31 décembre 2009

Le cadeau idéal à offrir les yeux fermés

Le Cadeau idéal : A offrir les yeux fermés(mais ce serait dommage parce qu'il est beau à l'intérieur)

Un rapide parcours des pages confirme l'affirmation...

Avec, en condensé, les meilleures pages issues des 19 "Petits livres à offrir" (ed. Tana) l'ouvrage apparaît comme un recueil de miscellanées jubilatoires d'inventivité - il y en a pour tous les destinataires: l' homme de votre vie, le papi, la mamy, les collègues, ...et vous permettra de meubler à l'envi toutes les conversations.

Un Best of qui pourrait bien être un Must have si vous n'avez pas encore de cadeau pour le réveillon de la Saint-Sylvestre et que... quelqu'un vous attend quelque part..

 

Apolline Elter

Le cadeau idéal à offrir les yeux fermés (mais ce serait dommage parce qu'il est beau à l'intérieur) , Raphaële Vidaling et collectif, ed. Tana, nov.2009, 25 €

 

 

05:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

30 décembre 2009

Place Royale

Place Royale

 

Jacqueline Duchêne a du "Grand siècle" une connaissance pointue. Nous lui devons notamment les biographies passionnantes de Françoise et François de Grignan et le roman historique "La femme de Louis XIV" présentés , sur le blog.

Avec le roman Place royale (JC Lattès, 2003), Jacqueline Duchêne brosse le portrait de Marie de Coulanges qui, par son mariage avec Celse-Benigne de Rabutin-Chantal, sera l'heureuse maman de...Marie, future Marquise de Sévigné.

Heureuse est sans doute terme exagéré. Les Rabutin-Chantal tiennent pour une mésalliance l'union d'un des leurs avec une Coulanges. Les Coulanges sont de fraîche et petite noblesse financière. Des "parvenus", en somme en regard de la noblesse de chevalerie dont se prévaut Celse-Bénigne:

" En plein jour, le jeune homme ne passerait pas inaperçu. Plus grand que la moyenne, robuste, rompu à l'équitation et à l'exercice des armes, il a fière allure et porte avec panache ses cinq siècles d'Histoire. Il sait qu'il descend d'une ancienne et belle chevalerie , et il en est fier."

Le fils de Sainte Jeanne de Chantal, - oui, c'est lui, oui c'est elle - n'est du reste pas un sage parti: joueur, dépensier et très enclin à se ruiner, il brave allègrement les interdits pour se battre en duel. Donc, si l'alliance avec Marie lui offre le confort financier attendu, Celse-Bénigne n'hésite pas à donner du fil à retordre à sa belle-famille. Condamné à la peine capitale après une provocante participation à un duel,  il rachètera quelque peu sa conduite en combattant les Anglais débarqués à l'Ile de Ré. Il paiera cet élan de sa vie, laissant ses deux jeunes Marie, veuve et orpheline de concert.

Réfugiée dans la spiritualité d'un bout à l'autre du roman, Jeanne de Chantal entoure les jeunes mariés d'une indifférence indigne. La fondatrice de l'Ordre de la Visitation, "une femme qui a enjambé le corps de son fils de quinze ans pour rejoindre l'évêque François de Sales" , se dévoile au lecteur sous un jour peu amène.

Marie de Coulanges mourra d'une hémorragie peu après son mari, consacrant orpheline sa jolie "Canteline" : à  sept ans, notre future marquise n'a plus ses parents....

" La Cantaline sera élevée dans sa famille maternelle. (...)

Très riche et très séduisante, Mlle de Rabutin-Chantal épousera le marquis de Sévigné, un noble breton désargenté, coureur et joueur, qui se fera tuer en duel pour les beaux yeux d'une certaine "Lolo".

Veuve à vingt-cinq ans, elle le demeurera.

Elle écrira les plus belles des lettres d'amour.

A sa fille."

