25 octobre 2009

La mémoire du Petit Prince

"Il n'avait d'horaires fixes que ceux des orages dans le ciel et de la tempête dans son coeur"

Consuelo (de Saint-Exupéry)

Six pages de notes n'auront pas raison de mon enthousiasme pour ce magnifique ouvrage, signé Jean-Pierre Guéno, richement illustré par Jérôme Pecnard.

Parti à la rencontre du célèbre écrivain et aviateur par la voix du Petit Prince, l'auteur trace le journal de sa vie. Le pari est réussi et le lecteur découvre au fil des chapitres thématiques, les circonstances biographiques, tantôt planantes, tantôt déprimantes, les liens affectifs, les sentiments  ..qui ont forgé le caractère et le destin d'un homme hors du commun. Un être loyal et tourmenté, qui nous laisse en héritage une "écologie de l'âme"

"Il nous rappelle qu'il nous faut devenir les jardiniers de l'âme pour que la terre ait un avenir"

Quelque 450 extraits de lettres - Saint-Exupéry écrivit de nombreuses et tendres lettres à sa Maman, Marie de Fonscolombe -  d'oeuvres, d'interviews, d'articles de presse, photographies, dessins, ...illustrent le livre, qui permettent au lecteur d'entrer au coeur d'une vie par trop courte.  De cerner les circonstances d'écriture de chefs d'oeuvre tels  Terre des hommes, Vol de nuit, Le Petit Prince et Citadelle, son testament spirituel.

Un coup de coeur pour cet ouvrage que je vous recommande haut et fort.

Apolline Elter

La mémoire du Petit Prince. Antoine de Saint-Exupéry. Le journal d'une vie, Jean-Pierre Guéno , Mise en images Jérôme Pecnard, Ed. Jacob Duvernet, oct 2009, 200pp, 29,95 €

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 octobre 2009

Atelier-lecteurs auprès des Secrets du Chef

180 ans Delvaux22 septembre 030

 

Quel est Le secret du succès avéré des Secrets du Chef?

Dix lecteurs du magazine l'Evénement furent dépêchés à cette enquête, jeudi 22 octobre , pour une soirée haute en couleurs, consacrée à la cuisine des cucurbitacées.

L'occasion de découvrir la nouvelle implantation de l'enseigne, au sein du Shopping de Woluwé.

180 ans Delvaux22 septembre 001

Accueil des lecteurs autour du gigantesque plan de travail : la dégustation d'un rioja ou viognier de bienvenue, gracieusement servi par Aurélie,  scella d'emblée les liens d'une soirée des plus conviviales.

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 Madame Lannoy, Monsieur Verbeken, Madame Lenoir.

 

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Quelques homards rendus pacifiques par un séjour au frais.

180 ans Delvaux22 septembre 009

Alexandre Lerouge, pédagogue toqué, co-fondateur des Secrets du Chef

180 ans Delvaux22 septembre 014

Mesdames de Streel, Lenoir et Declève.

180 ans Delvaux22 septembre 010

Madame Martin, Madame Van Raaijen, Alexandre Lerouge, Monsieur Van Raaijen

180 ans Delvaux22 septembre 011

Répartis en trois groupes, les participants oeuvrèrent à un Cappucino de potiron et de châtaignes à la truffe, un risotto de pommes de terre aux courgettes, rehaussé de homard, une soupe glacée au melon surmontée d'un sorbet à la ricotta... L'amène concentration de quelque équipe rivalisait avec le bavardage intempestif de quelque autre..L'autorité irrésistible du Chef parvint à sauver toutes les sauces et inculquer de ces précieux conseils culinaires que les participants s'empressèrent de consigner dans leurs notes.

180 ans Delvaux22 septembre 020

180 ans Delvaux22 septembre 022

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Mesdames de Streel et Herinckx

180 ans Delvaux22 septembre 028

Mesdames de Streel et Lenoir, Monsieur Van Raaijen

180 ans Delvaux22 septembre 033

Le capuccino de potimarron aux châtaignes et truffe

180 ans Delvaux22 septembre 036

Alexandre Lerouge, Madame de Streel, Apolline Elter, Madame De Kelver

180 ans Delvaux22 septembre 041

 Un risotto ...sans riz, onctueux et royal

180 ans Delvaux22 septembre 043

la soupe de melon et son sorbet à la ricotta, dont la texture moëlleuse ravit toutes les papilles.

