05 juillet 2009
Festival de la Correspondance de Grignan -5
La journée commencera par un petit déjeuner à l'Epistolière pour dix lecteurs du magazine belge L'Evénement.
L'occasion de tracer le portrait de François Adhémar de Monteil, comte de Grignan, parfois surnommé, le "Matou", mari de Françoise-Marguerite de Sévigné et, par ce biais, gendre de la célèbre marquise. Laquelle lui adressa quelques lettres enjouées dont nous ferons lecture.
Lecture recommandée: François de Grignan, Jacqueline Duchêne, Ed. Jeanne Laffitte. oct. 2008.En vente, notamment, à l'accueil du château de Grignan.
Soulignons que l'ouvrage vient de se voir décerner le prix Paul Arbaud de l'Académie d'Aix-en-Provence. Le prix récompense un travail de valeur sur la Provence.
Spectacles du Festival de la correspondance pointés pour vous:
Lecture Avec le soutien de Durance | |||||||
| 12H15 | VOUS COMPRENDREZ DONC de CLAUDIO MAGRIS Une femme, par-delà la mort, se confie à un mystérieux « Président ». Cette femme avait obtenu la permission exceptionnelle de rejoindre l’homme qu’elle aime, mais elle a décidé de ne pas l’utiliser et s’en explique. « Vous comprendrez donc » (Lei dunque capira) de Claudio Magris. Traduit de l'italien par Jean et Marie-Noëlle Pastureau. Editions l’Arpenteur, 2008
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Votre envoyée spéciale,
Apolline Elter.
06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04 juillet 2009
Belle-Marquise (9/9)
De notre envoyée spéciale à Grignan
Neuvième et dernier épisode de notre saga: Les relations épistolaires - à sens unique...- entre la marquise et son gendre vont provisoirement prendre fin: elle doit se résoudre à voir partir la comtesse de Grignan en Provence. L'ambiance n'y est plus (si elle eût jamais été...); pour diminuer le chagrin de sa Maman, Françoise lui confiera la garde de Marie-Blanche, nourrisson de 3 mois...
Le départ est néanmoins ajourné:
"Hélas! je l'ai encore, cette pauvre enfant et, quoi qu'elle ait pu faire, il n'a pas été en son pouvoir de partir le 10 de ce mois, comme elle en avait le dessein. Les pluies ont été et sont encore si excessives qu'il y aurait eu de la folie à se hasarder. Toutes les rivières sont débordées, tous les grands chemins sont noyés, toutes les ornières cachées; on peut fort bien verser dans tous les gués."
Et la Marquise d'étayer la description apocalytpique de détails époustoufflants.
" Je vous avoue que l'excès d'un si mauvais temps a fait que je me suis opposée à son départ pendant quelques jours"
Bien sûr...
" Je ne prétends point qu'elle évite le froid, ni les boues, ni les fatigues du voyage; mais je ne veux pas qu'elle soit noyée."
Irrésistible manipulatrice.
Et d'admettre, forcée, contrainte :
" Cependant je vois ma fille dans une telle impatience de partir que ce n'est pas vivre que le temps qu'elle passe ici présentement."
Cela devient franchement intenable.
"Je veux vous dire de plus que je ne sens point le plaisir de l'avoir présentement. Je sais qu'il faut qu'elle parte."
Cet aveu est un des passages les plus pathétiques de la Correspondance de la Marquise de Sévigné. Il la voit baisser - provisoirement - les armes d'un sentiment maternel tellement étouffant.
" Je vous suis très obligée, mon cher Comte, de toutes vos amitiés pour moi, et de toute la pitié que je vous fais. Vous pouvez mieux que nul autre comprendre ce que je souffre, et ce que je souffrirai. Je suis fâchée pourtant que la joie que vous aurez de la voir puisse être troublée par cette pensée. Voilà les changements et les chagrins dont la vie est mêlée. Adieu, mon très cher Comte, je vous tue par la longueur de mes lettres; j'espère que vous verrez le fonds qui me les fait écrire"
FIN ( provisoire)
* Madame de Sévigné - Correspondance. Texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Tome I, mars 1646-juillet 1675.
