03 mai 2009
Dieu et moi
" Je mourus par un bel après-midi d'automne, m'épargnant ainsi l'hiver que j'ai toujours détesté. Les feuilles mortes tombaient avec grâce, je fis de mon mieux pour les imiter."
Le décès de la narratrice scelle l'occasion d'une rencontre avec Dieu.
Un dialogue s'établit avec le Créateur, farci de propos légers, tantôt comiques, tantôt psychologiques -voire métaphysiques, à coup sûr irrévérencieux: on ne peut pas dire que le courant passe extrêmement bien entre les protagonistes.
Des scènes surréalistes se greffent sur le récit, qui permettent à la défunte d'assister aux préparatifs de ses funérailles, aux visites de personnalités illustres, tel Jacques De Decker. Intervention téléphonique de Blandine de Caunes, qui signe la postface de cet intrigant petit ouvrage...
Apolline Elter
Dieu et moi, Jacqueline Harpman, Mille et une nuits, 2001, 94 pp
06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01 mai 2009
1er mai ..zencore
Quelques clochettes au parfum musqué (le muguet tirerait son étymologie de l'entêtant parfum de muscade qu'il répand...), je vous les devais, virtuelles, en ce premier jour du mois de mai.
Mais encore...
D'inspiration socialiste, le 1er mai fut adopté, en 1890, comme Journée internationale de revendication des Travailleurs (merci Wikipédia); en d'autres termes, on ne faisait grêve qu'un jour par an, en ces temps-là...
Mais cela ne se passait pas bien:
1er mai 1891: Fusillade de Fourmies (Nord de la France) : 9 manifestants - dont 8 ados - sont tués au cours de cette première journée de revendication; 33 autres seront blessés
C'est en 1947 que le 1er mai est fait férié (France) .
Rendez-vous, ces 15, 16 et 17 mai dans le parc Cinquantenaire (1040 Bruxelles) pour y rencontrer une quinzaine de chefs (dont Wout Bru, venu tout droit d'Eygalières), une cinquantaine d'exposants et participer à des ateliers gourmands des plus alléchants.
Salon Culinaria, the art of the taste,
www.culinariasquare.be : premier mai oblige, il semblerait toutefois que le lien soit inactif...
08:53 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30 avril 2009
Je ne mangerai plus de cerises en hiver...
« J’aurai accumulé dans ma vie bien des expériences La plupart heureuses ! J’ai eu beaucoup de chance J’en rends grâce à ceux qui me l’ont généreusement dispensée, qu’ils soient de ce monde ou de l’autre.
J’ai connu quelques épreuves, aussi. Aucune ne me laisse de véritable amertume. Une seule a failli me briser (…) Parce qu’elle mettait en cause ce qui, dans l’idée que je me fais de moi-même, m’est le plus cher : l’estime de soi,…»
C’est évidemment au procès relatif au financement du RPR qu’Alain Juppé fait allusion, dans cette rétrospective cathartique de ses vie privée, action politique, exil canadien et engagement philosophique, Je ne mangerai plus de cerises en hiver…
L’ouvrage opte pour le ton de la sincérité, dénuée d’amertume. Le politicien tente de faire un bilan équitable de ses erreurs et de ses réussites, préférant ,à la rancune, afficher sa reconnaissance envers ceux qui l’ont aidé, Jacques Chirac, notamment.
Défi écologique, urgence économique, amour nécessaire de l’Europe, …sont les chevaux de bataille qu’enfourche désormais ce « gaulliste européen convaincu » dont l’enthousiasme politique semble ne pas avoir faibli.
« Prélude amoureux », la préface du livre, signe, de la plume d’Isabelle Juppé, le journal du procès :
« Elle (ndlr : la présidente du Tribunal) vient de poser fugitivement sa main droite sur sa joue. Puis elle a doucement penché la tête, pour la reposer sur cette main, dévoilant au passage un tout petit bout de pull rose pâle sous la robe noire, comme un aveu de douceur dans un monde de brutes. »
Apolline Elter
Je ne mangerai plus de cerises en hiver…, Alain Juppé, Plon, mars 2009, 244pp, 18,90 €
07:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 avril 2009
Les Madeleines et le Forty Ladies
Peut-on rêver meilleur cadre que celui du Château Sainte-Anne, à Auderghem et une sympathique réunion du Forty Ladies pour une présentation des "Madeleines", ce mardi 28 avril midi...
Entre plat et dessert d'un déjeuner exquis, un rapide survol du recueil fut relayé par les questions des participantes dont certaines firent montre d'une connaissance assez exceptionnelle de notre paysage littéraire contemporain.
Que du bonheur.

