31 janvier 2008
Une femme d'honneur
La Une diffusait ce soir un récent épisode d'"Une femme d'honneur", alias Corinne Touzet.
C'est une série que j'apprécie, je vous l'avoue, à l'instar de "Julie Lescaut", ainsi vous savez tout.
Et là, je suis inquiète. Tout porte à croire que'Isabelle (alias Corinne Touzet) succombe à une hémorragie interne. Et l'épilogue de passer en revue toutes les années, les coiffures, les allures de l'héroïque lieutenant. Il y a vraiment de quoi se poser des questions. Et pleurer comme une Madeleine -madeleine? - Je ne m'en suis pas privée.
Mais tout de même, le producteur aurait pu l'annoncer, qu'il renonçait à la série. Drôle de façon de prendre congé. Carrément sinistre. Ou alors, il y aura un rebondissement. Mais je ne trouve pas cela du meilleur goût.
Ainsi vous savez tout.
22:55 Écrit par Apolline Elter dans Général | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Carnaval à Fada N'Gourma
Un beau récit que signe Xavier Deutsch, aux Editions Couleurs livres.
Quatre mercenaires sont envoyés au Burkina Faso avec mission d'en ramener la belle, princière, Poulote - le féminin de Peul- Africa, laquelle vit dans le village de Fada N' Gourma.
D'une écriture précise, avenante, rompue aux rythmes et intonations d'Afrique de l'Ouest, Xavier Deutsch fustige le colonialisme et pose, de manière subtile, la question de la coopération. Ses limites, ses chausse-trappe, ses enjeux: : " Mais ça suffit. Ces gens, désormais, on leur parle et on les regarde comme des partenaires. On a démoli leur continent, leurs savanes, leurs forêts, maintenant, on va les aider à reconstruire. Mais en leur demandant leur opinion, et c'est ça qui change tout, crétin." ( p 68)
La question aussi des rapports entre ethnies, en l'occurrence, les Peuls et les Gourmantchés.
Les rapports, enfin, à la famille, au temps et autres notions fondamentales qui nous distinguent tant , Occidentaux et Africains : " ...ils ne subissent pas le temps, ils le créent. (...) ils le secrètent à la façon d'une substance qui leur appartient " p 39
"La digue, quand sera-t-elle terminée demande l'Européen, anxieux, l'oeil sur sa montre, sur son échéancier, sur le calendrier des pluies. Elle sera terminée lorsque les ouvriers auront achevé de la construire, répond l'Africain" (p 40)
Carnaval à Fada N'Gourma, Xavier Deutsch, Charleroi, Couleur Livres, novembre 20074, 96 pp .
07:00 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30 janvier 2008
Un conte fantastique
De songer aux délices de l'écrivain tandis qu'il distille clins d'yeux et facéties ?
Il suffit, pour s'en convaincre de découvrir Le Bataillon des Bronzes, signé Marie-Eve Sténuit, lequel vient de paraître aux Editions du Castor astral.
« Bruxelles, par une belle nuit d'été de l'an 2003, 23 heures 59 minutes et 59 secondes, ... », le temps se fige pour les vivants , tandis que sept statues de bronze, le Roi-Chevalier, Thijl Ulenspiegel et son amie Nele -seule femme du contingent - le jeune Julien dit le Manneken-pis, Everard ‘t Serclaes, Godefroid de Bouillon et l'Homme de l'Atlantide, la toute récente œuvre du sculpteur Luk Van Soom, entrent en action et forment un escadron aux fins de combattre un mystérieux envahisseur bovin. C'est Albert Ier qui prend la direction des opérations, l'espace d'une seconde.
Et chacun d'opposer son âge, son époque, sa démarche, son langage dans cette croisade contemporaine, conte fantastique aux allures loufoques et saugrenues : « Le croisé allait en tête. Les sabots puissants de sa formidable monture se posaient sur le pavé sans que résonnassent ses fers. ‘t Serclaes, allongé en travers de l'encolure, retenait ses plaintes dans sa bouche torturée. Venaient ensuite Thyl et sa Nele, marchant à pas feutrés en se tenant la main. Au milieu de la colonne progressait le roi Albert, suivi de Manneken-Pis, courant, pissant et sautillant. L'Homme de l'Atlantide fermait la marche, posant avec délice ses grands pieds pélagiques dans les petites flaques laissées par Petit Julien. » (p 59)
A n'en point douter : pour Marie-Eve Sténuit, écrire est un plaisir...
