31 janvier 2009
Erevan
Une lecture impérative. "Alors venez, crevez l'abcès et, comme je l'ai fait, entrez dans ce livre et vivez l'impensable L'invitation est signée Charles Aznavour : crever l'abcès pour éviter de devenir "le complice silencieux des négationnistes", pour donner une sépulture aux morts. Erevan. Le grand roman d'un peuple. Un "roman vrai", basé sur des faits majeurs avérés, des personnages existants, nourri d’ une bibliographie impressionnante. Gilbert Sinoué nous emmène dans l'Empire turc du début XXe, à Erzeroum, ville d'Anatolie orientale. Nous voici plongés dans le quotidien de Constantinople, 1914. Prenant prétexte de la guerre mondiale et d’une supposée trahison de la minorité arménienne, un triumvirat ittihadiste démoniaque, constitué de dirigeants de l’Empire ottoman, Enver Pacha, Talaat et Djemal Pacha, en programme la disparition. "Parce que l'Histoire a démontré que chaque fois que ce pays est entré en guerre il s'est retourné contre nous, les Arméniens, obsédé par la crainte que nous le poignardions dans le dos." p 66 Le lecteur assiste, impuissant, à la dépossession progressive des droits élémentaires et biens de la population arménienne pour en arriver à sa déportation massive et assassine, en 1915, par convois de trains et de charrettes. Un scenario qui évoque de façon saisissante le génocide juif qui aura lieu quelque trente ans plus tard. "Une minorité devient toujours, tôt ou tard, le bouc émissaire de quelqu'un." p 141. Si Gilbert Sinoué signe une nouvelle oeuvre littéraire - on retrouve avec bonheur l'élégance de sa plume et la subtilité de tournures orientales - il fait aussi oeuvre humanitaire, nous rappelant au devoir de mémoire, tout douloureux soit-il. Apolline Elter Erevan. Arménie.Le grand roman d'un peuple, Gilbert Sinoué, Flammarion, janvier 2009, 356 pp, 21 €
16:35 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30 janvier 2009
Picasso et les Maîtres

Dernier round pour les mordus de l'exposition qui se tient au Grand Palais (Paris) jusqu'au lundi 2 février.
Bonne nouvelle: le Grand Palais n'en fermera désormais ses portes qu'avec la fin irréversible de l'expo; en d'autres termes, les visites sont accessibles 24 h /24. Moyenne du temps d'attente en file : 5 heures... (Comment l'occuper? Là , j'ai quelques idées....)
Bon plan: le créneau horaire de la nuit de dimanche à lundi, à 2 heures du matin.
Apolline Elter.
21:03 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 janvier 2009
A la table de Gérard de Cortanze
Rappel : cloture des inscriptions pour le déjeuner à la table de Gérard de Cortanze

