L'excessive, Alexandra Lapierre, Plon, mai 2010, 258 pp, 19,5 €

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Billet de faveur

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Trois prolongations de lecture à vous soumettre, Alexandra Lapierre(Photo: Mantovani)  en vous remerciant de nous accorder la faveur d’un billet et d’une lecture si passionnante de votre ouvrage.

AE:     Vous l’affirmez, Elizabeth Chudleigh est un personnage romanesque comme on n’oserait l’inventer. La réalité dépasse la fiction. Fut-il pour autant aisé de retracer son histoire ?

Alexandra Lapierre: Oui... Et non. Aisé dans le sens où les actes d’ Elizabeth Chudleigh avaient été relatés par les journaux de l’époque. C’était une « star » avant la lettre, puisqu’elle était duchesse, belle, riche, étonnante et constamment scandaleuse. Pain béni pour les gazettes qui la suivaient à la trace dans tous ses déplacements... Et la Russie, la France, l’Angleterre, l’Italie : elle voyageait beaucoup, elle connaissait l’aristocratie de toutes les cours européennes ! Même Casanova l’évoque dans ses Mémoires... Sans parler des minutes du procès pour bigamie, où toutes les paroles d’Elizabeth sont retranscrites. Il existe donc des masses et des masses de documents. La difficulté a consisté dans leur dépouillement. Et surtout dans la description d’une Elizabeth, vue « de l’intérieur ». Les échotiers, qui relatent sa vie, les interprètent souvent avec les préjugés contre lesquels elle-même s’insurgeait. La difficulté a consisté à lui rendre son âme. Et sa liberté.

 

 AE: Une  femme de sa trempe a dû susciter bien des inimitiés féminines. Paradoxalement, ce sont les hommes qui se sont vengés d’elle ou l’ont lâchée.  Est-ce parce qu’elle portait atteinte à leur respectabilité ?

 

Alexandra Lapierre :  Absolument. Même si Elizabeth se conduit toujours et partout avec une noblesse inouïe, elle était tout sauf «  respectable », dans le sens social du mot... Quand elle devient duchesse de Kingston, une femme aussi libre et dénuée de préjugés menace, par son côté imprévisible, tous les fondements de la société. Je ne vous parle même pas du fait d’épouser deux hommes à la fois !

!

 

    AE: Il est question d’une enfant abandonnée dont elle fait sa filleule et prénomme Elizabeth. Que devient-elle par la suite ?

 

Alexandra Lapierre :  Je suis ravie que vous me posiez la question. J’avais fait beaucoup de recherches sur cette enfant qui grandira auprès de notre héroïne. Mais l’histoire de la jeune fille se termine mal : phtisique, elle disparaît très jeune.

 

Question rituelle de nos billets de faveur : si vous deviez évoquer un plat, une recette qui serait votre « madeleine de Proust », une saveur vous viendrait-elle d’emblée à l’esprit ?

 

Alexandra Lapierre :  Ce serait un petit coup de vin blanc italien, un vin qui pétille, avec de toutes petites bulles qui chatouillent la gorge... Le prosecco ! Sa saveur, son bruit, son parfum m’évoquent Rome et Venise, les apéros qu’on déguste sur les terrasses au pied des églises baroques, le soleil dans les yeux. Comme Elizabeth Chudleigh qui aimait beaucoup boire un petit coup de son vin favori dans les moments de joie. Elle, c’était du madère - en pêchant la truite sous la pluie d’Angleterre - avec son duc amoureux. Le goût du bonheur.

Mais encore:

Alexandra Lapierre était l'invitée de Laurent Dehossay, lundi 31 mai, à l'occasion de l'émission Culture Club (La Première - 12h à 13h) que je vous invite à podcaster, de Christine Pinchart (rtbf 2) dont vous découvrirez l'entretien en cliquant sur le site www.rtbf.be/culture, à la date du mardi 8 juin. Sans oublier l'interview de Camille Perotti, dans le supplément Lire de La Libre Belgique du lundi 7 juin, ni celui d'Edmond Morrel, posté le 2 juin, sur le site d'Espace Livres (lien au départ du blog)

13:48 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Service-presse

A l'agenda du jour, deux ouvrages parus cette semaine dont je vous livre l'argument, à défaut - veuillez m'en excuser - d'une lecture perso.

