23 août 2009

La vie édifiante d'Antoni Gaudi

 

La vie édifiante d’Antoni Gaudí (1852-1926)*

 Récit destiné à  nos têtes blondes et blondies au soleil

 

 

Voici bientôt 10 ans qu'Antoni (Gaudi) réside à Barcelone. Peu avant le décès de son frère Francesc, ses parents avaient quitté Reus pour vivre également au sein de la métropole. Le double décès de 1876 (cfr notre épisode précédent - dim.16 août) laisse deux hommes seuls: Antoni et son père. Les années qui s'annoncent scelleront heureusement des rencontres primordiales pour Antoni, de celles qui vous forgent le destin de toute une vie.

Premiière rencontre :  Salvador Pagès, un homme qui s'est construit tout seul , "un self made man"   originaire de Reus - des origines communes, cela vous rapproche deux hommes - lequel s'est mis en tête, fortune faite,  de faire construire une cité pour ouvriers, à Mataro, ville côtière située au Nord de Barcelone.

Le projet est idyllique, les plans conçus par Antoni ne le sont pas moins...

Rendez-vous, dimanche 30 août pour la suite du récit...

 * Les sources qui nourrissent ce récit sont  variées. Usage important est cepandant  fait de l'ouvrage de Joan Castellar-Gassol: Gaudi. La vie d'un visionnaire, paru aux Edicions de 1984 (Barcelona) et traduit  du catalan par Anne-Sophie Heisel.

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 août 2009

Sur les traces de Gaudi (4/*)

C'est une visite au Palau de la Musica Catalana que je vous propose pour ce quatrième volet de notre escapade à Barcelone. Palau -  palais en catalan - édifié en 1908 sur le site d'un ancien monastère, sous l'impulsion d'un groupe de choeurs, qui ne manquait pas d'ardeur.

C'est l'architecte moderniste Lluis Domènech i Montaner qui en conçut les plans, magnifiques, avec une attention spéciale, on s'en doute, portée à l'acoustique des lieux.

Des salles de différentes factures sont proposées, témoins de l'ouverture voulue à une grande variété de musiques. La  plus spectaculaire est , sans conteste, la grande salle de concert, dominée de la plus magnifique coupole verrière renversée qu'il vous soit donné d'imaginer:

La lumière du jour transperce le coeur des lieux tandis que 2000 spectateurs assistent, subjugués, à une représentation qui ne peut être que grandiose. L'orgue central imposant dispense à l'attention des groupes de touristes une musique pré-enregistrée. Les fauteuils du 2e étage portent le nom des donateurs qui ont participé au récent agrandissement de la salle, après démolition, en 2004 de l'église qui lui était adossée.

Déception (de taille): pas l'ombre d'un disquaire dans le quartier pour satisfaire la frénésie mélomane engendrée par la visite. Ou alors, c'est que nous avons mal cherché. Si vous connaissez une adresse dans le quartier, n'hésitez pas à la signaler..

 

Apolline Elter

En réponse à la question que vous ne manquerez pas de (vous) poser: la coupole verrière renversée est fermée, sur le toit, d'une plaque de verre, afin d'empêcher toute infiltration..

06:00 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 août 2009

Cher Jacques Mercier

Qui a cru, l'espace d'une seconde, que Jacques Mercier se sustenterait d'une existence paisible sitôt son départ de la RTBF?  Cultiverait son jardin, magnifique...

C'est raté : Jacques Mercier se lève toujours de très bonne heure, de belle humeur et vous concocte, pour la rentrée, un spectacle haut en couleurs: Jacques Mercier go home, qu'il offrira au Théâtre de la Toison d'Or, à Bruxelles, sitôt la rentrée engagée.

Retiré, sage,  dans un "home" de la capitale, Jacques Mercier évoque souvenirs et anecdotes, tandis qu'il reçoit la visite de ses anciens complices:

Philippe Geluck (du 15 au 19  septembre),
Laurence Bibot (du 22 au 26 septembre),
Jean-Luc Fonck (du 29 septembre au 3 octobre),
Juan d’Oultremont (du 6 au 10 octobre)
et Pierre Kroll (du 13 au 17 octobre)
Mise en scène Nathalie Uffner

Vous l'aurez compris, une quinte de scènes modulée selon les interlocuteurs..Voilà qui promet de ne pas être triste...

L'automne s'ra show, l'autome s'ra show

Apolline Elter

Jacques Mercier go home, Théâtre de la Toison d'Or, Galeries de la Toison d'Or,396-398  à 1050 Bruxelles, du 15 septembre au 24 octobre à 20h30.

Renseignements et réservations: 02.510.05.10

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20 août 2009

Grâce et dénuement

Une lecture majeure. Frappée de grâce et d'éternité.

"Ils étaient des Gitans français qui n'avaient pas quitté le sol de ce pays depuis quatre cents ans."

Autour de la vieille Angéline et de ses cinq fils gravitent brus et bambins. Ils mènent une existence d'une précarité absolue: "Oui, la vitalité était enfermée en eux. Partout ils trouvaient leurs marques. Le ravitaillement sans argent, l'eau potable qu'il fallait chercher à la pompe, les sources occasionnelles de revenu, les tournées des hommes dans la banlieue, tout cela eût semblé à d'autres une existence impossible et tout cela assurait un rythme à leur vie."

(...)

"Une femme pourtant venait chaque semaine. Elle connaissait les Gitans depuis près d'une année sans avoir vaincu leur sauvagerie. C'était la responsable d'une bibliothèque. Elles pensait que les livres sont nécessaires comme le gîte et le couvert. Elle s'appelait Esther Duvaux."

Ainsi se tisse une relation entre les gitans et la "gadjé" , rythmée par les lectures hebdomadaires qui réunissent les enfants du camp.  Une relation qui prend un tour vital, empreinte d'écoute, d'échange et de respect.  

Alice Ferney nous avait séduite par L'élégance des veuves (voir chronique), elle nous ravit par ce bijou d'écriture, au rythme apaisant, enveloppant et un don inné pour magnifier ce que la vie a de sordide sans jamais verser dans la mièvrerie ou les considérations à l'emporte-pièce.

Une lecture majeure. Je vous le certifie.

 

Apolline Elter

Grâce et dénuement. Alice Ferney, Actes Sud 1997, rééditions régulières auprès de Babel,

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19 août 2009

Angéline (suite)

"C'étaient les livres qui faisaient rêver la vieille. Elle n'en avait jamais eu. Mais elle savait par intuition et par intelligence, que les livres étaient autre chose encore que du papier des mots et des histoires: une manière d'être."

Grâce et dénuement, Alice Ferney, Actes Sud, 1997 (réédition Babel: 2000)

les Estivales de l'Ermitage: infusions d'un soir d'été

21:00 Écrit par Apolline Elter dans Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17 août 2009

Elle n'est pas de moi....

Exception n'est pas coutume - ça commence fort - je vous livre, en ce lundi, dévolu aux blondes pensées...une petite anecdote fort plaisante.

Des candidats passent un test d'embauche; il leur est demandé de compter jusqu'à 10.

Le premier candidat s'éxécute: 10, 9, 8, 7, ...

- Où avez-vous appris à compter ainsi, l'interroge le Directeur des Ressources humaines.

- A la Nasa (cqfd)

Et le deuxième de réciter : 1, 3, 5, 7, 9.

Normal, il est facteur.

Le troisième fait un parcours sans faute: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10.

- Félicitations. Pourriez-vous continuer?  s'enhardit le DRH

- Valet, Dame, Roi...

Solution de l'énigme: la semaine prochaine.

 

Apolline, Les énigmes du lundi.

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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