C'est ce jour que se clôturent les inscriptions, via ce blog, pour le lunch de mardi 3 février à 12 h 15, à la table de Gérard de Cortanze (voir billet de samedi 24 janvier).
Les sujets de discussion seront, outre le partage de ses "madeleines", la sortie de son dernier roman, "Indigo" ou encore sa fidèle amitié à Paul Auster dont il a rédigé la biographie. Une rencontre passionnante avec un écrivain haut en couleurs qui compte plus de 60 ouvrages à son actif.
Ce lunch littéraire sera animé par Nicky et Brice Depasse et Apolline Elter et diffusé, par la suite, sur les ondes de Liberty TV, sur www.nostalgie.be et Skynet Lili.
30€/personne (nombre de places limité)
Réservation indispensable, au plus tard le 29/01, par mail ou au 0474/24.88.76
08:49 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28 janvier 2009
L'abolition
France 2 diffusait ce mardi 27 janvier la première partie du téléfilm tiré de L' Abolition, récit autobiographique de Robert Badinter, avec Charles Berling, dans le rôle de ce dernier et l'intervention de Gérard Depardieu alias Henri Torrès, guide spirituel du jeune avocat. Nous sommes au début des années '70.
L'exécution de Roger Bontems, dont l'innocence transperce l'écran, avive le dilemne crucial du maintien de la peine de mort.
Deuxième partie du téléfilm : mardi 3 février, à 20h35 (France 2).
Charles Berling, dans une interprétation très engagée du rôle d'avocat et de celui de Robert Badinter.
17:31 Écrit par Apolline Elter dans Agenda | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27 janvier 2009
Les bons plans pour les filles
Quelle joie de retrouver Pétronille - et surtout Anaïs Valente - pour ce nouveau guide comique et pratique, truffé de bons plans pour faire des économies... Anaïs, économe? Nooooon......Vraiment?
Mais quand les astuces pratiques - le recueil en regorge - rencontrent votre fibre écologique latente, moi, je signe tout de suite: à moi, les balles de lavage qui diminuent la quantité de produit lessiviel, le marc de café qui assainit les canalisations et en évacue les odeurs pestilentielles, les soupes d'orties aux mille et une vertus, sans oublier le bicarbonate de soude, poudre véritablement miraculeuse... Et puis, et ce n'est pas un de ses moindres atouts, le guide vous fait découvrir tous les sites Internet que doit connaître la parfaite "econom'lifestyler" que vous allez devenir.
Et si je vous dis que par dessus tout, ce livre est tellement agréable à lire -jamais Anaïs Valente ne vous oblige à suivre ses conseils, ne vous culpabilise de ne pas le faire - que vous passerez un moment délicieux à doter votre tempérament cigale d'un ascendant fourmi, sans verser dans ce revers fesse-mathieu, qui ne vous siéra jamais.
Mon bon plan: n'achetez pas un mais deux Bons plans pour les filles. Un pour vous, l'autre pour votre meilleure amie. Par Amazon, les frais de port seront, je crois, gratuits...
06:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26 janvier 2009
Chronologie.
"Finalement, l'amitié ne se mesure-t-elle pas au temps qu'on lui consacre, sans calcul de retour? "
Apolline, Les amicales pensées du lundi.
07:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24 janvier 2009
Déjeuner avec Gérard de Cortanze


Gérard de Cortanze sera l'invité des "Madeleines du Méridien", mardi 3 février prochain, à 12 h 15, pour un lunch littéraire animé par Nicky et Brice Depasse. Je les assisterai avec joie et plénitude. Le débat sera diffusé, par la suite, sur les ondes de Liberty TV.
Il y sera, notamment, question de la sortie de son dernier roman, Indigo, qui vient de paraître, aux Editions Plon.
La rencontre avec cet écrivain haut en couleurs, qui compte à son actif plus de soixante ouvrages - dont Assam (Prix Renaudot 2002), De Gaulle en maillot de bain, Spaghetti, ... traduits dans une vingtaine de langues, dirige la collection "Biographies" auprès des Editions Folio (Gallimard), descend, par voie maternelle, de Fra Diavolo, bandit napolitain et par voie paternelle d'une illustre famille aristocratique du Piémont, voue une fidèle amitié à Paul Auster dont il a rédigé la biographie,.... promet d'être des plus passionnante.
Informations pratiques:
Date : mardi 3 février, de 12 h 15, apéritif(12 h 30 à table) à 13 h 30
Lieu : restaurant "L'Epicerie" de l'Hôtel Méridien (Carrefour de l'Europe, à Bruxelles, face à la Gare Centrale)
Prix: 30 € / pers. (apéritif, plat de résistance ("madeleine" déterminée par Gérard de Cortanze) , 1 verre de vin, café/infusion et madeleines) .
Inscriptions pour le 29 janvier, par courriel via le blog, ou apolline.elter@skynet.be ou en téléphonant au 0474. 24.88.76 (Nicky Depasse)
On compte sur vous!
Apolline Elter
Indigo, Gérard de Cortanze, Plon, janvier 2009, 374 pp, 21 €
Site officiel de Gérard de Cortanze: www.cortanze.com
08:00 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23 janvier 2009
Chucho

