09 août 2009

La vie édifiante d'Antoni Gaudi

 

La vie édifiante d’Antoni Gaudí (1852-1926)*

 Récit destiné à  nos têtes blondes et blondies au soleil

 

Nous avions abandonné le petit Antoni Gaudi à ses rhumatismes (1er épisode, mecredi 6 août). Quand sa santé le lui permet, Antoni se rend à l'atelier de son père et l'observe travailler chaudrons,  alambics et serpentins. Devenu ado, il travaille comme souffleur dans une usine textile; entendez par là qu'il actionne le soufflet qui active la combustion de la chaudière à vapeur. L'histoire raconte que son patron le découvrit un jour, plongé dans un livre d'arithmétique, animé d'une passion à vous couper le souffle....

Et voilà le jeune ado, inscrit à 11 ans au collège de Reus, auprès des Frères des Escoles Pies. Dire qu'il fut bon élève serait exagéré. Dire qu'il se fit beaucoup d'amis le serait toute autant: bien trop têtu, bien trop réservé - les autres le taxaient de distant - et souffrant encore et encore de damnés rhumatismes...

Mais heureusement voilà: à 17 ans, baccalauréat en poche, il se rend à Barcelone pour s'inscrire à l'école d'architecture.

Prochain épisode: dimanche 16 août

 * Les sources qui nourrissent ce récit sont c variées. Usage important est cepandant  fait de l'ouvrage de Joan Castellar-Gassol: Gaudi. La vie d'un visionnaire, paru aux Edicions de 1984 (Barcelona) et traduit  du catalan par Anne-Sophie Heisel.

05:30 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

08 août 2009

Sur les traces d'Antoni Gaudi(2/*)

La Rambla,  ¿qué es esa ?

   Deuxième séquence de notre reportage estival sur Barcelone

 

Construite sur le lit d’un ancien torrent sec l’été, la Rambla  est une avenue longue,  très large et arborée qui relie la Plaça de Catalunya au vieux port de Barcelone.  Pédestre en son centre, elle est le lieu de promenade prisé des touristes, des pickpockets et des bouffons de toutes sortes (statues et autres amuseurs publics)

Un marché jubilatoire s’anime sous des halles et présente des étals de fruits et de jus ludiques  -on croit découvrir une vitrine de jouets - et appétissants. C’est le « Mercat de Sant Josep » plus connu sous le nom de La Boqueria ». La visite s’en impose. Des jambons pendent qui atteignent des ...montants saisissants.

Barcelone quand camp 027

Rendez-vous, vendredi 14 août, pour un spectacle lumineux sur la Place d'Espagne.

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

07 août 2009

Marché nocturne de Grignan

Grillon nov. 2008 056
La marquise fait son marché la nuit...
Au pied du château, dans les ruelles du village, l’Office de tourisme du Pays de Grignan organise ce vendredi 7 août , dès 18 heures, un deuxième marché nocturne costumé : produits du terroir, gourmandises, artisanat, nombreuses animations.
Office de tourisme
Tél. 04 75 46 56 75

06:00 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

06 août 2009

La vie édifiante d'Antoni Gaudi

La vie édifiante d’Antoni Gaudí (1852-1926)*

 Récit destiné à  nos têtes blondes et blondies au soleil

Que rêver mieux pour un architecte que laisser, de son passage sur terre, des traces… édifiantes ?

 La vie d’Antoni Gaudí – notez l’accent aigü sur le « i »  - est en tout point captivante. Elle est étroitement liée à la présentation de Barcelone, deuxième ville d’Espagne, capitale de la Catalogne, si bien qu’il devient  quasiment impossible d’évoquer l’un sans l’autre. Mais ne brûlons pas les étapes et découvrons l’enfance de ce barbu au regard peu commode, qui a grande hâte de nous faire partager sa vision du monde.

 Antoni vient au monde le 25 juin 1852.  Son père, Francesc Gaudí, est chaudronnier. Il travaille à Ruidoms, puis à Reus  (village de Tarragone, à une centaine de km de Barcelone) Sa Maman, Antónia Cornet, provient également d’une famille de chaudronniers établis à Reus.

 Il est le cinquième – et denier – enfant de la famille Gaudí i Cornet. Deux de ses aînés, Maria et Francesc, sont morts en bas-âge.  Du coup, ses parents, ont réattribué le prénom de Francesc  à  leur quatrième enfant ; Rosa, la grande sœur, a une constitution délicate. Elle ne fera pas long feu non plus celle-là. Quant à Antoni, autant le dire tout de suite, ce n’est pas la grande forme : il souffre d’une sorte de rhumatisme particulièrement douloureux et invalidant, l’artrite articulaire. On dit souvent que l’immobilité à laquelle il a été contraint par sa maladie lui a permis de développer un sens particulier de l’observation. Nous y reviendrons.

 Quant à moi, je vous donne rendez-vous dimanche 9 août  pour le deuxième épisode de notre feuilleton

 A suivre

 * Les sources qui nourrissent ce récit sont variées. Usage important est cepandant  fait de l'ouvrage de Joan Castellar-Gassol: Gaudi. La vie d'un visionnaire, paru aux Edicions de 1984 (Barcelona) et traduit  du catalan par Anne-Sophie Heisel.

07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Petit déjeuner à sa pointure

Grillon et juillet 2009 010

Vous emmenez votre progéniture

En villégiature

Partez à l'aurore, c'est plus sûr.