Mesdames Caroline Brondel, Brigitte Janssens, Anne-Françoise Decoster et Francesca Macchia

Mesdames *, Caroline Osselaer et Véronique Jacobs

Madame Yves Herinckx (à droite) merveilleuse instigatrice la rencontre, Madame Alexandre Diercxsens (milieu)
Créé fin des années 60, dans le sillage de Val Duchesse et d'une vie associative pour membres du Corps Diplomatique, l"International Club Château Sainte-Anne" compte aujourd'hui quelque 2000 membres et rallie autour d'activités culturelles, sportives, familiales et professionnelles 36 nationalités différentes. Une vaste piscine, un hall multi-sports, une restauration raffinée et une direction avenante et dynamique participent au succès du club.
Apolline Elter
08:52 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28 avril 2009
Visite de l'Arsenal: siège des ateliers Delvaux

Conviés par "notre" célèbre Maroquinerie, trente lecteurs - à large représentation féminine - de l'Evénement effectuèrent, ce jeudi 23 avril matin, une visite privée des ateliers Delvaux, découvrant le site lumineux de l'Arsenal, à Bruxelles.
Radieux aussi, le speech de François Schwennicke, administrateur délégué de la Maison, qui accueillit les visiteurs avec la cordialité qu'on lui connaît et brossa le tableau d'une épopée de 180 ans, avec un enthousiasme des plus contagieux.


Violaine Mûuls, Rédactrice en Chef de l'Evénement - François Schwennicke.
De la coupe à la boucle: les étapes de confection d'un sac de prestige.

Les participants furent ensuite répartis en deux groupes pour un parcours des plateaux où une quarantaine d'artisans vaquent à la confection de la collection saisonnière. Les visiteurs étaient guidés par Pascale Delcor, Public Relations Manager et Jonathan de Brée.

Impressionnant entrepôt ...de peaux ; du veau majoritairement.

Agrément du toucher

Delvaux possède le brevet du cuir tissé utilisé pour la confection des sacs.

Etape cruciale de la découpe, assistée par ordinateur.

Les bords francs du filofax sont brûlés avant d'être passés à la cire.

André Croonen, Maître artisan, spécialiste des cuirs exotiques, alligator, autruche, serpent, saumon et même raie .. explique la nécesssité de renforcement que ceux-ci requièrent.

Etape extrêment instructive que le passage au service "après-vente" qui rénove des articles d'un âge parfois très avancé (30, 40 ans), dotés d'une charge affective des plus émouvante...
Réunis autour d'un sympathique drink, les participants affichèrent un enthousiasme unanime pour l'intéressant déroulement de la visite. Et d'accorder que le choix pointu de cuirs nobles, le soin apporté à chacune des étapes de la confection, la complexité de la production justifient amplement à leurs yeux le coût des réalisations. D'aucuns se déclarèrent également séduits par la culture d'entreprise affable et respectueuse qui règne en la Maison Delvaux et imprègne les contacts à tous les niveaux de la hiérarchie.
Apollline Elter
06:00 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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27 avril 2009
Généreux égoïsme
L'égoïste s'occupe à ce point de son bien-être qu'il dispense son entourage de le faire. Serait-ce finalement une forme - déguisée - d'altruisme ?
Dommage.
Apolline Elter, Les pensées plutôt blondes du lundi.
07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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