- Emmène-moi à New York!
C'est à Barcelone, dans la chaleur du mois d'août et des quartiers populaires, que Grégoire Polet emmène le lecteur, pour son quatrième roman. Un roman dur, bouleversant, campé sur fond de prostitution, de solitude et d'abandon. Vingt-quatre heures de la vie de Chucho, orphelin qui du haut de ses onze ans se met en tête de débarquer à New York, d'y découvrir sa véritable maman. Il tente de convaincre Hans, providentiel touriste allemand, du bien-fondé de sa démarche.
"Il ne se rend pas compte qu'il a faim, car la faim est l'état propre au désir et au rêve, que le désir et le rêve entretiennent et préservent. Le désir brûlant de vie n'aime que le jeûne (...) Léger, euphorique, Chucho veut rentrer chez lui par les quartiers riches et, tant qu'à faire, passer par l'hôtel de toutes les promesses." (pp 68-69)
Et le lecteur se prend à la quête, naïvement, douloureusement, en dépit du garde-fou que constitue la fiction. Il cède à la tendresse paternelle dont Grégoire Polet entoure le portrait de Chucho et de la Dumbre, vieille mastodonte enfoncée dans sa corpulence et son inactivité, elle, qui cinq jours sur sept "veille sur sa lampe à huile, sa manie".
Et si la flamme vacillante de la lampe à huile était la seule lueur d'espoir, de réelle solidarité entre les écorchés du rêve, de la vie?
Apolline Elter
Chucho, Grégoire Polet, Gallimard, janvier 2009, 121 pp, 14 €
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22 janvier 2009
Proche des larmes

Proche des larmes, Jacques Mercier.
Un petit recueil qui s'offre comme un océan de vagues, textes poétiques, sublimes cliquetis, articulés autour de thèmes majeurs: enfance, amour, fragilité et mort. De vagues à larmes tant les textes gagnent en gravité et en beauté.
"Nous entrons ensemble
Dans le miroir tremblant
D'une émotion unique."
Une émotion que Jacques Mercier propose au lecteur de partager. Gracieusement. Au rythme de pages qui s'offrent sans envers, en irradiante impression recto.
"Aujourd'hui sans caresse
Je te mets à l'abri
Au fond de mon âme."
Proche des larmes,proche de l'âme.
Tout simplement.
Apolline Elter
Proche des larmes, Jacques Mercier, Les déjeuners sur l'herbe, novembre 2008, 50 pp, 10 €.
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21 janvier 2009
Les mots de Maud
Jean-Baptiste, soixante ans , décide d'arrêter sa vie de nègre, d'écrivain public, d'auteur de romans de gare. Il a écrit vingt-six de ces derniers, baptisé chacun, à l'intiale, d'une lettre de l'alphabet.
Il se retire à Saint-Idesbald, livrant au lecteur, en même temps que son passé et quelques bribes de vie une série de reflexions sur l'écriture , véritable discours de la méthode, revisité.
Mais surtout ce roman de Jean Jauniaux, dont je découvre l'écriture raffinée, est centré sur une maladie : le cancer de Maud et les mots par lesquels son héros l'aidera, non sans risque, à exprimer sa souffrance, à mourir, apaisée.
" Jean-Baptiste ne savait pas encore qu'il allait affronter dans son métier d'écrivain public la pire des fautes professionnelles: l'émotion." p 77
"Mais ce jour-là, celui où Maud s'éteignit en étreignant le manuscrit du livre qu'il avait écrit pour elle, ce jour-là il était devenu son propre nègre." ( p 101)
Tournant capital dans la vie de Jean-Baptiste qui délivrant Maud de la vie le délivrera lui-même du décès de Claire, lui rendra vie et... écriture.
"Et c'était le cadeau que faisait Maud en mourant.
Elle rendait vie à Jean-Baptiste.
Qui lui devait ce livre.
Ces mots.
Les mots de Claire...
Les Mots de Maud."(p115)
Apolline Elter
Les mots de Maud, Jean Jauniaux, Editions Luce Wilquin, mars 2008, 145 pp, 12 €
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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