 

Place royale, Jacqueline Duchêne, roman, Jc Lattès, mars 2003, 222 pp

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 décembre 2009

Qu'une vie on a

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 "Mon passé avait pour présent la douceur et pour avenir la menace. Mon présent a pour présent le désert et pour avenir l'inconnu. Mon avenir aura pour passé l'expérience et pour présent la méfiance. L'avenir de mon avenir ne m'intéresse pas plus que le passé de mon passé"

La femme quittée, Raphaële Vidaling, roman, Grasset, 2003, p 41

06:00 Écrit par Apolline Elter dans Infusions | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 décembre 2009

Mademoiselle de Vertus (suite et fin)

Mademoiselle de Vertus était-elle blonde,  nous interrogions-nous lundi passé.

Avait-elle la fibre sophiste, pensions-nous in peto

Issue d'une famille de haute noblesse, Catherine de Vertus (1617-1692) investit les siennes dans la mouvance de Port-Royal et du jansénisme.

Voilà qui devrait garantir son innocence et la fête qui est sienne en ce jour.

Apolline, Les pensées innocentes du lundi... 28 décembre.

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 décembre 2009

La femme quittée

 

" Je lis dans un livre une excellente idée: avoir un homme par saison, aventureux l'été, chaleureux en hiver, conifdent l'automne, stimulant au printemps, les retrouver chaque année et ne pas trop se demander ce qu'ils font les neuf autres mois. J'aurais vraiment bien aimé avoir cette idée-là, elle me va comme un gant, comme une combinaison intégrale, même"

C'est tout Raphäle (Vidaling), ça.

La bouillonnante instigatrice de la collection des Petits plats "Grain de sel" et des PLAO -  Petits livres à offrir...assez géniaux, signait en 2003, son deuxième roman chez Grasset: La femme quittée.

Pas vraiment un roman, en fait. Plutôt une séquence de 144 flashes - Raphaële Vidaling a le style incisif -  constitués d'anecdotes,  réflexions,  ras-le-bol, de pétillante auto-dérision....centrés, on s'en doute,  sur la rupture amoureuse.

But du jeu:

" Ma vraie vie commence après-demain. Je suis en paix. Je n'ai plus besoin d'écrire, je ne suis plus la femme quittée.

- Vous êtes quitte?

- Tiens oui. Vous avez raison"

Difficile de résister à l'empathie qui vous saisit à la lecture de ce petit livre.

Apolline Elter

La femme quittée, Raphaële Vidaling, roman, Grasset, mars 2003, 158 pp, 9,9 €

07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26 décembre 2009

Le chocolat métaphysique d'Amélie Nothomb

Notre tour littéraire du chocolat entame, ce jour, ses XXe  et XXIe siècles.

Avec un Blasphème, mis en vedette par sa soeur Juliette (La cuisine d'Amélie, 80 recettes de derrière les fagots, éd. Albin Michel, nov.2008), Amélie Nothomb révèle un penchant... renversant pour ce qui s'avère un élément constitutif de son identité.

Rien de moins.

Opérons un retour sur la genèse de l'auteur, divinement décrite dans La Métaphysique des tubes (ed. Albin Michel, 2000): jusqu'à l'âge de deux ans et demi, Dieu, puisqu'il convient de la nommer ainsi, connaît une existence réduite à la simple vie végétative des tubes: "L'alimentation divine relevait de la plomberie".

La visite d'une grand-mère paternelle, armée d'un bâton de chocolat blanc, changera, un jour de février 1970, le cours existentiel de la divinité.

" En effet, une main apparaît dans son champ de vision mais - stupeur! - il y a entre ses doigts un bâton blanchâtre. Dieu n'a jamais vu ça et en oublie de crier.

(...)

En un soubresaut de courage, il attrape la nouveauté avec ses dents, la mâche mais ce n'est pas nécessaire, ça fond sur la langue, ça tapisse le palais, il en a plein la bouche - et le miracle a lieu.

(...)

Ce fut alors que je naquis, à l'âge de deux ans et demi, en février 1970, dans les montagnes du Kansaï, au village de Shukugawa, sous les yeux de ma grand-mère paternelle, par la grâce du chocolat blanc.

(...)

Morceau par morceau, le chocolat était entré en moi.

(...)

En me donnant une identité, le chocolat blanc m'avait aussi fourni une mémoire: depuis février 1970, je me souviens de tout."

Copeaux extraits de La Métaphysique des tubes: je vous invite à les retrouver au sein du passage jubilatoire qu'Amélie Nothomb consacre au sujet et à nous retrouver au rendez-vous de samedi 2 janvier ...2010 pour goûter au chocolat stupéfiant de Monsieur Omochi...