Sorties ce 25 mai de :

 

"L'histoire est inspirée d'un fait divers: "Anna Lö n'a pas connu son père. Elle a été élevée par une femme qu'elle croit être sa mère et que les homme ont toujours maltraitée. (...) Ce roman raconte en une journée, du lever au passage à l'acte, le cheminement qui la conduit à lutter contre ce qui représente à ses yeux l'autorité, le pouvoir et la souffrance de tous les désespérés qui, comme elle n'ont plus rien à attendre de la vie" (Communiqué de presse)

Pitié pour Anna Lö, Catherine Salez, roman, Ed. Alphée- Jean-Paul Bertrand - Editeur et auteurs associés, mai 2010, 270pp, 22 € 

 

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" 30 novembre 1989, Richard Mallory, électricien, disparaît de sa maison de Clearwater, en Floride. Il est la première des 8 victimes d'Aileen "Lee" Wuornos, l'un des rares exemples de seria-killer au féminin (...) Qu'est-ce qui fait qu'un être déraille et perd ses répères?" (Communiqué de presse)

NB adaptation de cette vie, au cinéma en 2004 (Charlize Theron dans le rôle d'Aileeb Wuornos)

Monster, autobiographie d'une serial-killer, Aileen Wuornos, avec la collaboration de C.Berry-Dee (préface de Michèle Agrapart-Delmas), ed. Premium, mai 2010, 252 pp, 18,9 e

 

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 mai 2010

La perruque de Newton

Quatrième et dernier volet de la série Les Bâtisseurs du ciel (Le Secret de Copernic, La Discorde céleste et L'Oeil de Galilée)  l'ouvrage de Jean-Pierre Luminet dresse le portrait singulier d'Isaac Newton (1642- 1727) ,  "l'ours de Cambridge qui avait des coquetteries un peu pathétiques de vieux fat portant beau, avec ses jabots et ses dentelles bouffant partout hors de son habit cramoisi aux parements dorés, sa lourde et haute perruque blonde et bouclée dissimulant son crâne dégarni par le soufre et le mercure de ses expériences chimiques."

Né un 24 décembre (1642) le génial astrophysicien, mathématicien, alchimiste....se sent rapidement investi d'une mission de... Messie, ultime prophète appelé à traduire le sens des Ecritures, à révéler aux hommes le principe des forces qui régissent l'Univers.

Vaniteux, ombrageux, volontiers paranoïaque, d'une honnêteté intellectuelle discutable quand il s'agit de reconnaître une antériorité de pensée, ennemi de Hooke et de Descartes - il n'aura de cesse de dévoiler les failles et de faire effondrer un système de pensée jugé trop peu mathématique - Isaac Newton laissera à la postérité, à défaut de descendance, ses découvertes et synthèses révolutionnaires en matière d'optique, de calcul infinitésimal et de science de l'Univers.  Les publications majeures de De motu Corporum in Gyrum, L'Optique et Philosphiae Naturalis Principia Mathematica  fonderont les nouvelles théories des forces de gravitation universelle, de la lumière et des couleurs et des principes mathématiques qui régissent l'univers.

Fort de sa double qualité d'astrophysicien et de romancier, Jean-Pierre Luminet signe un ouvrage prodigieusement passionnant qui éclaire, de façon agréable, la compréhension de théories et d'une personnalité pour le moins complexes.