Apolline Elter
Le Bataillon des bronzes, Marie-Eve Sténuit, Bordeaux, le Castor astral, coll. « Escale des Lettres », janvier 2008, 149 pp
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29 janvier 2008
Les perles du concours... de circonstances
C'est Eglantine, de Bretagne, qui nous livre ici, un récit drôle, attachant, criant de vécu. Nous avons adoré :
"Vous est-il déjà arrivé d’être convoquée dans votre bureau, par votre mari, à 15 heures, le 24 décembre, dans votre chaumière nichée aux confins de la Bretagne, pour vous entendre dire, sur un ton un petit peu ennuyé : « Dis, chérie, je n’ai pas de cadeau pour toi ce soir! Tu n’aurais pas une idée ? »
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Concours...de circonstances | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28 janvier 2008
Délit d'initiés
La Libre Belgique de ce mardi 22 janvier fait état d'un conducteur, quinquagénaire ivre, qui s'introduit dans le commissariat de police d'Audenaarde, aux fins d'y demander sa route.
Et la police de lui déconseiller de reprendre le volant.
Et le conducteur de s'élancer sur la route, patrouille à ses trousses, d'accumuler les infractions.
Arrêté au bout de cinq kilomètres, il est reconduit au commissariat.
Question de savoir-vivre: est -il vraiment courtois de talonner quelqu'un à qui l'on vient d'indiquer le chemin?
Les blondes pensées du lundi, Apolline Elter
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26 janvier 2008
La spectaculaire Madeleine de Patrick Roegiers

Prodigieuse, cette nouvelle édition des "Madeleines du Méridien" avec pour invités, Patrick Roegiers, six Rois, un Régent .
Orchestrée par Nicky et Brice Depasse, Apolline Elter et Alain Trellu, photographe, la dégustation des madeleines rassembla Marie-Christine et Bernard Delforge, Annick et Etienne de Francquen, Louis Jadoul, Brigitte Leysen, Paul de Meeûs d'Argenteuil, Manuella et Bernard de Streel, Eric Tasté et Bernard Yerlès - le comédien - en une tablée attentive, joyeuse, vibrant d'empathie aux propos de l'auteur.
On peut vous les révéler désormais: les" madeleines" de Patrick Roegiers - l'auteur vit à Paris depuis 25 ans - sont belges, résolûment belges. Des croquettes aux crevettes flandriennes - l 'auteur nous en lut la superbe description, p 103 de son abécédaire, Le Mal du pays - à la tarte au riz bien ardennaise (ibidem p 419), nous dégustâmes en plat de résistance, des tomates farcies, assorties d'une divine purée. Car c'est bien de résistance qu'il agit: résistance face à ces deux énormes et belges défauts que sont le déni et l'amnésie.
Et Patrick Roegiers de prévenir avec une verve passionnée, avec ce recul et cet intérêt plus que jamais porté à la Belgique, depuis sa résidence parisienne ,que notre pays vivait peut-être l'épilogue de son destin.
L'éloquence de Patrick Roegiers, sa générosité verbale, alliée à une gentillesse innée , une réelle simplicité de contact a rendu l'écoute de ses propos, royale.
C'est en toute discrétion que Bernard Yerlès - un de mes comédiens-fétiche, je vous l'avoue : Rose et Val, le truculent Merci les enfants vont bien, le poignant Ma fille est innocente, et tant d'autres pièces, films et téléfilms, mais oui, c'est lui - a pris part à cette belle tablée.
Une mention aussi pour l'accueil et la créativité de l'équipe de "L'Epicerie". C'est un défi culinaire que de réussir avec brio et authenticité ces mets basiques, enfouis dans les tréfonds de l'enfance que sont les "madeleines de nos auteurs".
Apolline Elter
La spectaculaire histoire des Rois des Belges, Patrick Roegiers, Paris, Perrin, août 2007, 451 pp (voir chronique sur le blog)
Le mal du pays. Autobiographie de la Belgique, Paris, Le Seuil, janvier 2005, 552 pp.