 A suivre donc.

 

Apolline Elter

07:45 Écrit par Apolline Elter dans Gourmandises | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 décembre 2009

Message de sérénité

" On se réveille un matin et on se trouve changé sous le ciel neuf. On ignorera toujours ce qui s'est passé, mais on emboîte le pas de la vie renouvelée

Noël en ce monde. Contes pour aujourd'hui. Colette Nys-Mazure, Ed.Lethielleux-Desclée de brouwer, novembre 2009, 126 pp + CD, 17 €

 

Chers visiteurs,

Que Noël 2009 vous soit généreux et serein.

Parce que vous le valez bien

Apolline Elter

18:00 Écrit par Apolline Elter dans Infusions | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 décembre 2009

365 x Bruxelles /Brussel/Brussels

Troisième volet du trio consacré à Bruxelles, édité  - quasi conjointement - par les Editions Racine :

De la Gare du Nord à la Gare du Midi, Cristina Marchi, spécialiste en restauration du patrimoine et ..chanteuse à ses heures, propose au lecteur un an d'étapes quotidiennes à travers la ville.

L'attrait de ce bel ouvrage réside dans les magnifiques photos qui illustrent chacune des étapes. Les angles de vue sont multipliés, tantôt classiques, tantôt insolites, toujours inédits. Et le lecteur de découvrir la prison de Saint-Gilles, les incroyables  cinémas Aegidium et Le Plaza, une statue de la Reine Elisabeth, empanachée d'écharpes multicolores, un agent 15 échappé d'une BD, des détails d'enseignes et de plafonds - celui de l'Hôtel Métropole en vedette - des frites, des choux...de Bruxelles et tant de tranches de vie d'une Capitale décidément bien attachante.

Les photos diurnes, majoritaires, cèdent la place à quelques compositions nocturnes du plus séduisant effet. En regard des instantanés, un texte français, néerlandais et anglais expose le contexte de la photo.

L'agent 15 (Tom Frantzen, 1985 - exposée Place Sainctelette)

(Source de la photo:  http://images.google.be/url?source=imgres&ct=ref&...)

 

 

 365 x Bruxelles/ Brussel/ Brussels, Cristina Marchi, Ed. Racine, novembre 2009, 39,95 €.

 

Valeur sûre à déposer sous le sapin.

07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 décembre 2009

Bruxelles - 100 merveilles

Après le succès de ses Histoire insolite de Bruxelles  et Des rues et des hommes à Bruxelles, Georges Lebouc célèbre cent merveilles de la Capitale, qui répondent au double impératif d'être aussi belles que méconnues.

Illustrant  la sélection de  photographies d'art , Bénédicte Maindiaux  imprime aux descriptions une atmosphère particulièrement réussie, focalisant, à l'occasion, sa lentille sur des détails insolites.

De découvertes en surprises , le lecteur admirera une Belgique littéraire, "étrangement oubliée des biographes de Delvaux", des façades, fresques, vitraux, plafonds, pavillons et hôtels particuliers somptueusement réhabilités  avant de porter ses pas vers la visite d'églises, chapelles, musées, cafés, stations de métro et enseignes "Art déco", simplement remarquables.

Un petit bijou de lecture, de découvertes et d'illustrations fascinantes.

Apolline Elter

Bruxelles, 100 merveilles, Georges Lebouc et Bénédicte Maindiaux (photographies), Racine, octobre 2009, 24,95 €

 Valeur sûre: à déposer sous le sapin

07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 décembre 2009

Mademoiselle de Vertus

ne perd pas le Nord, qui écrit en 1661 à Mme de Sablé:

"J'ai été si malade depuis deux mois que je n'ai rien pu faire de tout ce qui m'est le plus agréable. C'est pourquoi, Madame, je ne vous ai point écrit."*

Convaincant, n'est-il pas?

Mademoiselle de Vertus était-elle blonde?

Apolline, Les blondes questions du lundi.

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*Passage extrait d'une sélection de lettres opérée par Roger Duchêne (Mon XVIIe siècle : de la marquise de Sévigné à Marcel Proust, une édition du CMR 17)

05:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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