Le repas délicieux se clotura,  tard..., par un débriefing, chacun exposant la recette qui l'avait le plus séduit. Et les participants de se quitter, joyeux d'avoir fait connaissance et percé le secret de la généreuse hospitalité d'Alexandre Lerouge : une attention au bien-être de chacun farcie d'un humour judicieusement pimenté...

Apolline Elter

Les Secrets du Chef

Woluwe Shopping Center (niveau -1)

Rue Saint-Lambert, 200

1200 Woluwe-Saint-Lambert

Tél.: 02.762.03.05

 

E-mail : woluwe@lessecretsduchef.be

Site web: www.lessecretsduchef.be

 

 

10:11 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

L'homme qui valait 35 milliards

ou du moins Nicolas Ancion

signera son dernier-né,

- le jeudi 29 octobre de 18 à 20h à la librairie Filigranes, avenue des Arts à Bruxelles
- le vendredi 30 octobre de 17h30 à19h30 à la librairie l'Échappée belle, Boulevard Saucy à Liège.

Chronique de l'ouvrage en notre blog: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/post/7330377/

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 A noter également à l'agenda de ce lundi 26 octobre, à 20 heures:

 

La rencontre littéraire animée par Jany Clersy, avec Jacqueline Harpman

lauréate du

Prix 2009 des bibliothèques de la Ville de Bruxelles

pour son ouvrage

«Ce que Dominique n’a pas su »

                     éd. Grasset

 

Lieu: Bibliothèque des Riches Claires

                              Rue des Riches Claires 24 – 1000 Bruxelles

 

Chronique de l'ouvrage en notre blog (parue le 5 avril 2008)

Ce que Dominique n'a pas su

  Et que vous brûlez de savoir, ardents lecteurs de Jacqueline Harpman, et, qui sait, du  roman éponyme d'Eugène Fromentin.

 Ressuscitant  les protagonistes du  roman du XIXe, la romancière promeut narratrice, la jeune Julie d'Orsel, personnage résolument secondaire de Dominique, qui ne voyait en elle qu'une «  petite Julie avec des sauvageries d'enfant boudeur ».

 Mais voilà, Julie d'Orsel est amoureuse éperdue de Dominique,  épris de sa sœur aînée Madeleine, mariée et vertueuse.

 C'est du Jacqueline Harpman grand cru que cette quête de vérité des personnages, rétablissement « historique » du récit originel, récit d'introspection, autopsie des sentiments et des relations complexes qui président aux destins des héros. La barre est haute et la vertu, requise.

 Avec ce style choisi, ce phrasé somptueux, aux accents des  Petites filles modèles et allures de dix-neuvième revisité -  sa signature - Jacqueline Harpman livre un récit envoutant, des portraits tranchants. Tel Monsieur de Nièvres, impeccable  dans le  rôle du parfait fiancé : « Il ne faisait pas un geste, ne disait pas une parole qui ne fût en parfaite harmonie avec la situation : il avait de l'appétit à l'heure du repas, de la conversation au salon et du souffle à la promenade. Il entourait Madeleine d'une attention constante, complimentait avec discrétion et assiduité, offrait exactement le genre de présents qu'on peut attendre d'un fiancé. » (p 108) .

 Ou l'analyse -  magistrale-  de la relation fraternelle et libertine qui unit Julie à son cousin, Olivier d'Orsel : « ...je me suis souvent demandé pourquoi nous ne nous sommes pas aimés sans adverbe. Peut-être étions-nous trop semblables ? J'appartenais à ma passion malheureuse, lui au malheur d'être sans passions, chacun à notre manière nous étions insatisfaits et sensibles à l'insatisfaction de l'autr . Cela faisait beaucoup de compréhension mutuelle, je n'ai jamais entendu dire que ce soit le meilleur ingrédient de l'amour ! » (p 182)

 L'art suprême de la sentence,  qui exprime le nœud du récit «  Plus j'y pense, plus je crois qu'il voulait l'aimer sans espoir et qu'elle résistât jusqu'au bout,  dût-elle y laisser sa santé-comme cela se passa ! » (p 311).

