29 février 2008

Ingrid Betancourt

 Un nouveau billet sur le sort d'Ingrid Betancourt dont la libération me tient particulièrement à coeur.

 Les dernières nouvelles sont des plus alarmantes: avec une hépatite B et dépourvue de toute médication, Ingrid Betancourt risque fortement de mourir. Dans l'état de faiblesse physique et de détresse mentale où elle se trouve, c'est même un miracle qu'elle soit encore en vie- si elle l'est.De plus, il paraît qu'elle subit un traitement véritablement inhumain, dégradant, humiliant.

 Quel désastre, quel enfer.

  Mes pensées vont vers tous les membres de sa famille. L'impuissance face à cette situation est insupportable.

 L'urgence est péremptoire.

  Quelle va être l'issue de cet enfer?

 

Apolline Elter 

 

08:15 Écrit par Apolline Elter dans Actu-éditoriale | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 février 2008

Claire Diterzi, l'Amélie Nothomb de la chanson française

claire_tableau  Recluse volontaire d'une cave au tapis moelleux, Claire Diterzi a travaillé un an durant, du matin au soir à la composition de son magistral "tableau".

Fil conducteur : l'ancienne élève des Beaux -Arts a choisi onze oeuvres , passant du Fragonard, au Rodin, Camille Claudel, Toulouse-Lautrec et Pop'Art et les a illustrées de chansons aux rythmes, voix, effets musicaux extraordinairement variés. Telle cette "vieille chanteuse" à la voix méconnaissable, effet patiné et crépitements de gramophone inclus, ou ce "A quatre pattes" et voix de poupée-barbie.

Chaque chanson est le produit d'un tête-à-tête d'un mois avec l'oeuvre dont elle s'inspire.

L'ancienne chanteuse du groupe "Forgette mi notte", fan des B'52  (prononcer à l'anglaise), aux yeux verts - chasse? - a condensé dans cette production toutes ses expériences antérieures en matière de musique, danse et arts plastiques.

Point d'orgue, la morceau intitulé "Tableau de chasse", travail de délire et d'exigence absolue, de stupeur et de tremblements.

 A conseiller absolument

 

Apolline Elter

07:15 Écrit par Apolline Elter dans CD lirants | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27 février 2008

Lunch hugolien

Une tablée exclusivement féminine pour célébrer les 206 ans du poète: voilà ce qui aurait certainement réjouit Victor Hugo.

  C'est dans le cadre livresque et avenant de "La Librairie" (Halle des Tanneurs) que les lecteurs de l'Evénement - en l'occurrence les lectrices - ont dégusté un lunch constitué  de " Contemplations" - si vous les réalisez à la maison, présentez-les sur de petits miroirs - d'une ode de poissons à l'orientale et conclu - c'est évident - d'un succulent "misérable".

 L'on se pencha sur la biographie riche et variée de l'homme illustre, intrinséquement liée à son oeuvre et à sa production monumentesque. Ce fut l'occasion d'évoquer Les Contemplations et le fameux poème dédié à sa fille, Léopoldine, tragiquement décédée à Villequier, Les Misérables, roman majeur, sorte de testament politique de l'écrivain.

 L'on dégusta, pour conclure le repas, un thé des écrivains...français, en toute convivialité.

  Merci à Laetitia Jamar pour l'affabilité de son accueil.

 

Apolline Elter

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Attitude Zen | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26 février 2008

Victor Hugo 2/2

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

  En ce jour anniversaire de la naissance de Victor Hugo (1802) - ce n'était pas hier, je vous le concède - voici la deuxième partie de notre feuilleton-blog, inspiré de l'ouvrage de Max Gallo.

 Victor Hugo se sent vulnérable depuis le décès de Léopoldine. C’est un fardeau qu’il portera toute sa vie, s’adonnant même à une époque (exil à Jersey) à des séances de spiritisme dans le but d’entrer en contact avec elle.

 

Il poursuit cependant ses vies affectives – une nouvelle maîtresse, Léonie d’Aunet – de plume et politique. En 1846,  Claire, la fille de Juliette Drouet meurt et c’est le deuil de Léopoldine qui lui revient de plein fouet.

 

1848, ce sont les émeutes, Paris est en ébullition – la Place royale est baptisée la Place des Vosges. Victor Hugo déménage vers un lieu plus sûr.  Louis Napoléon Bonaparte est élu Président de la République à la fin de l’année.

Les relations entre Victor Hugo et celui qui deviendra trois ans plus tard  l’empereur Louis Napoléon Bonaparte se distendent pour devenir franchement hostiles. Déçu, Victor Hugo invite le peuple à se rebeller contre lui. Cela lui vaudra un exil de 19 ans.

