30 mai 2009
Belle-Marquise (4/9)
Quatrième lettre de la Marquise à son gendre;
Bonjour la solidarité mère- fille.
"A Paris, vendredi 12 septembre (1670)*
" Ce n'est point pour entretenir un commerce avec vous; j'en ferais scrupule sachant de quelle sorte vous êtes accablé de celui de Mme de Grignan. Je vous plains d'avoir à lire de si grandes lettres; je n'ai jamais rien vu de si vif, et je crois que, pour en être délivré, vous voudriez qu'elle fût avec vous. Voilà où vous réduit son importunité."
Autrement dit: si ma fille part vous rejoindre, au moins vous serez délivré de l'obligation de lire ses lettres...
La pestouille.
"Elle a été au désespoir que vous m'ayez écrit; je n'ai jamais vu une femme si jalouse ni si envieuse; Elle a beau faire, je la défie d'empêcher notre amitié."
C'est trop. Marquise, vous arrêtez!
"Adieu, mon très cher; je vous défends de m'écrire, mais je vous conjure de m'aimer"
Ben mince.
A suivre.
* Madame de Sévigné - Correspondance. Texte établi, présenté et annoté par Roger Duchêne, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Tome I, mars 1646-juillet 1675.
08:00 Écrit par Apolline Elter dans L'Epistolière | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |


































































































Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.