Le  jeune Voltaire se fend d'un épilogue qui situe les systèmes de pensées cartésiens et newtoniens dans une perspective politique pro-britannique:

"Mais ma raison, elle, choisit votre gouvernement et vos églises, qui ont compris que la prospérité de leurs sujets et de leurs ouailles ne peut être assurée que quand les philosophes et les géomètres ont toute liberté de bâtir et d'enseigner l'univers. A Londres, Descartes aurait connu son apothéose. A Versailles, on aurait pendu Newton. La France tend la coupe de ciguë à Socrate, l'Angleterre la couvre de lauriers d'or."

Une annexe fait suite au roman qui présente la table des principaux personnages historiques  contemporains de Newton: Nicolaus Mercator, Robert Hooke, John Flamsteed, Isaac Barrow (son prédécesseur à la chaire lucasienne du Trinity College (Cambridge), Leibniz.. , suivis de schémas comparant les systèmes du monde, de Copernic à Newton et clôt -provisoirement - la mission d'instruire en divertissant que s'est assignée l'auteur, au grand bénéfice de ses lecteurs.

Un ouvrage de valeur.

Apolline Elter

La perruque de Newton, roman, Jean-Pierre Luminet, JC Lattès, mars 2010, 354 pp, 20 €

07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26 mai 2010

Louise de La Vallière

Destin hors normes et émouvant que celui de Louise de La Vallière (1644-1710), favorite de la première heure de Louis XIV -  avant Les Montespan et Maintenon - amoureuse de l'homme plutôt que de sa fonction, retirée du monde, les trente-six dernières années de sa vie, sous le nom de "Soeur Louise de la Miséricorde", au sein du (Grand) Carmel de la rue Saint-Jacques, à Paris.

"Louise était là tout entière: ce mélange de douceur et de fermeté, de fragilité et de force, cette tendre faiblesse, cette calme obstination."

La biographie que lui consacre Jean-Christian Petitfils, analytique et fouillée, est un monument du genre: à travers la personnalité, toute en nuance de l'héroïne, ce sont les relations entre les favorites, les courtisans  et le portrait , humain, finement brossé du souverain solaire qui se dégagent. Pour le plus grand intérêt du lecteur.

Frêle, pâle, de constitution délicate, affublée d'une légère claudication mais d'une très belle voix, Louise devait son charme à sa grâce plutôt qu'à sa beauté plutôt effacée. Utilisée comme "chandelier" pour masquer les amours d'Henriette d'Angleterre et de Louis XIV, elle enflamme  ingénument le coeur de ce dernier.

"Petite violette qui se cachait sous l'herbe..." dira la marquise de Sévigné, elle se verra peu à peu supplantée par la bouillante Montespan  - de chandelier, elle devient ...paravent de la nouvelle et royale liaison - et élevée au rang de Duchesse de Vaujours. Cadeau de déclin dont le Roi est coutumier.

Lent écartement, plutôt que vraie rupture - "Le roi avait horreur des scènes" - la défaite de Louise est peu à peu consommée qui la mènera au Carmel.

"Une des raisons de la défaite de Louise, nous l'avons vu, venait de son incapacité à tenir le rang de favorite. Trop de qualités charmantes, pas assez de cynisme ni d'ambition Alors qu'elle ne songeait qu'à aimer et être aimée, il lui aurait fallu de l'assurance, de la morgue, l'art de faire valoir son crédit et sa fortune, celui d'acheter des créatures, de placer ses pions, de ménager les puissants, d'utiliser à bon escient le cercle des amis et des gens influents, toutes facultés dont Mme de Montespan saura user avec naturel, audace et entrain."

Une crise mystique, survenue une nuit de printemps 1670, la convertit, sitôt l'effroi digéré, à la prière et aux valeurs essentielles de la vie. Restée dans un premier temps dans le monde, pour y témoigner de sa spiritualité, elle se retirera au Carmel de L'Incarnation (rue Saint-Jacques)  pour prendre le voile, le 4 juin 1675, en présence de la majeure partie de la Cour.