 Et prévoyez un arrêt de la voiture

A quelques encablures

Pour un petit-déj à pointure

Apolline Eltur, Les Esti-tongs de l'Ermitage

04:30 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05 août 2009

Joaquin RODRIGO

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Le nom de Joaquin RODRIGO vous évoque d'emblée le célébrissime "Concerto de Aranjuez", pour guitare et orchestre. C'est bien. Vous songez aussi à la très belle "Fantasia para un gentilhombre". C'est très bien. 

Je vous suggère,  du reste, de les écouter durant ces quelques notes qui évoquent la longue vie de ce compositeur très attachant. Ou plutôt non, je vous invite à découvrir quelques oeuvres moins connues, de madrigaux, chansons, danses, sonate pimpante, .....rassemblées dans un délicieux CD produit par Columna Musica.

"Ce siècle avait un an..."

Né le 22 novembre 1901, à Sagunto (du côté de Valence), le compositeur traversera tout le XXe siècle puisqu'il mourra, à Madrid,  le 6 juillet 1999, à l'âge de 98 ans.

Rendu aveugle à 3 ans des suites de la diphtérie, le jeune Joaquin publie en 1923 Dos esbozos, pour violon et piano. En 1927, il se rend à Paris où il se lie d'amitié avec Ravel, Milhaud, Honneger, Stravisky et Manuel de Falla. Il est élève de Paul Dukas.

En 1933, il épouse la pianiste turque Victoria KAMHI (décédée en 1997), qui restera sa collaboratrice la plus assidue.

Le couple se fixe à Madrid, en 1939,à la fin de la guerre civile; le succès de la création, à Barcelone - tiens, tiens - en 1940 du Concerto de Aranjuez vaudra à Joaquin Rodrigo une reconnaissance internationale.

Les quelque 170 compositions qu'il laissera allient concerti (11), sonates, chansons, oeuvres chorales, cantiques, ...évoquant le paysage de l'Espagne, depuis l'époque romaine jusqu'à la poésie contemporaine.

Outre son travail de compositeur, Rodrigo oeuvrera comme critique musical, notamment sur les ondes de la Radio nationale espagnole. En Belgique, il occupera le siège de Benjamin BRITTEN, à L'Académie des Beaux-Arts (1978).

En 1991, il se voit - ainsi que son épouse - décerner le titre  -féérique - de "Marquès de los Jardines de Aranjuez" par le Roi Juan Carlos.

Il décède à Madrid, le 6 juillet 1999.

Apolline Elter

 Canciones & Danzas, Joaquin RODRIGO, Columna Musica (Isabel Monar, soprano, Ala Voronkova, violin, Mac McClure, piano), 2008, 18,45 €.

Petit faible: la plage 14, issue de L'Album de Cecilia," A la Jota, Jota de las Palomas", aux rythmes délicieusement "pouponnesques"

06:45 Écrit par Apolline Elter dans CD lirants | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

04 août 2009

Sur les traces de Gaudi (1/*)

Sur les traces d’Antoni GAUDÍ…

 Barcelone quand camp 033

Qui dit Barcelone évoque d’emblée la figure d’Antoni Gaudí, architecte de génie dont les réalisations, très, très …spéciales – osons le mot -  ont frappé de réputation mondiale les façades de quelques immeubles. Figure de proue du modernisme art nouveau (début XXe siècle) à la sauce catalane, Gaudí consacra une partie de sa vie à l’édifice inachevé à ce jour de La Sagrada Familia, (La Sainte Famille), temple expiatoire situé au cœur de Barcelone.

 

C’est à une visite familiale de Barcelone que nous vous convions, tandis que le mois d’août poursuivra sa carrière de vacances : le Barcelone de Gaudí, mais pas que de lui. Vieille ville, colline de Monjuïc, le stade olympique, le  spectacle son et lumière des fontaines de la Plazza Espaňa, le port et le Mare Magnum, la Rambla et le marché Boqueria, quelques adresses de derrière les fagots et celles… à éviter.

 

En  préambule, quelques mots sur la cité catalane.

 

Située au Nord-Est de l’Espagne,  au bord de la mer Méditerranée, à quelque 150 km seulement de la frontière française, Barcelone est la capitale de  la Catalogne. On y parle catalan, langue directement héritée du latin, assez facile à comprendre pour un francophone  - le catalan évoque le provençal – mais qui pousse tout qui veut  mordicus pratiquer le castillan à rapidement y perdre... son latin.

 

Métropole cossue – à première vue – la ville déploie de larges artères, conçues  autour de pâtés d’immeubles organisés en quadrilatères.  Ce tracé, très agréable à découvrir, résulte de la croissance démographique que connut la ville, au milieu du XIX  (années 1850), grâce à son dynamisme économique.  La majeure partie de l’enceinte fortifiée de la vieille ville fut démolie en 1859, permettant à Cerdà (le « Hausmann » catalan ) le tracé quadrilatère évoqué.

C’est ainsi que naquit l’EIXAMPLE (« extension » en catalan) , centre de prestige de la ville qui regroupe commerces, bureaux et édifices-phares du modernisme. Le quartier est parcouru par le célèbre Passeig de Gracià, lequel évoque, à bien des points de vue, l’avenue des Champs Elysées. Un tacite consensus semble exister qui évite la flagrante comparaison …

 

A suivre : rendez-vous, samedi 8 août, pour le parcours de la Rambla.

05:30 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03 août 2009

C'est ça le bonheur

camp

 

Une pensée émue pour Baden Powell, reconnaissante pour la grande confrérie des animateurs: l'esprit des camps sème des germes de bonheur.

Apolline, Les pensées Quand camp du lundi

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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