07 février 2009

Atelier-cuisine consacré à la marquise de Sévigné

Censure

15:08 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Bon plan au carré.

Vous souhaitez gagner un exemplaire des Bons plans pour les filles (cfr chronique du 27 janvier)

Rendez-vous illico sur les blogs d'Anaïs Valente: http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/

 

 

http://anais-valente.skynetblogs.be/

Gageons que vous m'en remercierez

Apolline Elter

00:15 Écrit par Apolline Elter dans Bon plan | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

06 février 2009

douleur épistolaire

A Madame de Grignan

  Paris, vendredi 6 février [1671]

-         Ma douleur serait bien médiocre si je pouvais vous la dépeindre ; je ne l’entreprendrai pas aussi . (…)

J’ai beau chercher ma chère fille, je ne la trouve plus, et tous les pas qu’elle fait l’éloignent de moi. Je m’en allai donc à Sainte-Marie, toujours pleurant et toujours mourant. Il me semblait qu’on m’arrachait le cœur et l’âme, et en effet, quelle rude séparation ! je demandai la liberté d’être seule. On me mena dans la chambre de Mme du Housset, on me fit du feu. Agnès me regardait sans parler ; c’était notre marché. J’y passai jusqu’à cinq heures sans cesser de sangloter ; toutes mes pensées me faisaient mourir. J’écrivis à Monsieur de Grignan ; vous pouvez penser sur quel ton.J’allai ensuite chez Mme de la Fayette, qui redoubla mes douleurs par la part qu’elle y prit. (…) Je revins enfin à huit heures de chez Mme de la Fayette. Mais en entrant ici, bon Dieu ! comprenez-vous bien ce que je sentis en montant ce degré ? Cette chambre où j’entrais toujours, hélas ! j’en trouvai les portes ouvertes, mais je vis tout démeublé, tout dérangé, et votre pauvre fille qui me représentait la mienne. Comprenez-vous bien tout ce que je souffris ?

  

Certes, Marquise, l'on vous peut comprendre: le départ de Françoise pour Grignan vous laisse désemparée. Mais, de grâce, songez au désarroi de cette dernière qui vous confia, faute de pouvoir l'emmener, sa chère Marie-Blanche, à peine âgée de deux mois et demi..

00:19 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05 février 2009

Anniversaire

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S'il est des dates-clefs dans la vie de la Marquise de Sévigné, il s'agit bien des 4, 5 et 6 février.

Je vous explique:

- 5 février 1626: naissance de la Marquise, à Paris, Place Royale (l'actuelle Place des Vosges): elle est née Marie de Rabutin-Chantal. Vous ai-je déjà rappelé que sa grand-mère n'était autre que Sainte Jeanne de Chantal,  amie de Saint François de Sales et fondatrice de l'Ordre de la Visitation?

Quoi qu'il en soit. Le 5 février est aussi le lendemain du 4 qui consacre:

- en 1651 : le duel qui opposera Henri de Sévigné, alors son mari, contre le chevalier d'Albret, au sujet d'une sombre histoire de maîtresse..Eh oui, hélas... Le marquis de Sévigné mourra, le surlendemain, des suites des blessures qui lui furent portées.

- en 1671, le départ pour la Provence, de Françoise-Marguerite, sa fille chérie, comtesse de Grignan.

C'est ainsi que le 6 février 1671:

- marque les 20 ans de son veuvage, assez sereinement supporté, il faut bien l'avouer.

- consacre le début de l'importante correspondance adressée à sa fille et de la gloire podthume de la célèbre épistolière.

Le 6 février 2009 rassemblera dix lecteurs de l'Evénement, autour d'un repas spécialement consacré à la Marquise de Sévigné, après le cours de cuisine dispensé par Véronique Toefaert (Voyage à travers les sens)

07:45 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

04 février 2009

Les "madeleines"' de Gérard de Cortanze

 "Ma véritable, mais véritable Madeleine, venant d'un milieu de coureurs automobiles, ce sont les odeurs de garage! Donc pour un déjeuner... Comme second choix ce sera donc: des gâteaux très fins, friables qu'on appelle des "tuiles" et qu'on servait chez ma grand-mère lors d'une très particulière cérémonie du thé..."