 Exil 

Exil qui le conduit d’abord à Bruxelles. Victor Hugo habitera sur la Grand-Place de Bruxelles tandis que Juliette Drouet à qui il doit la vie et la sauvegarde de sa malle de manuscrits, s’installe dans la Galerie Saint-Hubert. Il écrit Napoléon le Petit,  entièrement dirigé contre l’Empereur. Cela lui vaut un deuxième exil – La Belgique ne peut / veut plus le garder en ses frontières –  « l’exil dans l’exil » qui le mène à l’île de Jersey. Il rassemble les siens, Adèle et ses enfants, autour de lui. Le livre fera fureur. Il s’attelle à la rédaction des Châtiments  guère plus amène envers son ennemi. L’exil convient à son inspiration, à son combat et aux aventures charnelles de plus en plus nombreuses qu’il s’offre.

Le ciel se gâte bientôt  - dû à un rapprochement entre la Reine d’Angleterre et L’Empereur honni - et VH reçoit un ordre d’expulsion. Exit Jersey, direction Guernesey, l’île voisine.

 

Il y passera des années très heureuses mais beaucoup trop recluses pour le reste de sa famille, Adèle, son épouse, ses deux fils et surtout, Adèle H, sa fille,  follement éprise d’un lieutenant Pinson, passion qui la mènera à la folie. Sans compter Juliette maintenue en captivité constante mais consentie.

 

Le 16 mai 1856, il achète Hauteville House, produit des deux premières éditions des Contemplations.

 

En 1860, il se replonge dans la rédaction des « Misérables », commencé douze années plus tôt. C’est une œuvre majeure de la bibliographie de Victor Hugo. Elle sonne comme l’expression de sa philosophie, son testament politique et religieux «  Je crois en Dieu. Je crois à l’âme. Je crois à la responsabilité des actions. Je me recommande au père universel. Comme les religions en ce moment sont au-dessous de leur devoir envers l’humanité et envers Dieu, aucun prêtre n’assistera à mon enterrement et je laisse mon cœur aux doux êtres que j’aime. » (p275)  L’œuvre, achevée fin  juin 1861, à Waterloo et publiée l’année suivante, l’année de ses soixante ans : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal de mon œuvre » (p 295) La vente des premiers exemplaires a des allures de vente Harry Potter. (cfr p 301).

 

Les années passent. Son épouse Adèle meurt en 1868 d’une attaque d’apoplexie. Il découvre avec bonheur la joie d’être grand-père, attentif et  attendri par George et Jeanne, les enfants de son fils Charles. Il consignera cette expérience dans L’art d’être grand-père. Le 5 septembre 1870 sonne la fin de l’Empire (4 septembre) et de 19 années d’exil. Cette date consacre son retour à Paris, entrecoupé, en 1871, de quelques séjours belges et luxembourgeois lors des batailles civiles de 1871.

 

Victor Hugo vieillit et sent l’imminence de la fin depuis de longues années. Seuls l’appel de la chair, l’attrait des jeunes servantes qu’il rétribue pour leurs services et dont il consigne toutes les rencontres dans ses carnets et sous des noms de code, lui procurent inspiration et sentiment de jeunesse. A ses côtés, depuis toujours Juliette Drouet l’observe avec une jalousie qui a pour corollaire la générosité sans faille de sa passion. Elle s’éteint le 11 mai 1883 au terme d’un demi-siècle d’amour absolu.

 

Victor Hugo meurt le 22 mai 1885, à l’âge de 83 ans. Enterrement en grandes pompes. Sa dépouille sera placée au Panthéon.

Victor Hugo. 2. Je serai celui-là, Max Gallo. En édition de poche (Pocket) Paris, juin 2005, 607 pp

                 Un déjeuner hugolien réunira, ce jour, dix lecteurs de l'Evénement, à La Librairie (Halle des Tanneurs - Bruxelles). Compte rendu dans nos prochains billets. 

    

06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25 février 2008

Question de chantier

 Chantier interdit à toute personne non autorisée

  Rassurez-vous, ce n'est pas de moi.

Tout de même.

Le genre d'écriteau subtil qui dégage les entrepreneurs entreprenants de toute responsabilité en leur chef  (de chantier) en cas d'accident fortuit.

  Si je peux me permettre (expression détestable), il suffirait de claironner "Je me permets d'entrer..." pour s'affranchir de l'interdiction qui frappe l'entrée au chantier.

  Vraiment, ce n'est pas top, ce genre d'écriteau.

