16 mai 2009
Belle-Marquise (2/9)
Par sa lettre du 6 août 1670*, Belle-Marquise entreprend l'éloge de sa fille
"Est-ce qu'en vérité je ne vous ai pas donné la plus jolie femme du monde? Peut-on être plus honnête, plus régulière? Peut-on vous aimer plus tendrement? Peut-on avoir des sentiments plus chrétiens? Peut-on souhaiter passionnément d'être avec vous? Et peut-on avoir assez d'attachement à tous ses devoirs? Cela est assez ridicule que je dise tant de bien de ma fille, mais c'est que j'admire sa conduite comme les autres"
En d'autres termes, cher gendre, ne doutez pas de la vertu de cette épouse que vous avez confiée à ma garde.
Si en revanche, vous pouviez vous abstenir d'évoquer vos soucis de santé...:
" Elle a été dans des peines de votre santé qui ne sont pas concevables; je me réjouis que vous soyez guéri, pour l'amour de vous, et pour l'amour d'elle. Je vous prie que si vous avez encore quelque bourrasque à essuyer de votre bile, vous obteniez d'elle d'attendre qu'elle soit accouchée."
De toutes façons, elle devait accoucher à Paris:
"Rien n'était plus impossible que de l'emmener dans l'état où elle était; et rien ne sera si bon pour sa santé, et même pour sa réputation, que d'y accoucher au milieu de ce qu'il y a de plus habile, et d'y être demeurée avec la conduite qu'elle a."
Soyez assuré, cher gendre, que ma fille fait, à mes côtés, des provisions de vertu:
"Si elle voulait après cela devenir folle et coquette, elle le serait plus d'un an avant qu'on le pût croire, tant elle a donné bonne opinion de sa sagesse."
Vous connaissez mon infinie délicatesse:
"Je ne vous dis aucune nouvelle; ce serait aller sur les droits de ma fille. Je vous conjure seulement de croire qu'on ne peut s'intéresser plus tendrement que je fais à ce qui vous touche."
A suivre.
* Madame de Sévigné - Correspondance. Texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Tome I, mars 1646-juillet 1675.
07:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15 mai 2009
Mi-mai mais mille choses à signaler

L'Evénement de mai est désor-mais disponible à la vente.
Jubilatoire, un dossier de 30 pages propose mille et une activités réaliser, le dimanche, à Paris, ainsi qu'un concours permettant de gagner des nuits de rêve dans un des sept palaces sélectionnés.
L'atelier-lecteurs du mois est dédié à la fête des pères. Il consiste en un cours d' oenologie offert par la Maison 'Espacevin Pirard', à Genappe (cfr p 105). les douze premières demandes réunissant un père et un (ou plusieurs) de ses enfants participeront à la dégustation de 8 crus guidée par Frédéric Bekaert.
Il me sera plaisir de vous y rencontrer.
Apolline Elter
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13 mai 2009
Coco avant Chanel
Ce qu'elle fume, Coco...
S'il passe rapidement sur les premières années de petite fille abandonnée dans le pensionnat d'Aubazine (en Corrèze) , le film d'Anne Fontaine s'attache à tracer le chemin rempli d'obstacles, d'humiliations, qui mènera Gabrielle - dite Coco - Chanel à la gloire qu'on lui connaît.
Audrey Tautou interprète une "Mademoiselle' Chanel, très crédible, sacrifiant quelque fraicheur aux plis de l'amertume; sa tante Adrienne - elles avaient le même âge - est interprétée par Marie Gillain, ravissante.
Belle interprétation également de Benoît Poelvoorde, en Etienne Balsan, richissime gentleman, passionné de chevaux, qui lui fait découvrir la société des années folles, en son - superbe - château de Royallieu (près de Compîègne).
Une vision agréable - à mon sens simpliste - de la vie de Gabrielle Chanel, en marche vers la reconnaissance. Les anecdotes se multiplient qui participent à la légende de la grande dame.
Apolline Elter
06:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12 mai 2009
Jacques Chirac, humaniste et universel
D'origine normande, diplômée en droit des affaires et en droit international, Véronique Dorey a fait, en 2002, un passage au QG de Jacques Chirac. Elle signe un essai, auprès des Editions Racine - belges - qui présente Jacques Chirac sous un jour assez neuf, délié de sa bride présidentielle.
Jacques Chirac , universaliste, précurseur de Barack Obama?
Avec une vision libérale comme corrolaire politique et économique.
Et l'auteur de souligner l'importance de réalisations directement dues à Jacques Chirac, telle la Fondation qui porte son nom ou le Musée Branly.
Le soutien marqué à la science et à la technologie révèlent l'humanisme de l'ancien président français, son intérêt vis-à-vis de tout ce qui peut améliorer la connaissance de l'Homme.
Comparant les actions - et personnalités - d'une série de leaders, dont Bill Clinton, Geroge.W. Bush, Nicolas Sarkozy, ....l'auteur consacre un chapitre entier à Barack Obama, personnage "solaire", pharaonique, qu'elle n'hésite pas à identifier à Toutankhamon:
"Obama est le"visage", ce Toutankhamon qui renverse les données traditionnelles pour changer la "face" de ce qui décide et dirige pour nous. La "Renaissance". Obama est l'ambition maîtrisée et la responsabilité, le rayonnement d'un pays qui exige un bon dosage de fermeté et de règne diplomate. Un savant dosage d'instinct et d'amour de soi."
La seconde partie de l'essai se nourrit de contributions, entendez "interviews" d'une dizaine de personnalités de pays et cultures variées, Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, Jean Chrétien, ancien Premier Ministre canadien, Charles Berling,...
Point commun entre ces leaders: ce sont tous de grands humanistes.
En annexe - intéressante: La Déclaration universelle de droits de l'homme (datée du 10 décembre 1948)
Apolline Elter
Jacques Chirac, humaniste et universel, Véronique Dorey, Editions Racine, avril 2009, 24,95 €
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11 mai 2009
La fête des Mamans
Ils étaient, là, les yeux brillants, la bouche farcie de petits compliments.
Et la maison se vit parée d'un magnifique soliflor, d'une bougie extraordinaire, parafine bleuie coulée sur fond de sable et de coquillages - une merveille - et d'une paire d'impatiences, les profs des jumeaux, s'étaient donné le mot...
Même votre fille aînée s'était foulé...le pied.
Pas de doute, ce 10 mai, c'était vraiment...le pied.
Apolline, Les pensées maternelles du mois du mai.
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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