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Quatrième volet des spectacles pointés dans le programme du 14e Festival de la correspondance de Grignan

Rendez-vous à ne pas manquer dans la cour du Tricastin:
| 10H00 |
Prix Sévigné 2008 Avec Jean-Jacques LEFRERE « Arthur Rimbaud, correspondance », Fayard, 2007 Jean-Jacques LEFRÈRE est médecin et professeur d’hématologie à la faculté de médecine. Parallèlement à ses activités professionnelles, il codirige la revue « Histoires littéraires », et a publié des biographies de Lautréamont, Jules Laforgue et Arthur Rimbaud. Il a reçu en 2008 le Prix Sévigné pour son édition de la correspondance générale de Rimbaud.
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12H15
Apolline Elter www.grignan-festivalcorrespondance.com Tél: 0033.4.75.46.55.83 | Prix Sévigné 2008 Adaptation libre de Gérald STEHR Extraordinaire destin que celui d'Arthur Rimbaud. Dès le plus jeune âge, il s'illustre par ses succès scolaires. Son professeur pressent pourtant déjà toute sa complexité : « Il finira mal. En tout cas, rien de banal ne germera dans sa tête : ce sera le génie du bien ou du ma ». En 1871, lors de sa montée à Paris, il fait la connaissance de Paul Verlaine à qui il avait envoyé ses poèmes. Ce dernier, lui avait alors adressé l'invitation suivante : « Venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend ». Aussitôt Rimbaud accourt, avec, pour tout bagage, quelques poèmes. Rimbaud fascine, enchante et soulève l'enthousiasme de la communauté des poètes parisiens. Puis à l'âge de vingt ans, Rimbaud dit « Adieu » à la poésie. Il multiplie les voyages, les errances, et part chercher une improbable fortune en Abyssinie. Lorsqu'il meurt, à l'âge de trente-sept ans, il semble avoir oublié qu'il est l'un des plus grands poètes français de tous les temps. « Rimbaud, le cœur supplicié » de Gérald Stehr est édité dans la collection Scènes Intempestives à Grignan chez TriArtis, 2009 D’après « Arthur Rimbaud, correspondance », édition établie et annotée par Jean-Jacques Lefrère, Fayard, 2007. Cette correspondance a reçu le Prix Sévigné 2008
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08:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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03 juillet 2009
festival de la correspondance - 3

Pointés pour vous ce jour:
Lecture- Spectacle Avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD | ||
| 17H00 | LEONARD DE VINCI ET MACHIAVEL, le projet fou de Catherine LÉVY et Gérald STEHR Léonard de Vinci vit à Florence, il est devenu l’ami de Nicolas Machiavel. Cette lecture sera présentée au Château du Clos Lucé les 12 et 13 juillet et les 13 et 14 août 2009 — 02 47 57 00 73 et www.vinci-closluce.com | |
| Lecture Collégiale | ||
| 19H00 | CESARE PAVESE Adaptation de Didier GOUPIL et Gérald STEHR « Nos lettres prennent l’allure d’une campagne contre la littérature », écrit Pavese à son ancien professeur de lycée. 1928. Il a vingt ans. « Tu n’es qu’un homme de lettres », lui a jeté son ami Tullio. «Homme de lettres? Oui, puisque j'en écris, mais au sens de " littérateur ", jamais. Autant me faire professeur de mathématiques. » Il sera le grand poète du siècle. « On se souviendra de mon nom quand depuis longtemps l'oubli aura enseveli celui de mes contemporains les plus en vue». Le propre des hommes nés pour l'art est de reconnaître tôt et irrévocablement leur destinée. « Eussions-nous été élevés dans une montagne perdue, nous aurions su notre voie sans avoir besoin des livres. Les autres, non. » A dix-sept ans, il se voue corps et âme à la poésie en refusant tout partage, tout calcul, comme en amour vrai, tout contrat. La poésie ne s'accommode pas des demi-mesures et Pavese se place lui-même devant un choix dramatique : l'art ou la vie. On suit les émouvantes péripéties de ce déchirement tout au long de cette correspondance, et particulièrement à travers les lettres qui s’adressent aux femmes dont Pavese espérait l’amour. Loin de s’atténuer, l’opposition dramatique entre l’art et la vie ne fait que s’aggraver jusqu’à la solution tragique. Cesar Pavese se suicidera le 27 août 1950 dans une chambre d’hôtel à Turin. D’après « Cesare Pavese, Œuvres », édition établie et présentée par Martin Rueff, Quarto, Editions Gallimard, 2008 et « Cesare Pavese, lettres 1924-1950 » Editions Gallimard, 1971