Les blondes pensées d'Apolline

07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 février 2008

Les prochaines madeleines du Méridien

Mercredi 19 mars prochain (soir), Nicky , Brice Depasse et moi recevrons Didier van Cauwelaert, à l’occasion de la sortie de son dernier roman, paru chez Albin Michel : 

                                              La nuit dernière au XVe siècle 

Argument : La vie d’un contrôleur fiscal – actuel et rationnel - de Châteauroux qui bascule dans la vie  et une histoire d'amour inachevées qu’il a menées au XVe siècle .

Le budget est de 52 €/pers., boissons non comprises (apéritif et café/infusion offerts)

Lieu : Le restaurant « L’Epicerie », de l’Hôtel Le Méridien***** (Bruxelles- Gare centrale)

Le nombre de places reste limité à 25 inscriptions.

Vous pouvez vous pré-inscrire par retour de mail - souhaitable, en cas de prise d’assaut des inscriptions -ou  en téléphonant à Nicky Depasse lors de la parution de l’invitation « officielle » qui sera répercutée sur ce  blog.

 Apolline Elter   

10:28 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

23 février 2008

EUREKA

   Je l'ai.

   Je l'ai trouvé.

   Le CD Tableau de chasse dont je suis fan depuis hier.

   Levée avec cette seule pensée, j'ai parcouru tous les magasins de notre petite ville de province dont je vous tairai le nom pour des raisons évidentes de discrétion.

  Ne nous le cachons pas: la recherche ne fut pas aisée et offrit toutes les allures d'une quête mystique. Free record shop, Extrazone et autres avatars de l'industrie du disque, vous oubliez (ou alors, ils vous envoient Place Stéphanie, ..); Non , il faut aller chez un disquaire, un vrai.  Dommage, c'était le dernier : pourquoi n'ai-je pas commencé par lui?

  La maison vibre du cor de chasse, de l'odalisque (idéal pour chanter sous la douche), d'accents à la  Allégria, à la Mylène Farmer..

  Des commentaires dans un prochain billet.

Tableau de chasse, Claire Diterzi. Uniquement chez les bons disquaires.

Apolline Elter

11:47 Écrit par Apolline Elter dans CD lirants | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22 février 2008

Tableau de chasse

 Demain, dès l'aube, ...

Non pas ce que vous croyez. 

Je me précipite chez le premier disquaire et acquiers "Tableau de chasse" de Claire Diterzi.

Fabuleux. Il y a longtemps que je n'avais pas éprouvé tant d'excitation à l'écoute d'un morceau.

Une balade sur son site : www.claire.diterzi.fr et vous découvrez la prodigieuse inventivité de cette artiste dont je deviens immédiatement fan. Comptez sur moi, je vous en reparlerai. Elle est géniale. Je veux tout savoir, tout connaître de sa discographie.

Et puis, c'est vraiment sympa, elle vous invite à télécharger le premier morceau de son nouveau Cd, "L'odalisque". Pas mal du tout.

Vive la vie!

 

Apolline Elter

17:48 Écrit par Apolline Elter dans CD lirants | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 février 2008

Ingrid Betancourt : Lettres à Maman par-delà l'enfer

  Il est une urgence : se procurer le petit livre paru aux Editions du Seuil, qui reproduit l'intégralité de la lettre qu'Ingrid Betancourt adresse à sa maman, Mamita, ses enfants, Mélanie, Lorenzo et Sébastien Delloye, depuis la jungle colombienne. La lettre est datée du 24 octobre 2007.     Otage des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) depuis  bientôt six ans - le 23 février -  Ingrid Betancourt vit dans des conditions inhumaines, dégradantes : " Ici la jungle est très épaisse, les rayons du soleil y pénètrent difficilement. Mais c'et un désert d'affection,  de solidarité, de tendresse, et c'est la raison pour laquelle ta voix est le cordon ombilical qui me relie à la vie." ( p14)     L'épuisement physique et moral donne à certains passages des allures testamentaires  "la vie ici n'est pas la vie, c'et un gaspillage lugubre du temps" ( p 19) "...la mort m'apparaît comme une option douce." (p 16) mais l'essence de la lettre est un message d'amour, d'affection, d'humilité, d'admiration envers les siens  et de foi en Dieu.     Les dernières pages de l'ouvrage reproduisent la lettre que Mélanie et Lorenzo adressent en réponse à celle de leur Maman.  La force positive de Mélanie transperce l'émotion des lignes " ...ton désespoir est désormais notre urgence" (p 52).  Cette urgence est nôtre.

 Apolline Elter

Lettres à maman par-delà l'enfer, Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo Delloye-Bettancourt, Le Seuil, Paris, janvier 2008, 62 pp, 7€

Pour tout contact : www.agirpouringrid.com et www.betancourt.info

23:07 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19 février 2008

Victor Hugo 1/2

  Comme promis, voici la première partie de notre feuilleton bloggé consacré à la vie de Victor Hugo et à la lecture des ouvrages passionnants de Max Gallo.