11:58 Écrit par Apolline Elter dans Les madeleines de nos auteurs | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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25 janvier 2008
François Morel : Collection particulière
Le spectacle commence de façon assez banale: François Morel chante.
La voix est belle, il est vrai. Mais enfin...
Mentalement, vous vous demandez comment vous allez justifier le choix du spectacle à tout le groupe que vous avez entraîné au théâtre.
"Mais oui, François Morel, l'acteur, l'humoriste, le truculent chroniqueur du Fou du Roi. Venez, vous ne le regretterez pas. .."
Pas possible, il n'est pas en forme.
Tout à coup, tout s'éclaire : il l'a fait exprès. L'horrible mystificateur.
Et le spectacle décolle. Le rire, poli, devient franc, devient fou, devient fou rire...
Une heure et quinze minutes de bonheur, de scènes truculentes, de joutes orales avec son Wagner - Reinhardt Wagner, ça ne s'invente pas - de pianiste, qu'il traumatise à l'envi. Le sadique.
Les rythmes et les registres s'enchaînent : Juliette, Vincent Delerm, un peu de Montand, de Reggiani, de Jean Ferrat - il en a la voix - Benabar, .... ponctués de changements de vestes incessants, une vraie garde-robe.
Le public ne le lâche plus : les applaudissements, les rappels, ... prolongent cette magnifique symbiose.
Un spectacle de qualité.
Apolline Elter
En ce moment, au Théâtre Royal de Namur.
10:27 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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22 janvier 2008
Je suis une force qui va
La célèbre phrase d'Hernani est le titre du premier tome de la biographie de Victor Hugo magistralement tracée par Max Gallo.
Quelque 500 pages écrites au présent, de cette écriture élégante aux formules fortes, parfois lapidaires qui sont la signature de l'historien, tracent l'exacte moitié de la vie du poète, de sa naissance en 1802 "Ce siècle avait deux ans..." à la mort tragique, en 1843, à Villequier, de sa fille chérie, Léopoldine.
Le récit de son ascension s'illustre par deux formules: la première, célèbre est consignée, le 10 juillet 1816 en son journal: "Je veux être Chateaubriand ou rien" ; la seconde jaillit, en 1830, de la bouche du célèbre écrivain: "Je m'en vais, Monsieur, et vous venez."
Max Gallo nous livre un récit vivant, étonnamment actuel - il suffit de constater l'indépendance d'esprit peu commune dont sa Maman faisait part - de l'enfance du grand homme,au sein de sa fratrie et du couple parental séparé, de sa jeunesse, ses amours, amitiés, ambitions, évolution politique, ...sans oublier la genèse de ses oeuvres.
Magistral, de lecture vivante, vibrante , captivante.
Apolline Elter
Victor Hugo. Je suis une force qui va! Max Gallo, Paris, Editions XO, 2001, 494 pp
23:59 Écrit par Apolline Elter dans Les chroniques d'Apolline Elter | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Deuxième mardi... de circonstances.
Le texte du jour nous vient d'Ophélie Koetker, lauréate du concours de circonstances et du récit du cadeau le plus vexant...
06:30 Écrit par Apolline Elter dans Concours...de circonstances | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21 janvier 2008
Régime carcéral
Ecoutant distraitement La Première, au volant de ma voiture - quand je conduis, je ne prête qu'une demi-oreille aux informations - j'apprenais qu'un Italien avait écopé de huit semaines de prison ferme pour avoir dégusté des spaghetti tandis qu'il conduisait sa Bolognaise.
Pour réaliser la performance, il suffit d'actionner le volant, au moyen de ses genoux et enrouler lesdites pâtes d'une fourchette virevoltant dans le creux d'une cuillère à potage. Je conseille l'utilisation d'une assiette creuse, pas trop remplie et de laisser l'arrêt sur feu pourvoir à son rechargement.
Si d'aventure, vous maculez vos babines d'un peu de sauce, rangez votre véhicule sur le côté de la chaussée et attendez-en l'arrêt complet pour procéder au frottement.
On n'est jamais trop prudent.
Apolline E. Les bolognaises pensées du lundi
06:45 Écrit par Apolline Elter dans Les pensées d'Apolline | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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