04 octobre 2009
Geneviève Brisac , chez Point-Virgule
Voici une invitation qui me paraît hautement utile de relayer:
Le jeudi 8 octobre à 20 heures,
la librairie Point Virgule vous invite à rencontrer
Geneviève Brisac
pour une soirée exceptionnelle
Présentation de Geneviève Brisac par l'équipe de Point Virgule:
Romancière, essayiste, éditrice, amoureuse de littérature : Geneviève Brisac est assurément une personnalité hors du commun. Pour tenter d’éclairer les multiples facettes de son œuvre, la rencontre se fera en deux parties. La première concernera son travail d’écrivain (romans, nouvelles, livres pour enfants, scénarios) ; la seconde portera davantage sur les auteurs de son panthéon personnel, car Geneviève Brisac est une immense lectrice, généreuse, passionnée et passionnante.
La rencontre est organisée avec la complicité de l’École des Loisirs.
Renseignements et réservations : Librairie Point Virgule, Rue Lelièvre 1 à 5000 Namur - Tél. : 081 22 79 37 - info@librairiepointvirgule.be - www.initiales.org
Geneviève Brisac a grandi parmi les livres. Winnie et Peter Pan, Alice et Cyrano, la Reine des Neiges et Fantômette. Avec eux, elle a appris le rêve et la liberté, la fantaisie et l'irrévérence. Puis elle a enseigné, transmis dans des collèges de Seine-Saint-Denis son goût des histoires, tenté de faire écrire à ses élèves, dans l'effervescence des années '70, des tracts frondeurs et poétiques. Journaliste au Monde des livres, elle entre dans l'édition et crée chez Gallimard une collection de romans pour adolescents, Page blanche.
Le premier roman de Geneviève Brisac, « Les filles », paraît en 1987 chez Gallimard. Déjà on y croise Nouk, son double de fiction. Déjà aussi est en place l'univers romanesque que livre après livre on retrouve avec bonheur. Petite, Week-end de chasse à la mère (Prix Fémina en 1996), Les sœurs Délicata, 52 ou la seconde vie : au fil des pages, on prend des nouvelles de gens qui nous ressemblent, toute une humanité drôle et douloureuse qui a nos travers, nos espoirs, nos révoltes. « Il s'agit d'attraper la vie » : c'est la mission que s'assigne Geneviève Brisac et chacun de ses romans, chacune de ses nouvelles, crée de la beauté à partir de modestes éclats du quotidien.
Cet art de conter, léger, cocasse et pétillant, on le retrouve dans les livres qu'elle écrit pour les enfants. Ils ont eux aussi leurs personnages récurrents, comme Monelle et Violette. Et puis il y a Olga : à huit ans et des poussières, avec un sens absolu de la répartie et une malice à toute épreuve, elle est l'héroïne virevoltante d'une dizaine de livres pleins de charme. Livres pour adultes, livres pour enfants : Geneviève Brisac n'a jamais voulu choisir. Pour elle, « il n'y a pas de petite et de grande littérature. Juste une écriture ».
Depuis près de vingt ans, Geneviève Brisac poursuit son travail d'éditrice à L'École des Loisirs. Elle y édite les romans des collections Mouche, Neuf et Médium. Avec elle, toute une génération d'auteurs a émergé, d'Olivier Adam à Marie Desplechin, d'Agnès Desarthe à Sophie Chérer, de Martin Page à Valérie Zenatti. Tous écrivent aussi bien pour les « petits » que pour les « grands ». Geneviève Brisac partage avec eux, comme un talisman, ce conseil offert par Virginia Woolf : « Observez perpétuellement, observez l'inquiétude, la déconvenue, la venue de l'âge, la bêtise, vos propres abattements, mettez sur le papier cette seconde vie qui inlassablement se déroule derrière la vie officielle, mélangez ce qui fait rire et ce qui fait pleurer. Inventez de nouvelles formes, plus légères, plus durables ».