   I Je suis une force qui va

Fils de Léopold Hugo et de Sophie Trébuchet, Victor Hugo naît, à Besançon, la nuit du 26 février 1802. C’est le cadet de trois enfants : son frère Abel est né en 1798, son frère Eugène, en 1800. L’enfant est de constitution chétive, sa survie n’est pas garantie. Apparemment, il ne sera pas baptisé. Son père est soldat, napoléoniste ; sa mère, plutôt royaliste comme l’homme dont elle est secrètement éprise, le Général Victor Fanneau de Lahorie. Ce n’est pas le seul fossé qui sépare ce couple aux allures parfois étrangement modernes: Sophie Trébuchet  quittera Marseille où la famille réside,  peu après la naissance de Victor, laissant à son mari le soin des trois bambins. Par la suite, c’est Sophie Trébuchet qui assurera, le plus souvent seule,  avec détermination et tendresse la garde des enfants tandis que Léopold s’éprend d’une certaine Catherine Thomas qui ne le quittera plus. Il sera fait Général puis comte Léopold Hugo. La mère et ses trois fils vivront à Paris, dans différents appartements, dont celui de l’Impasse des Feuillantines (impasse située entre les numéros 261 et 263) de la rue Saint-Jacques. Beaucoup de souvenirs tendres ramènent Victor Hugo à l’évocation de cette époque, notamment les jeux avec Victor et Adèle Foucher.  Ils connaîtront à maintes reprises des difficultés financières dues à la relative indifférence paternelle.  En 1815, Abel, Eugène et Victor Hugo seront envoyés en internat dans la pension « Cordier », afin de se préparer à Polytechnique : « Un répétiteur, au visage avenant malgré les cicatrices de la petite vérole, Félix Biscarrat, entraîne aussitôt Victor et Eugène, afin de leur montrer leur chambre, sous les combles, qu’ils partageront avec un autre interne » p 110.  Complice, Biscarrat sera un acteur précieux du destin de Victor Hugo, lequel éprouve un besoin instinctif et  croissant d’écrire. MG :  « Ecrire c’est comme respirer. Si l’on arrête, on meurt. » (p 118). C’est en 1816 que VH note dans le cahier qui lui tient lieu de journal, en date du 10 juillet : « Je veux être Chateaubriand ou rien. »  (cfr  p 317 : Chateaubriand lui dira « Je m’en vais, Monsieur, et vous venez. » Il écrit, participe à des concours, sous divers pseudonymes. Epris d’Adèle Foucher, il doit attendre le décès  en 1821, de sa Maman, Sophie Trébuchet, peu favorable à l’union  et une position financière plus confortable (p 198 « Il vit dans cette misère cachée des jeunes gens ambitieux et sans fortune ») pour pouvoir l’épouser , le 12 octobre 1822, en l’église Saint-Sulpice, à Paris. Le décès de Sophie Trébuchet à laquelle il est pourtant très attaché sera l’occasion de rentrer en contact avec son père - de créer une réelle relation avec lui, jusqu’à son décès en 1828  - et avec sa belle-mère. Son frère, Eugène, sombre peu à peu dans une démence dont il ne s’affranchira pas. Il mourra en 1837 et Victor, de baron, deviendra vicomte (son frère aîné Abel était devenu comte au décès de Léopold Hugo) Adèle Foucher sera une épouse des plus convenable et la maman modèle de quatre enfants – le premier-né, Léopold, est mort à trois mois – Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle,  mais elle n’offrira pas à Victor Hugo le feu sacré qu’il espère d’elle et se liera peu à peu d’une amitié amoureuse avec Sainte-Beuve, l’ami de la famille. 

Blessé,Victor Hugo s’éprendra d’une jeune, fougueuse,  criblée de dettes et peu talentueuse actrice de théâtre, Juliette Drouet.

  Par la suite, affichera envers Juliette Drouet cette lassitude forcée dont il souffre avec AdèleL’amour s’essouffle après quelques années : Victor Hugo tient sa protégée dans une vie écartée de recluse. 

Sa notoriété grandissante et position financière plus confortable lui vaudront des jalousies, de la part de son cercle jugé le plus proche .

 Il est –enfin – élu à l’Académie française, en 1841 et prononce le 3 juin un discours à forte connotation politique, là où l’on attendait de lui le traditionnel discours d’hommage à son prédécesseur, en l’occurrence, Népomucène Lemercier. 

Le premier ouvrage de Max Gallo se conclut sur les 41 ans du poète (1843) et sur le décès inopiné de sa chère Léopoldine, à Villequier.

Victor Hugo, je suis une force qui va, XO, Max Gallo, Paris, 2002, 494 pp 

07:15 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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