La correspondance échangée avec son ami, Maréchal Bernardin Gigault de Bellefonds et la publication anonyme, en 1680, des "Prières et reflexions sur la miséricorde de Dieu et sur notre misère après une grande maladie" (texte reproduit en annexe du livre) , rédigée de sa main, et abondamment plagiée,  constituent un précieux témoignage sur les tourments et aspirations de Soeur Louise de la Miséricorde:

"Attendez, attendez à me corriger que ma conversion soit au moins commencée et que ma pénitence balance un peu votre justice, afin qu'au lieu de me regarder comme une criminelle qui mérite la mort vous me considériez comme un enfant à qui vous voulez faire grâce."

Apolline Elter

Louise de La Vallière, Jean-Christian Petitfils, ed. Perrin,(1990)  2002 et 2008, 390 pp,  +/- 22,5€

06:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25 mai 2010

A ma mère


Tandis que le 30 mai fêtera les mamans...françaises, soulignons la nouvelle édition, en ce mois de mai, d'un recueil basé sur une série d'entretiens: cinquante écrivains de tous pays, Jorgé Amado, Hervé Bazin, Tahar Ben Jelloun, Hugo Claus, Viviane Forrester, Bernard Clavel, Pierre Mertens, Dominique Rolin, Han Suyin, ...évoquent leurs mamans, aux cours d'interviews préparées, fin des années 80,  par Catherine Jajolet et Marcel Bisiaux.

Si le (res)sentiment varie d'une personnalité à l'autre, le rapport à la mère est toujours marqué de charge émotionnelle intense. Dans la plume des écrivains rencontrés, cela donne de très beaux textes et la relation d'entretiens à coeurs ouverts.  Nombre d'entre eux attribuent à leur mère, la genèse de leur activité d'écriture.

Un recueil à découvrir au gré des affinités littéraires et des échos personnels d'une relation à sa propre maman.

Rendez-vous, dimanche 30 mai pour un zoom sur quelques extraits du recueil.

A ma mère, 50 écrivains parlent de leur mère, Marcel Bisiaux et Catherine Jajolet, Horay, 3e édition, mai 2010, 316 pp, 17 €

11:51 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 mai 2010

Les pensées "pente et côte" de la Marquise

"C’est une chose plaisante à observer que le plaisir que l’on prend à parler, quoique de loin, à une personne que l’on aime, et l’étrange pesanteur qu’on trouve à écrire aux autres."*

Si vous le dites, Marquise...

*Madame de Sévigné, Correspondance (15 mars 1671) - Gallimard - La Pléiade -Texte établi et annoté par Roger et Jacqueline Duchêne

07:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 mai 2010

Copie conforme

Juliette Binoche vient de se voir décerner le prix d'interprétation féminine pour son rôle-vedette, au côté du baryton William Shimell,  dans le film du réalisateur iranien, Abbas Kiarostami.

 

Elle ne l'a pas volé.

Plus difficile à saisir est l'argument du long-métrage: une antiquaire lyonnaise, éminemment polyglotte (Juliette Binoche) s'éprend(? à confirmer) d'un écrivain (William Shimell) auteur d'un essai sur la légitimité des copies en regard des  véritables oeuvres d'art.

D'une rencontre provoquée naît une idylle tout autant ....provoquée: parce que l'hôtesse d'un restaurant  les a pris pour des conjoints, les protagonistes décident de se réveler ..copie conforme d'un couple marié depuis quinze ans.

C'est à s'y perdre, surtout si vous vous fendez d'un petit somme en cours de séance et que vos compagnons de projection décident d'en faire de même.

Quoi qu'il en soit, vous admirerez quelques plans  et tableaux vraiment "top" de vie quotidienne toscane, et puis, Juliette Binoche affiche une parenté criante avec l'une de vos actrices-fétiches, Zabou Breitman....

Rien que pour cela...

Le générique final vous surprend, après une séance d'1h46, qui vous révèle que l'action est finie, ..avant même d'avoir commencé.

Avis: mitigé.

 

Apolline Elter

20:39 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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