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06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02 juillet 2009
Festival de la correspondance de Grignan -2
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Lecture Avec le soutien de Durance | ||
| 12H15 | IN ALTA SOLITUDINE , Marie d’Agoult et Liszt « une passion italienne » Adaptation Didier GOUPIL La destinée de Marie de Flavigny, comtesse d’Agoult, mariée et mère de deux petites filles, bascule lorsqu’elle rencontre Franz Liszt, son cadet de six ans, en décembre 1832. En juin 1835, après deux ans de liaison secrète, les amants s’enfuient. Indifférents au scandale, ils vivent leur amour au grand jour pendant quatre années. Ils séjourneront en Suisse puis deux ans en Italie (Milan, Venise, Gênes, Florence, Rome). Marie retrace dans son journal ces années de pèlerinage qui révèle, non seulement leur vie de couple au plus fort de leur passion, mais également une exceptionnelle soif de connaissances, un désir ardent de comprendre et d’embrasser, tous les arts. Il ressuscite aussi le goût d’une élite qui, comme à toute époque, se piquait d’échapper au conformisme de son temps. D’après « Marie d’Agoult, correspondance générale,1837-1839» édition établie et annotée par Charles Dupêchez, Tome II, Editions Champion, 2004 | |
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06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les Estivales de l'Ermitage | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01 juillet 2009
L'amour à Versailles
Détenteur des clefs du château de Versailles dont il est le jardinier en chef, Alain Baraton nous livre celles des agapes royales qui s'y sont déroulées, de Louis XIII à Louis XVI.
Un Versailles intime, un Versailles des bosquets, maîtresses et favorites, éclairage souvent édifiant, sur les personnalités et pratiques des quatre monarques évoqués: si Louis XIII n'attisait que l'ennui, Louis XV, le vice , Louis XIV apparaît comme un infatigable Amphytrion. Henriette d'Angleterre, Louise de La Vallière, Françoise de Montespan et Françoise de Maintenon seront des figures marquantes de son règne et imprimeront aux lieux des souvenirs de leur faveur.
Du château intime, "si labyrinthique que personne ne le connaît vraiment" l'auteur offre une description inédite: "Rien n'est si parlant que ces petits appartements pour comprendre nos rois et nos reines". Et de confesser avoir lui-même poussé la conscience professionnelle jusqu'à faire goûter les lieux à "quelque coquette conquête"...
Un Versailles revisité par le biais de Cupidon, une promenade historique et coquine menée d'une plume alerte et soigneusement documentée.
Apolline Elter
L'amour à Versailles, Alain Baraton, Grasset, avril 2009, 282 pp, 17, 5€
08:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Ouverture du Festival de la Correspondance de Grignan

C'est ce soir que s'ouvrira le 14e Festival de la Correspondance, à Grignan (Drôme provençale).
L'ouverture s'en fera, à 19 heures, Place Sévigné, au pied de la Mairie, en présence de Claire Chazal et de Frédéric Mlitterand.
Un programme riche attend les visiteurs et des rencontres fabuleuses: Bernard Giraudeau, Fanny Cottençon, Romane Bohringer, Sara Biasani, Bruno Abraham-Kremer, ...
Thème de cette année: Les voyages en Italie.
RENSEIGNEMENTS ET BILLETERIE
26230 Grignan - Tél. : 04 75 46 55 83
www.grignan-festivalcorrespondance.com
festivalcorrespondance@wanadoo.fr
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30 juin 2009
Eloge de la petite touche perso
ou comment bricoler en "faits maison" des plats déjà cuisinés.
Avouez que cela vous tente.
J'ai succombé, voici deux ans, à ce charmant petit livre, qui rejoint mes aspirations les plus intimes en matière de cuisine quotidienne: pourquoi se fouler quand il existe des bases de plats toute prêtes qui ne demandent qu'un clignement d'oeil, le vôtre, pour se présenter à table. C'est bien connu, on mange avec les yeux; s'ils sont clignés, c'est encore mieux.
Je vous laisse le découvrir tandis que je m'en vais farcir la fraîche purée d'une dose de cerfeuil surgelé des plus verdoyantes.
Eloge de la petite touche perso. Ou comment bricoler en "faits maison" des plats déjà cuisinés, Anna Pavlowitch, Tana éditions, fev. 2006
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 juin 2009
soirée roman-tique
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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