Ce rôle de passeuse qui est le sien en tant qu'éditrice, elle le poursuit aussi dans ses livres d'essayiste. Geneviève Brisac aime à partager ses plaisirs et ses enthousiasmes de lectrice. Elle défend avec fougue et générosité la littérature au féminin. Loin du paradis, La marche du cavalier, VW, la double vie de Virginia Woolf (écrit à quatre mains avec Agnès Desarthe) sont autant d'invitation à se plonger dans les œuvres de Flannery O'Connor, Virginia Woolf, Grace Paley, Ludmila Oulitskaïa, Alice Munro ; autant de réflexions fines et subtiles sur l'art du roman.
Enfin, Geneviève Brisac est aussi la co-scénariste du dernier film de Christophe Honoré, Non ma fille tu n'iras pas danser. Cette adaptation libre de son roman Week-end de chasse à la mère, avec Chiara Mastroianni dans le rôle principal, sera sur nos écrans très bientôt.
texte: Point Virgule
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03 octobre 2009
Ce que je sais de Vera Candida...
...C'est que Véronique Ovaldé signe là un beau, un tout beau roman.
" Les vies se transforment en trajectoires. les oscillations, les hésitations, les choix contrariés, les déterminations familiales, le libre arbitre réduit comme peau de chagrin, les deux pas en avant trois pas en arrière sont tous gommés finalement pour ne laisser apparaître que le tracé d'une comète. C'est ainsi qu'Itxaga devint peu à peu ce qu'il est encore et que, de loin, on ne pouvait imaginer une autre vie que la sienne." (p 227)
Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé, roman, Ed. de l'Olivier, sept.2009, 296 pp, 19 €
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01 octobre 2009
L'Homme qui valait 35 milliards
- Tu sais, Octavio, j'ai une théorie là-dessus: si tu vois pleurer un bébé, il faut changer ses couches; si tu vois pleurer une femme, il faut changer son amant et si tu vois pleurer un homme ...(...) il faut changer monde."
Et c'est précisément ce que va tenter de faire Richard, en kidnappant Lakshimi Mittal, cinquième fortune mondiale, patron d'Arcelor Mittal...
Il fallait une bonne dose de culot, d'imagination et de cynisme pour imaginer le scénario artistico-farfelu du rapt de l'industriel. De ce côté, on peut faire confiance à Nicolas Ancion, revenu par la magie de l'écriture, au coeur de son Liège natal et du destin de la classe ouvrière.
Au milieu de ces hommes dont l'auteur examine le quotidien se trace le destin de Nafisa dont la vie pourrait bien virer au conte de fées...
Un voyage dans un monde masculin - plutôt macho - qui mêle le surréalisme à des scenarii hyper-réalistes.
"L'Indien a du mal à en croire ses yeux. On lui fait subir les pires supplices, on l'humilie, on le traite comme un moins que rien puis, soudain, une jeune fille vient à sa rencontre pour l'aider alors qu'il a volé le vélo de son père, il y a quelques heures à peine."
Une morale?
Le chagrin d'Octavio ne sera pas vain si le geste de son ami permet à Lakshimi Mittal de changer sa vision du monde.
Apolline Elter
L'Homme qui valait 35 milliards, Nicolas Ancion, roman, Ed. Luc Pire, août 2009, 288 pp, 18 €.
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30 septembre 2009
Alain Trellu - photographe
Son visage ne vous est pas inconnu (si ce n'est qu'il porte plutôt des lunettes..), vous l'aurez déjà croisé lors d'un événement, photographiant, discrètement, les stars et restituant l'ambiance du public. Vous avez admiré son art à la lecture d'un magazine (L'Eventail, Elle, ...)
Je vous invite à visiter son site de photos: www.trellu.com.
Classées par rubrique, mode, portrait, beauté, décoration, architecture, ...les photographies vous transporteront d'émotion, d'admiration.
Quelle classe.
Une évidence: Y a pas photo...