Vous admettrez, Gérard de Cortanze, qu'il n'était guère aisé de déjeuner d'un fumet d'huile échappé...d'un pot d'échappement; celui du pot-au-feu, concocté par l'hôtel Méridien, évoqua, de ses subtiles effluves, la célèbre spécialité de votre grand-mère.

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Et de famille, il fut question, au cours de cette nouvelle tablée des "Madeleines du Méridien". Par delà la présentation d'Indigo, son dernier roman, l'auteur se prêta avec une simplicité affable à un tour d'horizon de ses origines sociales - Gérard de Cortanze est petit-fils d'exilé piémontais, aristocrate ruiné - et de ses relations quelque peu "loupées" avec son père, germe de son accession à l'écriture: " Cette identité bizarre que m'a donnée mon père m'a permis de devenir écrivain".

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Gérard  de CORTANZE - Indigo

"L'indigo est son maître absolu, pour lui il serait prêt à mourir et à tuer" (p 155)

Si Gérard de Cortanze avoue ne pas connaître précisément le point de départ de ce roman, écrit ,de fluide traite, en six mois,  ni même nourrir un penchant particulier pour la couleur bleue, il insiste sur  sa valeur symbolique: la quête obsessionnelle qui habite Giobert, le héros, l'homme au visage bleu, vise la connaissance de soi,  qui donne sens à la vie.

Et l'auteur d'afficher une prédilection pour les périodes-charnières, pour les contextes historiques et économiques de cette fin  XIXe siècle , qui voit la Savoie rattachée à la France.

De se complaire dans l'ambivalence d'interprétation des personnages.

De peaufiner au gré de ses ouvrages, le portrait des protagonistes,ébauchés dans un roman précédent, conférant ainsi une continuité à ses écrits.

 Apolline Elter

Indigo, Gérard de Cortanze, Plon, janvier 2009, 374 pp, 21 e

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Nicky Depasse - Gérard de Cortanze

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 Jean Hartleyb, Apolline Elter, Brice Depasse, Catherine Tihon et Alain Trellu

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Marie-Christine Delforge - Nathalie Gennart

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00:16 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

03 février 2009

Food Photo

Food Photo

"La vie est trop courte pour photographier triste"

Il est fou, ce Patrick Rougereau, fou de cuisine, fou de photos, ... de ces plats dont il prend l'énoncé au pied de la lettre pour nous en illsutrer la recette par de véritables pieds de nez. Et ça c'est le pied. Et je sais de quoi je parle...

Je vous explique: passé la couverture à la facture sobre et austère, et celle du livre, un peu moins sobre (mais là heureusement, je me le suis vu offrir - Merci Marie-Christine!), vous souriez, riez, frissonnez, .... de l'audace des illustrations, véritables fantasmes de la représentation au premier degré . Telle cette jeune femme qui croque à pleines dents le bras - velu - de ce qui doit être un monsieur, ce rouleau de printemps, fleuri qui ne demande qu'à repeindre votre home sweet home, ce canapé de saumon qui s'y vautre à l'aise, sans oublier, cerise sur le gâteau, ce boudin blanc aux pommes, représenté par une très peu vénuste membre de la gente féminine...

Et les recettes, me direz-vous? A dire vrai, pas encore essayées. Difficile de dépasser le stade du délire photographique...

Apolline Elter

Food Photo, Patrick Rougereau, Studio Rougerau, Caen, septembre 2008

06:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

02 février 2009

L'Education sentimentale

"La vue de votre pied me trouble"*, devait déclarer, défaillant, Frédéric à Madame Arnoux.

La vue du mien, pareil, depuis que j'en accrochai le petit orteil, mercredi passé,  au pied du lit conjugal...

*L'Education sentimentale, Gustave Flaubert, 1830

 Les pensées défaillantes du pied de lit, Apolline Elter, février 2009

07:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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