24 janvier 2009

Déjeuner avec Gérard de Cortanze

Gérard de Cortanze sera l'invité des "Madeleines du Méridien", mardi 3 février prochain, à 12 h 15,  pour un lunch littéraire animé par Nicky et Brice Depasse. Je les assisterai avec joie et plénitude. Le débat sera diffusé, par la suite, sur les ondes de Liberty TV.

Il y sera, notamment, question de la sortie de son dernier roman, Indigo, qui vient de paraître, aux Editions Plon.

La rencontre avec cet écrivain haut en couleurs, qui compte à son actif plus de soixante ouvrages - dont Assam (Prix Renaudot 2002), De Gaulle en maillot de bain, Spaghetti, ... traduits dans une vingtaine de langues, dirige la collection "Biographies" auprès des Editions Folio (Gallimard), descend,  par voie maternelle, de Fra Diavolo, bandit napolitain et par voie paternelle d'une illustre famille aristocratique du Piémont, voue une fidèle amitié à Paul Auster dont il a rédigé la biographie,.... promet d'être des plus passionnante.

Informations pratiques:

Date : mardi 3 février, de 12 h 15, apéritif(12 h 30 à table)  à 13 h 30

Lieu : restaurant "L'Epicerie" de l'Hôtel Méridien (Carrefour de l'Europe, à Bruxelles, face à la Gare Centrale)

Prix: 30 € / pers. (apéritif, plat de résistance ("madeleine" déterminée par Gérard de Cortanze) , 1 verre de vin, café/infusion et madeleines) .

Inscriptions pour le 29 janvier, par courriel via le blog, ou apolline.elter@skynet.be  ou en téléphonant au 0474. 24.88.76 (Nicky Depasse)

On compte sur vous!

 

Apolline Elter

Indigo, Gérard de Cortanze, Plon, janvier 2009, 374 pp, 21 €

 Site officiel de Gérard de Cortanze: www.cortanze.com

08:00 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 janvier 2009

Chucho

 

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- Emmène-moi à New York!

C'est à Barcelone, dans la chaleur du mois d'août et des quartiers populaires,  que Grégoire Polet emmène le lecteur, pour son quatrième roman. Un roman dur, bouleversant, campé sur fond de prostitution, de solitude et d'abandon. Vingt-quatre heures de la vie de Chucho, orphelin qui du haut de ses onze ans se met en tête de débarquer à New York, d'y découvrir sa véritable maman. Il tente de convaincre Hans, providentiel touriste allemand, du bien-fondé de sa démarche.

"Il ne se rend pas compte qu'il a faim, car la faim est l'état propre au désir et au rêve, que le désir et le rêve entretiennent et préservent. Le désir brûlant de vie n'aime que le jeûne (...) Léger, euphorique, Chucho veut rentrer chez lui par les quartiers riches et, tant qu'à faire, passer par l'hôtel de toutes les promesses." (pp 68-69)

Et le lecteur se prend à la quête, naïvement, douloureusement, en dépit du garde-fou que constitue la fiction. Il cède à la tendresse paternelle dont Grégoire Polet entoure le portrait de Chucho et de la Dumbre, vieille mastodonte enfoncée dans sa corpulence et son inactivité, elle,  qui cinq jours sur sept "veille sur sa lampe à huile, sa manie".

Et si la flamme vacillante de la lampe à huile était la seule lueur d'espoir, de réelle solidarité entre les écorchés du rêve, de la vie?

Apolline Elter

Chucho, Grégoire Polet, Gallimard, janvier 2009, 121 pp, 14 €

 

 

 

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 janvier 2009

Proche des larmes

Prochelarmes

Proche des larmes, Jacques Mercier.

Un petit recueil qui s'offre comme un océan de vagues, textes poétiques, sublimes cliquetis, articulés autour de thèmes majeurs: enfance, amour, fragilité et mort. De vagues à larmes tant les textes gagnent en gravité et en beauté.

"Nous entrons ensemble

Dans le miroir tremblant

D'une émotion unique."