Apolline Elter
coordonnées : alain@trellu.com
0497.555.109
08:00 Écrit par Apolline Elter dans Sites web recommandés | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Première sélection du prix Goncourt
Quelques-uns des ouvrages chroniqués appartiennent à la première sélection du Prix Goncourt, datée du 15 septembre,
A savoir:
Edem Awumey «Les pieds sales», Seuil
Sorj Chalandon «La légende de nos pères», Grasset
Daniel Cordier «Alias Caracalla», Gallimard
David Foenkinos «La Délicatesse», Gallimard
Eric Fottorino «L’homme qui m’aimait tout bas», Gallimard
J-M. Guenassia «Le club des incorrigibles optimistes», Albin Michel
Yannick Haenel «Jan Karsky», Gallimard
Justine Lévy «Mauvaise fille», Stock
Laurent Mauvignier «Des hommes», Minuit
Serge Mestre «La lumière et l’oubli», Denoêl
Marie Ndiaye «Trois femmes puissantes», Gallimard
Véronique Ovaldé «Ce que je sais de Vera Candida», L’Ollivier
Jean-Philippe Toussaint «La vérité sur Marie», Minuit
Delphine de Vigan «Les heures souterraines», JC Lattès
Rendez-vous pour de prochaines chroniques dans les prochains jours...et pour la deuxième sélection qui aura lieu le mardi 6 octobre.
Apolline Elter
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Actu-éditoriale | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 septembre 2009
Un roman français
- Objection, votre Honneur, c'est un récit. Le récit d'une enfance vécue. Celle de Frédéric Beigbeder,balancé entre les us d'une bourgeoisie excentrique et ceux d'une aristocratie fauchée.
- Oui mais avec l'amnésie qu'il revendique, sur tout ce qui a trait à son enfance, on peut imaginer que l'auteur a forgé une histoire autour d' éléments rapportés.
Il demeure que je n'aurais jamais pensé prendre tant de plaisir à lire cette petite perle de la rentrée littéraire. De quoi réconcilier les fans de Beigbeder et ceux qui ne le sont pas (encore).
"J'aimerais qu'on lise ce livre comme si c'était mon premier."
Motif fédérateur: l'arrestation de l'auteur, un soir de janvier 2008, tandis qu'il consomme quelque stupéfiante poudre. D'une garde-à-vue humiliante dont il fera une description sans concession, hyperbolique et drôle à la fois, Beigbeder cherche mentalement la liberté, celle de la mémoire retrouvée. Des pans de son enfance lui reviennent à la lueur patibulaire de la cellule.
"Mon enfance n'est ni un paradis perdu, ni un traumatisme ancestral. Je l'imagine plutôt comme une lente période d'obéissance." p 32
L'occasion d'un auto-portrait sincère, plutôt réaliste, à première (garde à ) vue. Ce Peter Pan de notre littérature en devient , pour le coup, très attachant. Et puis une vraie révolte face à des conditions infectes de détention.
"On peut oublier son passé. Cela ne signifie pas que l''on va s'en remettre." p 108.
Comment, en effet, survivre à une enfance protégée dans les paisibles quartiers de Neuilly-sur-Seine, au divorce de ses parents, au sentiment d'admiration qu'on porte à son frère et qui vous pousse à la rébellion, ...?
Comment surtout se situer face au temps qui passe?
"Depuis, je n'ai cessé d'utiliser la lecture comme moyen de faire disparaître le temps, et l'écriture comme moyen de le retenir"
Apolline Elter
Un roman français, Frédéric Beigbeder, roman, Grasset, août 2009, 282 pp, 18 €
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28 septembre 2009
Fruité c'est plus musclé
"On n'a pas le tempérament à boire du raplapla.
Fruité c'est plus musclé"
ô délicieux slogan, enfoui dans ma mémoire, ravivé par la lecture de Frédéric Beigbeder (Un roman français, roman, Grasset, août 2009), dont la rengaine, depuis, assaille mon esprit...
Rendez-vous demain pour la chronique du roman
Apolline, Les pensées fruitées du lundi
09:00 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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