 Une œuvre millésimée.

 

Apolline Elter.

 Ce que Dominique n'a pas su,  Jacqueline Harpman, Grasset, janvier 2008, 360 pp

C'est dire comme ce prix nous ravit!

 

 

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 octobre 2009

Annniversaire

"Ce blog avait deux ans..."

Jour anniversaire, en ce jeudi 22 octobre, de la naissance de votre blog aimé.

L'occasion d'un bilan:

Avec quelque 84.000 visites à ce jour, en ce compris les clics égarés et les consultations intensives des billets (un franc compteur-espion, répondant au nom de statcounter,  me signifie le pays d'origine de vos visites, leurs  motifs et le temps passé sur le site), le blog affiche une moyenne de 115 consultations quotidiennes.

Les conseils de lecture sont souvent suivis si j'en crois les aimables mails que vous m'adressez, à défaut de ces commentaires attendus, qui sont aussi rares que bienvenus. Tout porte à croire que vous souhaitez un contact direct, craignant sans doute d'afficher vos coordonnées e-mail à tous les vents (de blogs). De ce côté n'ayez pas (trop) de crainte et sachez-le, les échanges -culturels- sont la vocation de ce blog, pourvu qu'ils répondent à votre sincérité.

 

L'occasion d'un concours...de circonstances

L'ouvrage "Cadeau" qui vous a emballés depuis deux ans, se retire de la vente. Il reste quelques exemplaires qui feront la joie de tombolas et d'oeuvres ciblées.

Il fera peut-être aussi la joie de l'auteur du commentaire le plus constructif (et sympathique, j'entends) sur la vocation du présent blog. L'action débute ce jour anniversaire et prend fin le 15 novembre. Pour participer au concours, il suffit de doter votre aimable appréciation de la mention : anniversaire.

Une troisième année s'ouvre à nous. Je nous la souhaite fructueuse.

Pour les Editions de l'Ermitage,

Apolline Elter

 

06:30 Écrit par Apolline Elter dans Concours...de circonstances | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 octobre 2009

Tartuffe ou l'Imposteur

 (Molière)

Il est bon, le temps d'une soirée,  de (re)plonger dans la langue de Molière, sa vivacité et les subtiles acrobaties verbales qui nourrissent les alexandrins.

Je vous invite à découvrir le spectacle qui se déroule à l'Aula Magna, jusqu'au 30 octobre.  Une mise en scène soignée, des costumes colorés  réchauffant un décor par trop minimaliste.Une motion pour le jeu des acteurs et particulièrement celui de Myriem Akheddiou (Marioanne) et Armand Delcampe (le naïf Orgon)

Régalez-vous à foison des exquises litotes qui parcourent le texte...

Apolline Elter

Argument et données pratiques (glanés sur le site de l'Atelier Jean Vilar):

 

Mise en scène : Patrice Kerbrat
Avec Myriem Akheddiou, Armand Delcampe, Colette Emmanuelle, Robert Guilmard, Marie-Line Lefebvre, Quentin Lemenu, Laurent Micheli, Frédéric Nyssen, Isabelle Roelandt, François Sikivie, Benoît Verhaert, ...
 
Non, rien de plus méchant n'est sorti de l'Enfer

Issu de la haute bourgeoisie, Orgon s’est laissé subjuguer par Tartuffe dont il admire la foi profonde. Or, ce dernier n’est qu’un hypocrite intéressé par la fortune de son admirateur. Malgré l’hostilité de sa propre famille, Orgon a fait de lui son directeur de conscience, son confident et son maître à penser. Aveuglé, il s’entiche de son Tartuffe au point de lui offrir sa fille, son héritage… Les manœuvres de l’imposteur seront-elles déjouées à temps ?