Une émotion que Jacques Mercier propose au lecteur de partager. Gracieusement. Au rythme de pages qui s'offrent sans envers, en irradiante impression recto.

"Aujourd'hui sans caresse

Je te mets à l'abri

Au fond de mon âme."

Proche des larmes,proche de l'âme.

Tout simplement.

 

Apolline Elter

Proche des larmes, Jacques Mercier, Les déjeuners sur l'herbe, novembre 2008, 50 pp,  10 €.

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 janvier 2009

Les mots de Maud

 

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Jean-Baptiste, soixante ans , décide d'arrêter sa vie de nègre, d'écrivain public, d'auteur de romans de gare. Il a écrit vingt-six de ces derniers, baptisé chacun, à l'intiale, d'une lettre de l'alphabet.

Il se retire à Saint-Idesbald, livrant au lecteur, en même temps que son passé et quelques bribes de vie  une série de reflexions sur l'écriture , véritable discours de la méthode, revisité.

Mais surtout ce roman de Jean Jauniaux, dont je découvre l'écriture raffinée,  est centré sur une maladie : le cancer de Maud et les mots par lesquels son héros l'aidera, non sans risque,  à exprimer sa souffrance, à mourir, apaisée.

" Jean-Baptiste ne savait pas encore qu'il allait affronter dans son métier d'écrivain public la pire des fautes professionnelles: l'émotion." p 77

"Mais ce jour-là, celui où Maud s'éteignit en étreignant le manuscrit du livre qu'il avait écrit pour elle, ce jour-là il était devenu son propre nègre." ( p 101)

Tournant capital dans la vie de Jean-Baptiste qui délivrant Maud de la vie le délivrera lui-même du décès de Claire, lui rendra vie et... écriture.

"Et c'était le cadeau que faisait Maud en mourant.

Elle rendait vie à Jean-Baptiste.

Qui lui devait ce livre.

Ces mots.

Les mots de Claire...

Les Mots de Maud."(p115)

 

Apolline Elter

 

Les mots de Maud, Jean Jauniaux, Editions Luce Wilquin, mars 2008, 145 pp, 12 €

 

06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20 janvier 2009

Contes carnivores

 

Jubilatoire. Tel est le mot qui résume le plaisir que Bernard Quiriny a dû éprouver en écrivant les quatorze nouvelles qui composent son recueil, celui que le lecteur ressent en les découvrant.

Des scenarii génialement absurdes, cyniques, farfelus, traités avec une logique implacable, imparable: du Geluck, Nothomb, d'Oultremont, Dahl, Aymé, Borgès, ...réunis, mêlés à la sauce d'encre de la plume quirinienne : une femme à la peau d'orange, sensuellement épluchée, un évêque dédoublé, un employé qui a un don d'ubiquité auditive, un groupe d'esthètes fascinés par les marées noires, ...et j'en passe. J'ai dégusté ces nouvelles comme des friandises, adhérant à cette "disposition d'esprit commune " dont l'auteur qualifie les familles littéraires.

"C'est le premier traité de musicologie odoriférante", explique-t-il. Les compositeurs y sont classés selon les neuf groupes d'odeurs distingués au XIXe siècle par Zwaardemaker: éthérées, aromatiques, fragrantes, ambrosiaques, alliacées, empyreumatiques, capryliques, répulsives et nauséeuses." ( p 138)

Des zygomatiques suppliciés,

Un prix Rossel 2008 largement justifié.

 

Apolline Elter

Contes carnivores, Bernard Quiriny, Seui, mars 2008, 248 pp, 18 €

06:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19 janvier 2009

A demi-maux

Considérations mathématiques:

Préférez-vous avoir deux enfants à moitié grippés à l'un, complètement ?

Le premier cas présente l'avantage indéniable qu'il n'entame pas - encore-  votre liberté  : vous pouvez les déposer à l'école, les confiant à la grippale protection de Saint Oscillo-Coccinum...

Apolline, Les pensées maternelles indignes du lundi.

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

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