Molière dénonce avec Tartuffe les agissements de la Compagnie du Saint-Sacrement, société catholique ultraconservatrice violemment hostile aux protestants. Elle prétend également lutter contre les hérétiques, les mœurs dépravées et les débordements populaires tout en s’impliquant dans les oeuvres de charité, par exemple, en fondant des hôpitaux. Elle devient rapidement une société secrète influente : Anne d’Autriche la protège. La première version de Tartuffe, jouée durant les Plaisirs de l’Ile enchantée, fête somptueuse que Louis XIV organise à Versailles en mai 1664, connaît un vif succès auprès du roi et provoque la réaction immédiate du parti dévot, menée par Anne d’Autriche, qui se déchaîne contre Molière et obtient du monarque l’interdiction de la pièce. Molière se défend en expliquant les intentions de sa comédie. Il finit par obtenir l’autorisation que Tartuffe soit joué, non dans les salles publiques où la troupe se produit habituellement, mais dans les hôtels particuliers de l’aristocratie.

Louis XIV prend la troupe sous sa protection. Molière de son côté modifie son Tartuffe et atténue la violence de certains propos si bien que le roi autorise à nouveau la pièce, jouée publiquement le 5 août 1665 avec un succès éclatant.

Patrice Kerbrat retrouve l’Atelier Théâtre Jean Vilar pour deux mises en scène, celle de Deux Petites Dames vers le Nord et celle de Tartuffe. Il s'adjoint à nouveau le concours de la brillante équipe de La Veuve rusée, Edouard Laug (décor) et Laurent Béal (lumières). Gageons que sa collaboration à la Comédie-Française éclairera avec pétillement le texte de Molière. Au milieu de quelques comédiens fidèles à l’Atelier – Isabelle Roelandt, Marie-Line Lefebvre et Myriem Akheddiou – Armand Delcampe, qui a mis la pièce en scène voici une douzaine d'années, incarnera Orgon face à Benoît Verhaert.

Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar


La capacité de la salle sera réduite à 740 places pour des raisons de confort et d'esthétique.


Lieu : Aula Magna
Dates : du 15 au 30 octobre 2009
Durée : environ 2h10 sans entracte

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20 octobre 2009

Au pays des vermeilles

 

"Je découvre qu'être grand-mère est une récompense. Je découvre qu'être grand-mère est ma fierté, une fierté qui amplifie, magnifie celle d'avoir un jour été mère, mais autrement."

Avec, en miroir,  l'Alice de Lewis Carroll, le récit de Noëlle Chatelet dissèque l'émerveillement suscité par la naissance de sa première petite fille.

Un lien se crée d'emblée qui relève des sentiment et langage amoureux. Une trame se tisse qui relie les générations, et la mère défunte de l'auteur, en une chaîne continue.

"..Cette conversation est la première d'une longue suite probable de conversations semblables où la grand-mère que je suis - de moins en moins jeune - et la petite fille que tu es - de plus en plus grande - ne  seront guère différentes pourtant d'aujourd'hui. Je pense à d'autres maux, d'autres peurs que la vie te réserve - ta vie de femme - forcément et à la nécessité soudain absolue que je sois toujours là pour les entendre, les comprendre, dans n'importe quelle langue".

Et puis cette attention portée à l'enfant ne permet-elle pas précisément de franchir le miroir d'Alice et retourner dans le ravissement de sa prime enfance?

Un livre qui ravira les fraîches grands-mères et celles qui le deviendront.

Apolline Elter

 

Au pays des vermeilles, Noëlle Châtelet, Seuil, oct 2009, 172 pp, 16,5 €

07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Deuxième anniversaire du blog

Le saviez-vous?

Votre blog soufflera, jeudi 22 octobre, ses deux premières bougies.

Une moyenne de 110 visites quotidiennes, du simple clic égaré, à la lecture approfondie des chroniques et billets, plus fréquente heureusement.

Rendez-vous, jeudi 22 octobre, dès 6 h 30 pour un joyeux bilan et un nouveau concours...de circonstances.

D'ici là, portez-vous bien.

Apolline E.

06:30 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19 octobre 2009

Manipulation

Grossièreté est parfois fille de Manipulation.

Et vous dote, en bonus, de son éducation.

Apolline, Les pensées dotées du lundi.

07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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